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Juin 2016
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Conseil Municipal
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2016 DAE 286 - Subvention (400.000 euros) et convention avec l’Office du tourisme et des congrès de Paris (1er) à titre de soutien à son plan de relance du tourisme.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2016


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DAE 286. Il s'agit de l'attribution d'une subvention de 400.000 euros à l'Office du tourisme et des congrès de Paris à titre de soutien à son plan de relance du tourisme. Je donne la parole successivement à Catherine DUMAS, Jacques BOUTAULT, Marinette BACHE et Ann-Katrin JÉGO. Ce sera Jean-François MARTINS qui vous répondra. La parole est à Mme Catherine DUMAS, pour cinq minutes maximum.

Mme Catherine DUMAS. - Merci, Monsieur le Maire. En effet, il s'agit d'une subvention pour mettre en valeur un plan de relance du tourisme parisien. En effet, l?activité touristique à Paris en a bien besoin et est fortement impacté. Depuis les attentats de novembre 2015, Paris est quasiment désertée par les touristes. Les chiffres de l?activité touristique en volume et en valeur sont en chute libre. Les chiffres de la fréquentation hôtelière par la clientèle étrangère sont également en forte baisse. Alors que le tourisme est pourtant un des moteurs de l?économie parisienne, qu?il représente plus de 13 % du PIB et près de 18,5 % de l?emploi parisien, le climat anxiogène lié aux attentats, et plus récemment aux tensions sociales, est catastrophique pour le rayonnement de la France. Les images de la voiture de police incendiée ont fait le tour du monde et montrent l?image d?une France violente, où la tension sociale mal maîtrisée conduit à des débordements majeurs. En dépit de l?Euro 2016, qui devrait doper l?activité touristique, les professionnels ne peuvent espérer une reprise à court terme. S?y ajoute l?effet contre-productif de la majoration de la taxe de séjour, que nous avons largement dénoncée et qui ne passe vraiment pas puisque, comme vous le savez, les hôteliers ont décidé de maintenir leur boycott dans le versement de la taxe de séjour durant l?Euro. Je ne m?attarderai pas non plus sur votre blocage idéologique sur le travail le dimanche, nous en avons assez parlé. Alors, nous soutenons un plan d?action qui a été annoncé la semaine dernière et qui vise à relancer la destination Paris pour rassurer les visiteurs et les professionnels sur la sécurité, afin d?atteindre le niveau de fréquentation d?avant novembre 2015. Ce plan arrive, certes, tard. Les professionnels le réclament depuis longtemps, mais nous pouvons nous réjouir qu?il soit enfin là. Nous sommes en faveur de ce plan de communication. Si les opérations de communication sont essentielles, en revanche sont-elles suffisantes ? Il faut recréer le pouvoir d?attraction que la ville-lumière suscitait chez les touristes. Il faut donner une bouffée d?oxygène au secteur hôtelier qui, comme je l?ai dit, souffre déjà de la majoration de la taxe de séjour. Il faut mettre en place les conditions qui permettront durablement et sans artifice d?attirer la clientèle à Paris et surtout de la faire consommer. Les élus de mon groupe seront donc vigilants sur la mise en place de ce plan d?action. Il faudra aussi aller plus loin pour que Paris, qui est la locomotive du tourisme de l?ensemble du pays, reste la première destination touristique du monde. Nous voterons donc ce projet de délibération. Permettez-moi cependant d?ajouter et de lancer un appel à la mobilisation de tous les acteurs concernés, mobilisation que je voudrais collective et non pas cloisonnée à l?intérieur de chaque structure. Je m?explique : la Ville, la Région, Atout France, l?Office du Tourisme, le Comité régional du tourisme doivent travailler ensemble. Administrateur de l?Office du Tourisme et vice-présidente du C.R.T., je constate pourtant chaque jour que c?est loin d?être le cas. Je compte donc sur vous pour faire évoluer cette situation qui ne peut que nuire à l?efficacité des politiques mises en place. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci, Madame DUMAS, et merci d?avoir respecté votre temps de parole. La parole est à M. Jacques BOUTAULT.

M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. - Monsieur le Maire, chers collègues.

