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Novembre 2016
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Conseil Municipal
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2016 DJS 284 - Modalités d’accueil à Paris des grands événements sportifs internationaux organisés en 2017. 2016 DJS 318 - Communication relative au bilan de l'accueil de l'Euro 2016.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2016


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons les projets de délibération DJS 284 et 318, et la parole est à Mme JÉGO.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - Merci bien.

Comme il y a eu beaucoup de changements, on présente bien les deux ; nous sommes d?accord ?

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Oui. Allez-y.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - C?est parfait. Monsieur le Maire, mes chers collègues. Vous nous présentez un bilan de l?accueil de l?Euro 2016 à Paris qui, bien qu?il ne soit pas chiffré, fait état de votre satisfaction pour l?organisation de ce grand événement dans une période particulièrement difficile. Il est vrai qu?aucun incident dramatique n?est venu ternir l?image de cette manifestation très attendue, ce dont chacun doit se réjouir. Paris a su accueillir l?Euro 2016, voilà qui constitue un atout dans la perspective des Jeux 2024 qui sont évidemment d?une toute autre ampleur.

(M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, remplace M. Bruno JULLIARD au fauteuil de la présidence).

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - S?il vous plaît, peut-on écouter l?oratrice ? S?il y a des discussions, qu?elles se fassent à l?extérieur, Messieurs.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - C?est très aimable à vous.

Il faut toutefois noter que cette manifestation n?a pas empêché une baisse globale de 7 % du nombre de touristes dans la capitale depuis le début de l?année. Ce chiffre inquiétant vient amoindrir la satisfaction que nous voudrions partager avec vous. L?Euro 2016 n?aura donc eu aucun impact sur le tourisme, si ce n?est celui éventuel d?amoindrir les difficultés que vivent les entreprises touristiques de la Capitale. A ce titre, permettez-moi de regretter que vous n?ayez pas pris en compte les demandes de notre groupe concernant les indemnisations des commerçants et des artisans. Beaucoup d?entre eux ont été impactés négativement.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - S?il vous plaît, je réitère ma demande que les personnes qui ont des discussions le fassent à l?extérieur. Madame JÉGO, vous avez la parole.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - Je vous remercie encore. Je parlais donc des commerçants et des artisans parisiens. Beaucoup d?entre eux ont été impactés négativement par les mesures de sécurité mises en place à cette occasion. Dans le marasme de l?activité commerciale de la capitale, il aurait été juste d?être attentif à ceux qui furent les victimes économiques de l?Euro et qui ont le sentiment que leur voix n?est pas parvenue jusqu?aux oreilles de la Maire de Paris.

Ce projet de délibération et les éléments qui l?accompagnent sur les grands événements sportifs - décidément, je vais finir par croire que ce que je dis n?est pas très intéressant ; merci - m?amènent à vous interroger à nouveau, comme je l?ai déjà fait lors de notre dernière séance, sur le caillou dans la chaussure de la candidature de Paris 2024, à savoir le blocage du dossier de Roland Garros.

Déjà neuf serres chaudes et quatre serres techniques ont été détruites, des arbres, des arbustes, des végétaux arrachés. Le Conseil d?Etat a certes annulé l?ordonnance de suspension des travaux, mais les juges ne se sont pas encore prononcés sur le fond, l?audience étant attendue pour le mois de janvier.

Comme élue du 16e arrondissement, je vous le redis : Paris 2024 ne sera pas crédible quant à sa volonté de développement durable si le premier acte fort concernant le tennis est la destruction d?un patrimoine architectural et naturel irremplaçable. Je vous demande encore une fois de ne pas balayer d?un revers de la main cette question et d?accepter d?écouter toutes les parties prenantes pour trouver une sortie positive à ce dossier. Je vous remercie de votre écoute finale.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Geoffroy BOULARD, pour le groupe L.R.

M. Geoffroy BOULARD. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers collègues, le bilan de l?accueil de l?Euro que vous avancez aujourd?hui dresse un certain nombre de satisfecit que nous partageons évidemment, notamment à propos de l?héritage laissé par l?Euro en termes d?équipements ou s?agissant du programme d?accompagnement à travers le Paris Sports Parc, les animations de la place de l?Europe et plus largement l?ensemble des animations qui ont entouré cette compétition.

Ceci étant dit, vous admettrez, j'en suis sûr, que cette communication est assez peu précise et comporte même quelques lacunes pour un bilan. Par exemple, sur la sécurité - Philippe GOUJON reviendra sur ce point dans un instant -, vous glissez quelques chiffres au fil des pages sans en tirer de véritables conclusions. Vous vous targuez qu?il n'y ait eu aucun incident grave dans la "fan zone" et seulement des altercations et dégradations matérielles le soir de la finale.

