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Juin 2016
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe les Républicains relatif au Centre de veille opérationnelle.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2016


 

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Le v?u n° 73 est relatif au C.V.O., Centre de veille opérationnelle. La parole est à M. BOULARD pour deux minutes maximum.

M. Geoffroy BOULARD. - Merci, Monsieur le Maire. Chers collègues, nous connaissons tous le Centre de veille opérationnelle, C.V.O., qui est une structure relevant de l?état-major de la Direction de la Prévention et de la Protection de la Ville de Paris, dont l?un des rôles est d?aviser immédiatement les autorités municipales de la surveillance et du suivi de tout événement important se déroulant dans la Capitale. Or, force est de constater un manque récurrent de discernement et de célérité dans la transmission des informations importantes aux élus parisiens et leurs collaborateurs lors de la survenue d?événements importants. Au plan local, C.V.O. met parfois du temps à alerter les élus d?incidents, incendies, accidents de la circulation, se déroulant dans l?arrondissement, de telle sorte que ces derniers doivent mobiliser d?autres canaux pour être tenus au courant de la situation. Si l?évaluation de la gravité de chaque incident peut toujours prêter à une forme de subjectivité, il n?en demeure pas moins que la transmission des informations de crise connaît un certain nombre d?insuffisances relevées par leurs destinataires. Et vous le savez, le mandat d?élu suppose en effet de pouvoir répondre aux interrogations des Parisiens sur les événements qui les affectent, pour les soutenir dans leurs épreuves et prendre les décisions, le cas échéant. Pour toutes ces raisons, avec Brigitte KUSTER, Frédéric PÉCHENARD et les élus du groupe les Républicains, nous proposons que les critères et le mode de transmission des alertes, e-mail notamment, du C.V.O. soient revus afin de pallier les insuffisances observées à plusieurs reprises par les élus. Je vous remercie.

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Merci, Monsieur BOULARD. Pour vous répondre, la parole est à Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire. J?ai l?occasion régulièrement d?échanger avec les adjoints en charge des questions de prévention et de sécurité dans les vingt arrondissements. Nous nous voyons une à deux fois par an, et nous avons déjà eu l?occasion d?échanger sur le C.V.O. et les modalités de transmission des informations aux différents élus, que ce soit sur la façon dont les listes des élus à informer sont établies par les D.G.S. de mairies d?arrondissement, que ce soit sur le process de transmission des informations à l?intérieur de ce canal C.V.O., ce qui permet ensuite de les retransmettre aux différents interlocuteurs identifiés par les D.G.S. de mairie. Tout système est toujours perfectible. Je récuse formellement les mots que vous venez d?employer et qui sont une insulte au professionnalisme des agents de la DPP : manque de discernement, insuffisances observées à plusieurs reprises. Je récuse formellement cette façon que vous avez de considérer le Centre de veille opérationnelle qui a fait preuve, bien au contraire, y compris dans des temps très récents pendant la crise de la crue, de son immense professionnalisme. Votre v?u ne fait aucune proposition. Votre v?u n?est qu?une somme de critiques. Il n?y a pas l?ombre du début du moindre centimètre de proposition dans votre v?u qui ne sert qu?à se faire plaisir ! Alors, s?il y a eu un dysfonctionnement, je rappelle que l?ensemble des maires d?arrondissement disposent de mon mail et de mon téléphone portable et qu?ils peuvent m?appeler pour me signaler un dysfonctionnement. Alors vraiment, c?est un avis défavorable et extrêmement défavorable. Et je ne tolérerai pas les critiques, telles que vous les exprimez à l?encontre des agents de la DPP dont je salue, au contraire, le grand professionnalisme.

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Je vous remercie, Madame BROSSEL. Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 73 avec un avis?

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Comment pouvez-vous parler de manque de discernement systématique ? Un peu de respect pour les fonctionnaires de la DPP !

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - S?il vous plaît, la parole est à Mme la Maire du 17e arrondissement, Brigitte KUSTER, pour une minute.

Mme Brigitte KUSTER, maire du 17e arrondissement. - Madame BROSSEL, je pense que cela ne mérite absolument pas les effets de manche que vous êtes en train de nous faire. Ne transformez pas, s?il vous plaît, les propos d?un v?u porté par des élus responsables sur un dysfonctionnement que nous vous pointons du doigt. S?il vous plaît? Oui, je vais vous le dire en tant que maire d?arrondissement, Madame BROSSEL, car en effet je n?utilise pas votre portable pour vous dire tout ce qui ne va pas. Le dysfonctionnement fait que, lorsqu?il arrive quelque chose d?important dans le 17e arrondissement, je n?en suis pas systématiquement informée. Néanmoins, je tiens à votre disposition le mail que j?ai reçu le 8 juin m?informant de l?intrusion avec effraction et vol d?un micro-ondes au 2 bis, chemin du Halage à Pavillon-sous-Bois. Là, oui, il y a un dysfonctionnement, Madame BROSSEL, et nous le pointons du doigt en demandant qu?il y ait des critères. Nous sommes déjà montés au créneau sur le sujet. Il est très important que les maires d?arrondissement et les élus soient au fait de ce qui se passe sur leur territoire. C?est donc en effet une question de discernement à un moment de celui qui décide de l?envoi des messages. Nous vous l?avons dit une première fois. La deuxième fois, vous n?avez pas voulu nous entendre. C?est donc la troisième fois que nous vous demandons de demander aux services, puisque nous ne sommes pas entendus, que, lorsqu?il y a un accident grave dans nos arrondissements, nous en soyons avertis. C?est le minimum, Madame BROSSEL, cela ne nécessite absolument pas cet effet de manche. Nous ne remettons pas en cause le personnel de la DPP et leur professionnalisme. Il faudrait ici seulement que certains, à un moment, fasse preuve de discernement, et vous-même par la même occasion. Je vous rajoute d?ailleurs dans l?ensemble de ce propos.

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 73 avec avis défavorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est rejeté.