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Octobre 1996
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Conseil Municipal
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19 - 1996, D. 1514 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la location-vente et la maintenance d'une machine neuve de mise sous pli de documents édités par imprimantes "laser" destinée au centre informatique "Diderot-Mazas" de la Direction de l'Informatique et des Télécommunications de la Ville de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996


M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Nous allons passer maintenant aux projets de délibération relevant de la 2e Commission.
Nous commençons par le projet référencé D. 1514 relatif à la location-vente et maintenance d'une machine neuve de mise sous pli.
Madame BILLARD, vous avez la parole.
Mme Martine BILLARD. - Merci, Monsieur le Maire.
A propos de cette délibération, je trouve que nous sommes face à une contradiction.
Acquérir une machine à mettre sous pli pour gagner du temps et de l'argent parait au premier abord de bonne gestion.
Aujourd'hui, ces tâches sont effectuées par des vacataires, comme l'explique l'exposé des motifs, donc du personnel à statut précaire et pas très bien payé.
Mais si cette décision est regardée d'un point de vue plus global, que voit-on ?
L'automatisation des emplois mettant en danger la santé des travailleurs est indispensable. Mais aujourd'hui, dans notre société, tous les emplois demandant une faible qualification sont automatisés peu à peu. En conséquence, les personnes à faible qualification ont de plus en plus de mal à trouver un emploi et restent sur le bord du chemin à regarder passer les avancées technologiques sans en être partie prenante.
Il est d'ailleurs possible de réduire les mises sous pli régulières de feuilles de paye et de lettres aux emprunteurs des bibliothèques en utilisant un système qui est le système de liasse, qui ne nécessite pas de mise sous pli et qui nécessite simplement un découpage.
Alors, qu'est-il préférable ? Offrir des possibilités d'emploi à ces personnes de peu de qualification ou réduire certaines dépenses de la Ville d'un côté en sachant que, de l'autre côté, on risque d'augmenter les dépenses d'aide sociale du Département ?
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Je vous remercie.
Monsieur AURELLI, vous avez la parole.
M. Paul AURELLI, adjoint, au nom de la 2e Commission. - Monsieur le Maire, je vais apporter des précisions pour notre collègue, Mme BILLARD.
Je précise qu'il s'agit de vacataires vraiment très occasionnels, quand il faut procéder au renouvellement des cartes électorales pour les élections politiques, tous les trois ans, ou tous les cinq ans pour les élections prud'homales.
Les processus d'automatisation, bien qu'ils entraînent parfois, et à court terme, des diminutions de personnel, en l'occurrence il s'agit de vacations à titre très occasionnel, sont bénéfiques à moyen terme compte tenu de l'échelle d'économies. Et enfin, je voudrais rappeler que les économies générées par cette machine sur le budget municipal peuvent être évaluées à 700.000 F, qui pourront être utilisées à des actions plus spécifiques de la Ville que le paiement de quelques vacataires pour des tâches très répétitives de mise sous enveloppes...
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Je vous remercie.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1514,
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés s'étant abstenu, Mmes SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER et M. BLET ayant voté contre. (1996, D. 1514).