Dans le même sens, le bilan économique et touristique est un peu léger. Vous rappelez des estimations établies par le Centre de droit et d?économie du sport bien avant l?événement, tout en indiquant que le laboratoire universitaire produira des données réactualisées fin novembre. De deux choses, l?une : soit vous disposez des premiers éléments, moins bons qu?escomptés, soit vous n?en disposez pas et dans ce cas, ce bilan arrive trop tôt. S?il paraît incontestable que Paris a pu connaître un regain d?activités touristiques et économiques, on doit pouvoir disposer d?éléments d?appréciation consolidés.

Enfin, s?agissant du bilan financier, vous indiquez que les dépenses supportées par la Ville devraient atteindre - ce sont vos termes - 18,5 millions d?euros bruts et devraient s?établir finalement à 7,61 millions d?euros, en comptant les contributions extérieures de l?ordre de 10 millions d?euros. Aucun montant n?est donc arrêté. Vous proposez un bilan de manière un peu prématurée, approximatif sur certains aspects. Nous aurions pu attendre quelques semaines, voire quelques mois pour en faire le bilan objectif, statistique, quantitatif et donc qualitatif.

Nous vous demandons donc de rééditer évidemment cette communication sur le bilan avec l?ensemble de ces chiffres. Pour autant et parce que pendant un mois, Paris a vibré pour le sport, je veux me réjouir dans la perspective de notre rendez-vous commun de septembre 2017.

En effet, oui, l?Euro a constitué un coup d?essai aux yeux du monde pour démontrer qu?elle était en capacité d?accueillir un événement sportif de cette envergure, qu?elle était prête à s?investir dans l?accueil des Jeux Olympiques et à faire de cet événement un moment festif, populaire, dépassant le sport et ses passionnés "stricto sensu".

Je ne peux donc qu?espérer que le C.I.O. partage notre engouement, chers collègues, mais aussi et surtout, celui des Parisiens, des Franciliens et des Français dans leur globalité.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Philippe GOUJON, pour le groupe L.R. toujours.

M. Philippe GOUJON, maire du 15e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

Il est vrai qu?il ne faut pas bouder son plaisir et ce fut une magnifique fête du sport, de la jeunesse. Un certain nombre de difficultés se sont posées néanmoins. Je vais en évoquer une, mais cela n?altère pas évidemment la conception que nous pouvons avoir de cet Euro 2016 et ce que cela a pu apporter en perspectives : nous espérons tous les Jeux Olympiques à Paris.

Néanmoins, je persiste à dire - je l?ai dit plusieurs fois ici, cela ne surprendra donc personne, je m?étonne un peu d?ailleurs de l?absence du représentant du Préfet de police car c?est le sujet que je voulais évoquer, marginalement en tout cas - l?inadaptation du site qui a été retenu par la Ville pour la "fan zone" du Champs de Mars.

Je considère que le site est totalement inadéquat parce que le Préfet de police, surtout lui d?ailleurs, n?a pas été en mesure de concilier la très haute sécurisation de ce site? Cela a été sécurisé, mais les mesures permettant la très haute sécurisation de ce site avec un fonctionnement à peu près normal - on accepte toujours un certain nombre de perturbations -, mais un fonctionnement à peu près normal de deux quartiers parisiens côté 7e arrondissement et côté 15e arrondissement. Cela a concerné plusieurs dizaines de milliers d?habitants dont la vie, qu?on le veuille ou non - et il faut compatir un peu -, a été paralysée, en tout cas largement altérée pendant plus d?un mois, un bon mois et demi. Ce n?est pas rien sur une année.

On a l?habitude d?avoir, par exemple, le 14 juillet, le feu d?artifice : c?est une seule soirée. On peut même accepter plusieurs soirées ; c?est la fête, c?est "sympa" ! Toutefois, un mois et demi de large paralysie de ces deux quartiers, c?est tout à fait insupportable pour les habitants et les élus que nous sommes et qui avons pris de plein fouet ce choc.

Le commerce dans les quartiers jouxtant la "fan zone" a été largement sinistré. Je donne un exemple pour ce qui concerne le 15e arrondissement : le Village suisse, on sait bien que les visiteurs étrangers qui viennent acheter viennent au mois de juin ou début juillet, était totalement mort. Le Village suisse a été une sorte de "Fort Chabrol" impénétrable. L?accès aux commerces a été rendu difficile, les restaurants ont été désertés. La pharmacie proche de l?angle de l?avenue de Suffren et de l?avenue de la Motte-Picquet a perdu 70 % de ses recettes.

