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Novembre 2016
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le Groupe Ecologiste de Paris relatif au retrait de deux ouvrages du plan "Paris Lecture". Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2016


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Le premier v?u que nous allons étudier, le v?u n° 89, est relatif au retrait de deux ouvrages du plan "Paris Lecture".

La parole est à Mme Aurélie SOLANS.

Mme Aurélie SOLANS. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, au début du mois d'octobre, deux ouvrages ont été rappelés par la Ville sur la base d'une critique émise par un petit nombre d?animateurs, deux ouvrages d'auteurs jeunesse reconnus.

Au-delà des qualités intrinsèques des ouvrages rappelés, c'est l'absence de concertation entre la Ville et les animateurs, au moment de les retirer des établissements scolaires, qui nous a interpellés. La décision de rappeler unilatéralement des ouvrages basés sur le ressenti de quelques personnes est une maladresse car cette décision allait à l'encontre de tout le travail de sélection opéré par le Comité des animateurs au sein du centre "Paris Lecture".

Nous demandons que le pouvoir de choisir ou non d'intégrer un ouvrage au sein d'un espace lecture, des B.C.D. ou "Espace Premier Livre" par les animateurs lecture, soit mis en réflexion. Ils doivent avoir plus d'autonomie.

Par ailleurs, nous demandons que soient renforcés, à l'occasion de ce travail, les dispositifs partenariaux entre les équipes de la Direction des Affaires scolaires, le centre "Paris Lecture" et les équipes des bibliothèques de la Direction des Affaires culturelles.

Par ce v?u, nous rappelons notre attachement au plan "Paris Lecture" car celui-ci constitue un bel exemple de méthode pédagogique co-construite, car il associe les animateurs des B.C.D. et des E.P.L. aux choix des livres avec lesquels ils travailleront avec les enfants.

Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.

La parole est à Mme Alexandra CORDEBARD, qui présentera aussi un v?u de l'Exécutif que je n'ai pas encore, mais qui ne devrait pas tarder. Alexandra ?

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe. - Mes chers collègues, chère Aurélie SOLANS, ce v?u me donne l'occasion d'apporter des explications en forme de mise au point qui devraient, j'en suis sûre, vous rassurer et rassurer l'ensemble de nos collègues sur les méthodes de travail de la DASCO.

Vous l'avez rappelé, Paris porte l'ambition de développer le goût de la lecture des jeunes Parisiens dans l'ensemble des écoles et des collèges, Paris aime les livres.

Cette ambition passe notamment par la création de bibliothèques dans les 663 écoles maternelles et élémentaires, par la formation d?animateurs qualifiés pour y intervenir, le soutien aux libraires indépendants via le dispositif "Chèque Lire" remis aux élèves de CE2 notamment dans les quartiers populaires, par le soutien également au salon du livre jeunesse de Montreuil et bien sûr par l?existence du Centre Paris-Lecture commun à la Ville et à l?Education nationale dont vous parliez à l?instant.

C?est dans ce cadre général que le Centre Paris-Lecture a été amené à choisir, comme il le fait annuellement, un certain nombre d?ouvrages dont deux ont fait l?objet d?une attention particulière et d?une décision de la DASCO manifestement mal comprise.

A aucun moment, le contenu et la qualité de ces ouvrages n?a été mis en cause et ce, d?autant - et vous l?avez rappelé - que l?un de ces ouvrages, le Dictionnaire fou du corps, a été salué par la critique et récompensé.

Ce qui est en revanche exact, c?est qu?un certain nombre de professionnels de terrain ont fait remonter des observations sur ce qui leur semblait être une inadéquation entre ces deux ouvrages et certaines catégories d?âge auxquelles ils étaient destinés, ce qui a amené la DASCO à prendre la décision que vous avez évoquée.

J?ai entendu depuis plusieurs jours les remarques, l'émotion exprimée par certains d?entre vous, par les professionnels de l?édition également. Je dois vous le redire : il y a sans doute un peu d?excès dans certaines de ces expressions, même si je comprends l?émoi que peut provoquer un soupçon de censure dont l?évocation même nous fait horreur à tous.

Une clarification s?imposait, c?est pour cela qu?une nouvelle instruction de la DASCO à l?ensemble des professionnels de terrain a été envoyée. Cette instruction indique, comme votre v?u le demande d?ailleurs, que c?est la liberté pédagogique des animateurs-lecture qui doit prévaloir. Il n?y aura donc pas de rappel systématique, mais dans le cas où certains ne jugeraient pas utile de disposer de ces ouvrages, ces derniers seront versés dans les fonds des bibliothèques municipales.

Enfin, cette affaire révèle la nécessité d?un approfondissement de la réflexion sur le choix des ouvrages en concertation avec les professionnels. C?est le sens du v?u de l?Exécutif que je vous présente. C?est pourquoi je vous demande de bien vouloir retirer votre v?u au profit du v?u de l?Exécutif qui réaffirme cette volonté.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Je suis saisi d?une explication de vote du groupe les Républicains mais avant, allez-vous retirer votre v?u ou pas, Aurélie SOLANS ?

Mme Aurélie SOLANS. - Oui, nous retirons notre v?u et nous voterons celui de l?Exécutif. Nous vous remercions pour ce v?u. Nous souhaitons rappeler ce que vous disiez sur l?émotion suscitée par cette demande de retrait du Dictionnaire fou du corps.

Nous saluons le considérant qui a été ajouté sur la question de l?éducation au corps. Je crois que c?est vraiment important que nous le réaffirmions ici.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Absolument ! Merci, Aurélie SOLANS.

Pour le groupe les Républicains, explication de vote de Jean-François LEGARET.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Nous avons saisi la Maire de Paris sur l?usage des v?ux bis et là, on nous distribue le v?u bis alors que Mme CORDEBARD est en train de terminer son propos. C?est tout à fait anormal.

Je demande une suspension de séance. Nous n?avons même pas le temps de regarder un v?u bis.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Suspension de séance, accordée.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Vous avez tout de même le temps de les préparer et de les diffuser en temps utile.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Sur ce point vous avez raison.

La suspension de séance est accordée, deux minutes, le temps de le lire.