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Septembre 2016
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Conseil Municipal
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2016 DSTI 6 G - Mise en œuvre, hébergement, maintenance et évolutions de la solution Open ENT NG à destination des établissements scolaires parisiens - Modalités - Autorisation - Signature.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2016


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous démarrons cet après-midi avec la communication sur la rentrée scolaire 2016. Il s'agit du projet de délibération DASCO 148 auquel il convient d'adjoindre 47 dossiers à ce débat. La conférence d'organisation a convenu d'un débat organisé sur ce thème. Bien sûr, ce temps inclura dans les temps de parole définis la présentation des v?ux. Avant de donner la parole aux premiers orateurs et oratrices, je vais introduire le sujet. Mes chers collègues, c'est encore avec un temps de recul que nous examinons cette année les conditions dans lesquelles les écoliers, les collégiens parisiens ont repris le chemin de l'école. Si chaque rentrée est l'occasion pour Paris de réaffirmer son attachement à l'école républicaine, cette conviction doit être aujourd'hui portée avec une force particulière. Face aux événements tragiques qui ont frappé notre pays, le rôle de l'école est plus que jamais essentiel. A côté de sa mission d'apprentissage, l'école a vocation à former les citoyens de demain. L'éducation est donc une priorité qui commande un engagement concret mobilisant 850 millions d'euros par an en dépenses de fonctionnement, de travaux et de personnels. Nos objectifs restent la réussite éducative et l'épanouissement de tous les enfants, ainsi que le partage concret des valeurs de la République. Pour les atteindre, nous avons tout d'abord adopté cette année un nouveau projet éducatif territorial pour Paris, le PEDT, mais je préfère qu'on le décline parce qu'à force de parler par sigle, plus personne ne nous comprend. C?est le projet éducatif territorial pour Paris. Il a été signé avec nos partenaires, que sont l'Education nationale, la Préfecture et la Caisse des allocations familiales. Il a mobilisé, plus largement aussi, les acteurs du territoire, les associations, les parents d'élèves et les enfants eux-mêmes. Ce nouveau cadre de référence privilégie donc la coopération : entre les signataires, pour l'ensemble des acteurs qui pourront facilement se l'approprier, mais aussi par un système de gouvernance construit, intégrant pleinement l'échelon local. Avec ce nouveau projet, fédérateur et ambitieux, nous renforçons encore une manière de faire innovante, souple et démocratique. Les acteurs impliqués pourront ainsi trouver une méthode pour déployer leurs actions, en les ciblant sur les besoins éducatifs des territoires et en les adaptant aux besoins spécifiques des enfants. La complémentarité est également au c?ur de ce nouveau projet éducatif territorial : complémentarité des différents temps de l'enfant, complémentarité des projets conduits, complémentarité entre le scolaire, le périscolaire et l'extrascolaire. Cette complémentarité doit être mise au service d'un parcours éducatif cohérent et de qualité pour chaque jeune, avec une attention particulière portée aux enfants qui ont des besoins éducatifs spécifiques. Je pense notamment aux enfants en situation de handicap. Nous voulons, enfin, associer encore davantage l'ensemble des acteurs et notamment les familles. Pour ces différents buts, nous disposons déjà de nombreuses ressources, que nous développerons et complèterons. Nous devons non seulement offrir une meilleure reconnaissance aux professionnels, mais également renforcer leurs qualifications et leur formation. Cette année, notre collectivité fait aussi le choix de faire participer activement les jeunes Parisiens à la vie de leur ville. C'est dans ce cadre que près de 75.000 enfants et adolescents disposent aujourd'hui de la carte citoyenne-citoyen de Paris. L'éducation à la citoyenneté doit d'abord s'incarner dans des projets qui permettent aux enfants de s'exprimer sur les sujets qui les concernent. C'est en particulier le sens de la mise en ?uvre du budget participatif des écoles et des collèges doté de 10 millions d'euros. 300 écoles élémentaires et 19 collèges ont participé à cette expérience démocratique unique, soit plus de 66.000 jeunes Parisiens qui ont déjà participé au budget participatif de 2016. Les résultats des votes par école seront communiqués le 5 octobre prochain et, bien entendu, tous les projets choisis seront réalisés. Les enfants et les adolescents doivent aussi prendre une part active aux grands rendez-vous parisiens. Après avoir été associés à l'Euro 2016, ils seront, cette année, au c?ur de notre candidature aux Jeux Olympiques et paralympiques. Le programme d'accompagnement permettra de développer l'accès à la pratique sportive, de faire découvrir l'histoire des Jeux, de transmettre l'esprit et les valeurs de l'olympisme. Un grand nombre d'initiatives y contribueront, qu'il s'agisse de l'organisation de tournois ou de l'utilisation de matériel pédagogique. Enfin, parce que les jeunes sportifs doivent pouvoir mener de front une pratique intense liée à leur discipline et une scolarité réussie, je nous félicite que l'Académie de Paris mette en place un plan pour développer l'aménagement du temps scolaire pour les sportifs. Mis en place progressivement à partir de cette rentrée, il sera étendu à l'ensemble de l'académie à la rentrée 2017. D'ailleurs, j'espère qu'au-delà de Paris, beaucoup de jeunes petits Français auront accès à ce type de dispositif. Je peux vous dire que cette mesure est particulièrement bienvenue et regardée avec bienveillance, notamment au sein du monde olympique. La troisième grande priorité de cette année est la prévention du décrochage scolaire. Nous devons agir à tous les niveaux. Paris développe, tout d'abord, des dispositifs spécifiques, avec une attention accrue portée sur les quartiers "politique de la ville" et d'éducation prioritaire. Ainsi, le dispositif "Action collégiens", les clubs ludothèques ou encore l'offre de séjours spécialisés, sont des actions concrètes destinées aux quartiers "politique de la ville" et qui voient notre engagement budgétaire particulièrement marqué. Je tiens à le dire ici parce que, souvent, on n'en parle pas et certains, parce que l'on n'en parle pas, pensent que cela n'existe pas. Mais, pourtant, c'est bien un choix politique délibéré de notre Assemblée et de notre Exécutif que de renforcer les quartiers prioritaires, notamment à partir de l'éducation. Nous renforçons également notre partenariat avec l'Education nationale et avec l'Etat dans le cadre de ce nouveau plan, mais également au sein du groupement d'intérêt public pour la réussite éducative, en proposant notamment des parcours individualisés aux élèves en difficulté, dont près de 1.400 enfants bénéficient déjà chaque année. Nous continuons, bien sûr, également, à soutenir les associations investies dans ce domaine et à développer l'aide à la parentalité, le lien avec les familles étant fondamental pour accompagner l'enfant dans un parcours de réussite. Le dispositif "Paris collèges familles" sera ainsi étendu à quatre nouveaux collèges cette année. Enfin, l'orientation et la découverte du monde professionnel jouent un rôle essentiel dans la prévention du décrochage. Qu'il s'agisse des stages proposés par la Ville et ses partenaires, de l'ouverture d'une nouvelle plateforme numérique ou encore d'"Option start-up", nous agissons pour ouvrir les jeunes au monde du travail, de l'entreprise et de l'innovation. L'année dernière, 3.000 jeunes collégiens avaient bénéficié de cette option start-up dans toutes les "start-up" de notre écosystème, si performant. Pour atteindre ces ambitions, nous devons garantir les moyens matériels et humains nécessaires. Nous avons ainsi continué cette année de mobiliser les moyens financiers afin de développer, d'entretenir et d'embellir notre patrimoine scolaire en y associant toujours davantage les élèves. Une nouvelle école maternelle a ouvert ses portes dans le 18e arrondissement pour répondre aux besoins scolaires du secteur des Poissonniers. La sécurité de nos écoles est plus que jamais une priorité aussi et, après les terribles attentats qui ont frappé Paris, notre Ville a consacré près de 40 millions d'euros aux travaux de sécurisation menant 1.200 chantiers, réalisant plus de 550 opérations de sécurisation, engageant des diagnostics de sécurité quand cela s'avère utile. Nous poursuivons cet effort et nous le poursuivrons autant que nécessaire. En parallèle, la préparation et la formation des personnels sont indispensables. Là aussi, la mobilisation et la coordination avec l'Education nationale sont maximales pour que l'école reste un lieu d'apprentissage et de vie serein et préservé. La mise en ?uvre concrète d'une telle politique éducative repose également sur un investissement humain considérable. Je tiens d'ailleurs, à ce titre, à saluer l'engagement précieux des personnels municipaux qui, chaque jour, effectuent un travail remarquable. C'est ainsi que les recrutements se poursuivent pour cette rentrée scolaire, avec 300 nouveaux adjoints d'animation et d'action sportive titulaires, ainsi que 200 agents contractuels. Pour assurer aux écoliers un suivi médico-social de qualité, une cinquantaine de médecins de santé scolaire sont mobilisés, soit un médecin pour 2.200 élèves en moyenne. Vous le savez, l'inscription aux centres de loisirs est devenue obligatoire. Elle se poursuivra à cette rentrée scolaire pour les mercredis après-midi. Un bilan de la réforme sera fait au printemps prochain, comme notre Assemblée l'a prévu, à partir duquel d'éventuels ajustements seront mis en ?uvre. Je rappelle que cette réforme doit permettre de proposer des activités encore mieux adaptées à l'âge des enfants et de construire davantage de projets sur la durée. Je rappelle aussi que nous souhaitons que les parents inscrivent leurs enfants parce que cela permet de mieux gérer les ressources humaines et matérielles, mais qu'il faudra du discernement dans la mise en place de cette démarche d'inscription pour qu'il n'y ait pas un couperet qui tombe et que des parents qui n'auraient pas vu passer l'information soient mis en difficulté. Outre la gestion du patrimoine scolaire, la Ville doit donner aux établissements scolaires les moyens de fonctionner. Aux côtés des dotations, la Ville a initié un véritable dialogue de gestion avec les équipes des 115 collèges parisiens, qui est amené à se poursuivre et à s'étendre, dans un esprit de coopération et d'équité. Enfin, nous continuerons à ?uvrer pour améliorer l'organisation de notre restauration scolaire. Nous voulons porter la part des produits issus de l'agriculture biologique dans les repas à 50 % minimum pour tous les enfants d'ici à 2020, développer une politique d'achat plus efficace et améliorer les conditions de travail des agents qui y travaillent avec dévouement et qui doivent être soumis à des règles similaires. Il ne peut pas y avoir, et sur la question du soutien aux achats pour le bio et sur la question de la gestion des personnels, des difficultés liées à des pratiques qui, parfois, posent problème. D'ailleurs, j'ai demandé à l'Inspection générale de la Ville de conduire une mission dans chacune des caisses des écoles des 20 arrondissements. Mes chers collègues, avec un nouveau projet éducatif territorial, une association toujours plus étroite des enfants aux projets portés par Paris, l'année qui s'ouvre se veut à la fois innovante et respectueuse des valeurs fondatrices de l'école et de la République. Toutefois, ces différents chantiers ne seraient rien sans la mobilisation de l'ensemble des acteurs. Je veux saluer Alexandra CORDEBARD, mon adjointe, qui porte, avec beaucoup d'énergie et de réussite, ce grand projet éducatif pour les petits Parisiens. Je veux saluer, bien sûr aussi, l'engagement et le professionnalisme des personnels de la DASCO, des directeurs d'école, des principaux de collège, des enseignants, des personnels administratifs et techniques de l'Education nationale et aussi des personnels des caisses des écoles dont j'ai parlé il y a un instant. Je me réjouis que cette année encore les conditions d'une rentrée réussie soient réunies pour les 200.000 petits Parisiens et personnels concernés. En renforçant toujours plus la coopération entre les différents acteurs, Paris s'engage à rester mobilisée pour que l'école s'impose à tous comme le lieu de la réussite, de l'égalité et du vivre-ensemble républicain. Je vous remercie. Je vais à présent donner la parole à la première oratrice, Mme Béatrice LECOUTURIER, pour le groupe UDI-MODEM.

Mme Béatrice LECOUTURIER. - Merci, Madame la Maire.

Madame la Maire, mes chers collègues, nous sommes tous d'accord sur votre constat, Madame la Maire : l'éducation est effectivement une priorité.

