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Septembre 2016
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Vœu déposé par le groupe les Républicains relatif à la tranquillité publique Portes de Saint-Ouen et Montmartre.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2016


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons des v?ux non rattachés. Le v?u référencé n° 55, présenté par Christian HONORÉ, est relatif à la tranquillité publique Portes de Saint-Ouen et Montmartre.

M. Christian HONORÉ. - Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, j?interviens avec Pierre-Yves BOURNAZEL et je souhaite évoquer le bus sur le quartier de la porte Montmartre et de la porte de Saint-Ouen pour vous dire que la situation devient impossible pour les habitants et qu?il faut absolument que vous preniez des mesures pour rétablir l?ordre et la sécurité dans le quartier. Nous vous appelons à prendre des mesures pour que les riverains se réapproprient le domaine public en s'appuyant sur les projets élaborés par les habitants, à accompagner les vendeurs à la sauvette, et en particulier les Roms, dans un processus de réinsertion économique et sociale et, enfin, à mener une action avec les services sociaux pour accompagner ceux qui sont les plus vulnérables et qui vivent dans des conditions indignes. Je vous invite à vous rendre dans ce quartier porte de Montmartre et porte de Saint-Ouen pour voir dans quelles conditions vivent les habitants qui sont issus des classes populaires, avec des revenus très faibles et qui, en plus, subissent les nuisances fortes des vendeurs à la sauvette et des Roms qui leur font une vie intenable. Les rues sont sales. Les habitants ont peur, parce que lorsqu'ils font des remarques, ils se font agresser verbalement et surtout menacer physiquement. Ils n'en peuvent plus. Il y a des personnes qui me disent que les mères de famille n'osent plus sortir parce qu'elles ont peur. Cela devient inacceptable. Par conséquent, Madame la Maire, Monsieur le Préfet, je vous demande, avec Pierre-Yves BOURNAZEL et Jérôme DUBUS, de prendre les mesures nécessaires pour que, dans ce quartier, les habitants, les locataires des logements sociaux puissent vivre dans des conditions acceptables et en sécurité. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Pour vous répondre, la parole est à Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire. Monsieur HONORÉ, j'ai un problème de principe avec votre v?u, que je vous avais d'ailleurs déjà exposé au mois de mai dernier où vous aviez déposé le même. Je vous avoue que ma mémoire me fait défaut. Je ne sais plus si y étaient associés des élus du 17e arrondissement ou pas, mais c?est en tout cas le même v?u qui revient. J?ai un problème de principe parce que la façon dont votre v?u est présenté - et la façon dont vous le présentez oralement vient le confirmer - laisse à penser, laisse à croire, peut-être par oubli, mais peut-être pas, que rien n'est fait par aucun des intervenants sur la question de la porte de Saint-Ouen et de la porte Montmartre. Or, vous le savez parce que c'est un sujet que nous évoquons régulièrement ici, comme c?est un sujet qui est évoqué quasiment tous les jours dans le 18e arrondissement et évidemment par Eric LEJOINDRE lui-même. Je peux vous rappeler l'ensemble des choses qui sont faites. Je vais le faire ici. Je pense qu'il n'est pas honnête de laisser croire que personne n'est mobilisé sur ce sujet. La Préfecture de police l?est et il y a une intensification des opérations de répression de la part de la police dès 4 heures du matin quand les installations de sauvette s'installent. Vous le savez, il y a des opérations de saisie des ventes à la sauvette qui sont organisées tous les vendredis, tous les lundis à partir de 14 heures 30, depuis la fin du mois de juillet 2015. La Ville met une benne à disposition. Une équipe de huit agents de la circonscription fonctionnelle a saisi entre une tonne et cinq tonnes de marchandises. Vous voyez bien que nous ne restons pas les mains dans les poches, comme on dit. De son côté, la R.A.T.P. s?est engagée à intensifier la présence des agents du G.P.S.R. Et puis, parce qu?en effet nous pensons que tout ceci doit se faire avec les habitants et les associations, c'est un quartier dans lequel il y a eu - nous l'avons inauguré ensemble - un nouveau centre social, des associations qui sont présentes. On travaille avec les collectifs d?habitants. Je pense par exemple au collectif de la rue du Lieutenant-Colonel Dax. Bref. Tout ceci ne porte pas encore ses fruits à 100 % et nous en sommes bien conscients. Nous y travaillons et le directeur de cabinet du Préfet de police réunit l'ensemble des acteurs concernés tous les 15 jours. La dernière réunion s'est tenue la semaine dernière. Nous y travaillons sans relâche parce que nous avons deux convictions. D?abord, à la porte Montmartre et à la porte Saint-Ouen, comme nous l?avons fait dans le 20e arrondissement, oui, nous pouvons rendre l?espace public aux habitants et arriver à bout de ce phénomène. Par contre, il faut un engagement massif et dans la durée. C'est ce à quoi le Préfet de police s'est engagé. C'est ce que nous allons continuer à faire. Mais je ne peux pas vous laisser imaginer et laisser croire qu'il n'y a pas d'action publique. C'est la raison pour laquelle j?appellerai à repousser votre v?u.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame BROSSEL. La parole est à M. le représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire. Simplement pour compléter et confirmer ce qu'a dit Mme BROSSEL parce que l?on ne peut pas laisser entendre que rien ne se fait ou que l'on est tous l?arme au pied. Simplement pour l'information de tous les élus ici présents, dire que pour l'année 2016, sur les ventes à la sauvette, sous l'autorité du procureur de la République, ce sont 3.200 procès-verbaux qui ont été pris à l'encontre des vendeurs à la sauvette, avec 137 tonnes de marchandises saisies. Ce sont, en matière de stationnements qui ont un lien direct avec la vente à la sauvette, 6.600 contraventions. Bien évidemment, on a conscience qu?il y a encore beaucoup à faire. Je tenais ici à saluer l'excellente coproduction en la matière, pour reprendre les propos de tout à l'heure de M. JULIEN, pour se réapproprier cet espace pour donner une qualité de vie normale aux gens qui y habitent.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup. Le maire du 18e arrondissement, Eric LEJOINDRE, a demandé la parole.