Des restaurants, je peux en citer : Le Suffren, le Père Claude, La Gauloise etc., ont perdu beaucoup de recettes. Ils ont remis d?ailleurs des dossiers d?indemnisation, il n?y en a pas beaucoup. Une demi-douzaine de commerces ont été sinistrés et ont rédigé une demi-douzaine de dossiers d?indemnisation que j?ai envoyés à la Maire de Paris. Je demande qu?ils soient étudiés. Quand on perd la moitié de son chiffre d?affaires, c?est qu?il y a un sujet. Je demande vraiment que l?on puisse regarder cela attentivement.

L?accès des riverains aussi : beaucoup de personnes âgées ont eu des conditions très difficiles pour rentrer chez elles ; les livraisons étaient impossibles, les clientèles d?un certain nombre d?établissements commerciaux, dont les hôtels, même les touristes du secteur, qui ne venaient pas tous pour la "fan-zone", ont été gênés.

Les désordres publics : je dois dire aussi que même si la Préfecture de police a fait des efforts - c?est incroyable que le Préfet de police ne soit pas là d'ailleurs - chaque soir, des centaines de supporters bruyants et largement alcoolisés? Il y a une mesure qui a été totalement inadmissible, c?est qu?on interdise la vente d'alcool à emporter dans tout le quartier et que le seul endroit où l'on pouvait consommer de l'alcool à gogo, de la bière notamment, par centaines de milliers d'hectolitres, c'était dans la "fan zone". Vous imaginez l'état des supporters après avoir été sous le soleil pendant des heures, à boire de la bière, l'état dans lequel ils ont pu transformer un quartier en gigantesque urinoir et "vomissoire" pendant un mois, ce qui n'est pas forcément très agréable non plus pour les résidents, et avec beaucoup de nuisances sonores, de vociférations pour dire les choses, jusqu'à des heures avancées, 2, 3 heures du matin, tous les soirs, même si la police a affiné son dispositif.

J'y étais tous les soirs, justement. Je n'avais pas forcément bu avant, ne vous inquiétez pas ! J'ai même passé une soirée avec le Préfet de police, il a pu redisposer les effectifs, donner de nouvelles consignes et cela a été mieux ensuite. Mais il y a quand même toujours eu des débordements, et malgré une mobilisation sans précédent des forces de l'ordre.

Pourquoi cela s'est-il bien passé, pas d'attentat, pas de grave problème ? Parce que 1.000 policiers ont été mobilisés chaque jour. Vous savez, la police a près de 20 millions d'heures supplémentaires à récupérer ! Mais il n?y avait personne dans les quartiers alentour. C'est un sujet : 1.000 policiers dans la "fan zone", mais rien alentour, et ces policiers ont manqué partout en France, à commencer sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, car les unités de C.R.S. et les E.G.M. n'ont pas pu être présents partout évidemment. 1.000 policiers par jour, c'est colossal !

Je pense que ces effectifs auraient été utiles ailleurs, et que le fait d'avoir mis cette "fan zone" ici et non pas dans un stade comme on l'a proposé à l'époque, avec Rachida DATI, Charléty ou ailleurs, a obéré des capacités policières qui ont manqué ailleurs.

Le dernier point et j'en terminerai par-là, c?est la dégradation du Champ-de-Mars, les riverains, les promeneurs, sont privés du Champ-de-Mars pendant quasiment un an. Il ne faut pas se leurrer. Il y a six mois de réparation, ensuite c'est l'hiver.

Voilà simplement ce que je voulais dire, tout en me réjouissant de la belle fête du sport et de la jeunesse de l'Euro 2016, mais il y a un certain nombre de préoccupations sur lesquelles nous avions mis en garde la Ville, qui malheureusement ont été avérées au détriment de dizaines de milliers de Parisiens.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Sergio TINTI, pour le groupe Communiste - Front de gauche.

M. Sergio TINTI. - Merci, Monsieur le Maire.

Faire un bilan de l?accueil d?un événement aussi important que l'Euro 2016 est indispensable.

Nous pouvons d'ores et déjà nous féliciter de notre capacité à organiser un événement d'une telle envergure, tout en assurant la sécurité nécessaire et ce, n'en déplaise à celles et ceux qui dans notre hémicycle en ont douté.

Nous le savons, les compétitions sportives internationales, particulièrement les plus importantes, sont bien plus que de simples compétitions et emportent avec elles des enjeux au-delà de simples enjeux sportifs.

Est-il encore utile de le rappeler, notre Ville est très ambitieuse en matière d'accueil d'événements sportifs internationaux. Le schéma de développement touristique présenté lundi prévoit l'accueil d'au moins un grand événement sportif international par an les années à venir avec, nous l'espérons tous, l'accueil des Jeux olympiques et paralympiques 2024.

Nous devons donc analyser a posteriori nos actions lors de l'accueil de l'Euro 2016, afin d'être en mesure de conforter, développer ou corriger les mesures que nous prenons pour l'accompagnement de ces événements.

