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Decembre 2016
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif à l'hébergement d'urgence.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2016


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons le v?u n° 83 relatif à l?hébergement d?urgence. Il est présenté par Danielle SIMONNET.

Danielle SIMONNET, le v?u n° 83 ? C?est le v?u relatif à l?hébergement d?urgence. Danielle.

Mme Danielle SIMONNET. - Ce v?u part d?une situation extrêmement concrète, un cas d?école, qui hélas en révèle énormément de semblables.

Comme vous le savez, on a beaucoup d?enfants qui sont scolarisés dans les écoles parisiennes, et dont, à un moment donné, les parents, parfois, souvent des mamans seules, se retrouvent ballottés d?hôtel en hôtel, et parfois également d?hôtel en hôtel, de département en département dans l?Ile-de-France.

Là, on a été confronté dans le 20e à une situation extrêmement problématique, avec une mère qui habitait le 93 au départ, qui a été expulsée de son logement, parce que le papa ne payait plus le loyer. Elle s?est retrouvée temporairement hébergée à Paris, les enfants scolarisés, du coup, à Paris dans le 20e. Elle est censée ne pas relever des services sociaux parisiens, mais du 93, et continuer à être baladée, pas simplement dans des hôtels du 93, mais jusque dans le 95, alors que les enfants sont scolarisés à Paris. Il me semble que c?est important de prendre conscience que la priorité des priorités doit être la protection de l?enfant. Et si les enfants sont scolarisés à Paris, à ce moment-là, la maman, en l?occurrence, et les enfants doivent être absolument hébergés le plus proche du lieu de scolarité afin de garantir les meilleures conditions de scolarisation des enfants. Evidemment, je pars d?un exemple concret, mais je ne souhaite pas aborder à travers ce v?u que la situation concrète de cette famille du 20e, monoparentale, mais de ce qu?elle révèle. A travers ce v?u, je termine, je souhaite non seulement que les services sociaux du Département de Paris engagent les démarches permettant une prise en charge d?hébergement dans Paris de cette famille monoparentale, mais également qu?on prenne en charge aussi son problème de domiciliation administrative, qui fait qu?elle perd ses aides, et que globalement, on prenne en charge l?ensemble des situations, et que les familles arrêtent d?être ballottées de département en département.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Danielle SIMONNET. Dominique VERSINI pour vous répondre.

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Oui, chère Danielle SIMONNET, bien sûr, vous nous interpellez sur une situation individuelle et vous imaginez bien que l?on n?est pas là pour régler cette situation individuelle, mais qu?il s?agit bien évidemment de la mettre en perspective plus large. Par contre, je peux vous assurer que mon cabinet se penchera sur cette situation pour trouver une solution à cette famille, comme nous le faisons d?ailleurs à chaque fois qu?on nous signale la situation de toute famille.

Ce que je voulais vous dire, c?est que vous avez fait la description d?un système, mais avec un biais, c?est-à-dire que vous avez juste oublié de dire que lorsque les familles arrivent sur Paris, elles appellent le 115, qui gère le S.I.A.O. urgence, et que le 115 gère 33.000 chambres d?hôtel sur toute l?Ile-de-France, et donc oriente les familles dans un système que moi-même, je dénonçais dans un rapport que j?avais fait pour Anne HIDALGO durant la campagne des élections municipales, où les familles sont ballottées comme dans un grand système de réservations hôtelières. On est d?accord.

Pour revenir sur Paris, c?est vrai que comme à Paris, Paris prend ses responsabilités, à chaque fois qu?une famille est hébergée dans un hôtel parisien, nous scolarisons les enfants. Et je remercie ma collègue et voisine Alexandra CORDEBARD. Les enfants sont scolarisés et après, effectivement, le 115 poursuit sa vie et ballote au gré des possibilités.

Sur l?Ile-de-France, il y a 33.000 personnes en famille, dans Paris, 6.478 personnes en famille, dont 1.500 au titre de l?Aide sociale à l?enfance. Ce que nous faisons, pour les familles qui relèvent de l?Aide sociale à l?enfance, c?est-à-dire qui ne passent pas par le dispositif Samu social, et je mesure bien toute l?absurdité du dispositif en expliquant cela? Croyez bien que s?il m?appartenait de pouvoir le changer, je le ferai, et nous tenterons de le faire au niveau métropolitain, puisque nous avons déposé un v?u à la Métropole, justement, pour qu?il y ait une prise en charge de l?hébergement d?urgence de façon métropolitaine.

Je terminerai donc en disant que la Ville continuera sa mobilisation pour mettre toutes les familles à l?abri, nous, à orienter le maximum de familles à l?hôtel dans le dispositif "Louez solidaire", puis dans le dispositif de logement social que gère Ian BROSSAT, et compte tenu de tout ce que je vous ai dit, personnellement, je vous invite à retirer votre v?u, puisque vous êtes partie d?une situation individuelle faute de quoi j'émettrai un avis défavorable.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Retirez-vous votre v?u, Madame SIMONNET ?

Le v?u est maintenu.

Je mets alors aux voix, à main levée, le v?u n° 83 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est rejeté.