Elle est en réalité une priorité pour tous, pour la Ville de Paris, pour le Gouvernement, pour les Régions, et avant tout pour les parents. Les moyens financiers mis en ?uvre pour y arriver sont à la hauteur de cette ambition : premier budget de l'Etat avec 65 milliards d'euros, 400 millions d'euros pour la Région Ile-de-France et 850 millions d'euros pour la Ville de Paris. Et pourtant, le classement de la France ne fait que dégringoler d'année en année dans le classement Pisa, plaçant notre pays au vingt-cinquième rang des pays de l'O.C.D.E. Nous voyons bien, au travers de ces chiffres, que les moyens financiers ne sont pas la réponse unique au malaise de notre école. La vraie question est de savoir ce que nous mettons derrière ce terme de réussite scolaire et des choix politiques qui l'accompagnent. Alors, à Paris, même si cette rentrée 2016 a une saveur particulière dans un climat de haute surveillance, les choses se sont bien passées pour les 200.000 jeunes Parisiens qui ont rejoint leur école ou leur collège, et c'est tant mieux. Un bémol tout de même concernant la fermeture nette de 47 classes alors que le solde s'élevait l'année dernière à 35 classes. En effet, si la baisse des effectifs est un constat indéniable qui soulève d'ailleurs la question de l'attractivité des familles à Paris, notre groupe regrette et s'inquiète que certaines de ces fermetures interviennent dans le cadre des quartiers "politique de la ville" qui concentrent les difficultés sociales et scolaires. Le seul critère démographique apparaît totalement inadapté à ces territoires qui méritent, plus que les autres, attention et qualité. En revanche, cette rentrée s'est moins bien passée pour les professeurs qui se sont mis en grève dès le 8 septembre contre la réforme des collèges, une réforme mise en ?uvre malgré l'hostilité des enseignants, des professionnels de l'éducation et de nombreux intellectuels sur le contenu de ces nouveaux programmes. Concernant votre communication, Madame la Maire, nous sommes au groupe UDI-MODEM perplexes. Certains points que je vais développer nous semblent intéressants et aller dans le bon sens pour nos petits Parisiens, mais en revanche, la politique éducative de la Ville que vous nous présentez nous semble manquer de vision et d'ambition face aux défis de demain. Le nouveau projet éducatif territorial que vous engagez pour la période 2016-2019 présente des axes positifs comme le développement des études encadrées, des temps plus nombreux de rencontre entre les différents acteurs de l'école. Le développement des activités sportives et artistiques est également une idée très intéressante. Et si nous saluons la volonté affichée de la Mairie de Paris et du Rectorat de développer l'ouverture des classes des toutes petites sections de maternelle, en ouvrant 4 nouvelles classes cette année, il nous semble cependant que 14 classes sur le territoire parisien sont largement insuffisantes pour une ville comme Paris. En effet, les inégalités scolaires démarrent dès le plus jeune âge et les inégalités de langage participent en premier lieu à ces inégalités scolaires. L'ouverture de section de maternelle dès 2 ans, notamment dans les quartiers "politique de la ville", sera en partie une réponse à la lutte contre les inégalités. Se pose néanmoins, encore une fois, la question de l'application rigide et sans appel que vous faites des rythmes scolaires à des tout-petits enfants et je rappelle que notre groupe a dénoncé, au moment de la M.I.E., l'application des rythmes scolaires aux enfants de maternelle qui, nous l'avons constaté sur le terrain, n'apporte aucune valeur ajoutée à des enfants encore perdus dans les limbes de leur sieste et ayant un temps de concentration très limité. En ce qui concerne le handicap, seulement 600 enfants porteurs de handicap sont accueillis à Paris sur les temps péri et extrascolaires, au sein des écoles et des collèges parisiens, à en juger par votre communication. Or, ce chiffre est en contradiction avec ceux de la M.I.E. qui spécifiaient que ce sont 1.800 enfants en situation de handicap qui étaient inscrits à la pause méridienne, 1.500 aux ateliers périscolaires et 700 le mercredi après-midi. Quelle est donc la réalité du terrain, Madame ? Comment déployer une politique inclusive si l'on ignore à quels publics elle s'adresse ? Il nous faut repenser le handicap dans sa globalité et reconsidérer tous les obstacles qui entravent la vie d'un jeune handicapé pour se rendre à l'école ou au collège, à commencer par l'accessibilité au transport où il ne peut avoir aucune autonomie tant les structures sont défaillantes pour accueillir le handicap à Paris. Si l'enfant doit être mis au c?ur des politiques éducatives, je dois vous faire part de notre interrogation sur la place grandissante que vous laissez à l?élève dans votre communication. En effet, si effectivement les élèves peuvent être consultés dans le cadre d?un budget participatif sur leurs désirs et leurs attentes, il revient néanmoins au professeur de décider et d?expliquer aux élèves la décision de son choix. A force de faire de l?élève un élève roi, on enlève le savoir et la transmission au professeur ; et dès que le maître perd son savoir, il redevient un simple quidam. Ainsi, la dotation en tablettes tactiles paraît effectivement une idée très séduisante pour des élèves du primaire. Or, une étude Pisa de septembre 2015 a démontré que l?équipement numérique, s?il est nécessaire, n?est pas la solution miracle à l?échec scolaire. Mieux encore, cette étude explique que les résultats scolaires sont les meilleurs dans les pays qui font un usage modéré de l?informatique en classe. Nous ne le répéterons jamais assez, Madame, c?est sur l?apprentissage des fondamentaux, lire, écrire, compter, qu?il faut davantage insister pour réduire l?échec scolaire et les inégalités qui l?accompagnent. Lorsque ce socle est solide, alors le numérique prend toute sa force dans la recherche et la compréhension d?informations. Sinon, il reste un outil stérile, réduit à la simple fonctionnalité de la collecte d?informations. Je disais en introduction que cette communication manquait d?ambition et de vision, Madame, par rapport aux défis de demain et aux grands projets d?actualité de notre pays. Alors que la France est la triste championne des inégalités scolaires, rien ne figure à ce sujet dans la présentation de votre politique éducative pour Paris, capitale de la France qui devrait être moteur sur la question. Même si le constat de la reproduction des inégalités scolaires sur le banc des écoles publiques est incontestable, laissant en panne l?ascenseur social de nos écoles républicaines pourtant restées longtemps la fierté de notre pays, il s?agit de laisser la liberté et l?initiative aux enseignants dans leur capacité à transmettre le savoir. Ce n?est pas un logiciel informatique qui pourra remplacer une patte humaine qui traitera avec intelligence la meilleure répartition sociale des enfants. L?enseignement privé ne doit pas être non plus le bouc émissaire de ce débat. Il fait effectivement partie de la richesse et de la diversité de notre système éducatif, accueillant d?ailleurs de plus en plus d?enfants issus de familles de milieu défavorisé, familles qui souhaitent le meilleur pour leurs enfants. Enfin, face au climat de haute tension dans lequel notre pays est plongé, nous nous inquiétons de l?absence totale de politique de prévention de radicalisation dans les collèges à Paris. En effet, la triste actualité nous prouve que ce sont des jeunes, de plus en plus jeunes, qui décident de perpétrer des actes terroristes, en témoignent les arrestations des trois adolescents de 15 ans à Paris et en Région parisienne. Nous en avons pris, à la Région, toute la mesure en proposant à tous les lycéens des interventions de grands témoins qui ont souffert directement dans leurs chairs du terrorisme. Je pense notamment à Latifa IBN ZIATEN et Samuel SANDLER dont les enfants ont été victimes de Mohammed MERAH à Toulouse en 2012. Il serait utile que la Ville de Paris réfléchisse à mettre en place ce type d?interventions auprès de nos collégiens pour les sensibiliser le plus tôt possible aux dangers du radicalisme dans le cadre d?une politique à la citoyenneté. La sécurité est un pan également - je trouve - laissé de côté dans votre communication alors qu?elle est une priorité majeure des parents d?élèves dans ce contexte post-attentats. Les écoles restent une cible pour les terroristes et notre collectivité doit tout mettre en ?uvre pour assurer une protection maximale de ces établissements scolaires. Les systèmes de vidéo-surveillance à l?entrée des crèches, des écoles, des collèges et des lycées restent bien sûr le premier rempart de sûreté. Il faut que chaque établissement en soit équipé. De plus, chaque acteur du monde éducatif doit se sentir concerné et connaître son rôle exactement en cas d?attaques terroristes ; et le v?u que nous déposons sur les points écoles va dans ce sens. Vous rappelez la mise à jour des P.P.M.S. dans les écoles mais, là encore, les choses ne paraissent pas si simples dans la pratique. Les directeurs d?école sont confrontés à des questions auxquelles ils ne sont pas encore en mesure de répondre. Tout simplement, par exemple : qui doit contacter les parents en cas de confinement des élèves, de quelle manière et avec quels mots sans affoler les parents ? C?est dans les détails que se cache le diable et il convient, en concertation avec le Rectorat, de donner une feuille de route très précise aux directeurs en cas de P.P.M.S. Je ne reviendrai pas sur la réforme de la restauration scolaire que vous évoquez en fin de communication ni de la manière autoritaire dont vous avez fait preuve dans ce dernier Conseil.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il vous reste 20 secondes.

Mme Béatrice LECOUTURIER. - Oui, Madame, ce sera fait. En guise de conclusion, notre groupe UDI-MODEM souhaite que la Ville de Paris prenne toute la mesure des nouveaux enjeux de la politique éducative qui ne figurent que trop faiblement dans votre communication. Et c?est tenu. Merci, Madame.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. La parole est à M. Eric LEJOINDRE, pour le groupe Socialiste et Apparentés, maire du 18e arrondissement.

M. Eric LEJOINDRE, maire du 18e arrondissement. - Merci, Madame la Maire. Cette communication est, cette année encore, l?occasion de démontrer l?engagement très important de notre collectivité en faveur de nos écoles, donc de tous les Parisiens. Cet engagement, aussi bien sur le plan bâtimentaire qu?éducatif, nous permet de prendre toute notre place dans la réussite de tous les petits Parisiens, quel que soit leur milieu d?origine. Voilà qui contraste - et c?est salutaire - avec des choix que nous pouvons observer chez certains de nos voisins les plus proches qui en sont même, pour certains, à interdire d?accès à l?école à un certain nombre d?enfants pourtant présents sur leur territoire. Comme vous l?avez indiqué, Madame la Maire, cette rentrée 2016 s?est bien passée à Paris. Je veux saluer le travail constructif qui s?est établi entre votre équipe, le Rectorat et les mairies d?arrondissement. Ce dialogue parfois vif - et je pense que c?est normal - a permis que soient prises en compte les spécificités de chacune de nos écoles dans l?attribution des moyens de l?Education nationale. A ce titre, je me réjouis de voir se multiplier dans les écoles, par exemple, du 18e arrondissement, la présence d?un maître de plus que de classes qui est un outil unanimement salué comme extrêmement bénéfique par l?ensemble de la communauté scolaire. Je crois aussi que le renforcement des brigades de remplacement est une bonne nouvelle. Il nous faudra avec le Rectorat analyser si ce renforcement est maintenant suffisant ou si un effort supplémentaire doit être attendu en la matière. Si cette rentrée a été réussie, c?est aussi grâce à la mobilisation des services de la Ville. Je pense bien sûr à la Direction des Affaires scolaires, mais aussi aux sections locales d?architecture qui, cette année encore, ont réalisé de nombreux travaux dans les écoles pour en améliorer le confort, bien sûr, mais vous l?avez dit aussi la sécurité. Sur ce point, j?ai pu constater que de très nombreux travaux et de très nombreux chantiers ont été réalisés, d?autres sont programmés. Au vu de certaines interventions notamment dans la presse, je ne crois pas totalement inutile d?apporter à notre Conseil un témoignage en la matière. Chacun le sait, en début d?année, le 18e arrondissement a été confronté à la mise en ?uvre, dans la vraie vie, dans la réalité, des P.P.M.S. dans deux écoles et une crèche situées rue de la Goutte-d?Or. J?ai donc pu, avec vous, constater la réactivité et le professionnalisme de tous les responsables de ces équipements dépendant de la Ville ou de l?Education nationale, mais aussi de la Caisse des écoles, qui ont mis en ?uvre avec un grand calme et beaucoup de professionnalisme les consignes données notamment par la Préfecture de police. Je veux aussi témoigner du grand calme qui a été celui des parents qui ont suivi, tous sans exception, les consignes des autorités. En la matière et forts de cette expérience, il est de notre responsabilité à nous tous, élus de Paris, de faire preuve de la plus grande mesure, du plus grand calme dans nos expressions publiques. Il y a là un sujet qui exige de mettre en sourdine le débat politique. Au-delà, le rôle de la Ville ne se limitant pas à la gestion des bâtiments, je tiens à évoquer la politique très utile de réussite éducative que nous menons. Le renforcement du G.I.P. "Réussite Éducative" qui accompagne 1.400 élèves à Paris est un outil précieux pour lutter contre le décrochage scolaire. Je veux aussi saluer le travail d?"Action Co" qui permet à des animateurs de travailler avec les élèves en difficulté et leurs familles.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - S?il vous plaît, pouvez-vous faire baisser un peu le bruit de ce qui peut parfois ressembler à une volière et pas à une Assemblée qui écoute des débats qui sont consacrés, en l?occurrence, aux petits Parisiens. Eric LEJOINDRE ?

