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Septembre 2016
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Vœu déposé par le groupe Socialiste et Apparentés relatif à la lutte contre les punaises de lit.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2016


 

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Nous passons maintenant à l?examen des v?ux non rattachés. Le v?u n° 86 est relatif à un fléau terrible : les punaises de lit. C?est Anne-Christine LANG qui prend la parole.

Mme Anne-Christine LANG. - Merci, Madame la Maire. Oui, c?est un sujet qui pourrait prêter à sourire, s?il ne gâchait pas la vie de centaines, voire de milliers de personnes à Paris, dont un certain nombre de locataires dans les logements sociaux du 13e arrondissement, qui nous ont saisis parce qu?ils sont effectivement envahis de punaises de lit, qui est un nuisible dont il est extrêmement difficile de se débarrasser. L?un des moyens les plus efficaces pour se débarrasser des punaises de lit, c?est la congélation. On peut donc mettre ses vêtements au congélateur qui est la seule façon de se débarrasser efficacement de ces nuisibles, sauf qu?évidemment, cela ne vaut pas pour le mobilier. Etant donné que les punaises de lit sont dans le mobilier, il faut acquérir, comme l'ont fait un certain nombre de capitales européennes, des caissons de congélation dans lesquels on peut mettre l'intégralité de son mobilier et de sa literie de façon à se débarrasser définitivement de ces nuisibles. Le v?u suggère que les bailleurs sociaux de la Ville puissent d'abord prendre à bras-le-corps ce sujet, qui était véritablement un sujet de salubrité, d'hygiène et de santé publique, et puissent réfléchir à l'acquisition de ces caissons de congélation de façon que les locataires des logements sociaux qui, évidemment, très souvent, n'en ont pas les moyens, n'aient pas à changer l'intégralité de leur literie, comme c'est le cas actuellement. Je vous remercie.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci, Anne-Christine LANG. La parole est à Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT, adjoint. - Vous avez tout à fait raison, Anne-Christine LANG, d'attirer notre attention sur ce sujet qui est un réel sujet de préoccupation qui n'a rien d'amusant ou rien de folklorique, mais qui, de fait, pourrit la vie de nombreux habitants parisiens et notamment d'habitants qui vivent aujourd'hui en logement social. A Paris, nous sommes de plus en plus touchés par ce phénomène des punaises. Ainsi, depuis cinq ans, le nombre d'interventions du S.M.A.S.H. a triplé et, dans le cas particulier du parc social, ce parasite occasionne des dépenses conséquentes pour les bailleurs. C?est un sujet que nous avons d'ailleurs déjà traité dans le cadre du comité inter-bailleurs. Nous avons la volonté d'avancer sur ce sujet parce qu?il est vrai que nous ne traitons pas toujours ce sujet de la manière dont il faudrait qu'il le soit. C'est la raison pour laquelle je suis tout à fait favorable au v?u que vous présentez et je vous invite, par conséquent, à le voter. Les suggestions que vous faites, notamment la suggestion de camions frigorifiques qui permettent d'anéantir les punaises, sont évidemment quelque chose qui mérite d'être étudié de près et qui existe déjà dans de nombreux pays, notamment au Canada.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Bien. Je suis saisie d'une explication de vote du groupe les Républicains. La parole est à Christian HONORÉ.

M. Christian HONORÉ. - Madame la Maire, vous avez perdu deux ans. En juin 2014, avec Pierre-Yves BOURNAZEL, nous avions présenté un v?u contre la prolifération des punaises dans les logements sociaux et nous demandions aux bailleurs sociaux de prendre en charge la désinsectisation des immeubles parce que le coût est trop élevé pour les personnes aux revenus trop faibles. Vous l'avez rejeté. Vous avez donc perdu deux ans. Nous allons voter votre v?u, mais je vous fais remarquer que vous auriez pu vous apercevoir plus tôt qu'il y avait des problèmes. D'autre part, je voudrais revenir sur ce qu'a dit M. BROSSAT tout à l'heure en disant que nous votions systématiquement les préemptions. Ce n'est pas vrai parce que ce n'est pas notre philosophie. Je voulais rétablir les faits. Je vous remercie, Madame la Maire.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Monsieur BROSSAT, une information complémentaire ?

M. Ian BROSSAT, adjoint. - Deux mots rapides, d?abord. Je ne peux pas laisser dire que nous n'avons rien fait depuis deux ans puisque, je vous l?ai dit, les interventions du S.M.A.S.H. ont été multipliées par trois depuis deux ans. C?est dire que la Ville agit pour lutter contre ce phénomène. Il y a maintenant une suggestion qui a été faite par les élus socialistes du 13e arrondissement et que je retiens, qui est cette question du camion frigorifique que vous, en revanche, vous n'aviez jamais suggérée. Un mot sur les préemptions puisque vous me dites que ce que j'ai dit n'est pas vrai. Je vais vous citer deux faits. Vous avez voté pour dans le 18e arrondissement la préemption du 1, rue Stephenson. Vous avez voté pour la préemption du 61, rue Doudeauville. En l'occurrence, deux immeubles qui sont situés dans l'Est du 18e arrondissement. Vous êtes pour le logement social dans les quartiers populaires. Vous êtes contre le logement social dans les quartiers qui ne le sont pas. Ce sont des faits. C'est une réalité. Ce sont des votes que je vous invite à consulter.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Ce n'est pas parce que vous vous exprimez si fort que vous avez davantage raison. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 86 avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s'abstient ? Le v?u est adopté à l'unanimité. (2016, V. 285). Je vous en remercie.