Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

18- 1998, DPA 143 - Autorisation à M. le Maire de Paris de consentir le dépôt par M. le Président du Comité français d'organisation de la Coupe du Monde de football d'une demande de permis de construire en vue d'implanter des bungalows provisoires destinés à abriter les installations techniques du consortium de télévision " TVRS " sur le parc de stationnement municipal situé 5-7, rue du Commandant-Guilbaud, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1998



M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPA 143 portant autorisation à M. le Maire de Paris de consentir le dépôt par M. le Président du Comité français d'organisation de la Coupe du Monde de football d'une demande de permis de construire en vue d'implanter des bungalows provisoires destinés à abriter les installations techniques du consortium de télévision " TVRS " sur le parc de stationnement municipal situé 5-7, rue du Commandant-Guilbaud, Boulogne-Billancourt.
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, l'immense joie d'accueillir la Coupe du Monde de football nous a fait dépenser beaucoup d'argent pour cette échéance.
Plus de 21 millions de francs pour aménager le Parc-des-Princes, votés le 3 mars 1997, 6 millions pour un centre de presse annexe au stade Géo-André, en complément du centre installé au Parc des Expositions qui est déjà immense, votés le 9 juin 1997, encore une subvention complémentaire de 15 millions de francs pour l'organisation de la Coupe du Monde de football via l'association " Paris-Evénement ", la Ville de Paris ne lésine pas lorsqu'il s'agit d'équipements sportifs destinés à des compétitions internationales. Pensons aux millions engloutis dans le stade Sébastien-Charléty, au terrain donné pour la construction du Stade de France avec encore quelques millions au passage et d'énormes subventions au P.S.G.
Indépendamment de ce gaspillage excessif, je constate que vous ne pensez toujours pas aux riverains victimes du bruit, des embouteillages, de l'insécurité, de la pollution, du stationnement anarchique.
Par ce projet de délibération, vous nous demandez l'autorisation de construire des bungalows provisoires sur un parking. Avez-vous une idée du coût que la construction de ces bâtiments provisoires va encore représenter, même si c'est pris en charge par le Comité d'organisation de la Coupe de football ?
Si le parking sert à la construction de bungalows, devra-t-il être transféré ailleurs ? Et dans ce cas, où ?
Je ne conteste pas qu'il faille accueillir dignement et en toute sécurité des journalistes et des équipes de télévision mais l'emplacement choisi, un parking, est-il le bon choix ?
Avez-vous pensé, là encore, aux Parisiens ?
Les manifestations sportives de prestige ne donnent pas à longueur d'année le droit de nuire à la qualité de vie des Parisiens. Je crains beaucoup qu'ils ne soient vite exaspérés par l'organisation de cette Coupe du Monde dans Paris, à coup de millions de francs gaspillés par la Ville ou d'autres organismes, et, pour le même résultat, je pense que l'on aurait pu dépenser beaucoup moins d'argent.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - La parole est à M. Dominique CANE pour vous répondre.
M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je n'entamerais pas avec vous une guerre des chiffres. Je voudrais simplement vous dire que ce que vous appelez gaspillage pour l'organisation de la Coupe du Monde n'en est pas un et que la Mairie de Paris a veillé tout particulièrement à rester dans l'enveloppe qui lui a été impartie pour cette manifestation.
Vous nous posez la question de l'utilité de mettre un centre de presse près du Parc-des-Princes. Sachez que chaque ville organisatrice doit mettre à la disposition des journalistes, près du stade, des installations et c'est dans ce but que nous demandons l'installation de bungalows.
Le C.F.O. a présenté ce dossier d'installation de bungalows auprès de la Mairie de Boulogne, qui n'a rien trouvé à y redire.
Je peux rejoindre Mme SCHNEITER sur ce point : à partir du moment où l'on met des bungalows sur un parking, il y aura moins de voitures et je pense qu'elle sera satisfaite.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur CANE.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 143.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU ayant voté contre, Mme SCHNEITER et le groupe du Mouvement des citoyens s'étant abstenus. (1998, DPA 143).