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Mars 1998
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Conseil Municipal
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21- 1998, CABRI 9 - Subvention à l'association " Paris-Musées " (2e). - Montant : 700.000 F.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1998



M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Il nous reste à examiner le projet de délibération CABRI 9 relatif à la subvention à l'association " Paris-Musées " dans le 2e arrondissement.
Je donne la parole au premier orateur inscrit, M. LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - Monsieur le Maire, l'année dernière, dans le cadre de la Francophonie, nous votions une subvention exceptionnelle d'un million de francs. Je m'étais inquiété à ce propos sur la forme et non sur le fond. Cette année, dans le prolongement du Sommet de Hanoï, le Viêt-nam est à l'honneur. Nous partageons ce choix.
Encore une fois, ne nous laissons pas aveugler.
En regardant les documents qui nous ont été adressés par M. ROUSSIN, je relève que les dépenses en logistique et en administratif restent très élevées. Nous souhaitons qu'à l'avenir, ces dépenses soient contenues car elles vont, à terme, à l'encontre du but poursuivi. Allons-nous, chaque année, traiter des Journées de la Francophonie par l'intermédiaire d'une subvention exceptionnelle ?
Ces événements doivent être budgétés dans le cadre du budget de la Francophonie, budget qui se situe, je crois, aux alentours d'un million aujourd'hui. Cette année, c'est " Paris-Musées " qui en bénéficie, son budget est de 13 millions de francs. Ne pouvait-il pas inclure ces manifestations dans ses objectifs de 1998 ?
Nous voterons pour que ces événements se tiennent, ils ont d'ailleurs commencé le 19 mars, mais nous souhaitons qu'à l'avenir, ces manifestations liées à la Francophonie s'intègrent dans le budget Francophonie et peut-être qu'un jour M. ROUSSIN nous tiendra informé au préalable des choix qu'il fait.
La Francophonie doit être un fait, un fait acquit et non un fait traité par l'exceptionnel.
J'aimerais ajouter deux mots, si vous le permettez. M. ROUSSIN a répondu à des questions que j'avais posées en Commission, mais il y a une réponse que je comprends mal : je m'inquiète comme je l'ai déjà dit, effectivement des frais qui apparaissent aux niveaux logistique et administratif ; il me répond qu'il ne peut me répondre puisque la maîtrise d'oeuvre de cette manifestation est assurée par la Direction des Affaires culturelles. Je m'interroge, on donne une subvention de 700.000 F à l'association " Paris-Musées " et en fait, c'est une autre association qui s'occupe de cette manifestation. J'aimerais donc comprendre à quoi ont servi les 700 000 F attribués à l'association " Paris-Musées " puisque c'est la Direction des Affaires culturelles qui a réalisé l'opération. Je vous en remercie.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - La parole est à M. ROUSSIN pour vous répondre.
M. Michel ROUSSIN, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à la Francophonie. Vous avez parlé de budget, je n'ai pas de budget, j'ai une ligne qui s'inscrit dans une nébuleuse des relations internationales de la Ville. Avec cela, je fais ce que je peux.
L'an dernier, vous m'avez aidé à célébrer la Francophonie en faisant un effort sur la création africaine. Cette année, nous avons prolongé le Sommet francophone de Hanoï en organisant le " Printemps vietnamien ".
Ces événements se déclinent en expositions d'arts plastiques, de photos, en réunions culturelles, en manifestations dans les mairies d'arrondissement ainsi que dans les établissements scolaires.
Nous essayons de faire vivre la Francophonie, ce qui, je pense, est la volonté de tout le monde dans cette enceinte. Il y a effectivement cette question : où passe l'argent ? En effet, je propose que 700.000 F soient versés à l'association " Paris-Musées ", pour monter cette opération.
Vous comprendrez facilement que mon Cabinet ne peut, matériellement, piloter une telle opération, prévue sur deux mois. Il n'est d'ailleurs pas habilité pour cela. J'ai donc, naturellement, sous traité à la Direction des Affaires culturelles la logistique de cette manifestation. Cette direction est maître d'oeuvre et elle seule pourra vous indiquer très précisément la ventilation de cette subvention. Tous les documents comptables vous ont d'ailleurs été communiqués avant l'examen par la 7e Commission.
Sachez que la Direction des Affaires culturelles, avec laquelle nous travaillons, est aussi rigoureuse que nous le sommes tous ici. Nous avons essayé au maximum de faire en sorte que cette opération annuelle - et je déplore comme vous qu'elle ne soit qu'annuelle - ne soit pas une charge trop importante pour la collectivité. Quand on connaît l'impact de la francophonie, vous avez eu raison de le souligner, nous devons fournir un plus gros effort. Elle fait partie de notre patrimoine et de ces liens privilégiés qui existent entre un certain nombre de pays, sur tous les continents, qui partagent avec nous la langue française. Cela vaut la peine que l'on dépense, une fois l'an, 700.000 F.
J'ajoute que le " Printemps vietnamien " sera un événement-phare de la saison culturelle parisienne et a déjà donné lieu à des articles élogieux, parus notamment dans " Le Monde ", " Le Parisien " et " Madame Figaro ".
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Alain LE GARREC. - Je remercie M. ROUSSIN pour son explication. J'espère que vous avez compris, Monsieur ROUSSIN, que nous aimerions que le budget de la Francophonie puisse trouver une vraie place. J'espère que vous nous aiderez pour que Paris se dote d'un vrai budget, à la hauteur de son ambition légitime dans le monde francophone.
M. Michel ROUSSIN, adjoint, rapporteur. - Je suis d'autant plus satisfait que nous n'appartenons pas au même club et je vous remercie de ce soutien. De toute façon, la Francophonie vaut la peine que nous nous battions tous et que nous y allions plus vigoureusement pour le prochain exercice budgétaire. J'espère m'insérer davantage dans cet habit d'Arlequin, que j'évoquais à l'instant, faisant allusion au petit losange que représente mon budget. On donne à l'adjoint chargé de la Francophonie, sur une petite ligne, une petite somme, qu'on lui pique de suite pour la consacrer à des opérations ponctuelles alors que le combat pour la Francophonie doit être permanent.
Merci, Monsieur LE GARREC.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération CABRI 9.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe des Indépendants et M. MESMIN ayant voté contre, M. REVEAU s'étant abstenu. (1998, CABRI 9).