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Mars 1998
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Conseil Municipal
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20- 1998, DFAECG 33 - Fixation des tarifs applicables aux emplacements de la Foire du Trône pour 1998.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1998



M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DFAECG 33 concernant la fixation des tarifs applicables aux emplacements de la Foire du Trône pour 1998.
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, vous avez souhaité que les deux plus grandes fêtes foraines parisiennes fassent l'objet d'une réglementation spécifique. Cela contribue à la clarté de la gestion.
La prise en charge de l'organisation générale par la Ville va aussi dans le bon sens.
Ces deux fêtes sont organisées dans le bois de Vincennes et le bois de Boulogne, enfin ce qu'il en reste, tant ils sont envahis par toutes sortes d'activités : des restaurants, des stades, des hippodromes, des instituts, un camping, une caserne, un zoo et j'en passe. Seuls 44 % de la surface sont occupés par des bois.
Vous nous dites que la Foire du Trône restera implantée dans le bois de Vincennes à titre transitoire. Malheureusement, l'expérience nous a souvent montré que le provisoire peut durer longtemps.
Pouvez-vous fixer une date au-delà de laquelle celle que l'on appelle la pelouse de Reuilly, bien que les brins d'herbe s'y fassent rares, ne servira plus à l'organisation de fêtes, concerts ou meetings ?
Il en va de la qualité de vie des riverains qui se plaignent régulièrement de nuisances qui en résultent : encombrements, stationnement anarchique des voitures, insécurité, avec en numéro un le problème du bruit.
Il faut aussi penser à la tranquillité des promeneurs qui souhaitent retrouver dans les bois un peu de calme dans un milieu naturel, alors que les décibels couvrent trop souvent le chant des oiseaux.
Devant le manque de précision sur l'organisation à venir de la foire du Trône et sur l'échéancier de libération de la pelouse de Reuilly, je m'abstiendrai sur ce projet de délibération.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. REY.
M. Gérard REY. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, pour la première fois et peut-être pour la dernière fois, si l'on en croit les publications éditées par vos amis dans le 12e arrondissement, vous nous présentez un tableau des tarifs d'occupation de la pelouse de Reuilly exigibles auprès des forains.
Nous vous demandons d'organiser un véritable débat au Conseil de Paris sur l'avenir des fêtes foraines à Paris. Vous avez nommé M. BON co-responsable d'une étude sur ce point. Ce débat ne saurait être confié à une quelconque commission ; il s'agit d'une décision politique et nous avons tous les éléments en notre possession pour mener une telle réflexion. En fait, vous avez mis la charrue avant les boeufs. Vous décidez de supprimer la Foire du Trône sans qu'au préalable, un projet nouveau ait été réalisé.
Vous supprimez ce qui existe aujourd'hui sans prévoir son remplacement. Vous nous rappelez, vous-même, que plus de cinq millions de visiteurs chaque année fréquentent la Foire du Trône. Quel que soit le lieu où est installée la Foire, les mêmes problèmes se poseront. Il s'agit de prendre toutes les mesures pour faire cesser les inconvénients d'une telle manifestation, mais en aucun cas, de supprimer brutalement un tel événement qui concerne tant de personnes et met en cause tant d'intérêts financiers, en particulier pour les forains.
Je veux vous dire qu'en toute hypothèse, la forme juridique future ne devra pas être celle d'une concession, d'un affermage. Cela est contradictoire avec la nécessité de maintenir le carnet forains, c'est le seul outil de contrôle et de déontologie nécessaire.
Aussi, je souhaite que l'ensemble des parties concernées soit écouté, que tous les syndicats forains, mais aussi les élus locaux, quelle que soit leur tendance politique, soient entendus par ladite Commission.
Enfin, nous voterons contre ce projet de délibération car nous ne sommes d'accord ni sur la manière dont ce dossier a été traité ni sur le fond.
Merci.
M. Gérard LEBAN, adjoint, au nom de la 7e Commission, président. - Je répondrai à Mme SCHNEITER et à M. REY.
Madame SCHNEITER, vous posez la question sur la date limite d'occupation de la pelouse de Reuilly : c'est le mois de juin de cette année. C'est la dernière fois que la Foire du Trône se tiendra dans ces lieux.
Il n'est pas question, toutefois, Monsieur REY, de faire disparaître la Foire du Trône. Le Maire de Paris et la Ville sont pour maintenir la fête à Paris, mais la fête dans de bonnes conditions, sans nuisance pour les riverains, pour le plaisir des familles qui venaient nombreuses et qui viennent moins nombreuses aujourd'hui.
On se trouve avec des forces de sécurité beaucoup trop importantes pour une fête qui doit être paisible.
Toutes les mesures qui doivent être prises sont en cours d'étude.
M. Jacques BON, Président honoraire du Tribunal de commerce de Paris, choisi par le Maire en tant que personnalité extérieure à la Mairie, conduit une mission de réflexion en concertation avec la profession. Il reçoit tous les syndicats sans exception. Il remettra ses conclusions au Maire de Paris en juin prochain. Le Maire de Paris, à ce moment-là, tranchera en fonction de ce qui aura été proposé par M. Jacques BON et par les forains, de ce qui aura été proposé en concertation avec la Préfecture de police et les élus responsables.
A ce moment-là, devant le Conseil de Paris, nous donnerons nos conclusions sur l'avenir de la Foire du Trône et de la Fête à Neu-Neu, sachant que ces fêtes existeront toujours et qu'elles se situeront dans des lieux proposés par ladite Commission.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DFAECG 33.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes communiste, des Indépendants, MM. MESMIN et REVEAU s'étant abstenus, les groupes socialiste et apparentés, du Mouvement des citoyens et Mme SCHNEITER ayant voté contre. (1998, DFAECG 33).