Le bilan nous a amenés à analyser l'Euro 2016 comme un événement populaire créatif et innovant, durable et attractif.

Populaire, parce que le plan d'accompagnement a permis de toucher près de 400.000 personnes quand la "fan zone" a reçu, en cumulé, près d'un million de personnes.

Il faut saluer les projets mis en place, je pense à "Chacun son foot", au tournoi féminin des capitales européennes, ou au tournoi "Génération 98" qui ont participé au développement de la pratique sportive. Mais aussi, les nombreux projets locaux des arrondissements, organisés dans le cadre de l'Euro, toutes ces manifestations ont été des moments de partage.

Créatif et innovant, l'Euro 2016 a offert une vitrine à la création parisienne. Création culturelle avec le programme de "l'Euro se met en scène", qui présentait des performances de rue ; avec l'exposition "11 légendes", qui mobilisait 11 artistes de renom autour du football et du "street art". 2 festivals ont parfait cette offre culturelle autour du football.

L?innovation a permis à la plate-forme pour le sport "Le tremplin", de mettre en avant 17 "start-up" parisiennes.

Certaines ont même été sollicitées par notre Ville pour la mise en ?uvre du programme d'accompagnement de la compétition.

Durable, parce que l'héritage a été mis au c?ur de l?accompagnement de cet Euro 2016 grâce au fonds de 20 millions d'euros mis en place par l'organisateur de la compétition. Paris en tant que ville hôte a pu bénéficier de 2 millions d'euros pour la rénovation et la réfection des terrains sportifs dans nos quartiers populaires.

La Fédération française de football, elle, a mis en place l'opération "Horizon bleu" destinée à améliorer les conditions de pratique du football amateur.

Attractif, parce que les événements sportifs, s'ils sont bien organisés et maîtrisés, sont vecteurs de retombées intéressantes pour le ou les villes hôtes. Alors qu?il nous a été présenté hier le schéma de développement du tourisme qui prévoit d'accueillir un grand événement sportif d?ici à 2022, l'Euro 2016 a fait bondir de 10 % le nombre de touristes européens par rapport à l'an passé, sur la période bien évidemment du tournoi. Selon cette communication, l'accueil de l'Euro 2016, pour notre ville, devrait coûter près de 8 millions d'euros. Nous attendons la consolidation des chiffres concernant la création d'un parc dans le cadre de la compétition. Sur le chiffre avancé des 3.000 emplois, nous n?avons pas aujourd?hui une lecture très claire du pourcentage d?emplois pérennes. Enfin, nous serons attentifs aux conclusions de l?étude sur l'impact social de l?Euro 2016 menée par l'Association nationale des directeurs et intervenants des installations et des services des sports. Cette étude vise à analyser les processus d'implication des populations, l'émergence des projets territoriaux, les synergies partenariales, les empreintes urbaines, les usages sociaux des différents lieux de convivialité, et enfin la force d'une telle compétition dans l'accélération de la pratique du football féminin. Sachons analyser et apprendre de ces premiers résultats, cela nous permettra d'être le plus performants possible dans l'accueil des futurs événements sportifs et d'enrichir notre dossier olympique.

Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. David BELLIARD sur la communication relative au bilan de l?accueil de l'Euro 2016 et le projet de délibération DJS 284.

M. David BELLIARD. - Merci, Monsieur le Maire, mes chers collègues, si on en croit votre communication, l'Euro s'est très bien passé, fête éducative, sportive, culturelle, gestion exemplaire, biodiversité préservée, conforme aux objectifs de la charte d?usage.

Vous nous permettrez d'avoir un bilan plus mitigé, mais je ne reviendrai pas sur tous les aspects de l'accueil de l?Euro 2016 ou de nos inquiétudes sur l'accueil plus généralement de ce type d'événement.

Je veux insister plus particulièrement sur l'impact environnemental. L'impact environnemental des grands événements sportifs est en effet extrêmement important, ne serait-ce que pour assurer le transport des supporters et des délégations sportives et médiatiques. 2,4 millions de personnes se sont déplacées dans les stades, dont 1,4 million venant de l'étranger pendant l'Euro.

Les élus écologistes ont demandé à plusieurs reprises, avant et après l'Euro 2016, que soit réalisé un bilan de la compensation de l'empreinte carbone de son accueil à Paris.

Certes, la Ville a obtenu la certification à la norme ISO 2012-1. C'est une bonne nouvelle. Cette norme est destinée à inciter les organisateurs d'événements, collectivités comprises, à minimiser les impacts négatifs, émission de CO2, production de déchets, nuisances pour les riverains, et à en favoriser les retombées positives, adhésion et insertion des publics, retombées économiques et sociales locales, et co-conception des infrastructures légères.