M. Eric LEJOINDRE, maire du 18e arrondissement. - Merci, Madame la Maire. Je parlais donc d?"Action Co" qui permet à des animateurs de travailler avec les élèves en difficulté, mais aussi avec leurs familles dans les quartiers populaires. Je pense aussi à "Paris collèges familles" qui permet de mieux associer les familles à la vie scolaire de leurs enfants. Je n?oublie pas en la matière le soutien de Paris aux collèges des quartiers populaires pour financer des projets collectifs. Tous ces dispositifs contribuent aussi à l?attractivité de nos collèges dans les quartiers populaires. Ils sont donc un outil utile, indispensable même pour favoriser la mixité dans ces établissements, mixité qui est un élément essentiel pour la réussite de tous nos enfants. Nous aurons l?occasion, tout au long de l?année, d?en reparler. Enfin, vous avez évoqué, Madame la Maire, les budgets participatifs et je veux parler un peu du 18e arrondissement en la matière puisque nous avons pu bénéficier cette année de la réfection de plusieurs cours d?école décidée directement par les Parisiens dans le cadre de ces budgets participatifs ; preuve s?il en était besoin que l?ensemble des Parisiens se soucie de l?école et de la qualité de vie des enfants à l?école. C?est la démonstration que les Parisiens ont su se saisir de ce nouvel outil démocratique. Notre investissement en faveur de l?école et des écoliers à Paris est important, il est indispensable même. C?est donc, il me semble, une politique dont nous pouvons tous être fiers.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire. Je donne la parole à Mme Aurélie SOLANS, pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Aurélie SOLANS. - Merci beaucoup, Madame la Maire. Mes chers collègues, la rentrée 2016 à Paris a vu donc la signature d?un nouveau projet éducatif de territoire, document cadre des politiques et des partenariats autour de l?école dont nous avions besoin. Après quatre ans de mise en ?uvre de la réforme des rythmes scolaires, les évolutions, les changements rendaient nécessaire ce travail. Comme partout en France, cette rentrée est marquée par la sécurisation des écoles qui a été une préoccupation importante dans le contexte national actuel et après les événements tragiques que nous avons connus. Cela a représenté une mobilisation indispensable qui doit se poursuivre et que nous devons pouvoir évaluer, y compris sur le plan pédagogique. Côté scolaire, notre Ville a obtenu des ouvertures de classes et aussi des fermetures, encore trop nombreuses, même si parfois elles ne suscitent pas d?opposition au vu des baisses d?effectifs. Mais elles s?appliquent avec une logique encore bien trop comptable. Leur application au fil de l?eau, année scolaire après année scolaire, doit faire place à une réflexion concertée. Ces fermetures de classe vont de pair avec une baisse de la démocratie scolaire dans nos établissements publics. Ces effectifs en baisse, que disent-ils de la réalité démographique de nos quartiers ? Que masquent-ils ? Cela a fait l?actualité des journaux en cette rentrée parisienne. Les stratégies d?évitement des familles vont bon train. Les établissements privés concentrent une forte proportion d?enfants de milieux favorisés et dans certains de nos établissements publics parisiens jusqu?à 65 % d?enfants de milieux défavorisés. Et que dire de notre sectorisation qui structure de fait une forme de ségrégation spatiale avec des collèges publics, accueillant une majorité d?élèves plus favorisés quand d?autres collèges accueillent à l?inverse une majorité des moins favorisés socialement. Ce n?était pas l?intention du dispositif mais il y a là des inégalités que nous ne pouvons perpétuer. De façon évidente dans bien des quartiers, la mixité sociale réelle n?est plus représentée dans les classes. Nos quartiers populaires parisiens, si métissés, si riches de diversité, terreau d?un vivre ensemble ouvert à l?autre et au monde, en sont mis à mal dans leur identité. Je peux en témoigner en tant qu?élue du 19e arrondissement. Dans des quartiers si familiaux, l?école est lieu de rencontre, d?échange, de construction de lien social. Nous devons agir pour que cette réalité perdure. D?autant que nous le savons, la mixité sociale favorise la réussite scolaire de chacun. La refonte annoncée des procédures d?affectation dans les collèges est un élément de réponse qui doit être débattu et mis en ?uvre. Paris doit travailler avec l?Education nationale à une sectorisation multi-collège qui favorise la mixité sociale. C?est ce que les élus écologistes parisiens demandent aujourd?hui au sein d?un v?u de mobilisation autour de l?école publique parisienne sur deux axes forts. Il y a urgence à construire une école de la réussite de tous. Premier axe donc : l?école publique doit devenir plus attractive et plus mixte socialement. La sectorisation en est un élément et mon collègue Yves CONTASSOT y reviendra pour le groupe écologiste. Paris doit amplifier la mobilisation des moyens matériels et humains pour un accueil dans des conditions favorables au service de projets éducatifs bienveillants et de pédagogie sans cesse renouvelée. Deuxième axe : des instruments de pédagogie innovante doivent être développés. Le temps de classe, même s?il n?est pas de notre ressort direct, doit demeurer central dans nos préoccupations. Il faut impulser une transformation des pratiques et des dispositifs pédagogiques. C?est bien sûr avec des moyens : travail collectif, formation continue, renforcement des Rased, les réseaux d?aide spécialisés aux élèves en difficulté par exemple. Eh oui, ce dispositif, plus de maîtres que des classes, doit se développer en réseau d?éducation prioritaire. Il faut enfin se saisir des expériences pédagogiques qui ont montré leur intérêt et fait leur preuve. Des établissements publics innovants avec des équipes constituées sur projets devraient émerger à Paris. Des projets de classe, y compris pour répondre à des situations d?urgence, peuvent être impulsés, avec une aide de la Ville, dans un partenariat avec l?Education nationale. Enfin, l?accueil des parents et l?accompagnement de la parentalité demande une mobilisation dans une école qui, malgré des intentions officielles fortes, avance lentement sur ce point, alors que les recherches sur le sujet les désignent comme cruciaux. Sur un tel enjeu, notre collectivité porte la problématique avec des projets novateurs. Elargissons le champ de ces actions autour de la parentalité au champ scolaire. Au niveau municipal, nous devons mettre en ?uvre tout ce que nous pouvons pour soutenir la réussite des enfants, pour accompagner les équipes éducatives. Le nouveau P.E.D.T. enregistre des avancées et des ambitions renforcées. L?accueil périscolaire se professionnalise et cinquante préconisations de la mission d?information et d?évaluation, à laquelle Marie ATALLAH et moi-même avons participé au nom du groupe écologiste, ont enrichi une feuille de route. Rappelons que le temps du périscolaire correspond à un temps équivalent à la classe pour certains enfants. Les propositions en matière d?accès à la culture s?élargissent, s?enrichissent. Nos écoles, nos collèges portent des projets exemplaires, novateurs avec des partenariats, avec de grands établissements culturels parisiens, le Louvre, la Philharmonie, Radio France, ou encore avec des classes à horaires aménagés, des classes Freinet, des classes Montessori. Mais cela ne suffit pas à inverser la tendance. La ségrégation, il faut l?appeler ainsi, gagne du terrain dans nos écoles. Certains quartiers concentrent toujours trop d?échecs scolaires et de décrochages scolaires. Je veux donc, pour finir, revenir et insister sur nos propositions en matière d?innovations pédagogiques. Un des axes centraux de votre communication, Madame la Maire, porte sur la lutte contre le décrochage scolaire. Dans ce domaine, les pédagogies innovantes ont fait leur preuve. Ce combat est au centre des préoccupations de celles et ceux qui les portent. Avec le Rectorat, les parents, les enseignants, les acteurs éducatifs dans et hors les écoles, des chercheurs, sociologues, pédagogues, nous devons construire des démarches innovantes pour renouveler l?école. En cette rentrée, le groupe écologiste en formule le v?u. Nous resterons attentifs, mobilisés et disponibles pour cet enjeu majeur pour Paris. Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Aurélie SOLANS. La parole est à Mme Emmanuelle BECKER, pour le groupe Communiste et Front de Gauche.

Mme Emmanuelle BECKER. - Merci, Madame la Maire.

Chers collègues, cette année encore des milliers de petits Parisiens ont fait leur rentrée scolaire, et cette année encore la Ville de Paris s?engage pour améliorer le service public. Le programme donné dans votre communication le démontre bien : l?école avance grâce à l?implication de l?Exécutif et de toutes les sensibilités de la majorité, mais surtout grâce à des milliers de personnels de l?Education nationale comme de la Ville qui contribuent quotidiennement à former les citoyennes et les citoyens de demain. Beaucoup de choses vont arriver cette année, notamment les propositions issues de la Mission d?information et d?évaluation sur le périscolaire à Paris. Des propositions attendues et demandées par notre groupe, comme la mise en place progressive d?un référent par école ou encore la création d?une véritable filière d?animation avec la venue prochaine d?une école parisienne spécifique. Nous saluons cette décision qui viendra améliorer le travail et les conditions de travail des animateurs. Nous nous inscrivons pleinement dans les objectifs fixés pour le nouveau projet éducatif territorial qui a été signé au début du mois. Ce projet conclu entre la Ville, l?Education nationale et les différents services de l?Etat vise à plus de cohésion entre les temps de l?enfant, à plus d?adaptation aux conditions de vie des parents et plus d?égalité des droits entre les enfants. Nous soutiendrons bien sûr sa bonne marche avec une attention et un soutien sans faille. Nous voyons également d?un très bon ?il le renforcement de la lutte contre le décrochage scolaire et notamment le dispositif "Action Collégiens" qui nous tient particulièrement à c?ur. Nous pourrions d?ailleurs ajouter à ce dispositif celui de la mise en place de SOS Rentrée dans nos départements voisins comme le Val-de-Marne. Nous continuons de penser que ce numéro d?urgence, pour ceux qui n?ont pas de place pour poursuivre leur scolarité ou ceux pour qui le choix d?orientation n?a pas été respecté, serait un vrai plus pour les jeunes. Il permettrait de nous doter d?une palette assez large pour lutter contre le décrochage qui peut très vite devenir une spirale de déclassement social. Enfin, un point sur la restauration scolaire. Notre position au Conseil précédent était claire, nous devons avancer sans revoir intégralement notre copie. Cette réforme doit corriger les lacunes du modèle actuel sans pour autant supprimer tout ce qui se fait de bien. Il doit apporter de véritables garanties pour le statut des agents et une meilleure nourriture pour nos enfants, tout en laissant une vraie place à la démocratie locale. Je n?ai évoqué qu?une partie de ce que la Mairie compte mettre en place cette année mais notre message est clair : si tout n?est pas parfait, s?il reste encore énormément de choses à faire, force est de reconnaître que la Mairie met les moyens pour une école plus efficace pour lutter contre les inégalités sociales. La majorité de gauche, avec la force de l?ensemble de ses composantes, a placé dans les faits et dans les actes l?école comme une priorité, ce qui est malheureusement différent au niveau de l?Etat. Cette dernière rentrée du quinquennat HOLLANDE nous appelle à formuler, même synthétiquement, un bilan et une analyse de la politique gouvernementale en matière d?éducation. Commençons par le point positif : la gestion de l?éducation sous la présidence HOLLANDE est moins pire que celle des années SARKOZY. C?était en même temps difficile de faire le contraire. L?effort de rattrapage existe, notamment en termes de recrutement pour combler les plaies béantes des gouvernements précédents. On a pu noter l?annonce de beaux projets, comme le dispositif "Plus de maîtres que de classes", le développement des très petites sections, mais ces projets ont été profondément minés par des considérations financières et tronqués par l'austérité. Toutes les mesures qui avaient toutes pour objectif de répondre à des problématiques bien réelles se sont heurtées à la dureté et l?âpreté des exigences de la finance et de la pression par la dette. L'objectif du recrutement des 60.000 postes d'enseignants n'a pas été rempli. De même, la réforme du périscolaire, par exemple, n'a pas d'intérêt pédagogique dans sa forme actuelle et c'est le principal point de désaccord avec votre communication. Elle peut avoir un intérêt à Paris, parce que notre Ville avait encore les reins solides pour assumer un tel projet éducatif et je n'ai pas besoin de vous rappeler que même à Paris, cela ne s'est pas fait sans heurts. Mais comment porter l?intérêt éducatif d?une réforme nationale quand on en confie la gestion et la responsabilité aux collectivités qui disposent de ressources différentes ? Comment croire qu'elle n'a pas aggravé les inégalités scolaires ? La réforme du collège, qui fait encore débat, tient de la même logique. Malgré l?opposition des enseignements et des parents d'élèves, elle a imposé l'aggravation de la concurrence entre les établissements. Elle privilégie l'aménagement des difficultés plutôt que de les combattre, en pratiquant les politiques d'établissements et des formations qui peuvent différer d'un collège à un autre. Dans toutes les filières et dans tous les établissements, la réforme est contestée par les enseignants. Un moratoire devient indispensable si nous ne voulons pas nuire durablement au service public. La vérité, c?est que l'État ne veut plus accorder les moyens nécessaires pour faire des réformes d'ampleur. Elles se parent de bonnes intentions et se privent des ressources, ce qui donne des tentatives tronquées et des semblants de propositions qui créent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. Pire, elles sont maintenant accolées à des logiques propres au monde économique, inefficaces et absurdes pour ce service public. L'école, sous le quinquennat Hollande, a été marquée par le renoncement. Celle de l'aménagement des difficultés, des baisses de moyens, celle qui a renoncé à se doter des moyens pour réduire les inégalités. Plus que jamais, un plan d'urgence pour l'école est indispensable. La voir comme une marge d'économies dans les dépenses de l?État est une erreur fondamentale, il faut reconstruire une Education nationale qui porte haut l'exigence de savoirs communs de grande qualité, pour permettre aux futurs citoyennes et citoyens de notre pays de préparer l'avenir dans les meilleures conditions. Nous avons besoin d'un service public de l'orientation qui fonctionne, géré par l'État, car nous entendons qu'il assume ses responsabilités et pas qu'il nous les délègue. Nous voulons un état visionnaire, stratège, qui prépare l?avenir de notre pays, plutôt que de compter d'une année sur l'autre à l'aide d'une règle à calcul. Si nous voulons améliorer la sécurité des enfants, nous devons avoir le souci de le faire en permanence. Loin des ponctuelles démonstrations de force à l?entrée des écoles, c?est bien d'un renfort de personnel dans l?établissement, de médecins, d?infirmières, de surveillants, de conseillers d'éducation dont nous avons besoin. Retirer à la finance les moyens de préparer la société de demain, telle doit être notre boussole. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Emmanuelle BECKER. Je donne la parole à M. Jean-Bernard BROS, Président du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants.

