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Janvier 2001
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102 - QOC 2001-15 Question de Mme Liliane CAPELLE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens, à M. le Maire de Paris au sujet des mesures prises pour le dépistage de la tuberculose

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2001


Libellé de la question :
"Une élève d'un lycée parisien souffrant de tuberculose avancée a été récemment admise à l'hôpital Cochin. Il faut dire que cette maladie est encore vivace à Paris où l'on enregistre chaque année un millier de cas.
Selon les associations caritatives, elle serait même en recrudescence, que ce soit chez les malades atteints du V.I.H., dans la population S.D.F. ou encore dans certaines populations d'origine immigrée.
C'est pourquoi Mme Liliane CAPELLE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens aimeraient savoir quelles mesures récentes ont été prises par la Municipalité en faveur de la prévention et de l'information concernant cette maladie très contagieuse. Ils se demandent, par ailleurs, s'il est ou sera prévu de lancer une opération localisée de dépistage de la tuberculose en milieu scolaire chaque fois qu'un cas de tuberculose est ou aura été ainsi détecté."
Réponse (M. Christian CABROL, adjoint) :
"La loi du 22 juillet 1983 confie aux Conseils généraux la gestion des dispensaires antituberculeux ainsi que des Centres de vaccinations de la population civile.
Aussi, les Centres médico-sociaux et le Service des vaccinations constituent l'essentiel du dispositif mis en place par le Département pour remplir cette mission.
La recrudescence de cette maladie a été constatée en 1990 et depuis, les nombreux dispositifs mis en place ont permis de faire décroître l'incidence de la tuberculose à Paris, où l'on est passé de 58/100.000 habitants en 1992 à 46/100.000 h. en 1999.
La prévention vaccinale par le B.C.G., obligatoire dès le plus jeune âge, est un outil performant de protection contre la tuberculose. Obligatoire et gratuite, elle est pratiquée dans huit centres de vaccinations gérés par la D.A.S.E.S. Le Service des vaccinations est également chargé des vaccinations et des tests de contrôle dans les établissements scolaires. Les tests tuberculiniques sont réalisés en grande section de maternelle, en C.M.2 et en seconde.
Dès qu'une déclaration obligatoire de tuberculose concernant un enfant scolarisé est connue, un protocole est mis en place par les Centres médico-sociaux avec le médecin scolaire et ou le responsable de l'établissement. Il s'agit de repérer les enfants qui ont été en contact rapproché et d'organiser des tests de dépistage par "Intra Dermo Réaction". Les enfants positifs seront soumis à une radiographie. Tous les enfants "contacts" seront encore contrôlés deux fois à trois mois d'intervalle.
Dans le cadre du dispositif de lutte contre la tuberculose, des consultations gratuites de pneumologie sont proposées aux Parisiens dans les cinq Centres médico-sociaux (8.897 consultations en 1995, 10.887 en 1999). En 1999, 134 patients tuberculeux, dont la majorité en situation de précarité, ont été pris en charge et soignés gratuitement dans ces centres.
A noter que s'est ouverte en 2000 au Centre médico-social Édison, une consultation de tuberculose de l'enfant.
Par ailleurs, en raison de l'augmentation des cas de tuberculose, particulièrement parmi les populations à risques (populations de migrants, détenus, personnes en situation de précarité) le Département a intensifié les actions de dépistage itinérant de la tuberculose d'abord dans les foyers de migrants puis dans les centres d'hébergement d'urgence. Cette action a permis de mettre en évidence une incidence élevée de la tuberculose qui a ensuite régulièrement décru : en 1995, 464/100.000 et en 1998, 219/100.000. Des brochures d'informations sur la tuberculose ciblées vers ces populations à risques ont été élaborées par la D.A.S.E.S.
Un effort important de coordination a été engagé par la D.A.S.E.S. afin d'améliorer et d'homogénéiser les pratiques de lutte antituberculeuse, que ce soit avec les services du Département (P.M.I., Santé scolaire, Médecine du travail), ou avec les différentes structures de dépistage et de soins concernés (A.P.-H.P., Associations, Médecine professionnelle)."