Elle récompense un engagement pris dans le cadre de l'accueil de grands événements sportifs en 2017 au travers de plus de 150 actions menées dans les domaines de l'emploi, de la promotion du sport, de la valorisation des déchets, des co-constructions, de la mobilisation des associations et "start-up" parisiennes.

On apprend aussi dans cette communication sur l'Euro que l?U.E.F.A., pendant l'événement, a pris une démarche de compensation carbone des déplacements de ses équipes en achetant des crédits carbone dans le cadre des programmes "Climate friendly" qui financent des projets d?énergies renouvelables en Nouvelle Calédonie. L?instance internationale a également mis en place un éco-calculateur offrant la possibilité aux supporters, partenaires et équipes officielles, de connaître l'impact carbone de leurs déplacements et ainsi favoriser les comportements éco-responsables. Soit, mais un bilan, ce sont des chiffres et nous ne les avons toujours pas, nous souhaiterions donc, et c?est l'objet premier de cette intervention, connaître les retombées de ces démarches de compensation entreprises par l?U.E.F.A.

Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à Mme Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, à travers cette communication relative au bilan de l'accueil de l'Euro 2016, on peut lire, page après page, un énorme satisfecit sans aucune capacité d'autocritique. Je voudrais quand même attirer votre attention sur trois aspects qui me semblent fondamentaux. L'Euro 2016 nous donne un avant-goût de ce que seront les Jeux Olympiques s'ils ont lieu à Paris. J'aimerais bien que l?on soit un peu plus lucide et que l'on regarde aussi l'autre face de la pièce.

Cette organisation de l'Euro 2016, finalement, montre d'abord une première chose : une explosion des coûts totalement sous-estimés de la sécurité. Regardez le développement et le coût de la sécurité privée dans la "fan zone", mais regardez aussi l'épuisement des forces de l'ordre partout ailleurs pour garantir les conditions de sécurité comme aux J.O. de Londres, comme sur chaque grand événement international. A chaque fois, les dépenses en matière de sécurité sont tout le temps totalement sous-évaluées. On sait pertinemment que pour les Jeux Olympiques, cette sous-évaluation est flagrante.

Deuxième aspect : le matraquage publicitaire. J'ai déjà eu l'occasion ici, à coup de v?ux, d'interventions, de dénoncer le matraquage publicitaire de l'organisation de l'Euro 2016, où l?on a pu voir dans les "fan zone", finalement, de grandes opérations marketing géantes, mais aussi, dans toute la capitale, une grande opération marketing. Voilà à quoi servent, hélas, aujourd'hui, ces grands événements sportifs. Ils ne servent pas tant à célébrer la fête populaire du sport, mais hélas, à être un grand terrain de jeux pour l'ensemble des grandes enseignes, des grandes marques, des grandes multinationales, pour faire leur captation marketing internationale.

Et troisième chose : je vous redis le scandale de la défiscalisation des organisateurs de l'Euro 2016. J'aimerais bien que l'on en reparle - le scandale de la défiscalisation des organisateurs de l'Euro 2016 - puisqu'il est prévu exactement les mêmes dispositions pour les organisateurs des Jeux Olympiques. Donc, non, je ne partage pas l'enthousiasme d'autres collègues sur l'accueil de l'Euro 2016, et moins encore sur les Jeux Olympiques.

Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Pascal CHERKI, pour le groupe Socialiste et Apparentés.

M. Pascal CHERKI. - Finalement, Monsieur le Président, les années passent et les critiques récurrentes sont toujours les mêmes contre l'organisation d'événements sportifs de grande ampleur à Paris et à chaque fois ces événements sont une réussite. J'entendais les critiques faites au moment des championnats du monde d'athlétisme. On nous expliquait cela au moment de la coupe du monde de rugby parce que, Madame SIMONNET, la présence des marques pendant la coupe de monde de rugby était très forte. Ce sont toujours les mêmes critiques.

Il faut que l'on ait une analyse objective. La Ville de Paris n'a pas les moyens de changer l'organisation et le contenu de tous les événements sportifs. Si l?on n'est pas d'accord avec cela, il ne faut pas en organiser. Mais après, il faut expliquer à la population pourquoi on veut les priver d'une fête populaire. Parce que l'Euro a été une fête populaire. Cela a été une réussite. Il y a des contradictions, j?entends bien, mais cela a été une réussite dans un contexte où, dans notre pays, la population avait besoin de ces moments fédérateurs. J'ai assisté à beaucoup de matchs. Je l'ai vu dans différents endroits. Je suis allé à la "fan zone", dans les cafés. Je l?ai vu chez moi. J'ai même eu la chance d?aller au stade. J?ai acheté des places. Je peux vous dire que partout, c'était la fête. C'est aussi cela, la dimension du sport aujourd'hui, qui pourrait être une compétition nationaliste. Regardez, finalement, la fraternisation qu'il y a eu dans les stades et la sublimation que peut permettre le sport dans les relations entre les êtres humains. C'est un événement positif.

