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Octobre 1996
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Conseil Municipal
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36 - 1996, D. 1423 - Subvention à l'association "Comité français pour l'U.N.I.C.E.F."

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons aux affaires de la 5e Commission avec le dossier D. 1423 : subvention à l'association "Comité français pour l'U.N.I.C.E.F.".
Je donne la parole à Mme MARCHIONI.
Mme Mireille MARCHIONI. - Nous approuvons cette subvention au Comité français pour l'U.N.I.C.E.F. à l'occasion du cinquantenaire de cet organisme. Cette association agit pour l'enfance dans les pays du tiers monde et pour l'enfance défavorisée des pays industriels et en particulier de la France.
Or le 20 novembre prochain aura lieu la Journée nationale des droits de l'enfant. A cette occasion, que comptez-vous faire pour faire vivre cette initiative à Paris ?
En effet, les droits des enfants ne sont pas seulement bafoués dans les pays les moins développés. En France, toutes proportions gardées, les droits élémentaires des enfants ne sont pas respectés.
Les difficultés rencontrées par les familles, du fait du chômage, de la précarité, et de la hausse des loyers, pèsent en premier lieu sur les enfants.
Lorsque les expulsions ont lieu, lorsque le pouvoir d'achat diminue, lorsqu'on diminue du tiers l'allocation de rentrée scolaire, ce sont encore les familles défavorisées qui sont les plus touchées.
Des enfants en plus grand nombre ne peuvent pas suivre une scolarité normale du fait de la dégradation de leurs conditions de vie.
Je pourrais poursuivre les exemples. Or, j'ai consulté attentivement la brochure éditée en décembre dernier par la Mairie de Paris intitulée "les droits de l'enfant". Elle traitait des droits de l'enfant en général dans le monde et plus particulièrement dans les pays les plus pauvres, ce qui est malheureusement une réalité.
Rien sur les enfants parisiens ni sur leurs besoins élémentaires. Pour que leur situation ne soit pas complètement tue, à l'occasion de la Journée nationale des droits de l'enfant, il faut que Paris décide d'une initiative publique pour s'associer pleinement à cette journée.
Je vous pose, Monsieur le Maire, par conséquent, la question suivante : que comptez-vous faire ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Madame HERMANGE, vous avez la parole pour répondre.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Je vous remercie, Monsieur le Maire.
Je me demande si Mme MARCHIONI a assisté aux débats que nous avons eus ce matin, sur les questions sociales, au cours desquels plusieurs intervenants ont insisté sur l'enfance défavorisée, et notamment sur l'aide sociale à l'enfance.
Madame MARCHIONI, nous n'avons pas attendu le 20 novembre prochain, c'est-à-dire le 50e anniversaire de l'U.N.I.C.E.F. ainsi que la Journée nationale des droits de l'enfant, pour travailler sur ce dossier et travailler en liaison avec l'U.N.I.C.E.F.
Cela fait trois ans maintenant que nous avions déjà monté une opération avec l'U.N.I.C.E.F. qui s'est appelée "Les maires, défenseurs des enfants".
Cette opération avait été parrainée à l'époque par S?ur Emmanuelle. Nous n'avons pas attendu cette journée du 20 novembre pour nous occuper des 10.000 enfants parisiens que nous suivons, dont à peu près 1.600 pour raison de maltraitance.
Ces enfants, il faut savoir ce qu'ils coûtent à la collectivité en investissement. Chaque enfant de moins de 10 ans coûte, pour la collectivité 100.000 F. Un enfant de plus de 10 ans jusqu'à 18 ans, coûte pour la collectivité de 100 à 250.000 F, soit un budget de 1,6 milliard pour ces enfants.
A l'occasion du 20 novembre, nous ne ferons pas, Mairie de Paris, une journée médiatique sur les droits de l'enfant. Madame MARCHIONI, au titre de l'Aide sociale à l'enfance, avec les travailleurs sociaux, jour après jour, mois après mois, année après année, nous essayons de travailler pour les réintégrer dans le circuit normal afin qu'ils retrouvent soit un tissu de relations familiales plus stables, soit une insertion professionnelle.
En revanche, nous avons décidé le 5 décembre de coupler le 50e anniversaire de l'U.N.I.C.E.F. avec la conférence annuelle de la famille. Nous traiterons à cette occasion de l'enfant en milieu urbain.
Nous ferons venir à Paris, à cette occasion, les Maires de Moscou, de New-York, de Récife, de Bangkok, de Tunis, et de Dakar, en collaboration et en partenariat avec l'U.N.I.C.E.F. et avec les associations familiales parisiennes.
Voilà les quelques informations que je voulais donner à notre Conseil.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci, Madame HERMANGE.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1423.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, MM. DUMAIT, MESMIN et REVEAU s'étant abstenus. (1996, D. 1423).