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Decembre 2016
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2016 DSTI 21 - Acquisition et maintenance de serveurs et de logiciels fonctionnant sous AIX, Linux et Windows. - Avenants.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2016


 

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Le projet de délibération DSTI 21 porte acquisition et maintenance de serveurs et logiciels fonctionnant sous AIX, Linux et Windows.

Jérôme GLEIZES.

M. Jérôme GLEIZES. - Ce projet de délibération me permet de revenir sur un sujet que je n'avais pas abordé depuis longtemps dans ce Conseil, à savoir la question des logiciels libres. Nous avons ici deux lots : un premier lot sur l'acquisition et la maintenance de serveurs et de logiciels fonctionnant sous le système d?exploitation AIX et un deuxième lot fonctionnant sous deux autres systèmes d?exploitation qui sont Linux et Windows.

Le premier est d'un montant de 3 millions d?euros et le second de 4,5 millions d?euros au maximum, soit deux lots très importants. Je saisis cette occasion, pour une nouvelle fois, évoquer l'intérêt du logiciel libre car, comme je l'avais déjà souligné dans des interventions précédentes, cela peut permettre de réaliser des économies de fonctionnement importantes à une période où l'argent public se fait rare et nos budgets contraints. C?est pourquoi il aurait été bien de séparer ce qui est du domaine logiciel propriétaire comme ici Windows et ce qui est du domaine du logiciel libre ou open source, comme Linux.

Pour rappel, en octobre 2014, à l'initiative du groupe Ecologiste, nous avons adopté un v?u en Conseil de Paris visant à ce que la Mairie de Paris engage, dès le premier exercice budgétaire, un plan ambitieux pour le déploiement et l?utilisation de logiciels libres dans l'enceinte de ses services et de ses équipements. Encore en décembre 2014, toujours à l?initiative du groupe Ecologiste, nous avons adopté un v?u en Conseil de Paris, pour l?adhésion de la Ville de Paris à l?association "April", association qui défend la promotion du logiciel libre à la fois chez les acteurs privés et les acteurs publics, comme la Ville de Paris.

Je souhaiterais profiter de cette intervention pour vous interroger sur l'avancement de ces projets et les derniers développements de la Ville en faveur de l?utilisation de logiciels libres. Je rappellerai qu'une ville allemande, Munich, à travers le changement de son système d?exploitation, a pu réduire son budget de plusieurs millions d?euros. Peut-être que Paris pourrait s'en inspirer, contrairement à l'Education nationale qui vient de signer récemment un accord assez léonin avec Microsoft pour plusieurs millions d?euros, ce qui est assez scandaleux par rapport à nos finances publiques.

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Merci.

Emmanuel GRÉGOIRE.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, merci beaucoup, Monsieur GLEIZES, parce qu'il est rare d'avoir l'occasion, dans ces rangs, d'évoquer la politique, les orientations stratégiques en matière de systèmes d'information. Je ne peux que vous confirmer que la philosophie de promotion du logiciel libre est désormais bien ancrée à la DSTI. Simplement, ce n'est pas une philosophie doctrinaire et définitive, c?est au gré de chaque projet ce qui nous semble être le plus efficace en matière de mobilisation et de deniers publics en termes de redevances auprès de prestataires, mais aussi en termes de consommation de ressources internes. En effet, l?un des écueils du logiciel libre est que les solutions sont moins abouties et nécessitent donc soit de la consommation importante de ressources de développement en interne, soit du recours à de la tierce maintenance applicative par le paiement d'autres prestataires. On essaie d'étudier au cas par cas ces sujets.

L'exemple de Munich est, à ce titre éclairant, puisque la Ville de Munich envisage de re-contractualiser avec une très célèbre grande firme internationale, n'étant pas totalement satisfaite de la solution libre bureautique qu?elle a développée. Mais comme nous aurons à aborder ce sujet de la bureautique pour les plus de 25.000 postes que nous maintenons à la Ville de Paris, nous aurons ce débat dans les années à venir. Je continue à faire la promotion auprès de la DSTI, d'échanges de travail avec les associations de logiciel libre, l?"April", l?A.D.U.L.L.A.C.T., etc. Nous avons également entrepris un plan de communication sur notre propre plate-forme libre que l'on appelle la plate-forme "Lutèce", sur laquelle je souhaite que nous puissions avoir un accroissement de la communauté de développement qui est quand même l?un des sujets clés pour être compétitif sur une solution de développement et que, la semaine dernière, à l'occasion de l'accueil d'un partenariat pour un gouvernement ouvert, nous avons eu l'occasion de rencontrer de nombreuses autres villes et pays dans le monde et de faire la promotion de notre solution "Lutèce".

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DSTI 21.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DSTI 21).