Deuxièmement, sur la question de la "fan zone", qu'est-ce que l'on n'avait pas entendu avant ? "Il ne faut pas le faire là", "vous risquez", "il y aura des attentats", etc. La "fan zone" a été une réussite. Elle a permis de canaliser cette passion populaire sans la brider. Vous avez des images. Je me rappelle de notre collègue, Jean-François MARTINS, qui twittait des images de la "fan zone" où c?était extraordinaire. Il y avait près de 100.000 personnes. C'était pacifique. Alors, bien sûr, il faut des conditions d'organisation pour cela. Il fallait des conditions de sécurité. Je voudrais remercier l'Etat et les forces de police d'avoir créé les conditions le permettant, mais heureusement que l'on a fait cette "fan zone".

J'entends ce que dit M. GOUJON. Bien évidemment, autour de la "fan zone", quelques commerces ont souffert, surtout qu'il y avait un décalage entre la nature de ces commerces et la population qui venait assister aux matchs. C'est une évidence. Il faut l'entendre. En même temps, si l?on n'avait pas fait la "fan zone", Monsieur GOUJON, on aurait eu des problèmes d?organisation, de sécurité beaucoup plus importants. Il y avait besoin d'un point de fixation populaire qui permette de canaliser cela.

Je voulais aussi remercier la Ville de Paris pour les actions d'accompagnement, pour les forfaits en direction de l'achat des places. Je voulais remercier aussi la Ville de Paris de s'être inscrite dans cette fête-là et dire à mes collègues ceci : que vous le vouliez ou non, il y a une dimension internationale et festive du sport aujourd'hui, organisé dans des conditions économiques qui peuvent nous amener à réfléchir. Pour avoir discuté avec le comité d?organisation, je peux vous dire que le comité d?organisation de l?Euro en France a quand même créé les conditions de faire en sorte qu'à chaque fois que c'était possible, les éléments de l'appropriation populaire de la fête ont été rendus possibles.

Par exemple, si vous avez eu autant de monde dans les cafés qui a pu suivre les matchs et autres, c'est parce que le comité d'organisation de l'Euro - en ce sens, fortement encouragé par les différentes villes, notamment les villes hôtes - a fait en sorte qu'il n'y ait pas de redevance trop importante sur les cafetiers pour permettre justement cela. Dans beaucoup de nos cafés parisiens, notamment quand il y avait l'équipe de France qui jouait ou quand il y avait d?autres équipes très supportées, comme l?équipe du Portugal qui était très supportée en France, ou d'autres équipes, vous aviez un élément de fête, un élément de dynamisme et un élément d'activité.

Je pense que la Ville de Paris a raison de se féliciter des conditions d'organisation de l'Euro. Je voudrais remercier notre collègue, Jean-François MARTINS, pour le travail qu'il a fait d'accompagnement, à la fois comme responsable des sports et responsable du tourisme, et dire que la Ville de Paris l'a fait en collaboration avec l?Etat et le comité d?organisation. Mes chers collègues, compte tenu des événements dramatiques et des attentats que nous avons subis dans notre capitale, ce moment de fête était un moment bienvenu. Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Pour répondre, je donne la parole à M. Jean-François MARTINS.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Merci à tous les intervenants.

Je vois que les positions avant l'Euro n'ont pas bougé après l'Euro, y compris après la confrontation au réel. J'aimerais nous inciter, y compris quand beaucoup d'entre nous ont la mine triste ce matin pour des raisons évidentes, à ne pas bouder le plaisir que nous avons eu pendant un mois à Paris. Pascal CHERKI, Sergio TINTI l?ont assez bien relevé. Il y avait, en dehors de la "fan zone", du Parc-des-Princes strictement, dans les cafés, dans nos rues, dans nos commerces, dans les restaurants, à la fois les Parisiens eux-mêmes qui participaient à un moment de fête et de célébration, mais aussi des visiteurs de l'Europe entière dans un esprit de grande cordialité. Ceux d'entre vous qui sont parents n'ont pas pu échapper aux collections de vignettes à coller, ce qui mobilise nos enfants pendant un mois, n'ont pas pu éviter les discussions le lendemain matin quand ils arrivaient au travail. Tout cela a mis notre ville dans une énergie qui était favorable et positive et je m'en réjouis.