M. Jean-Bernard BROS. - L?école joue un rôle fondamental dans l'équilibre des enfants et pour la transmission des savoirs et des repères nécessaires à leur vie future. La rentrée 2016 et son nouveau PEDT est celle de la consolidation des évolutions menées à Paris en faveur de la réussite et de l'épanouissement de tous les petits Parisiens. Ce nouveau PEDT s'inscrit dans une cohérence d'ensemble : instaurer une continuité entre les projets d?écoles, de collèges et de lycées. C'est également l'occasion de faire évoluer l'articulation de nos temps scolaires et périscolaires pour donner aux enfants de meilleures conditions d'apprentissage. Mais l?école, ce ne sont pas seulement les petits Parisiens, ce sont également leurs parents. La famille et l?école ont un rôle complémentaire et indissociable pour la réussite et l'épanouissement de nos enfants. Comme le disait Jules Ferry dans sa lettre aux instituteurs en 1883, la famille et la société vous demandent de les aider à bien élever leurs enfants. Et cette articulation famille-école n'est pas la plus facile. En effet, tandis que certains parents ont le sentiment de ne pas être suffisamment informés sur la vie de l'établissement, d'autres restent en retrait de l'école. C'est pourquoi nous devons impliquer tous les parents dans la scolarité des enfants, ce que la Ville fait, par exemple, dans le cadre de la politique de prévention du décrochage scolaire. Nous devons également ?uvrer pour une meilleure communication sur les activités menées sur le temps scolaire et périscolaire, sujet largement évoqué dans le cadre des travaux de notre précédente M.I.E. Notre école a une autre obligation, celle de former des citoyens, dans leur intégralité. Aussi, les valeurs républicaines, leur apprentissage et leur exercice ont plus que jamais une place essentielle à l'école. Le budget participatif des écoles est ainsi un moment démocratique fort. A l?école, comme au collège, nous devons veiller à ne pas abandonner un jeune avant qu?il ne possède un socle de compétences et savoir-être nécessaires à son insertion sociale, professionnelle et citoyenne. Et là, l'ensemble de la communauté éducative n'a pas seulement une obligation de moyens, mais une obligation de résultat. L'école doit reconnaître et exploiter au mieux les potentialités de chaque enfant, qu'elles soient physiques ou intellectuelles. Il en va de même pour les enfants en situation de handicap, si nous constatons une progression du taux de scolarisation de ces élèves, ne perdons pas l'objectif d'une scolarisation de tous les enfants. Plus largement, nous rappelons qu'une école qui classe, trie et sélectionne les élèves n'est certainement pas notre idéal républicain. C?est pourquoi nous devons accorder une grande exigence pour gommer les disparités territoriales entre nos établissements. L'école doit donner sa chance à chacun et ne pas être un outil de reproduction sociale. En cette rentrée 2016, un sujet particulier est également sur la table. Le niveau "Alerte attentat" est maintenu en Ile-de-France. De nombreuses mesures de sécurité avaient déjà été mises en place, de nombreux travaux de sécurisation ont été effectués dans les bâtiments. Nous saluons ces mesures indispensables, elles doivent maintenant être complétées par la formation de tous les personnels et de tous les élèves aux gestes de premiers secours. En cette rentrée 2016, je souhaite revenir sur un projet de délibération rattaché à la présente communication, celui des décharges d'enseignement des directeurs d?écoles. Paris compte 662 écoles primaires et maternelles qui accueillent près de 200.000 jeunes Parisiens, et ce régime spécifique à Paris coûte à la ville près de 19 millions d'euros. Dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons, ce chiffre est conséquent. Alors que la Chambre régionale des comptes préconisait déjà en 2013 la suppression de ce régime, nous avons souhaité y revenir. Nous espérons que la Ville ouvrira le débat avec les partenaires sociaux pour revoir le statut des directeurs d?écoles. Enfin, la question de la réforme de la restauration scolaire est un dossier important. Le temps de la pause repas joue un rôle essentiel dans l?équilibre alimentaire des enfants et dans leur formation au goût. Compte tenu du taux élevé de fréquentation des cantines, nous devons en faire un lieu d'excellence. Nos élus seront vigilants sur les propositions à venir sans préjuger en amont l'impact négatif de la réforme. Et c'est justement pour une cantine exemplaire que nous portons un v?u pour la redistribution des produits non consommés sur la pause méridienne. Le gaspillage alimentaire est un sujet qui préoccupe notre collectivité. C'est pourquoi nous proposons d?expérimenter dès la rentrée 2017, des partenariats entre les cantines et les associations caritatives volontaires pour la récupération des produits encore emballés et non consommés. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur le Président. Monsieur LECOQ, maire du 6e arrondissement, vous avez la parole, pour le groupe les Républicains.

M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Merci, Madame la Maire. Mes chers collègues, ce débat sur la rentrée scolaire nous permet chaque année de nous pencher sur un des budgets les plus importants de notre Ville, vous l'avez rappelé dans la communication, ce sont 850 millions d'euros qui sont dépensés chaque année en fonctionnement et en investissement. Vous vous félicitez une nouvelle fois de l'aménagement des rythmes éducatifs mis en ?uvre par votre prédécesseur à marche forcée, et dont les enquêtes indépendantes ne cessent de souligner le caractère ambigu et les résultats médiocres. Pour ma part, je suis très favorable à l'abandon, dès l'année prochaine, d'une réforme qui a profondément désorganisé les écoles, perturbé les professeurs et leur travail, et instauré des germes potentiels d'insécurité dans les écoles. En multipliant les heures de sortie, elle complique la tâche des directeurs qui doivent contrôler la présence et/ou l'absence des élèves dans le contexte que nous connaissons. Certes, pendant l'été, de nombreux travaux de sécurisation des écoles ont été réalisés, mais ils restent insuffisants dans de nombreux endroits. Des audits de sécurité seront réalisés, mais nous savons tous déjà qu'il conviendra de réaliser de nouveaux travaux. Mais au-delà, la mise en sécurité des communautés scolaires exige la mise en ?uvre de protocoles auxquels chacun se doit d'obéir, qu'il s'agisse des enseignants, des agents de services ou de ceux des caisses des écoles. Dans ce contexte, mes chers collègues, la tenue des points écoles est essentielle, non seulement pour rassurer les parents, mais également en cas d'incident, si une école venait à être évacuée, soit dans le cadre d'un exercice, soit dans le cadre d'une alerte. Or mes chers collègues, vous le savez, plus de trois semaines après la rentrée, de nombreux points écoles ne sont pas tenus dans plusieurs arrondissements - j'allais dire dans tous les arrondissements -, beaucoup de vacataires n'étant pas recrutés ou en formation. En dépit des promesses, les agents de la surveillance de Paris sont loin de prendre le relais et certains responsables de la police nous disent même qu?ils se retranchent derrière la réforme en cours pour renvoyer la Ville à ses responsabilités, qui sont de fait entières. Sur l'entretien des écoles et des collèges, je soulignerai la difficulté, faute d'un nombre suffisant d?écoles de repli, à réaliser des travaux de grande ampleur pendant les congés d'été. Nombre d?écoles parisiennes mériteraient des restructurations de locaux, qui ne peuvent pas être mis en ?uvre, faute d'écoles de repli. S'agissant des postes de professeurs, nous notons le renforcement de la brigade de remplacement, tout en souhaitant que ces 30 postes soient suffisants pour faire face cette année aux besoins qui se sont exprimés de façon forte, vous le savez, tout au long de l'année antérieure. Un véritable renforcement nécessiterait une réforme ambitieuse de la carte scolaire publique, qui reste à faire si l'on veut durablement renforcer l'enseignement public à Paris. Autrement dit, mes chers collègues, ce n'est pas en masquant ses insuffisances que l'école publique retiendra ses élèves. Ce n'est pas dans une attaque frontale contre l'enseignement privé qu'elle ira mieux. Ces deux systèmes sont complémentaires et il conviendrait d'ailleurs d'examiner dans un climat dépassionné, si c'est possible, les possibilités de passer plus facilement d'un système à l'autre. Evidemment, je n'attends rien de l'actuel ministre et de l'actuel Gouvernement, et ce sera manifestement après l'été 2017 un nouveau chantier à entreprendre. Madame la Maire, mes chers collègues, l'histoire en est remplie d'exemples : renoncer à une réforme mal engagée comme celle de la restauration scolaire n'est pas un drame ; ce serait même une preuve d'intelligence. Nous attendons avec confiance votre décision. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - La parole est à Mme SIMONNET, pour deux minutes.

Mme Danielle SIMONNET. - Merci. Non, Madame la Maire, ce n'est hélas pas une bonne rentrée, ni à Paris ni ailleurs, et les inégalités scolaires à l'échelle de l'ensemble du pays ne cessent de s'aggraver. Ce n'est pas une bonne rentrée parce que le Gouvernement ment depuis le début de cette mandature. Les enseignants le savent, les promesses de 60.000 postes dans l'éducation pour pallier partiellement les suppressions sous SARKOZY, dans les faits, c'est du "pipeau". Le Ministère fait passer des titularisations de contractuels pour des créations de postes, ne distingue pas les stagiaires et j'en passe. Sur la capitale, la mobilisation des enseignants et des parents a permis d'empêcher des suppressions de classes mais pas toutes. Certaines demeurent, y compris dans les quartiers "politique de la ville". Les problèmes de remplacement perdurent. Côté collège, la réforme est catastrophique : source d'inégalités, destructrice d'enseignements disciplinaires et synonyme de soumission des enseignants aux logiques managériales. Dans cette communication, la Ville ne fait qu'accompagner la territorialisation de l'école. La confusion se poursuit entre les temps périscolaires et scolaires avec cet aménagement des rythmes éducatifs avec lequel je ne suis toujours pas d'accord. Sur le périscolaire, nous attendons toujours la mise en place de la filière animation, et des précisions sur le calendrier de l'école de formation serait bienvenu. J'espère que la réponse de l?Exécutif permettra d'étayer à ce sujet. Malgré les travaux dans les écoles, nombreux je le sais, beaucoup de problèmes remontent sur le terrain. Pour le second degré, de nombreux C.I.O. ont fermé et là, j'insiste : notre Assemblée en porte une lourde responsabilité, une écrasante responsabilité. Combien de fois j?ai alerté sur le fait que nous allions avoir cette suppression du fait de cette décision du Département de Paris de retirer sa responsabilité de la gestion d'un certain nombre de C.I.O. départementaux. Maintenant, un dernier mot sur la réforme des caisses des écoles. Je voudrais rapidement présenter mon v?u rattaché. En finir avec l'opacité des caisses des écoles, j'estime que c'est une bonne chose, sauf si l?opacité se déplace dans une caisse plus grande. La réforme doit garantir plus de transparence, doit permettre de sortir de la précarité les agents des cantines, augmenter le bio et le circuit court par une amélioration de l'assiette de tous les Parisiennes et Parisiens par des commandes en petits lots, favorisant l'émergence de nouvelles filières. Nous devons veiller à la pérennité des projets existants dans les arrondissements, comme les goûters gratuits ou les projets augmentant la part de bio ou l'approche de repas de types végétarien ou "vegan". J'estime que c'est une rentrée contrastée. Globalement, regardons bien utilement la situation à l'échelle du territoire. Si, sur la capitale, nous avons beaucoup de moyens, les choix de la politique gouvernementale impactent néanmoins la logique municipale et prenons garde à cette logique de territorialisation dans laquelle nous nous engouffrons.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. La parole est à M. Philippe DUCLOUX, pour le groupe Socialiste et Apparentés.

M. Philippe DUCLOUX. - Madame la Maire, évidemment, je ne suis pas d'accord, en partie, avec ce qui vient d'être dit par ma collègue Danielle SIMONNET, mais cela ne surprendra personne.

