Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

26 - 1996, D. 1474 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant à la convention de concession signée avec la S.A.E.M.E.S. pour l'exploitation du parc de stationnement "Mairie du 17e"

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996


M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Nous allons passer maintenant au D. 1474 relatif à la signature d'un avenant à la convention de concession signée avec la S.A.E.M.E.S. pour le parc de stationnement "Mairie du 17e".
Madame LARRIEU, vous avez la parole.
Mme Elisabeth LARRIEU. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, à l'occasion du présent projet de délibération concernant l'agrandissement sous la rue des Batignolles du parc souterrain "Mairie du 17e", nous réitérons notre opposition en la matière, qui s'inscrit dans le cadre d'une politique réaliste visant la diminution de la pollution à Paris et donc, à cet effet, et en priorité, la réduction de la circulation automobile.
Continuer à construire des parcs de stationnement nous paraît antinomique avec la logique des mesures à prendre.
Paris est un tout. Un coup d'excavateur dans les profondeurs du 17e en trouble le ciel. Aussi, nous voterons contre ce projet de délibération. Je vous remercie de votre attention.
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Merci Madame.
Monsieur TRÉMÈGE, vous avez la parole.
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Mes propos sur ce dossier reprendront ce que j'ai eu l'occasion d'exprimer à Mme SCHNEITER très récemment.
Le 25 septembre, Mme SCHNEITER avait donné l'occasion à M. PLASAIT, adjoint au Maire chargé de ces questions, de s'exprimer sur ce dossier. Il lui avait notamment indiqué la réponse que je ferai à Madame, que le stationnement constituerait la clé de voûte de la politique de circulation. Le traitement du stationnement n'admet pas de réponse globale. Il mérite une analyse fine quartier par quartier.
En ce qui concerne le 17e arrondissement, il existe sous la mairie un ouvrage résidentiel de 194 places, tout à fait saturé. En ce qui concerne le 17e, les habitants du quartier sont amenés à laisser leur voiture la nuit sur la voie publique, sur des zones où le stationnement est interdit et à s'en servir dans la journée pour échapper à la verbalisation.
Madame, vous avez là l'effet pervers de ne pas créer de parkings de stationnement. Les résidents ont des voitures. Que voulez-vous qu'ils en fassent si vous ne leur offrez pas la possibilité de les mettre en sous-sol ? Ils vont être obligés de les prendre dans la journée pour éviter un P.V. Moyennant quoi ils vont aller alourdir le flot de circulation général. C'est un problème qui me semble assez simple à comprendre.
Il existe un besoin en stationnement rotatif de courte durée généré par l'activité commerciale du secteur et par la présence de la mairie, qui ne peut pas être complètement satisfait en surface, les places disponibles étant en nombre insuffisant, ce qui entraîne un stationnement anarchique, préjudiciable à la circulation.
C'est pourquoi nous avons, Madame, décidé l'extension de ce parc de stationnement souterrain.
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Nous allons passer au vote.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1474.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, du Mouvement des citoyens, Mmes SCHNEITER, SILHOUETTE, SCHERER, BILLARD et M. BLET ayant voté contre, MM. DUMAIT et MESMIN s'étant abstenus. (1996, D. 1474).