Deuxième élément, je veux qu'au-delà du plaisir, nous mesurions notre savoir-faire - la Maire de Paris nous incitait lundi à ne pas tomber dans le Paris "bashing" - et l'exploit que nous avons accompli avec l'Etat et le comité d'organisation. Organiser le troisième événement sportif le plus important au monde, qui plus est - par rapport aux Jeux Olympiques, mais j'y reviendrai - sur une clientèle de football qui est très particulière en termes de spectateurs, réussir cet événement dans le contexte de peut-être la plus grande menace terroriste que la France et qu?un pays d'Europe ait jamais connue, réussir à faire cela dans la bonne ambiance, dans l?énergie, dans la convivialité, dans le professionnalisme et le sang-froid des forces de l'ordre, des organisateurs, je pense que l?on peut être fier de cela. Je ne nie pas les complexités. Je vais y revenir, Monsieur GOUJON.

Mais on a relevé un défi incroyable. Ce défi incroyable nous donne une force : c'est que, malheureusement, la menace terroriste, sous laquelle nous étions en juin, sous laquelle je crains que nous soyons toujours aujourd'hui, est désormais une menace qui touche tous les pays du monde dans l'organisation des compétitions sportives. Désormais, seule la France a le savoir-faire, l'expérience pour organiser, y compris dans des contextes comme celui-ci, des événements sportifs. C'est important parce que je crois que maintenir et ne pas se résigner à dire que, vu le contexte, vu les complexités, nos habitants - et je le dis - ces habitants sont aussi les plus populaires de Paris qui ont cette passion pour le football, il serait terrible de leur refuser le droit à avoir ces grandes compétitions sur le territoire parisien.

Evidemment, en revanche, Monsieur GOUJON, ces compétitions, ces événements ne sont pas sans contraintes. On ne les a jamais cachées. On a toujours été extrêmement lucide. On a essayé, autant que possible, d'apporter les réponses nécessaires. Votre collègue, M. GOASGUEN, avait fait passer un v?u sur l?ensemble des dédommagements autour du 16e arrondissement et du Parc-des-Princes. Chacune a été respectée : plan de sécurité, plan de propreté, relogement du Stade français, épreuves du baccalauréat, tout cela a été fait. On a travaillé avec vous-même, avec Monsieur GOUJON, avec Mme DATI, même si cela a patiné à des moments parce que c?était compliqué. Le stationnement, les macarons, les droits pour les riverains, essayer de faire en sorte, sur la constitution-même de la "fan zone", dans ces zones d'émission au bruit, pour que les riverains en paient le moindre prix possible, mais évidemment cela a été un mois de contraintes et de complexités.

Y compris techniquement, quand on regarde le succès que l'on a eu, Monsieur GOUJON, avec 1,2 million de personnes qui sont venues sur cette "fan zone", je pense qu'en termes de capacité, nous n'avions pas d'autres sites de cette capacité. Pour Charléty, il faut se rendre compte que ce sont 20.000 places. On était très loin des affluences attendues à plus de 100.000 personnes le soir de la finale. Je crois qu'il fallait assumer aussi notre ambition d'offrir au monde entier les images les plus emblématiques de Paris, de démontrer qu'après ce que nous avions traversé, nous étions capables d'encore offrir le meilleur de Paris, c'est-à-dire la Tour Eiffel et le Champ-de-Mars aux spectateurs du monde entier, avec des contraintes pour ceux qui y habitent, j'en conviens, que nous avons essayé de réduire.

Le sujet des épanchements d'urine, par exemple, je ne le nie pas, mais, pour être très honnête, on a essayé de travailler avec la mairie du 7e arrondissement qui, au début, ne voulaient pas de sanisettes et d?urinoirs extérieurs. Puis, au bout de deux ou trois jours de "fan zone", on s?est rendu compte et on en a rajouté une quarantaine pour essayer petit à petit que ces externalités négatives, qui existent, soient traitées au mieux.

En termes de sécurité, Monsieur GOUJON, j?ai essayé de prendre une tonalité bienveillante et pacifique dans notre échange ce matin, mais je ne peux oublier ni vos propos ni ceux de M. PÉCHENARD nous promettant l?apocalypse. Finalement, outre la menace terroriste, même en termes de bagarres, même en termes de violences, même en termes d?alcoolisation, Monsieur GOUJON?

Vous parlez d?alcoolisation mais il n?y a pas eu un seul coma éthylique dans la "fan zone". Il y a eu un nombre de prises en charge du Samu et des pompiers inférieur aux grandes manifestations culturelles, aux festivals et même autres grandes manifestations sportives habituelles.

Je veux bien tout entendre et je veux bien entendre le discours avant de Cassandre, mais la réalité des faits est qu?il y a eu 1,2 million de personnes en train de faire la fête et, pour certains, ayant bu une, deux ou plus de bières. Ceci ne se fait jamais sans un certain nombre de conséquences, mais elles ont été mesurées et maîtrisées.