La rentrée scolaire et périscolaire des petits et des jeunes Parisiens est chaque année un moment fort, important pour les élèves et leur famille, comme l'a rappelé Jean-Bernard BROS, ainsi que pour la communauté éducative et l'ensemble des femmes et des hommes qui inlassablement agissent pour que l?éducation ne soit pas un vain mot à Paris mais au contraire se réalise dans les meilleures conditions d'accueil et d'apprentissage. J'adresse d'ailleurs à tous une bonne année scolaire, bien sûr aux 200.000 jeunes accueillis dans nos 790 établissements municipaux, et, au-delà, à la totalité des élèves collégiens et lycéens scolarisés dans la capitale, ainsi qu?aux équipes encadrantes d'enseignement, d'animation, de direction, de gestion, de service, de surveillance dont il convient ici, comme vous l'avez fait, Madame la Maire, de saluer l'engagement et le dévouement. Je veux tout particulièrement souligner la qualité de la contribution des personnels de la Ville sous votre autorité, Madame la Maire, et celle de votre adjointe Alexandra CORDEBARD, dont le travail exemplaire à tous égards est salué et apprécié comme il se doit par l'ensemble des acteurs et par les élus de Paris bien au-delà des bancs de notre majorité. Beaucoup l'ont dit avant moi, de part et d'autre de cet hémicycle du reste et cela mérite d'être souligné, la rentrée scolaire 2016-2017 s'est bien passée malgré évidemment les contraintes nécessaires liées à l'état d'urgence. Je rappellerai d'ailleurs que la veille de la rentrée scolaire la ministre de l'Education et le ministre de l'Intérieur sont venus dans le 11e arrondissement, qui a été tristement touché l'an dernier, comme vous le savez, pour s'assurer évidemment de la sécurisation des écoles et pour conforter les équipes pédagogiques. Elle s'est bien passée parce que - c'est mon second point - le travail partenarial réalisé sous l'égide de notre collectivité avec les services de l'Académie de Paris, avec la C.A.F. et l'ensemble des partenaires de l'éducation, a permis de renforcer les moyens et d'améliorer les dispositifs. Enfin, plus que jamais dans le contexte général que nous connaissons et, comme je le rappelais tout à l'heure, en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, l'éducation est un outil des plus précieux, comme vous l'avez dit, Madame la Maire, dans votre communication, pour la transmission des valeurs de la République et la formation du citoyen de demain. Si cette rentrée s'est déroulée et se déroule dans de bonnes conditions, ce résultat est le fruit d'un engagement prioritaire de notre collectivité en faveur de l'éducation, qu'il s'agisse des ressources mobilisées à l'échelle parisienne ou de l'action dans les arrondissements. Vous l'avez dit, chaque année, nous consacrons 850 millions aux dépenses de fonctionnement courant, travaux et personnels, afin d'accueillir les petits et les jeunes Parisiens dans les meilleures conditions au sein des établissements scolaires municipaux, du premier ou du second degré. On n'a pas attendu l'été pour tout faire, l?été restant bien entendu un moment crucial pour atteindre nos objectifs, répondre aux nouveaux besoins et adapter nos équipements aux évolutions comme aux menaces. C'est ainsi que, pour deux mois de travaux, le budget d'été 2016 d'entretien et de sécurisation des écoles, collèges et lycées municipaux s'est élevé, comme vous l'avez rappelé, à 40 millions d'euros consacrés à pas moins de 1.171 opérations de rénovation et d'entretien. A titre d'exemple et pour ne citer que certaines opérations d'envergure, je pense au collège Condorcet dans le 8e pour un montant d?1,3 million d?euros. Il en est de même - cela fera plaisir à Mme BARATTI-ELBAZ -, pour le collège Germaine Tillon dans le 12e arrondissement pour 380.000 euros de travaux. Enfin, un petit mot à Rémi FÉRAUD puisque dans le 10e arrondissement, au collège Bernard Palissy, on a créé des pôles scientifiques et on a déplacé le centre de documentation et d?information pour un montant de 363.000 euros. S'agissant de mon deuxième point, la qualité de la rentrée scolaire et périscolaire parisienne est également le fruit d'un important travail partenarial ayant abouti à la mise en ?uvre d?un nouveau projet éducatif territorial, lequel a notamment bénéficié des conclusions de la Mission d?information et d?évaluation périscolaire parisienne qui s'est déroulée dans nos locaux, de novembre à mai dernier. Un nouveau projet éducatif territorial pour Paris, produit par la Ville, le Rectorat, la Préfecture, la C.A.F. et proposant des parcours éducatifs cohérents de la maternelle au lycée pour la période 2016-2019 est entré en vigueur le 1er septembre dernier après évaluation du premier PEDT initié en 2013. Ce projet nous engage, mes chers collègues, sur des objectifs fondamentaux que sont la réussite et l'épanouissement personnel, la socialisation, l'autonomisation ainsi que l?égalité des droits, la cohérence éducative entre le scolaire, le péri et l'extrascolaire, et l'association, bien entendu, des parents et le soutien des familles. Le nouveau PEDT a bénéficié du travail de la Mission d'Information et d'Evaluation de la politique périscolaire parisienne à laquelle j'ai eu grand plaisir à participer aux côtés de Catherine BARATTI-ELBAZ, notre rapporteur, et l'ensemble de nos membres. J'en profite d'ailleurs - cela a été rappelé par Aurélie SOLANS tout à l'heure - pour saluer le travail sérieux qui a été fait au sein de cette Mission. Pour preuve, les 50 préconisations qui ont été votées à l'unanimité des membres de notre Assemblée. C'est ainsi que les partenaires s'engagent à approfondir la démarche de co-construction d'un parcours éducatif cohérent et de qualité, avant, pendant et après l'école pour chaque jeune Parisien. Ce qui permet, par exemple, aux animateurs et intervenants associatifs de contribuer au parcours citoyen d'éducation artistique, culturelle ou de santé mis en place par l'Education nationale, en s'appuyant sur des dispositifs comme "l'Art pour grandir". C?est aussi dans ce cadre qu?en 2016-2017, 35 résidences artistiques seront mises en ?uvre dans nos collèges. Il est à noter que nous saluons l?arrivée d?un nouveau dispositif de parcours de sensibilisation musicale qui sera déployé à destination de tous les élèves de cours préparatoire qui bénéficieront, sur le temps scolaire, de six heures d?atelier de découverte musicale et de pratique d'un instrument assurées par les enseignants des conservatoires et les professeurs de la Ville de Paris. De même, les contenus des temps périscolaires seront repensés, notamment sur le temps de la pause méridienne. Au-delà, l'articulation entre les ateliers périscolaires et les ateliers bleus sera renforcée. De plus, l'effort de la collectivité parisienne en faveur de l'intégration en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap est remarquable et réaffirmée. J'insiste sur ce point : plus de 600 enfants accueillis sur le temps scolaire et périscolaire. Enfin, Madame la Maire, mon troisième point, que je souhaite aborder pour conclure : une bonne rentrée est aussi affaire de qualité des ressources humaines. Vous l'avez rappelé. J'en veux pour preuves les initiatives que vous prenez en matière périscolaire pour renforcer la formation de nos personnels. Il faut sans doute redire que notre ville assure chaque semaine la participation de 108.200 enfants à 16.200 ateliers éducatifs sur le temps d'accueil périscolaire et 33.400 enfants aux centres de loisirs du mercredi après-midi. Ainsi, conformément aux préconisations de la M.I.E., dont je parlais tout à l'heure, et pour faire face à la qualité et à la richesse de l'offre périscolaire et extrascolaire parisienne, saluée par la M.I.E. et le PEDT, vous envisagez de créer une école des métiers de l?animation et de mettre en place des formations communes aux professionnels de l'Education nationale et de la Ville de Paris. Au-delà, il faut noter qu'en 2015, la formation des agents de la DASCO a concerné 7.600 femmes et hommes, soit 63 % de l'effectif. J'ajoute enfin qu'en 2016, sont mis en place des parcours de formation à destination des animateurs et de leurs encadrants, soit 12,5 jours de formation sur 2 ans portant sur 3 axes : le sens et les valeurs éducatives, le management et la relation avec les usagers et les partenaires. Quant au parcours spécial animateur, il portera cette année sur 9 jours par an pour 600 animateurs. Tout cela pour vous redire, Madame la Maire, que votre politique scolaire, périscolaire et extrascolaire a le soutien de mon groupe politique et de l'ensemble des élus - j'espère - qui sont pour que l'école de la République soit une valeur sûre et une valeur forte à Paris. Juste une petite citation d?un illustre homme politique qui disait, pour répondre à ce que disait Emmanuelle BECKER par rapport à l?effort qui a été fait par le Gouvernement depuis six ans en termes de créations de postes, de loi de programmation de l'éducation : "De l'éducation de son peuple dépend le destin d'un pays". Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Philippe DUCLOUX. La parole est à M. Yves CONTASSOT, pour le groupe Ecologiste de Paris.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Madame la Maire. Lorsqu'on est étudiant en sciences de l'éducation, on apprend très rapidement que l'on juge un pays en fonction de ce qu'il investit dans l'éducation de sa jeunesse. Cela est évidemment vrai également au niveau local. A cet égard, on peut affirmer que Paris investit beaucoup, et depuis de nombreuses années, pour rattraper les retards accumulés. Les efforts sont incontestables. Peut-on cependant s?en contenter lorsqu'on voit à quel point l'école publique en général pâtit d'une image moins bonne que l'école privée ? La différence entre les deux est certes moins grande que dans l'imaginaire de nombreux parents, mais il n'en demeure pas moins que l'école publique doit redevenir la référence, l'école que l'on envie, l'école dans laquelle on a envie d'inscrire ses enfants tant ils y sont bien, bien accueillis, dans des locaux agréables et fonctionnels, avec des moyens humains, financiers et matériels à la hauteur, dans laquelle le plaisir d'apprendre les rend heureux de s?y rendre le matin. Aurélie SOLANS a développé des aspects liés aux inégalités et à la pédagogie, pédagogie dont on sait qu'elle est à la base de tout apprentissage efficace et épanouissant. Je n'y reviendrai pas. J'insisterai donc uniquement sur les moyens. A cet égard, je dois souligner l'incompréhension de nombreux parents à propos du budget participatif dédié aux écoles. Trop souvent, les projets relèvent de l'entretien courant et les parents comprennent mal pourquoi cela n'est pas pris en charge par le budget normal, le budget participatif devant, selon eux, être réservé à des projets innovants ou spécifiques. Il faut donc sans doute mieux communiquer sur ce point. Pour nous, écologistes, il faut que l'école bénéficie, au plan local comme au plan national, d'un véritable "plan Marshall" étalé sur plusieurs années et qui garantisse l'accessibilité de toutes et tous à toutes les écoles : une rénovation thermique et patrimoniale, des moyens en matériel pour faire face à la révolution numérique, des livres en quantité dans les bibliothèques, etc. C'est pourquoi nous demandons qu'une première étape soit inscrite au plan local dans le budget 2017, même si nous savons qu'il y a déjà des sommes conséquentes. En matière de numérique notamment, on constate la difficulté de nombreux enseignants faute d'un accompagnement qualitatif et quantitatif suffisant. A l'heure où le Gouvernement met en place la grande école du numérique, nous devons sans doute prévoir la création de professeurs de la Ville de Paris - P.V.P. numériques - pour accompagner cette révolution. Ceci est très important, surtout dans les R.E.P., quartiers à fort potentiel - on le sait - pourvoyeurs de codeurs-développeurs. Il est indispensable de ne pas attendre qu'ils deviennent adultes et inscrits au chômage pour leur délivrer des formations novatrices, bien au contraire. Apprendre à coder dès l'école sera bientôt aussi indispensable que d?apprendre à lire ou à écrire. Il ne faut pas prendre de retard dans ce domaine. De même, l?éducation à l?environnement et au développement durable mériterait d'être très largement renforcée. On le sait, on le constate : on ne naît pas "écolo", on le devient. En la matière, l'école doit jouer un rôle essentiel face au devenir de l'avenir de l'humanité. Madame la Maire, la Ville fait déjà beaucoup et nous en sommes fiers, mais elle peut faire mieux encore et montrer à quel point elle mise sur la jeunesse, à quel point elle investit dans l'avenir, à quel point elle entend que l'école ne soit plus le lieu de la reproduction des inégalités, mais, au contraire, l'école de la République et de ses valeurs d'égalité. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Yves CONTASSOT. La parole est à M. Jean-Noël AQUA pour le groupe Communiste - Front de Gauche.

