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Octobre 1996
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57 - QOC 96-446 Question de M. Pierre AIDENBAUM, Mme Malvina PIN et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris à propos du marché des Enfants-Rouges (3e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996


M. Paul AURELLI, adjoint, président, - La question suivante du groupe socialiste est adressée à M. le Maire de Paris en ces termes :
"Le marché des "Enfants-Rouges" (3e) va rouvrir, probablement à la mi-1997, mais l'on imagine mal comment l'activité commerciale pourrait reprendre derrière des maisons murées de parpaings.
Par ailleurs, l'arrondissement, avec ses 35.000 habitants, ne dispose d'aucun centre de loisirs, d'aucune salle polyvalente, et les jeunes tout particulièrement manquent d'espaces de rencontre et de loisirs.
C'est pourquoi, M. Pierre AIDENBAUM a proposé l'aménagement d'un équipement socioculturel et éducatif de proximité dans les 3 petites maisons situées en devanture du marché, vides et murées depuis aujourd'hui 5 ans.
Ce projet, élaboré en étroite collaboration avec les élus de l'arrondissement et les associations locales, fortement demandeuses de locaux associatifs à usage social et culturel, a été présenté lors du C.I.C.A. le 10 juin dernier.
Puis, il a fait l'objet d'un v?u en Conseil d'arrondissement du 8 juillet 1996.
Environ 40 associations de l'arrondissement ont envoyé une lettre dans le même sens à M. le Maire de Paris en juin dernier.
Enfin, le projet, sous forme d'un document d'une quarantaine de pages, a été transmis en septembre à M. le Maire de Paris ainsi qu'aux maires adjoints concernés : Affaires culturelles, Affaires sociales, Jeunesse, Vie locale.
A ce jour, aucune suite n'a été donnée à ces différentes dé marches.
M. Pierre AIDENBAUM, Mme Malvina PIN et les membres du groupe socialiste et apparentés souhaitent aujourd'hui connaître l'état d'avancement de ce dossier."
La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY pour la réponse.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint. - M. le Maire du 3e arrondissement a bien voulu attirer l'attention du Maire de Paris sur un projet d'aménagement d'un équipement socioculturel et éducatif de proximité qui serait implanté dans trois petites maisons vides situées en devanture du marché des Enfants-Rouges dans le 3e arrondissement. Ce projet serait justifié par la faiblesse des équipements de jeunesse dans l'arrondissement.
Il convient en préalable de remarquer que, rapporté à sa population, le 3e arrondissement n'est pas aussi mal desservi en matière d'équipements d'animation et de jeunesse qu'on veut bien le dire : le centre d'animation des Halles, situé dans le ler arrondissement, s'adresse de manière prioritaire aux jeunes des ler, 2e, 3e et 4e arrondissements. De plus, les centres d'animation du 10e arrondissement sont situés à proximité immédiate et drainent un nombre significatif d'adhérents issus du 3e arrondissement.
Sur le projet proprement dit, il faut rappeler qu'un centre d'animation n'est pas viable financièrement en deçà d'une certaine surface. Ce qui est le cas de ces 3 maisons dont la superficie ne dépasse pas 400 mètres carrés. Les coûts de fonctionnement courant et d'entretien, comme les dépenses de personnel sont alors disproportionnés par rapport au potentiel d'usagers et d'activités.
En ce qui concerne les associations que le Maire du 3e arrondissement entend associer à la définition de cet équipement, il est rappelé qu'il existe, rue Elzévir, des locaux aménagés à cet effet, qui sont mis à la disposition des associations qui en font la demande. La Municipalité partage bien entendu le souci exprimé de ne pas maintenir ces locaux inutilisés.
Le dossier transmis par M. AIDENBAUM est à l'étude mais les services de la Ville ont par ailleurs reçu des demandes de renseignements de la part d'associations ou de fédérations éventuellement intéressées par la location de ces locaux. Ceux-ci, dans un très mauvais état, sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, ce qui suppose que toute restauration devra avoir reçu l'accord de l'architecte des Bâtiments de France et de la Direction régionale des Affaires culturelles.
M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. AIDENBAUM.