Par rapport à la taille de l?événement, on a délivré quelque chose, je crois, d?assez incroyable. M. TINTI et M. CHERKI en ont parlé, au-delà de tout cela, célébrons les 20.000 enfants qui sont allés au stade grâce à nos dispositifs, nos "start-up" qui ont inventé la signalétique urbaine innovante. Cher David BELLIARD, signalons la certification ISO-20-121 pour la première fois obtenue sur une compétition de football.

Je crois qu?on a beaucoup de choses à célébrer. C?est une initiative d?envergure mondiale puisque désormais elle est copiée : un concert où on faisait rencontrer la musique philharmonique et le football. Tout cela, vous l?avez vu dans le projet de délibération. Nous devons nous en réjouir également.

Sur les questions de tempo, M. BOULARD, M. BELLIARD, je suis dans une injonction contradictoire. Au précédent Conseil de Paris, un certain nombre de groupes, dont le vôtre, Monsieur BOULARD, dont le vôtre, Monsieur BELLIARD, se sont pressés de dire : on veut un bilan, on veut un bilan tout de suite. Alors on vous a rendu un bilan.

Mais le C.D.E.S. de Limoges n?a pas encore rendu son analyse complète sur le bilan économique, et malheureusement le bilan carbone, on ne l?a pas encore. Cependant, sous votre empressement, soucieux de vous écouter et de vous entendre, je me suis engagé à faire cette communication maintenant. Evidemment tous les chiffres complémentaires qui arriveront - je pense aux deux sujets C.D.E.S. de Limoges, l?étude d?impact économique et le bilan carbone - vous seront transmis.

Madame JÉGO, en revanche, deux choses.

Premièrement, ce n?est pas parce qu?on a envie de faire des effets de manche en Conseil de Paris que l?on peut dire n?importe quoi. M. BOULARD l?a plutôt bien dit sur la question touristique et vous ne pouvez pas dire : l?Euro n?a eu aucun impact sur le tourisme à Paris. Ce n?est pas vrai. Je sais bien peut-être que cela vous fait plaisir ou que cela nourrit un positionnement politique que vous souhaitez?

Si ! Alors là, je demande à ce qu?on regarde le script. Mme JÉGO a dit : l?Euro n?a eu aucun effet sur le tourisme à Paris.

C?est faux, puisque nous avons sur la période plus de 6 % de visiteurs européens. On a des marchés, évidemment comme l?Islande, l?Autriche en forte progression, et un taux d?occupation moyen des hôtels qui était à 78,9 % au mois de juin, soit supérieur à celui du mois de mai, soit supérieur à celui du mois de juillet.

Evidemment l?Euro à lui seul ne sauve pas la situation conjoncturellement compliquée, mais, oui, l?Euro a eu pour effet de faire un mois de juin qui aurait été moins bon sans l?Euro, eu égard à la conjoncture dans laquelle nous vivons.

Quant à Roland Garros, Madame JÉGO, je vous en prie, ne transformez pas chaque débat sur le sport en débat sur Roland Garros. Je connais votre position, mais comme votre groupe s?appelle Union des démocrates, la démocratie, Madame JÉGO, c?est que le débat politique, la concertation, elle a eu lieu, et elle a été multiple et riche sur Roland Garros.

L?instance légitime des Parisiens, le Conseil de Paris, s?est prononcé à de multiples reprises. Des gens ne sont encore pas d?accord avec le projet, ils font valoir leurs droits en justice. Maintenant laissons la justice exprimer si ou non leur arguments, qui ont été tranchés démocratiquement et politiquement par les instances légitimes de ce Conseil, sont valables en droit. Pour l?instant, en droit, la justice leur donne plutôt tort, mais laissons leur droit au recours se faire et on verra ce qui sera.

Enfin, tout cela pour vous dire qu?au-delà de ce bilan, vous avez un deuxième projet de délibération - trop peu en ont parlé - qui dit que cette année encore sera une très belle année d?événements sportifs, avec un Championnat du monde de handball en janvier, un Championnat du monde de hockey sur glace, co-organisé entre deux pays, la France et l?Allemagne, entre Cologne et Paris, en mai. C?est une initiative unique que je veux souligner. Enfin le Championnat du monde de lutte, la première semaine de septembre 2017 à Paris.

Nous aurons encore l?occasion de faire vibrer les Parisiens grâce au sport et de le partager avec le plus grand nombre, et je m?en réjouis. Merci à tous.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - S?agissant d?une communication, il n?y a pas de vote sur le projet de délibération DJS 318, mais il y a un vote sur le projet de délibération DJS 284 qui est relatif aux modalités d?accueil à Paris des grands événements sportifs internationaux organisés en 2017.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 284.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DJS 284).