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Octobre 1996
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Conseil Municipal
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25 - 1996, D. 1463 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 2 à la convention signée avec la Société du parking du boulevard Saint-Germain, la Société d'équipement auxiliaire des transports et la Société d'exploitation du parc de stationnement de la place d'Anvers pour la modernisation du parc Soufflot (5e et 6e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996


M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Nous en sommes au D. 1463 relatif à la signature d'un avenant à la convention conclue avec la Société du parking du boulevard Saint-Germain concernant le parc de stationnement de la place d'Anvers pour la modernisation du parc Soufflot.
Je donne la parole à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, un quartier touristique aux rues étroites, encombrées par le stationnement illicite, voilà le problème de Saint-Germain et de Saint-Michel. Pour résoudre ce problème, vous ne voyez qu'une solution bien sûr, l'extension du parc de stationnement Soufflot.
Comme il y a quelques monuments gênants, par exemple le Panthéon, susceptibles de ne pas supporter qu'on creuse sous leurs fondations, il a fallu chercher pour trouver où enterrer ces véhicules. La R.A.T.P. vous a éclairé et l'utilisation d'un de ses tunnels désaffectés vous a enthousiasmé.
Etrange méthode pour lutter contre la pollution et la circulation automobile dans Paris !
Dans cette logique, je vous conseille d'étudier la possibilité d'utiliser les anciennes carrières souterraines (Montmartre en est rempli) et pourquoi pas les Catacombes !
Voilà des kilomètres de galeries que l'on pourrait judicieusement utiliser et rentabiliser. Le prix de la visite pourrait même être compris dans l'heure de stationnement. Je laisse à la sagacité de vos services le soin d'étudier la faisabilité d'un tel projet.
Votre politique de stationnement n'est vraiment pas la mienne et je voterai contre ce projet.
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Merci.
Monsieur TRÉMÈGE, vous avez la parole.
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Le sujet, Monsieur le Maire, ne mérite pas qu'on le traite de la façon dont Mme SCHNEITER le traite. Il y a dans le quartier cité des gens qui y habitent, qui expriment leur opinion et l'idée que je me fais de la gestion municipale est d'écouter ce que les Parisiens me demandent et d'essayer, dans la mesure du possible, pour peu que ce qu'ils demandent n'est pas contraire aux principes généraux de notre politique, de les satisfaire.
Sur le principe, Monsieur le Maire, dans ce secteur ancien, il existe une très forte demande de stationnement résidentiel. Les extensions initialement envisagées vers le Panthéon, vers la rue Saint-Jacques offraient des capacités nettement supérieures à celles aujourd'hui offertes par la solution actuelle. Elles n'ont pu être réalisées pour des raisons techniques et archéologiques, comme l'indiquait tout à l'heure M. BELLITY.
La solution adaptée présente l'avantage d'utiliser un ouvrage déjà existant et qui ne nécessitait que des travaux de raccordement exécutés en souterrain. C'est une gestion douce de ce problème.
Une telle opportunité est suffisamment rare. On conçoit mal que la Ville aurait pu se passer d'en profiter.
Madame SCHNEITER, ce n'est pas parce qu'on construit des parkings souterrains que l'on fait des appels à la voiture.
Comment voudriez-vous, chère Madame, que l'on fasse de la reconquête de surface si les voitures qui sont en surface, on ne les met pas en sous-sol ?
Comment voulez-vous que nous fassions des trajets pour la R.A.T.P. et des pistes cyclables si on n'enlève pas les voitures qui sont dans la rue ?
C'est simplement un problème de bon sens. Pensez-vous que les gens qui habitent le quartier ne méritent pas de pouvoir installer leur voiture en sous-sol ?
Cessez de faire de la politique à tout bout de dossier. Celui-ci est parfaitement clair. Il ne mérite pas les polémiques.
Je crois vraiment que le débat sur la circulation - et j'espère que vous en aurez l'occasion d'ici le 25 novembre - mérite réflexion.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Paris-Libertés" et "Rassemblement pour Paris").
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Vous avez été mise en cause gentiment. On vous donne 5 secondes, Madame.
Mme Laure SCHNEITER. - Ma déclaration est tout sauf politique. Elle concerne, au contraire, l'aménagement de la Ville et à la limite, je dirai des stationnements d'abord pour les résidents. Consacrez alors le centre de Paris et ses rues exclusivement au stationnement des résidents et pas aux autres. C'est ce que l'on fait à Londres dans beaucoup de quartiers.
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, rapporteur. - Madame SCHNEITER, vous parlez de Londres... Je voudrais profiter de l'occasion qui m'est donnée de revenir sur les comparaisons qui sont faites entre Paris, Rome et Londres.
Nous avons une politique de stationnement payant qui n'a rien à voir avec Rome et Londres. Nous avons une zone centrale piétonne la plus grande d'Europe qui n'a rien à voir avec Rome ou Londres. Nous avons des transports en commun qui n'ont rien à voir avec Rome ou Londres. Le Parisien est le citadin qui utilise le plus dans le monde les transports en commun, ces deux villes, sur ces sujets ont bien du retard par rapport à Paris. Voilà la réalité !
La zone Montorgueil, que vous semblez oublier, est la plus importante d'Europe, c'est un acte fort des deux dernières mandatures. Voilà la réalité !
Il est parfaitement clair que pour pouvoir bénéficier de nouvelles surfaces à aménager pour autre chose que la voiture, notamment des élargissements de trottoirs, des pistes cyclables, des couloirs bus, il faut gagner de l'espace et quel meilleur moyen que le sous-sol. D'autant qu'il s'agit en l'occurrence de parkings de résidents.
Sur ce point, Madame SCHNEITER, aidez-nous à trouver les moyens réglementaires pour que nous puissions mieux favoriser le stationnement résidentiel dans la Capitale.
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Très bien. Nous allons passer au vote après ces différentes interventions et éclaircissements.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1463.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe communiste et Mme SCHNEITER ayant voté contre, le groupe du Mouvement des citoyens, MM. DUMAIT et MESMIN s'étant abstenus. (1996, D. 1463).