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Je suis un peu étonné de votre réponse.
Cette réponse qui a dû vous être communiquée, montre bien que vous ne connaissez pas du tout le quartier, puisque vous parlez d'équipements pour le troisième arrondissement et vous évoquez le 10e et le 1er arrondissements.
Je crois qu'il serait souhaitable d'abord de se renseigner auprès de ceux qui sont directement concernés et vous vous rendrez compte que les locaux situés rue Elzévir, M. LEGARET, qui était assis à côté de vous peut vous en parler, ne sont utilisés que par 10 % de la population du troisième arrondissement. Les salles de la rue Elzévir qui sont, soi-disant des salles associatives, sont louées à 80 % à des syndics d'immeubles et non pas à des associations, car les coûts proposés pour les associations sont beaucoup trop élevés pour que les associations puissent y tenir des réunions, des assemblées générales ou autre chose.
Alors, quand vous parlez de locaux de proximité, excusez-moi de vous dire qu'ils ne sont pas des locaux de proximité et qu'en effet, Madame MACÉ de LÉPINAY, il n'y a rien dans le troisième arrondissement !
Donc, je réitère ma demande : vous avez à cet endroit précis du centre du 3e arrondissement 3 maisons, un lieu de 400 mètres carrés, qui ont été fermées par la présente Municipalité depuis bientôt cinq ans maintenant, qui sont en effet en mauvais état et pour lesquels il faudrait quand même faire quelque chose d'autant plus, que si les délais sont respectés, normalement le Marché des Enfants-Rouges va rouvrir à la mi 1997.
Il est inconcevable pour tout le monde que le Marché des Enfants-Rouges rouvre avec ces maisons murées dans l'état que vous avez décrit tout à l'heure !
Je suis étonné que ce soit Mme MACÉ de LÉPINAY qui fasse la réponse car la question que l'on avait posée, et vous ne l'avez pas lue jusqu'au bout, était à la fois naturellement du ressort de l'adjoint chargé de la Culture, mais aussi des Affaires sociales, de la Jeunesse et de la Vie locale.
Ce lieu sur lequel nous avons travaillé, concerne un certain nombre de directions et de maires adjoints de la Ville de Paris et je vous remercie, Madame MACÉ de LÉPINAY, car vous êtes depuis le 10 juin la seule à nous avoir répondu et je crois que l'on doit se voir demain pour en discuter, alors que les autres adjoints n'ont toujours pas répondu à ce v?u du 3e arrondissement.
Je voulais terminer en posant une autre question.
Il y a une équipe - je ne sais pas comment la nommer - de 8 personnes qui est venue sur ce lieu vendredi dernier. Peut-être est-ce parce qu'aujourd'hui on se réunissait en Conseil de Paris, je me suis renseigné pour savoir qui avait donné cet ordre. A ma connaissance, ayant interrogé ces personnes, elles sont venues sur ordre de la Mairie de Paris, je vous signale quand même que 8 personnes sont venues avec une camionnette pour remettre un cadenas sur une grille et pour ressouder une grille, cela deux jours de suite. Quel était le but de cette opération ? Je ne sais pas si vous pouvez répondre. Qui a donné l'ordre ? On n'a pas su me répondre ! Fallait-il envoyer un commando de 8 personnes pour remettre un cadenas ? Je pense que cela a coûté cher à la Ville et surtout, je voudrais m'étonner du fait que le Maire d'arrondissement n'ait pas été informé du tout de cette opération, de la même manière que Mme MACÉ de LÉPINAY vient de nous dire qu'un certain nombre d'associations avaient souhaité s'installer dans ces 3 maisons du Marché des Enfants-Rouges.
Je souhaiterais, Madame MACÉ de LÉPINAY, si toutefois vous le voulez ou le souhaitez, que vous puissiez en informer le Maire du 3e arrondissement. Moi, je vous informe de nos projets, ayez l'amabilité de m'informer des projets éventuels, de manière à ce qu'une fois de plus nous ne soyons pas mis devant le fait accompli.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).
M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Merci.
Madame MACÉ de LÉPINAY, souhaitez-vous répondre ?
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint. - Non, la règle veut que l'on ne réponde pas.