M. Eric LEJOINDRE, maire du 18e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire. Quelques mots seulement. Je ne reprendrai pas ce débat sur la porte de Saint-Ouen et la porte Montmartre que l?on a eu souvent dans le 18e arrondissement, mais je me réjouis de voir qu?un certain nombre de nos collègues du 17e arrondissement commencent à s'y intéresser. Je m'en réjouis parce qu?il y a des sujets que nous aurons sans doute à traiter ensemble et pas à essayer de repousser d'un territoire à l'autre. Je voulais aussi, même si j?ai absolument conscience de l?ampleur du travail qu?il reste à faire, saluer la mobilisation des forces de la police nationale, et notamment de la Garde républicaine, qui arrivent, depuis cette semaine, encore plus tôt le matin pour travailler mieux à empêcher les installations de vendeurs à la sauvette. Je pense que ce travail, même s'il est trop long à donner ses résultats, va donner des résultats. Je voulais faire remarquer : c'est le hasard de la feuille de l'organisation du Conseil de Paris que nous allons justement voter dans quelques instants - la rénovation du jardin René-Binet - qui va entraîner le déport de ce jardin sur le mail, qui est aussi une façon pour nous de travailler sur cette problématique. Nous avons engagé avec les équipes de la maire de Paris un lourd travail de réaménagement de l?espace public. Je pense que cela va donner des résultats très importants. Il faut un peu de temps pour cela, mais, à la différence des élus de l'UMP, les habitants, eux le savent. Ils savent à quel point nous sommes engagés et ils savent que nous y travaillons au quotidien. Je crois qu'ils nous en sont un peu gré.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Je vous remercie.