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Mai 2016
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2016 DASES 128 G - Subventions (390.500 euros) et conventions avec 5 associations de prévention spécialisée pour des actions d’insertion sociale et professionnelle.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2016


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération DASES 128 G est relatif à l'attribution de subventions et conventions avec cinq associations de prévention spécialisée. La parole est à Marie ATALLAH pour cinq minutes.

Mme Marie ATALLAH. - Merci. Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous nous proposez aujourd'hui d'approuver des conventions pluriannuelles avec cinq associations de prévention spécialisée pour des actions d'insertion sociale et professionnelle. Agir pour favoriser l'insertion sociale et professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans, sortis du système scolaire sans formation, fragilisés et en voie de marginalisation, constitue en effet un enjeu majeur dans le contexte économique et social actuel.

Les chiffres de la précarité des jeunes à Paris que vous nous signalez dans le document du projet, nous obligent à agir d'une manière efficace. 16 % des 16 à 25 ans ayant terminé leurs études sont sans qualification. Un jeune sur 5 de 20 à 25 ans est au chômage à Paris. Face à ce constat, nous apprécions l'action volontariste de notre collectivité mobilisée et fortement engagée par la mise en place de plusieurs dispositifs comportant un volet relatif à l'accompagnement des jeunes en difficulté selon leur spécificité familiale, psychologique ou sociale, afin de leur permettre une réelle insertion sociale et professionnelle : le contrat de Ville, le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion, le Programme parisien pour l'autonomie des jeunes, le Schéma de prévention de la protection de l'enfance ou encore le futur Plan parisien de l'insertion par l'emploi. Pour ce qui concerne le projet qui nous est proposé aujourd'hui, nous tenons à exprimer notre soutien de la décision de mieux cibler l'accompagnement des jeunes vers l'emploi dans le cadre de l'action des acteurs de la prévention spécialisée. Cela dit, et pour mieux comprendre et apprécier ce projet important, nous souhaitons avoir plus d'informations sur certains de ses aspects. Sur la répartition des subventions sur les cinq territoires présentés dans le projet, nous nous interrogeons sur l'écart important entre le secteur du Centre de Paris - 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements - qui aura un peu plus de 134.000 euros, et d'autres territoires beaucoup plus en difficulté, comme celui des 10e, 13e, 15e et 18e arrondissements, qui n'aura que 78.280 euros. Une explication justifierait certainement cet écart incompréhensible dans la présentation du projet dans le document. Un autre point important nous interpelle. Il porte sur la rémunération des jeunes participant aux chantiers éducatifs ou employés par une entreprise d'insertion par l'économie : aucune indication dans le document sur le niveau de rémunération de ces jeunes. Au-delà de ces questions, nous tenons à exprimer ici notre soutien à cette action menée par les acteurs de la prévention spécialisée. Se doter d'outils d'insertion par l'économie au sein même des structures de la prévention nous semble être une avancée réelle pour améliorer l?efficacité de l'accompagnement des jeunes dans la proximité et en milieu professionnel. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. La parole est à Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci beaucoup, Madame ATALLAH, pour votre intervention. Trois points, dont deux réponses aux questions que vous avez posées et que vous aviez posées en 4e Commission. Tout d'abord, merci de mettre en lumière ce projet de délibération. Il est important et cela me fait plaisir qu'il ne soit pas noyé dans le flot de nos centaines projets de de délibération. Nous avions, en effet, en discutant avec les clubs de prévention spécialisée, fait le choix d'avoir un projet de délibération spécifique sur les questions d'insertion sociale et professionnelle pour les jeunes suivis et accompagnés par les clubs de prévention spécialisée. C?est une action qui est à côté de l?action éducative des clubs de prévention spécialisée. C?est une action que certains clubs de prévention spécialisée ont souhaité structurer et mettre en place. Donc la Ville accompagne ces actions. Merci d'avoir mis en lumière ce projet de délibération qui nous permet, en effet, de pouvoir offrir un outil supplémentaire dans les dispositifs d'insertion socioprofessionnelle pour les jeunes. Vous m'interrogez sur deux questions : d'abord, sur la question de la répartition des subventions et puis, sur la question de la rémunération des jeunes. La répartition des subventions se fait d'abord sur la même base qu'en 2015. Nous sommes exactement sur les mêmes montants qu'en 2015. Le C.A.S.P. est, en effet, plus accompagné que les autres parce qu'il y a deux postes qui sont financés et accompagnés, alors que dans les autres clubs de prévention, il y a un poste d'éducateur ou de C.S.E. qui est financé. C'est aussi un fruit de l'histoire puisque le C.A.S.P., depuis sa fusion avec "La Clairière", gère deux structures distinctes : une entreprise d?insertion et une association intermédiaire qui suit et donc, accompagne des jeunes habitants dans le périmètre d'intervention de son club de prévention, donc le Centre de Paris, mais également des jeunes qui viennent d'autres arrondissements et qui sont suivis et accompagnés par des clubs de prévention qui n'ont pas de structure d?insertion dédiée. Par exemple, ils accompagnent des jeunes de la M.C.V. du 19e arrondissement, d?Olga Spitzer du 11e arrondissement, du C.F.P.E. Donc ils sont un peu, pour les clubs de prévention qui n?ont pas de structure dédiée à l'insertion, le débouché naturel pour les jeunes et les éducateurs de ces clubs de prévention. Ils ont fait des choix différents en termes de structuration d'activité, mais c'est la raison pour laquelle ils accompagnent plus de jeunes et ils ont deux personnels qui sont donc financés par la Ville de Paris sur ce sujet. Voilà la réponse à votre question. Sur la rémunération, comme tous les salariés en insertion, les jeunes ont un contrat de travail particulier qui est un C.D.D. dit d'insertion, qui est renouvelable deux fois, d'une durée maximale de 24 mois. La rémunération est au moins égale au S.M.I.C. horaire. Je redis par ailleurs - j'ai oublié de vous le dire - qu'en ce qui concerne le C.A.S.P., il y a aussi une autre particularité. Les autres structures travaillent beaucoup sous le mode de chantier éducatif. Le C.A.S.P. a, du coup, parce qu'il a deux structures distinctes, une cinquantaine de jeunes qui est en chantier éducatif et une petite vingtaine qui travaille avec la structure dédiée d'entreprise d'insertion. Du coup, cela ne change rien sur les modalités. Mais enfin, ce sont deux réseaux qui permettent de se compléter et de construire des parcours cohérents, ce qui n'est pas inintéressant. Voilà pour la réponse à vos interrogations, Madame ATALLAH. Et merci de votre soutien.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 128 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASES 128 G).