M. Jean-Noël AQUA. - Madame la Maire, mes chers collègues, mon intervention dans ce débat se concentrera sur la question de la mixité sociale et du poids de l'enseignement privé dans ce problème. Cette rentrée aura été marquée par un débat vif sur le sujet initié par la tribune de Thomas PIKETTY dans le journal "Le Monde". Les travaux de Julien GRENET le démontrent, en effet, depuis de nombreuses années, la ségrégation scolaire à l'?uvre à Paris est forte, trop forte. Et les établissements privés portent une lourde part de responsabilité dans la production de cette ségrégation. Evidemment, personne ne nous dira, du moins officiellement : "Je ne veux pas que mon enfant se mélange aux pauvres". Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille, la famille GROSEILLE et la famille LE QUESNOY ont toujours très peu de chances de voir leurs enfants partager les mêmes bancs d?école. La ségrégation sociale et scolaire est inacceptable à plusieurs titres. Je n'en prendrai que deux. Premier point, la ségrégation scolaire porte en germe une société fracturée, faite de classes sociales qui se croisent sans se connaître. Soyons honnêtes : cette ségrégation participe de la construction d'une société toujours moins fraternelle. Certains prétendent porter dans leur c?ur la devise de notre République : "Liberté, égalité, fraternité". Mais ne nous payons pas de mots quand les actions visent en fait au déterminisme : inégalité et égoïsme. L'école que nous construisons aujourd'hui est le terreau de la société de demain. Sa mixité est essentielle pour une société tolérante et juste. Par ailleurs - et c?est mon deuxième point -, la mixité sociale à l'école est certainement une mesure de justice sociale. Comment comprendre, en effet, que les établissements privés sous contrat bénéficient de l'aide de la collectivité quand il s'agit de payer leurs professeurs, mais échappent au devoir de la collectivité quand il s'agit d'accueillir tous les enfants ? Nous sommes donc très inquiets sur Paris. Tout d'abord, par le fait que les établissements privés sont tous classés - j?insiste - parmi les mauvais élèves de la mixité sociale. Ensuite, par le fait que le nombre d'élèves scolarisés dans le privé ne cesse d?augmenter à Paris pour atteindre cette année plus de 40 %. C'est plus qu'alarmant. Alors que faire ? Nous devons, bien sûr, agir pour rendre plus attractifs les établissements publics, mais ce combat est perdu d'avance si nous laissons prospérer, par ailleurs, la concurrence faussée avec les établissements de l'entre soi. Il nous semble donc important, aujourd'hui, de lutter pour réduire la part du privé sur Paris. Nous proposons plusieurs mesures. Tout d'abord, créer un observatoire des inégalités sociales sur Paris. Cet outil nous permettrait d'avoir les données nécessaires et objectives, et d'énoncer des préconisations pour lutter contre ce fléau. Nous nous réjouissons que l'Exécutif valide cette demande dans son v?u, et nous reviendrons bientôt dans ce Conseil avec des propositions concrètes pour sa création et sa mise en pratique rapide. Par ailleurs, le Rectorat va proposer des mesures afin de favoriser la mixité sociale dans les collèges. Il nous semble important que ces mesures concernent tous les établissements, publics comme privés. Pour ce faire, nous demandons à ce que les établissements qui ne respectent pas les règles de mixité sociale soient placés hors contrat. En effet, si la collectivité finance des établissements, elle doit être légitime à imposer des règles. Nous demandons que la Ville agisse auprès de l'Etat pour faire respecter ces règles de mixité. Soyons clairs, la société que nous léguons à nos enfants a bien besoin d'une école publique, condition peut-être pas suffisante mais certainement nécessaire au vivre-ensemble. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Jean-Noël AQUA. La parole est à Mme Florence BERTHOUT, pour le groupe les Républicains.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Madame la Maire, je voudrais axer mon propos sur la sécurité étant entendu que, sur un sujet qui me tient particulièrement à c?ur, la restauration scolaire, j'adhère en tout point à ce que mon collègue, maire du 6e arrondissement, a dit. Après les événements dramatiques qui ont une nouvelle fois endeuillé la France cet été, il est de notre responsabilité collective d'assurer un niveau de sécurité maximale pour nos écoles car, comme l'a rappelé la Ministre de l'Education nationale, la menace, je la cite, "reste exceptionnelle". La découverte dans mon arrondissement, il y a 15 jours, d'une voiture contenant des bonbonnes de gaz, à 2 pas de Notre-Dame et du quartier touristique de la Huchette, constitue, hélas, une alerte à prendre très au sérieux. L'école, lieu de la transmission et des savoirs mais aussi lieu de l'expérimentation concrète de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, est bien évidemment, hélas, en première ligne dans ce contexte. Chacun attend donc que la Ville apporte des réponses appropriées et adaptées en évitant le double écueil du déni de réalité et de la psychose. Et à Paris, je ne suis pas certaine que nous ayons tout à fait atteint ce juste équilibre. Parmi les préoccupations plus fortes des parents et de la communauté éducative, figure la sécurisation des espaces vulnérables, que sont en particulier les accès isolés, les façades exposées ou encore les salles de classe en rez-de-chaussée. Des travaux ont été entrepris, ces derniers mois, dans les écoles parisiennes pour renforcer la sécurité, et je salue l'investissement de la Ville à nos côtés, sur ce point. Mais l'indispensable contrôle à l'entrée des établissements et la surveillance renforcée aux abords touchent aujourd'hui leurs cruelles limites en l'absence de renforcement des moyens policiers. A titre d'exemple, entre les mutations du début de l'été et la sortie de la prochaine promotion de l'école des gardiens de la paix, nous aurons subi une perte d'une trentaine de policiers sur le commissariat des 5e et 6e arrondissements. Cette situation est préoccupante si l'on tient compte de la rentrée universitaire qui concerne, dans mon seul arrondissement, près de 80.000 étudiants. Dans un tel contexte, le renforcement de la vidéo-protection aux abords des établissements est une impérieuse nécessité. Il faut enfin que l'Exécutif parisien lève le tabou sur ce dossier, et cesse d'autoriser l'installation de caméras au compte-gouttes, seulement 4 supplémentaires dans mon arrondissement pour le 5e Plan que vous avez soumis au Conseil de Paris. J'ai déposé, Madame la Maire, plusieurs v?ux relayés, je vous assure, par la communauté éducative et les parents d'élèves, notamment pour demander l'implantation de caméras de vidéo-protection à proximité de la cité scolaire Henri IV. Je souhaite que vous preniez enfin vos responsabilités sur ce sujet. J'ajoute que la Ministre de l'Education nationale a annoncé que le Fonds interministériel de prévention de la délinquance, qui est doté de 70 millions d'euros, était abondé de 50 millions d'euros, précisément pour aider les communes à renforcer la sécurité des établissements scolaires, et je ne crois pas vous avoir entendu solliciter la moindre aide alors que Paris souffre d'un déficit cruel en la matière, comparée aux grandes capitales européennes. Entre déni et psychose, nous devons développer une nouvelle culture de la sécurité. Cette culture ne peut rester cantonnée aux contrôles accrus à l'entrée des écoles et aux exercices de sécurité organisés en milieu scolaire, elle doit également se traduire pour la Ville par des formations adaptées pour tous les agents qui interviennent dans le cadre scolaire et périscolaire. Pouvez-vous nous assurer que tous les personnels ont reçu ou recevront, dans les meilleurs délais, une formation à la hauteur de la menace terroriste ? Concernant plus spécifiquement la surveillance des points écoles, pouvez-vous vous engager à faire évoluer les missions des agents vacataires afin de permettre une surveillance et une sécurisation accrues à proximité des écoles ? Il ne s'agit évidemment pas de confier aux vacataires des missions de sécurité, mais bien de les faire participer à cette exigence partagée autour de l'école. C'est le sens du v?u que j'ai déposé à ce sujet. Comment expliquer, par ailleurs, que près d'un mois après la rentrée scolaire, la surveillance de dizaines de points écoles ne soit pas encore assurée. Par exemple, depuis que vous avez repris à votre charge les points écoles précédemment tenus par la Préfecture de police, deux des points écoles dans le 5e ne sont pas assurés. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots. Enfin, j'ai déposé un v?u, parce qu'évidemment c'est la devise républicaine que nous défendons partout dans les écoles, pour que la Ville entreprenne une campagne pour les installer au frontispice de toutes nos écoles. Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. Monsieur Thomas LAURET, pour le groupe Socialiste et Apparentés. Il n'est pas là. La parole est donc à Mme Delphine BÜRKLI, pour le groupe les Républicains.

Mme Delphine BÜRKLI, maire du 9e arrondissement. - Merci, Madame la Maire. On a le sentiment, Madame la Maire, en cette nouvelle rentrée que toutes les forces ont été mises en 2013 dans la bataille contre la montre pour dérouler, tant bien que mal, en temps et en heure, la réforme des rythmes scolaires mais que, depuis, vous vous cherchez en quelque sorte. Autrement dit, en lisant votre communication 2016, j'ai eu l'impression de lire celle de l'année dernière et de l'année d'avant. Dans un contexte si particulier qui a changé, on ne peut plus se contenter de ronronner, de répéter un modèle qui semblait fonctionner. La menace terroriste, devenue permanente, nous pousse à nous dépasser et à ne surtout rien considérer comme acquis. Lorsque je vous dis, depuis un an, qu'il y a un problème de sécurité dans un des établissements du 9e arrondissement, le centre Valeyre, qui accueille, sur un même site, aux entrées et sorties totalement imbriquées les unes aux autres, une bibliothèque, un T.E.P., un gymnase, une piscine, un centre d'animation et une école maternelle, je ne le fais pas pour m'amuser à se faire peur, mais bien parce que ce site, qui a été pensé à une certaine époque de notre société, n'est plus adapté à celle que nous vivons. Vos services ne peuvent pas se constater de me répondre "des sites comme celui-ci, il y en a d'autres à Paris". Aujourd'hui, un plan de sécurisation du centre Valeyre est en train d'être finalisé, à l'issue de 10 mois de réunions sur place, mais que d'énergie il a fallu déployer pour en arriver là et mettre autour d'une même table les différents services concernés. Quand j'entends dire aussi, depuis plusieurs mois sur le terrain par les services de la C.A.S.P.E., qu'un plan P.P.M.S. Intrusion est en cours de rédaction, mais que je ne vois toujours rien venir, là encore, non seulement je m'inquiète, mais je ne comprends pas cette torpeur qui semble vous envelopper sur ce sujet. L'innovation, dans cette communication sur la rentrée scolaire, vous la placez dans des projets, comme la réforme de la restauration scolaire, sujet évacué en 10 lignes. Je pense que le sujet mérite un peu plus qu'un paragraphe sur 9 pages. Il est indispensable de se fixer des objectifs toujours plus ambitieux quand c'est la santé des jeunes Parisiens qui est enjeu. La réactivité des caisses des écoles au quotidien tient au fait de la maîtrise totale par elles de la gestion du personnel de production, de la conception des menus et de l'achat des matières premières. Ajouter un échelon supplémentaire ou unifier les pratiques reviendrait à mettre à mal le process. C'est la raison pour laquelle je continue de penser, avec mes collègues, que ce dont les caisses des écoles parisiennes ont besoin, ce n'est pas d'un établissement public mais d'un bureau central de restauration scolaire qui tienne la route et qui soit centre de ressources dont l'expertise serait un progrès pour tous, sur la déprécarisation des personnels comme sur la bonne gestion des commandes. En tant que présidente de la caisse des écoles du 9e, mon objectif est de "ré-enchanter" la cantine comme lieu où l'on se nourrit certes, mais également de sociabilité par la commensalité. Je vous invite à prendre ainsi connaissance de l'étude menée en ce sens, cette année, par deux chercheuses du C.N.R.S. dans deux cantines du 9e, dont les préconisations de bon sens sont en cours d'application par les équipes formidables de la caisse des écoles de mon arrondissement. Des idées pour innover, adapter notre école au XXIe siècle, il n'en manque pas. J'ai recensé pas moins de 70 projets soumis actuellement au vote des Parisiens dans le cadre du budget participatif ayant trait à la vie scolaire, dont rien qu'une vingtaine propose d'équiper les écoles en tableaux numériques interactifs. Le message est fort, on ne peut pas nier cette évolution et, au-delà de la seule période de vote du budget participatif, il nous invite à financer ces nouveaux outils pour nos écoles, tout en s'interrogeant sur leur utilisation, notamment sur le temps périscolaire. Plus que la qualité des outils, c?est la qualité de l?éducation numérique qui est aujourd?hui en jeu. La question ne se pose pas en termes d?efficacité, mais de réalité. L?école ne peut pas occulter ce qui fait notre quotidien. Bien sûr, l?école ne doit pas devenir un "cirque numérique". L?idée n?est pas de laisser en continu un élève devant un écran, mais d?utiliser le numérique comme un outil au service de la relation entre l?élève et l?enseignant de manière ciblée et limitée. C?est aussi le rôle de l?école d?apprendre aux enfants les limites de l?outil numérique qui appartient inexorablement à leur quotidien. Je précise que les 50 autres projets concernant l?école, soumis au budget participatif, concernent des travaux, non pas des travaux somptuaires, mais des travaux usuels de la rénovation d?une cour, de salles de classe, à la mise en place de toilettes, en passant par l?insonorisation de réfectoires, des travaux d?entretien de nos écoles qui sont une des prérogatives premières d?une municipalité, des projets de travaux qui, alors qu?ils devraient relever de la politique courante de la Ville, sont mis en compétition les uns avec les autres. Pour garantir les meilleures conditions d?enseignement, il faut accentuer les efforts déjà conséquents alloués à l?entretien des équipements. Chaque maire d?arrondissement ici présent, qu?il soit à gauche ou à droite de cet hémicycle, pourra témoigner de l?étroitesse de l?enveloppe allouée par la Ville de Paris dans le cadre des I.I.L. pour mener ces travaux face à l?immensité du patrimoine scolaire parisien. Un autre paragraphe a retenu toute mon attention, ce sont les quelques lignes sur l?accueil des enfants porteurs de handicap. J?espère pouvoir compter sur les bonnes relations de travail que vous entretenez avec le Rectorat, ainsi que vous l?indiquez, pour que puisse voir le jour la classe de maternelle thérapeutique pour les enfants ayant des troubles du spectre autistique, que je vous ai proposée dans le 9e arrondissement. Nous avons la structure encadrante, les locaux, il ne manque plus que l?accord du Rectorat. Il ressort, en effet, de différentes études que les enfants autistes sont particulièrement concernés par la non-scolarisation et la difficulté pour leurs parents à trouver des structures adaptées. Le Conseil de l?Europe accuse régulièrement la France de ne pas respecter le droit des enfants autistes à être scolarisés dans des établissements ordinaires. Aujourd?hui, nous avons l?opportunité d?ouvrir cette classe dans une école ordinaire du 9e arrondissement, ne passons pas à côté. Je terminerai en disant deux mots sur le PEDT, pour constater - Madame la Maire, il faut dire les choses - une fuite croissante des élèves soit du public vers le privé, soit de Paris vers la banlieue ou la province ; et la réforme des rythmes scolaires, notamment en maternelle, n?y est pas étrangère. Nous le regrettons fortement, mais c?est en se posant les bonnes questions que les familles retrouveront le chemin de l?école publique. Les bonnes questions ont été posées par les membres de la M.I.E. sur le périscolaire, présidée par Jean-Baptiste MENGUY et à laquelle a activement participé notre conseillère de Paris du 9e arrondissement, Gypsie BLOCH. Cette M.I.E. a adopté un certain nombre de préconisations pour simplifier cette offre et surtout la recentrer sur l?objectif premier : celui de favoriser les apprentissages, et c?est une bonne chose. Un regret cependant, Madame la Maire, le refus total, votre refus de réviser la répartition des horaires et des temps scolaires et périscolaires pour les élèves des écoles maternelles. J?aimerais qu?au sujet des petites et moyennes sections de maternelle, Madame, vous fassiez un peu plus preuve de pragmatisme en oubliant tout dogmatisme. Paris, me direz-vous, est fortement tributaire de l?Education nationale et on ne peut pas dire, en effet, que sur ce point, le quinquennat qui s?achève vous ait beaucoup aidée. Comment faire en sorte qu?à la sortie du primaire tous les élèves maîtrisent les apprentissages fondamentaux ? C?est pour moi la seule question qui vaille. C?est une question dont on devrait tous se saisir comme responsables, comme élus parisiens et quelles que soient nos sensibilités politiques. Nous le devons à tous les petits Parisiens. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. Nicolas NORDMAN, pour le groupe Socialiste et Apparentés.

