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Janvier 2001
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Conseil Municipal
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69 - 2001, DAUC 28 - Aménagement de la parcelle sise 17, rue Pajol, dans le quartier "Pajol-Chapelle" (18e). - Avis favorable à la mise en oeuvre de la procédure préalable à la déclaration d'utilité publique de l'opération. - Acquisition et libération de l'immeuble sis 17, rue Pajol, nécessaire à la réalisation de l'opération. - Modification du champ d'application du droit de préemption urbain. - Suppression du droit de préemption renforcé sur les immeubles situés 3 bis, 5-7, 9 et 13-15, rue Pajol et 16, rue Marx-Dormoy. - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer le permis de démolir nécessaire à la mise en oeuvre de l'opération. - Autorisation à la S.A.G.I. de consentir le dépôt du permis de construire nécessaire à la mise en oeuvre de l'opération

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2001


M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAUC 28 concernant le quartier "Pajol-Chapelle".
La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, je voudrais remercier M. REINA tout d'abord pour la réponse qu'il m'a faite, en ne répondant pas aux objections financières pourtant claires que j'émettais. J'en déduis qu'il est d'accord avec ce que je viens de dire.
Monsieur le Maire, sur le quartier Pajol, vous proposez de créer au 10- 12, place de la Chapelle, une résidence d'étudiants d'une cinquantaine de chambres. En parallèle, une école polyvalente de 11 classes sera réalisée au 11, rue Pajol/10 bis et 16 A, rue Marx-Dormoy. Ces projets verront le jour sur un ensemble de parcelles d'ores et déjà libérées ou comportant des bâtiments à usage commercial.
Mais sans doute afin de rentabiliser au mieux l'opération "Pajol Chapelle" confiée à la S.A.G.I., vous nous soumettez aujourd'hui la démolition programmée de l'un des derniers petits immeubles faubouriens du quartier au 17, rue Pajol afin d'y réaliser 13 logements PLUS.
En guise d'argumentaire, vous justifiez trop brièvement la démolition-reconstruction de ce bâtiment aux proportions très agréables par de sempiternelles litanies : les logements manquent de confort, l'ensemble est vétuste et la distribution des circulations non conforme aux règles de sécurité. Aucun dossier technique solide ne vient étayer ce discours qui, par ailleurs, justifierait la démolition instantanée des quartiers anciens de la plupart des villes européennes.
Au vu du coût estimé d'une opération avec conservation de la façade - 13.000 F le mètre carré - il apparaît évident qu'une réhabilitation dans les règles de l'art ne dépasserait pas les 9 ou 10.000 F le mètre carré. Une telle réhabilitation nous dispenserait sans doute de cette hideuse architecture de promoteur. De plus, un rapide tour du quartier démontre s'il en est encore besoin que les constructions récentes sont d'une piètre qualité technique. Un trop grand nombre d'opérations de démolition-reconstruction feront bientôt le bonheur du BTP du fait de leur fragilité.
Alors pourquoi persévérer ? Opter pour une réhabilitation du 17, rue Pajol, c'est faire le choix de l'économie, de la préservation de notre patrimoine. Et si la réhabilitation ne permet la création que d'un petit nombre de logements, c'est en faveur du bien-être car une fois de plus, vous optez pour la sur densification en remplaçant ce charmant immeuble faubourien R+2 par un immeuble de 4 étages. Les vieux démons de cette mandature la hanteront décidément jusqu'au bout !
Détruire maisons de ville et petits immeubles faubouriens, pour densifier, densifier et encore densifier. Détruire le charme de Paris village où il fait bon vivre pour que s'envolent les marges bénéficiaires.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Monsieur REINA, vous avez la parole.
M. Vincent REINA, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Ces trois projets ont été présentés aux associations de quartier en juin 1999. J'indique à M. BLET que des études ont été menées et ont montré qu'il n'était pas possible de réhabiliter pour réaliser des logements aux normes.
La Ville a acquis la totalité des propriétés destinées à recevoir l'école et la résidence étudiante et 95 % de l'emprise destinée aux logements. Une procédure de déclaration d'utilité publique est nécessaire afin de s'assurer de la maîtrise foncière et complète de cette dernière emprise, Monsieur le Maire.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 28.
Qui est pour ?
contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, DAUC 28).