Avec plus de 80 millions de visiteurs par an, la France est la première destination touristique mondiale, et Paris en est une destination phare avec 30 millions de visiteurs. Il est donc nécessaire d?interroger les politiques publiques mises en place et celles qui devraient être améliorées. Je pense évidemment au tourisme durable capable de lier développement du territoire, création de richesses, emplois stables et respect de l?environnement, parce qu?écologie et tourisme sont compatibles, mais aussi parce que le tourisme doit être un levier social permettant un accès à des emplois non délocalisables, aux transports et aux loisirs sportifs et culturels, aux rencontres entre les générations et les populations curieuses d?échanges. Ce tourisme-là, tourné aussi bien vers des investisseurs et des touristes étrangers que français, mais aussi vers les Parisiens et les Franciliens, est encore trop peu valorisé et investi par nos politiques publiques. C?est un manque qu?il convient de combler. Le tourisme ne saurait être une somme d?actions visant à faire du touriste un simple consommateur venant augmenter le PIB. Il faut sortir de cette perception uniquement productiviste. Si le groupe Ecologiste soutient le fait qu?il faille agir pour aider ce secteur durement touché par les attentats de l?année dernière, force est de constater que la convention annexée à ce projet de délibération ne donne aucun élément ou presque sur les actions que l?Office mènera avec Atout France, agence nationale chargée du développement touristique de la France. On parle tout de même d?une subvention de 400.000 euros et tout juste est-il mentionné que la relance de la destination Paris passera par un plan visant, d?une part à rassurer les touristes, les visiteurs et les professionnels sur la sécurité de Paris, et d?autre part à reconquérir les visiteurs et à accélérer le retour au niveau de fréquentation touristique dont Paris bénéficiait avant les attentats de novembre. C?est à tout le moins un peu vague, surtout quand on sait que des rapports, notamment de la C.R.C., pointent les difficultés que la Ville a à évaluer les actions de l?Office de tourisme. Par ailleurs, le rôle stratégique joué par le tourisme ne peut être cantonné au périmètre de la seule ville de Paris, l?attractivité de notre capitale s?étend non seulement au territoire métropolitain du Grand Paris, 47 millions de visiteurs par an, mais aussi à l?ensemble de la Région Ile-de-France. La dimension territoriale du tourisme liée à la destination de Paris implique donc un travail concerté, avec notamment le Comité régional du tourisme et les comités départementaux. Et comme l'avenir de ces structures est intimement lié aux transformations de l'organisation territoriale avec la mise en place de la Métropole du Grand Paris, la question de la fusion entre l'Office du tourisme et des congrès de Paris et le Congrès général du tourisme se pose avec encore plus d'acuité. Aussi, nous souhaiterions avoir des précisions sur l'état des discussions en cours à ce sujet. Cela n'est un mystère pour personne que les deux structures ont un pilotage stratégique peu lisible, insuffisamment tourné vers le tourisme durable, en tout cas en ce qui concerne l'Office parisien et que de nombreux doublons perdurent comme le pointent plusieurs rapports. Il s'agit de renouveler la stratégie et les actions des opérateurs partenaires de la Ville de Paris, et pour ce travail nous plaidons pour que les groupes soient davantage associés aux décisions prises. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire. La parole est à Mme Marinette BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Maire. Monsieur le Maire, Monsieur l'adjoint, le tourisme représente 21 milliards d'euros de chiffre d?affaires, c?est plus de 13 % du P.I.B. de notre ville. C'est dire si ce secteur doit susciter notre attention. 500.000 emplois dans 75.000 entreprises dépendent de ce secteur. Il s'agit donc d'un secteur clé pour lutter contre la crise. Il a été fragilisé du fait des attentats de novembre 2015 qui ont endeuillé notre ville et ont eu un impact majeur sur la fréquentation touristique, chute de 16,6 % des arrivées hôtelières en décembre. Ce recul est confirmé au terme du premier trimestre 2016 avec une chute du taux d'occupation de l'hôtellerie de 5,6 % dans le Grand Paris et de 7,8 % dans Paris intra-muros, par rapport au début de l'année 2015, période qui avait déjà été fortement impactée. Il s'agit donc d'une cause profonde de la crise, diagnostiquée avant les protestations populaires