M. Nicolas NORDMAN. - Madame la Maire, mes chers collègues. L?éducation au service de la réussite et de l?épanouissement des élèves, l?éducation comme moyen pour les conduire vers l?autonomie, pour faire des petits Parisiens des citoyens éclairés de notre République est une priorité de l?action de notre Municipalité, de votre Municipalité, Madame la Maire. C?est pourquoi je veux souligner, pour commencer et pour m?en féliciter, les bonnes conditions dans lesquelles cette année 2016, une nouvelle fois, a été préparée et les bonnes conditions dans lesquelles s?est déroulée la rentrée scolaire. Je ne vais pas tout spécialement parler de mon arrondissement, mais comme élu chargé des affaires scolaires et périscolaires dans le 19e arrondissement qui ne compte pas moins de 75 écoles et 13 collèges - je souhaite d?ailleurs souligner l?ouverture en cette rentrée scolaire de l?école du boulevard MacDonald -, après avoir arpenté un certain nombre de ces écoles durant cette rentrée, je souhaite confirmer que nous avons eu une bonne rentrée 2016. Je souhaite d?ailleurs remercier l?ensemble des personnes, personnels de la Ville, personnels de l?Education nationale, mais aussi les parents qui ont concouru à la bonne réussite de cette rentrée. Je souhaite aussi particulièrement remercier Mme la Maire Alexandra CORDEBARD que nous trouvons toujours à nos côtés et que nous avons trouvée, comme chaque fois, en cette rentrée 2016. Je reviens à l?échelle parisienne pour vous dire tout d?abord que nous avons eu raison de nous mobiliser comme nous le faisons chaque année au moment de l?élaboration de la carte scolaire par l?Académie de Paris pour le maintien à Paris du nombre d?enseignants malgré la baisse du nombre d?élèves. Ce maintien du nombre d?enseignants, qui permet de donner à nos élèves de meilleures conditions d?encadrement, participe incontestablement de la réussite de cette rentrée. Je souhaite souligner également - et c?est une bonne nouvelle qui a déjà été soulignée aujourd?hui - l?effort consenti par l?Académie concernant les brigades de remplacement, plus 30 postes pour cette nouvelle année, nous nous sommes beaucoup mobilisés sur ce point avec nos collègues chargés des affaires scolaires, vous-même, Madame la Maire, Alexandra CORDEBARD, pour obtenir ce renfort très attendu, tant nous savons que remplacer un professeur absent dans des délais les plus brefs est un impératif pour la qualité des apprentissages. Nous nous félicitons également de l?annonce du Rectorat de limiter les départs des enseignants en formation durant les périodes les plus tendues, notamment les périodes hivernales, ceci encore pour accélérer les remplacements des enseignants absents. Je souhaite aussi souligner la poursuite du déploiement sur Paris de dispositifs pédagogiques innovants : plus de maîtres que de classes, plus 15 postes sur Paris, l?ouverture en maternelle de très petites sections - nous avons pu en bénéficier dans le 19e arrondissement - pour permettre l?accueil des enfants de moins de trois ans. Ces deux dispositifs pédagogiques, qui reposent sur la très forte mobilisation et le volontariat des équipes enseignantes, sont des dispositifs particulièrement nécessaires dans les quartiers populaires de la Capitale. Ils permettent à la fois de renforcer les équipes dans les écoles, de permettre les travaux en petits groupes, mais aussi d?avoir parfois plusieurs enseignants dans une même classe et concernant les T.P.S., de pouvoir assurer des enseignements à des enfants de moins de trois ans, ce qui est particulièrement nécessaire pour les enfants de familles défavorisées ou qui maîtrisent mal la langue française. Cette rentrée est aussi une réussite compte tenu de l?engagement important de la Ville de Paris pour cette rentrée. Je ne m?attarderai que sur un point déjà évoqué, mais je souhaite insister particulièrement notamment sur les mesures prises, dans le contexte malheureux de lutte contre le terrorisme, en matière de prévention et de sécurité. Ces initiatives permettent de rassurer les familles et les équipes enseignantes et cela contribue incontestablement au bon climat de cette rentrée scolaire. L?Etat bien sûr dont c?est la prérogative principale doit assurer la sécurité et cela a d?ailleurs été le cas notamment autour des écoles. Toutefois, l?engagement de la Municipalité de ce point de vue est aussi très important et nécessaire, notamment par les mesures complémentaires qui ont été prises de sécurisation des bâtiments scolaires. Ce sont, en effet, pas moins de 550 opérations de sécurisation qui ont été réalisées pour un budget total de 11 millions d?euros dans les écoles et dans les établissements accueillant les enfants. C?était une demande forte à laquelle nous répondons. Ainsi, un certain nombre d?équipements ont été équipés de visiophones, d?alarmes anti-intrusion, de rehaussement de clôtures, de pose de film opacifiant ou encore de remplacement de portes d?accès. D?autres opérations plus lourdes sont, bien entendu, aussi prévues pour poursuivre dans ce sens. Je ne serai pas beaucoup plus long, je pourrais développer sur de nombreux aspects ce qui explique que nous ayons eu une rentrée réussie. En tout cas, cette rentrée témoigne une nouvelle fois de l?engagement de l?équipe municipale pour l?éducation. En effet, la réussite des élèves est une priorité, la réussite de cette rentrée scolaire en témoigne une nouvelle fois.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Monsieur NORDMAN. Madame BOUGERET, vous avez la parole, pour le groupe les Républicains. Il vous reste 4,25 minutes pour deux orateurs, cela ira ? Largement.

