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Avril 2004
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140 - Vœu déposé par le groupe communiste visant à rendre hommage à Albert Ouzoulias, ancien Résistant et Conseiller de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen du v?u référencé n° 45 dans le fascicule, déposé par le groupe communiste, visant à rendre hommage à Albert Ouzoulias, ancien Résistant et Conseiller de Paris.
Je donne la parole à M. VUILLERMOZ.
M. Jean VUILLERMOZ. - Monsieur le Maire, merci.
Cette année nous allons célébrer le 60e anniversaire de la Libération de Paris. Nous souhaiterions qu'à cette occasion un hommage soit rendu à Albert Ouzoulias.
Communiste depuis 1933, Albert a été de ceux qui n'ont pas cédé, qui n'ont pas accepté la domination du nazisme, ni de sa copie conforme "le pétainisme".
Fait prisonnier en 1940, après plusieurs tentatives, il s'évade l'année suivante. Il se voit confier des responsabilités importantes par la direction clandestine du Parti communiste français dont celle d'organiser et de diriger les "Bataillons de la Jeunesse".
Dans un ouvrage il a fait part des nombreuses actions de ces jeunes Résistants qui ont eu une activité importante à Paris et dans toute notre région, au prix de sacrifices humains très grands.
A l'heure où l'attentisme régnait encore, où tout était noir à l'horizon, les Résistants par leur lutte, leur sacrifice ouvrirent la voie à l'avenir. On comprend qu'Albert Ouzoulias ait fait sienne cette phrase d'Edmond Rostand "C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière".
Loin de cultiver une quelconque nostalgie, il était convaincu que les jeunes d'aujourd'hui n'accepteraient pas eux aussi de voir notre culture piétinée, notre pays asservi.
Chargé des opérations des F.T.P.F., coordinateur de l'action militaire en région parisienne, Albert Ouzoulias était également membre du Comité Parisien de Libération. Il joua donc un rôle éminent dans l'insurrection parisienne.
Albert Ouzoulias est l'un de ceux qui ont participé à la rédaction et à la confection de l'affiche appelant à la mobilisation générale pour la libération de Paris qui fleurira sur nos murs le 10 août 44. Cette affiche précède celle du 18 août du Comité Parisien de Libération appelant à l'insurrection.
Paris, grâce à son peuple et à ses jeunes, avait alors rendez-vous avec sa liberté.
Albert Ouzoulias, qui nous a quitté en 1995, serait heureux que les jeunes soient associés pleinement à la célébration du 60e anniversaire de la Libération, non pas - je le répète - avec une vue passéiste mais avec la possibilité qu'ils puissent y inscrire aussi leur engagement d'aujourd'hui pour un monde démocratique, respectueux de la liberté et des droits humains.
Enfin, je souhaiterais également rappeler aujourd'hui qu'Albert Ouzoulias a été Conseiller de Paris de 1945 à 1970.
Pour rendre hommage à Albert Ouzoulias, nous proposons que dans le cadre du 60e Anniversaire de la Libération de Paris une plaque souvenir soit apposée sur l'immeuble où il a vécu 9 rue du Général Niox dans le 16e arrondissement.
Merci.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame CHRISTIENNE, souhaitez-vous la parole ?
Mme Odette CHRISTIENNE, adjointe. - Oui, nous pouvons effectivement rendre hommage à Albert Ouzoulias.
En ce qui concerne la pratique, il faut savoir que c'est le Cabinet du Maire qui se prononce sur l'opportunité de l'hommage et qui saisit la Direction des Affaires culturelles pour instruction d'un dossier.
Hé oui, bien sûr, il faut d'abord que le dossier soit fait, avec l'autorisation... Il y a une procédure qu'il faut suivre.
Donc nous ne pouvons pas prendre de décision aujourd'hui.
Il faut que les propriétaires soient d'accord pour l'apposition de la plaque, etc. Donc je vous renvoie à une procédure. Et il est évident que nous serons ensuite favorable si cela se fait.
Pardon ?
M. Jean VUILLERMOZ. - Vous êtes d'accord avec le v?u ?
Mme Odette CHRISTIENNE, adjointe. - Oui, bien sûr. Sur le fond, oui.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Donc avis favorable sur le v?u n° 45. Après évidemment la procédure administrative sera mise en place.
Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe communiste.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u est adoptée. (2004, V. 74).