actuelles, contrairement à ce que voudraient nous faire croire une partie des médias, et manifestement une partie de la droite qui n'hésite pas à jouer contre Paris, y compris avec la taxe de séjour dont le non-impact est démontré, et la question du travail du dimanche qui n'impacte pas, elle, le secteur du tourisme. Les finances de notre Ville sont touchées de manière directe, mais aussi indirecte. La crise favorise les initiatives privées en marge de la légalité, voire illégales, et il nous faut donc lutter contre une certaine ubérisation du tourisme. L'exemple des locations meublées non déclarées en est un révélateur. Face à cette dérive, notre Municipalité est, à juste titre, non seulement vigilante, mais aussi mobilisée. Par leurs impôts, les Parisiens et les Franciliens participent à l'attractivité économique de notre Capitale, il est donc logique et juste, qu?en retour, ceux qui s'enrichissent par ce secteur participent à l'effort commun. Ce qui est vrai au niveau parisien et régional, l'est au niveau national, puisque le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international a initié un plan de relance de 2,5 millions d'euros pour le tourisme à Paris et plus largement en France. Face à la crise de ce secteur, je tenais à saluer les récentes initiatives de la Maire de Paris, qui contribueront fortement à soutenir ce secteur dans un retour à la normale. Cela permettrait de stabiliser, voire de développer les très nombreux emplois qui en dépendent, ainsi que le rayonnement de notre Capitale en Europe et à l'international. Pour évacuer la peur, faire connaître et valoriser nos atouts, le 30 mai dernier, depuis le Salon Gustave Eiffel de la Tour Eiffel, la Maire de Paris a lancé avec son adjoint la campagne de promotion de la destination touristique "Paris", en compagnie du Ministre des Affaires étrangères et du Développement international et du Vice-Président de la Région Ile-de-France. Co-élaboré par l'Office du tourisme et des congrès de Paris et "Atout France", le plan de relance du tourisme à Paris cible les marchés les plus proches, la France et l'Europe occidentale, et les marchés les plus fidèles, les Etats-Unis, le Canada, la Corée et le Japon. Le discours positif et enthousiaste de la Maire de Paris est nécessaire et utile, et je l'espère, communicatif. Notre ville est d'une surprenante modernité et sait se renouveler sans cesse. Elle accueille de grands événements comme l'Euro 2016 en ce moment. Elle propose des expériences uniques, tout en étant un reflet de l'histoire. Nous soutenons donc pleinement ces objectifs qui permettront de valoriser l'expérience unique que constitue un séjour dans notre Capitale : - par la multiplication des retombées dans la presse grand public en demandant à l?O.T.C.P. d'organiser des accueils de presse thématiques, le lancement d'une campagne publicitaire multi-support et d'un jeu concours international ; - en veillant à ce que soit maintenue la présence d'offres parisiennes dans les catalogues des tours opérateurs en les aidant dans cette promotion ; - en organisant des actions en direction des acteurs institutionnels et diplomatiques pour faire lever les réserves et les risques que certains pays ont émis envers notre Capitale. A cela s'ajoute la volonté de la Ville d'attribuer une subvention exceptionnelle de 400.000 euros à l'Office du tourisme et des congrès de Paris pour la mise en ?uvre de ce plan d'un coût total de 786.000 euros. J'espère que l'unité se fera sur cette question, cela amplifierait la force de notre message aux visiteurs comme aux professionnels et permettrait de rehausser sereinement et progressivement les niveaux de fréquentation touristique. Paris est endeuillée, mais Paris est debout, toujours résistante, rebelle, et plus que jamais belle. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme Ann-Katrin JÉGO.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - Merci, Monsieur le Maire. Mes chers collègues, vous nous proposez par ce projet de délibération une subvention exceptionnelle de 400 millions d'euros à l'Office du tourisme, dans le cadre d'un plan de relance qui a été présenté il y a quelques jours à la Tour Eiffel, en présence de nombreuses personnalités dont le Ministre, Jean-Marc AYRAULT. J'approuve évidemment cette mesure, tant l'activité touristique de la Capitale pâtit d'une addition de phénomènes qui viennent mettre en péril des centaines d?entreprises et des milliers d'emplois. Le risque terroriste créant un sentiment? Vous croyez que si j'arrête de parler cela fera quelque chose ?