Mme Alix BOUGERET. - Merci, Madame la Maire. La rentrée scolaire est pour nous tous l?occasion de parler de l?école, de ce que l?on attend de l?école, de ce que les pouvoirs publics peuvent apporter à l?école et de son rôle dans l?éducation ou plutôt l?instruction de nos enfants. Preuve s?il en était besoin de l?intérêt du sujet, les nombreuses interventions de mes collègues sur lesquelles je ne reviendrai pas en détail. Chaque sujet mériterait un débat spécifique, tant il impacte en soi la vie quotidienne des écoles et de la communauté scolaire. Beaucoup de sujets donc dans votre communication qui, "in fine", donnent l?impression d?une communication fourre-tout qui au final, mais je ne peux imaginer que cela soit volontaire, élude la vraie question : quelle école voulons-nous pour nos enfants ? Bien sûr, une école plus sûre. Les nombreux v?ux déposés par mon groupe en ce sens le démontrent, notamment celui à l?initiative de Brigitte KUSTER vous invitant à déployer davantage de caméras de vidéo-surveillance à proximité des établissements scolaires. Il est surréaliste qu?il ait fallu un v?u de l'opposition pour que vous preniez la mesure d'urgence en déposant une fois encore, un v?u de l?Exécutif. Idem pour le fonds interministériel de prévention de la délinquance, qu'attendiez-vous pour vous inscrire dans ce processus ? La sécurisation des bâtiments est une priorité, la formation des personnels aussi, et votre auto satisfecit sur le sujet est déconcertant, tant les attentes sont grandes, les craintes légitimes et la lenteur de l'action municipale parfois regrettable. Bien sûr, nous souhaitons une offre périscolaire plus ambitieuse, moins morcelée, et à ce titre je veux saluer l'initiative de mon groupe d?avoir porté une M.I.E. présidée par Jean-Baptiste MENGUY sur le périscolaire dont les travaux ont largement inspiré le PEDT. Nous souhaitons une restauration scolaire de qualité, or l'usine à gaz que vous essayez de monter dans la douleur va à l'encontre, vous le savez, des objectifs de réactivité et de proximité dont seules les caisses des écoles sont capables. Je ne reviendrai par sur les budgets participatifs des écoles, sur les TAP, l?autosatisfaction sur les nouveaux rythmes scolaires, la participation des enfants à la candidature des JO, et les inscriptions aux centres de loisirs. Et l'école dans tout cela ? Comment ne pas s'inquiéter de l'effritement continu de l'enseignement scolaire ? Comment ne pas dénoncer la désastreuse réforme du collège dont l'objectif n'est autre que de niveler par le bas un maximum d'adolescents ? Comment ne pas regretter que tant d'enfants entrent au collège sans maîtriser le français et je crains d'ailleurs qu'un dialogue de gestion n'y change pas grand-chose. Vous me répondrez que cela relève du Gouvernement, de la ministre de l'Éducation nationale, que vous n'êtes pas responsables des programmes. C'est faux. Vous participez pleinement à ce mouvement désastreux, vous l'amplifiez même en morcelant le temps scolaire, en détournant les enfants de l'apprentissage des fondamentaux, en multipliant les opérations paillettes pour mieux cacher l'essentiel : l'école va mal et cette rentrée devrait être pour vous l'occasion de dresser un bilan objectif de la situation plutôt que d'embrouiller les Parisiens dans une communication fourre-tout, un catalogue à la Prévert décrivant une école qui ne remplit plus son rôle. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. MENGUY, qui a 1,45 minute.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Madame la Maire, mais les collègues de mon groupe ayant tout dit, je vais dire le reste. Je voudrais juste aborder un ou deux points concernant la MIE, qui est largement évoquée sur tous les bancs de cette Assemblée. D'ailleurs, Monsieur DUCLOUX, vous avez cité l'excellent travail du rapporteur Mme BARATTI-ELBAZ, je tiens à saluer aussi votre participation toute aussi importante aux travaux que j'ai eu l'honneur de présider. Dans cette communication, vous semblez vous féliciter que la M.I.E. ait salué l'intérêt pédagogique des ateliers périscolaires proposés par la Ville de Paris. Autant je suis d'accord avec certaines citations du rapport que vous reprenez dans cette communication, mais à aucun moment la M.I.E. ne s'est félicitée de l'intérêt pédagogique des ateliers périscolaires à Paris, loin s'en faut puisque aucune cohérence ne semble se dégager de la politique périscolaire parisienne. Nous l'avons déjà dit, trop de périscolaire tue le périscolaire, et tue l'intérêt d'une politique périscolaire pour les enfants. La politique périscolaire à Paris doit être rationalisée, simplifiée pour avoir une meilleure offre et mieux contrôler les adultes qui interviennent devant les enfants. Dans cette communication, à aucun moment Madame la Maire ne revient sur les préconisations de la mission en la matière et c'est bien dommage. Je prendrai un exemple, le temps de rencontre que vous appelez de vos v?ux dans cette communication, que ne l'avez-vous déjà fait ? Que de temps perdu pour que tous les acteurs qui interviennent au sein de l'école puissent trouver un moment pour se parler. C'est d'autant plus vrai dans le contexte de terrorisme qui nous menace, et d'ailleurs nous n'avons jamais eu de réponse sur la question que vous aviez vous-même soulevée il y a un an et demi, Madame la Maire : la possibilité de savoir si des adultes dépendants de la Ville sont l'objet d'une fiche S. Je n'ai pas le temps de revenir sur la réforme des cantines, c?est une mauvaise réforme, et même si cela vous fait bâiller Madame la Maire, elle n?est absolument pas pertinente en l'état, et les moyens humains et financiers de la Ville devraient être mieux utilisés plutôt que de se lancer dans une nouvelle aventure qui se retournera contre vous.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Avec 2,6 minutes, j'ai fait preuve d'un laxisme à l'égard de votre groupe, qui me sera reproché par les autres groupes. Je vous remercie pour ce débat, vous étiez le dernier orateur. Je vais donner la parole à Mme Alexandra CORDEBARD pour vous répondre.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Merci beaucoup, Madame la Maire, merci mes chers collègues. Avant de répondre aux remarques et observations formulées par certains de nos collègues, je voudrais revenir à mon tour sur quelques points saillants de cette rentrée scolaire. Tout d'abord, Madame la Maire, vous l'avez rappelé, la rentrée scolaire à Paris s'est globalement déroulée dans un climat particulièrement serein cette année et je voulais le souligner de nouveau. Je rappelle aux uns et aux autres que le taux d'encadrement des élèves à Paris s'est encore amélioré cette année et que ce résultat positif pour nos écoles, pour les enfants de Paris, est le fruit d'un travail collectif. Je tiens d'abord à souligner la mobilisation sans comparaison des agents de la DASCO, de la DPA d'ailleurs également, et en particulier des SLA pour la campagne de travaux d'été particulièrement intensive qu'ils ont menée dans des conditions difficiles, parce que naturellement l'ensemble des travaux de sécurisation supplémentaires que nous avons dû mener cet été était considérable. Nous leur sommes très redevables. Le résultat de cette rentrée, c'est aussi le fruit du dialogue que nous avons eu tout au long de l'année avec l'Académie de Paris. Le maintien du nombre de postes a créé des opportunités pour renforcer les dispositifs de refondation de l'école. Vous l'avez dit les uns et les autres, et c'est une bonne chose, même si le rattrapage de la scolarisation des moins de 3 ans est encore à faire. Mais nous avons fait des progrès dans ce domaine et je m'en satisfais donc, pour cette année. Merci à mes collègues et notamment merci aux maires d'arrondissement, qui par leur mobilisation, il faut bien le dire, ont permis d'aboutir à cette situation. Mes chers collègues, je voudrais vous le dire, cette rentrée est l'occasion de mesurer les effets d'une politique qui défend, d'une part, la nécessité que des enseignants soient présents en nombre suffisant devant les enfants, et d?autre part, qu'un effort particulier soit porté aux élèves dans les quartiers populaires. Dans ce domaine, tout de même, il y a des comparaisons que nous pouvons faire. Je vous rappelle le nombre considérable, 80.000 si ma mémoire est bonne, d'enseignants qui ont disparu sous la mandature législative précédente. Vous conviendrez que cela n'est pas exactement la même chose que de prôner sans cesse la réduction massive des effectifs de fonctionnaires, des effectifs d'enseignants en particulier, au motif que l'éducation serait toujours trop chère, mais pas à Paris bien entendu. Je tiens enfin à remercier particulièrement les agents de la DASCO, en particulier les gardiens mobilisés toute l'année pour assurer la sécurité des biens et surtout des personnes et des enfants. Je tiens à remercier les agents d'entretien pour leur dévouement, ou encore les animateurs qui ont permis que cette première campagne de préinscription obligatoire dans les centres de loisirs se déroule bien et nous veillerons à être attentifs à ce que les parents qui n'ont pas encore correctement eu l'information la reçoive. Mais presque tous l'ont eue, je pense. Mes chers collègues, nous entrons dans la quatrième année de la refondation de l'école, et désormais les temps d'activités périscolaires des mardis et vendredis font partie du paysage éducatif parisien. Sans y revenir trop longtemps, Madame la Maire, vous en avez parlé beaucoup, le projet éducatif territorial de Paris peut se résumer peut-être en trois mots : co-éducation, complémentarité éducative et enfin cohérence. C?est autour de ces trois notions, et grâce aux contributions de nombre de nos collègues de l'Exécutif et également de la M.I.E., je veux le dire, que le PEDT pourra devenir un outil concret, qui se déclinera pendant les trois années à venir. C'est une feuille de route. Le PEDT, s'il affirme des valeurs qui guident notre action éducative, propose des outils très concrets pour que ces valeurs s'incarnent au quotidien. Deux exemples : vous parlez de démocratie, on peut dire combien elle est désirable, mais le budget participatif des écoles et des collèges, qui ne met absolument pas les écoles en concurrence entre elles mais plutôt propose à chacune d'y participer, a été une grande réussite et une grande chance pour donner l?occasion aux élèves de s?emparer de la chose démocratique. Enfin, un petit mot - c'est plus anecdotique mais tout à fait significatif de ce que nous faisons -, certaines "classes à Paris" désormais sont à destination des écoles et impliquent à la fois le scolaire et le périscolaire. C'est concret et cela fait travailler les équipes ensemble. Donner concrètement - pardon de répéter ce mot mais je le trouve important -, là encore les clefs de la réussite scolaire à tous les jeunes Parisiens, c'est évidemment le faire particulièrement pour ceux qui sont les plus en retard, les plus défavorisés, qui en ont le plus besoin. Cela nécessite de renforcer un certain nombre de dispositifs, vous avez été plusieurs à le dire. En effet, Paris s'engage pour la mixité. Vous l'avez vu, vous avez lu un certain nombre de choses dans la presse. Nous nous engagerons dans un observatoire des inégalités pour suivre les progrès que nous ferons à Paris, et une grande concertation sur la mixité va démarrer dans quelques jours. Mes chers collègues, un petit mot. La vocation de l'école est d'accueillir les enfants, tous les enfants. Madame la Maire, vous avez rappelé récemment que l'inaction, l'indifférence ne pouvait constituer une réponse digne à la crise des réfugiés, à laquelle est confrontée l'ensemble de l'Europe, notre pays et bien sûr Paris. Face aux peurs, vous avez rappelé les valeurs de Paris. Dans cet esprit, comme je l'avais fait l'année dernière, je tiens à redire que les écoles et les collèges de Paris accueillent et continueront d'accueillir les enfants de réfugiés qui séjournent dans notre ville. Je remercie d'ailleurs les directeurs d?écoles, les principaux de collège, les enseignants pour leur engagement dans ce domaine et aussi ceux des maires d'arrondissement, pas tous hélas, qui s'engagent eux aussi. Mes chers collègues, vous m'avez interpellé ainsi que Colombe BROSSEL et je vais répondre pour elle car elle a dû s'absenter un moment. Vous m'avez interpellée sur la sécurisation des écoles. C'est naturellement notre première préoccupation ; elle mobilise, je l'ai dit, les services de la Ville. Nous vous avons rappelé les nombreux travaux qui ont été effectués, d'autres qui sont encore à venir, et, sur cette question, l'Exécutif parisien exerce pleinement ses responsabilités. C'est pourquoi l'essentiel des travaux menés cet été a concerné le renforcement de la sécurité des écoles, celles qui en avaient besoin et les travaux qui avaient été fléchés, notamment et surtout par vous, les maires d'arrondissement. Dire aujourd'hui, comme je l'ai lu ici ou là, que 200 écoles n?auraient bénéficié d'aucune intervention, c'est de la polémique stérile. Vous le savez, nous avons commencé ces travaux dès janvier 2015. Certains ont été effectués d'ailleurs par vous, vous devriez le savoir et le comptabiliser, certains ont été réalisés cet été et d'autres, moins prioritaires, sont à venir. Je voudrais m'éloigner de ces polémiques un peu pathétiques. L'Exécutif parisien sera aux côtés de tous les maires d'arrondissement en lien avec les services de l'Etat pour mettre en ?uvre toutes les réponses appropriées, y compris nouvelles, selon les préconisations qui seraient émises par les autorités. Je vous rappelle par ailleurs que la sécurité est peut-être et surtout une question de réponse humaine. Dans nos écoles, je vous le rappelle, nous avons des gardiens, nous les avons formés ainsi que l'ensemble des personnels, nous participons à des réunions communes avec l'Education nationale, nous nous sommes organisés pour que ce qui est rassurant, ce qui compte, la présence humaine dans les écoles soit un vrai bouclier de protection pour nos enfants. L'ensemble des polémiques que vous pouvez lancer sur ce sujet n'est pas à la hauteur des enjeux.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il va falloir conclure, Madame CORDEBARD.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Bien sûr. Alors un mot sur la restauration scolaire. Que vous dire de plus sinon que vous êtes également à ce sujet dans la caricature ? Plutôt que ces grandes tirades de Mmes BÜRKLI et BERTHOUT, peut-être serait-il plus utile à notre Conseil de savoir pourquoi vos caisses des écoles disposent respectivement de plus de 1million, 1,5 million d'euros en excédent et ce que vous comptez en faire. Voilà ce qui nous instruirait sur votre politique.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Madame CORDEBARD, je vais vous demander à chaque fois votre avis. D?accord ?

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - D?accord.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je vous remercie beaucoup pour ces réponses et nous allons maintenant procéder au vote des v?ux rattachés au projet de délibération DASCO 148.

En réponse aux v?ux nos 7 et 8, l'Exécutif a déposé un v?u n° 8 bis. Le v?u n° 7 du groupe Ecologiste de Paris de Paris est-il maintenu ? Il est retiré. Je vous remercie.

Le v?u n  8 du groupe Communiste - Front de Gauche est-il maintenu ? Il est retiré. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de v?u n° 8 bis déposé par l?Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de v?u est adopté. (2016, V. 255). Concernant le v?u n° 9 déposé par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants. Quel est l'avis de l'Exécutif ?

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Favorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2016, V. 256). Je vois que Jean-Bernard BROS a eu peur mais voilà, je pose la question à l'Exécutif. Concernant le v?u n° 10 déposé par le groupe les Républicains. Votre avis, Madame CORDEBARD ?

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Retrait, sinon défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Est-il retiré ?

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Non.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. En réponse aux v?ux nos 11, 12, 13, 14 et 15, l'Exécutif a déposé le v?u n° 15 bis. Le v?u n° 11 du groupe les Républicains est-il maintenu ? Oui.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Le v?u n°°12 des Républicains est-il maintenu ? Oui. Avis de l'Exécutif ?

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Le v?u n° 13 du groupe les Républicains est-il maintenu ? Oui.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Avis défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Le v?u n° 14 du groupe les Républicains est-il maintenu ?

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Oui.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Le v?u n° 15 des groupes UDI-MODEM et les Républicains est-il maintenu ? Oui.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes UDI-MODEM et les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u référencé n° 15 bis déposé par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de v?u est adopté. (2016, V. 257). Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 16, déposée par Mme Danielle SIMONNET, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2016, V. 258). Nous allons maintenant procéder au vote des autres projets de délibération rattachés à ce débat ainsi qu?au v?u n° 17 déposé par le groupe les Républicains sur le projet de délibération DASCO 143. Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 30. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de v?u est adopté. (2016, DASCO 30). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 31. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 31). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 32. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 32). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 103. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 103). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 106. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 106). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 107. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 107). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 137. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 137). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 139. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 139). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 140. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 140). Concernant le v?u n° 17 déposé par le groupe les Républicains sur le projet de délibération DASCO 143. Quel est l'avis de l'Exécutif ?

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Défavorable.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 143. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 143). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 145. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 145). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 48 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 48 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 50 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 50 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 51 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 51 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 53 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 53 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 54 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 54 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 56 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 56 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 57 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 57 G).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 59 G.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 59 G).

Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 59.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DPA 59).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 66.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DPA 66).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 69.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DPA 69).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 70.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DPA 70).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 77.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DPA 77).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 81.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DPA 81). Nous allons maintenant procéder au vote des projets de délibération concernant les caisses des écoles des vingt arrondissements de Paris. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 117, pour le 1er arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 117). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 118, pour le 2e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 118). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 119, pour le 3e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 119). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 120, pour le 4e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 120). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 121, pour le 5e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 121). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 122, pour le 6e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 122). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 123, pour le 7e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 123). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 124, pour le 8e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 124). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 125, pour le 9e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 125). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 126, pour le 10e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 126). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 127, pour le 11e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 127). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 128, pour le 12e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 128). Abstention du groupe LR et de l?UDI-MODEM et vote favorable des autres. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 129, pour le 13e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 129). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 130, pour le 14e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 130). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 131, pour le 15e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 131). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 132, pour le 16e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 132). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 133, pour le 17e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 133). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 134, pour le 18e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 134). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 135, pour le 19e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 135). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 136, pour le 20e arrondissement.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASCO 136).

Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DSTI 10.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DSTI 10).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DSTI 6 G.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DSTI 6 G). Merci. Nous avons adopté les projets de délibération suite à cette communication sur la rentrée scolaire de nos petits Parisiens.