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Je le remarque en tout cas.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - Le risque terroriste créant un terrible sentiment d?insécurité conjugué aux mouvements sociaux qui donnent une image catastrophique de notre Capitale à l'étranger, auxquels s'ajoutent les violences entourant l'Euro, qui même si pour l?heure elles ne concernent pas Paris, troublent l'image internationale de notre pays. Comme je vous le disais lors de notre Assemblée du mois de mars, il faut agir, tant par des campagnes de communication que par des mesures de fond. Ce que vous nous proposez de subventionner, à savoir un plan de relance de 2,5 millions d'euros, est certes intéressant, mais qui peut croire qu'avec cette petite somme, nous pourrons, d'une part rassurer les visiteurs et les professionnels sur la sécurité de Paris, d'autre part, reconquérir les touristes et accélérer le retour au niveau de fréquentation d'avant le 13 novembre 2015 ? D'autant que les objectifs affichés par ce plan sont ciblés : la France, l'Europe occidentale, les Etats-Unis, le Canada, la Corée et le Japon, ce qui fait si l?on divise la somme globale par le nombre de cibles, à peine plus de 400.000 euros par territoire visé. Avec cette somme, vous vous donnez comme ambition d'atteindre la presse grand public, le grand public lui-même, les tours opérateurs, les agences de voyage, les acteurs institutionnels et le monde diplomatique. L'ambition est vaste, mais je crains que le compte n'y soit pas et que ces 2,5 millions d'euros que vous nous appelez à subventionner à hauteur de 400.000 euros soient bien faibles au regard des enjeux et des cibles visées. Où sont les mesures structurantes, indispensables pour sauver l'industrie du tourisme à Paris et soutenir les entreprises qui ont pris de plein fouet les événements terroristes et sont aujourd'hui impactées par les mouvements sociaux ? Lorsque le monde agricole subit une crise qui le met en danger, comme ce fut le cas il y a quelques mois avec le secteur de l'élevage, des mesures structurelles sont prises pour baisser les charges, reporter les échéances sociales ou encore soutenir les investissements. Pourquoi ne pas avoir demandé et obtenu du Gouvernement des mesures similaires pour les entreprises touristiques de Paris ? En restant à la surface des choses avec un plan de communication sous-estimé dans ses montants, nous risquons de créer de la déception et de la colère dans un secteur économique qui, je vous le rappelle, représente 500.000 emplois dans notre région. J'ai bien conscience que ces mesures que j'appelle de mes v?ux ne sont pas de notre compétence, mais n'est-il pas de notre devoir de les exiger, en convoquant par exemple l'Etat et tous les acteurs concernés à une réunion de crise sur l'avenir du tourisme, pour réclamer un plan global de sauvetage et de relance ? Enfin, ce plan annoncé pour le printemps n'est-il pas restreint dans ses effets par les images dramatiques des poubelles dans nos rues, ou encore par la saleté de certains sites touristiques, qui a amené récemment des tours opérateurs asiatiques à organiser un nettoyage du Trocadéro, mobilisation vécue comme une humiliation pour notre capacité à faire de Paris une ville propre et accueillante. Certes, j'approuve votre projet de délibération, mais je vous demande de l'assortir d'un engagement à aller plus loin et de prendre l'initiative de mesures fortes pour que des milliers d'emplois ne disparaissent pas et que notre Capitale retrouve une attractivité malheureusement perdue. Je vous en remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Pour vous répondre à tous, la parole est à M. Jean-François MARTINS, cinq minutes.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Sur ce projet de délibération important et combien stratégique pour l'industrie touristique parisienne, à savoir : après avoir passé six mois extrêmement délicats après les attentats du mois de novembre, je regrette qu'une partie des Conseillers de Paris ait choisi le ton de la polémique, la paresse intellectuelle et la facilité que je vais donc ici corriger. Madame DUMAS et Madame JÉGO, oui, le secteur touristique traverse une crise difficile, mais vous ne pouvez pas dire que Paris est désertée. Pesez la puissance sémantique de vos mots ! Les chiffres du manque de touristes aujourd'hui à Paris s'élèvent, pour la période de janvier à mars 2016 comparée à 2015, à - 5,3 % de taux d'occupation des hôtels dont près de - 11,3 % sur la clientèle étrangère ; et sur le mois d'avril, le taux d'occupation des hôtels est de 10 points inférieur à avril de l'an passé. Quand, Madame JÉGO, vous dites qu'il faut un plan de soutien parce que les entreprises sont en train de mourir, c'est difficile pour les entreprises touristiques parisiennes en ce moment. Là encore, en bonne centriste, Madame JÉGO, ayez le sens de la mesure. Le taux d'occupation des hôtels aujourd'hui à Paris est entre 60 et 70 %, c'est insuffisant pour re-combler la trésorerie perdue au premier trimestre 2016, mais permet malgré tout des comptes d'exploitation positifs. Essayez un minimum d'aller regarder les chiffres dans leur réalité et sortez des facilités des effets de manche de langage. Deuxième élément, Madame DUMAS - vraiment, je le regrette, j'aurais voulu faire une intervention très consensuelle sur le sujet, mais vous m'obligez à être un peu moins dans un esprit de concorde -, vous avez dit que notre terrible réforme de la taxe de séjour pesait encore plus sur les hôteliers. C'est faux, Madame DUMAS. Écoutez les explications, cela va vous passionner : comme nous avons passé la taxe de séjour au réel, cette année, dans une période de crise, ils paient la taxe de séjour sur leur fréquentation réelle. Cela veut dire qu'ils ont payé moins de taxe de séjour car il y avait moins de visiteurs - c'est leur avis, Madame DUMAS, je les vois plus que vous - alors qu?avec l'ancien système, ils auraient payé la taxe de séjour de manière forfaitaire sur la capacité de leurs hôtels. Ils auraient payé beaucoup plus de taxe de séjour malgré la crise dans la fixation de la taxe de séjour précédente. Cette mesure de la tarification réelle a donc plutôt soutenu les hôteliers dans cette période difficile. Monsieur BOUTAULT, quand vous dites que pour 400.000 euros, on n'a pas les détails. Page 3 de l'annexe, c'est écrit : "annonce et insertion, campagnes de communication grand public et accompagnement, 390.000 euros, actions en direction des tours opérateurs et agences, 60.000 euros, accueil de presse, 288.000 euros, site Web, 48.000 euros, etc., donc le détail des opérations, c'est-à-dire des campagnes de promotion et de l'insertion publicitaire, des actions avec les tours opérateurs, des accueils de presse et une campagne digitale. Evidemment, à tous ceux qui sont intervenus, il ne s'agit pas aujourd'hui de notre convention avec l'Office du tourisme ni de notre politique touristique parisienne. Nous aurons l'occasion de débattre de tous ces sujets, de la propreté, de la sécurité. Nous avons parlé de la modernisation de la Tour Eiffel avec Julien BARGETON il y a quelques minutes. C'est aujourd'hui une mesure d'urgence qui permet d'apporter plus de 1.600.000 euros de promotion dont 800.000 euros en fonds propres pour la Ville et l'Office du tourisme qui est abondé à la même hauteur par l'Etat et qui, par ailleurs, grâce au travail diplomatique de la Ville sera abondé par des fonds supplémentaires. Ne vous inquiétez pas du manque d'ambition du plan, Madame JÉGO, parce que c'est 1.600.000 en numéraire et la Ville de New York nous met son affichage public à disposition pour faire la promotion de la destination "Paris". C'est inestimable en termes de coûts. La Ville de Tokyo dans son amitié et dans la relation amicale que nous avons entre les deux villes nous met son affichage public également pour la promotion de la destination avec un affichage publicitaire. Un certain nombre de géants du Web et d'Internet présents à Paris, eux-mêmes citoyens parisiens, amoureux de Paris, ont décidé, eux aussi, de nous mettre de l'insertion publicitaire sur les gros moteurs de recherche gratuitement à disposition. Le plan sera de plusieurs millions d'euros en valeur ; et en numéraire, il ne coûte que 400.000 euros à Paris pour aller reconquérir des clientèles pour lesquelles dont nous en avons bien besoin. Je veux croire par ailleurs que, par exemple, ce qui est en train de se dérouler sur l'Euro 2016 - évidemment, il y a eu des épisodes moins heureux comme à Marseille ce week-end -, rien qu'entre jeudi et vendredi, c'est 200 émissions et magazines qui ont été tournés en direct de la "fan zone" dans près de 67 pays différents, 6.000 journalistes accrédités sur la "fan zone" qui voient un Paris joyeux, une Tour Eiffel accueillante qui accueille le monde chaque soir. Oui, je suis très joyeux, Monsieur LEGARET.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - S'il vous plaît, Monsieur LEGARET. Je vous invite à conclure, Monsieur le Maire.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - 15.000 journalistes présents à Paris qui sont en train de montrer une ville...

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - C'est facile quand cela vient de l'Exécutif, jamais quand cela vient de vos bancs, s'il vous plaît !

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Qu'ils répondent correctement !

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - S'il vous plaît, Monsieur LEGARET, vous n'avez pas la parole, cela suffit ! Vous n'êtes pas là pour faire les bonnes manières de ce Conseil, c'est moi. Monsieur MARTINS, vous concluez, s'il vous plaît.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Je conclus pour souligner effectivement la remarque qu'un grand nombre d'entre vous ont fait sur le rapprochement du C.R.T. et de l'Office du tourisme et que la Maire a déjà annoncé. Preuve de ce rapprochement : la conférence de presse qui a annoncé ce plan s'est tenue en présence du Ministère chargé des affaires étrangères et du développement touristique, mais aussi de Jérôme CHARTIER, premier Vice-Président de la Région, alors même que la Région n'est pas financeur de ce plan. Toutefois, dans un grand esprit de concorde et de rapprochement, nous les avions conviés.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAE 286. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DAE 286).