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Decembre 2016
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Conseil Municipal
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2016 DAE 29 G - Subvention de fonctionnement (3.270.000 euros), subvention (250.000 euros) concernant le décrochage des jeunes, avenant n° 3 à la convention avec la Mission locale de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2016


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DAE 29 G : subvention de fonctionnement, concernant le décrochage des jeunes avec la Mission locale de Paris.

Sandrine CHARNOZ.

Mme Sandrine CHARNOZ. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, parmi les publics les plus touchés par le chômage et les difficultés pour rentrer dans le marché du travail; je déplore que la jeunesse en fasse partie. Cette dernière hérite de conditions économiques et sociales difficiles, et de surcroît qu'elle soit suffisamment qualifiée ou non, elle continue de rencontrer 1001 obstacles pour trouver une formation ou un emploi.

Mes chers collègues, à Paris, toutes catégories confondues, ce sont environ 103.000 jeunes de moins de 25 ans qui cherchent actuellement un emploi. Même si ce chiffre est en légère baisse depuis un an, nous sommes loin de nous réjouir de ce constat. Bien au contraire, nous devons redoubler nos efforts pour leur offrir un accompagnement qui réponde à leurs besoins et leurs attentes et notamment à ceux qui poussent la porte de la Mission locale de Paris.

Cette dernière est au service de tout jeune Parisien de 16 à 25 ans, et est à leurs côtés dans toutes les démarches qui les conduisent vers l'autonomie, que ce soit pour trouver un emploi, une formation, un logement, pour les accompagner sur leur santé, leurs droits.

En matière d'emploi et de formation, ces résultats confirment son utilité, et pour les illustrer je voudrais citer ceux de 2015, 29.074 jeunes ont poussé la porte de la Mission locale de Paris, 19.303 ont été suivis, et 6.318 ont trouvé un emploi ou une formation. 1.284 d'entre eux ont eu un C.D.I., et 780 ont pu signer un contrat en alternance, dont plus de 60 en apprentissage à la Ville, et je tiens à souligner l'engagement de notre collectivité pour les jeunes.

Parmi ces jeunes, la moitié vient des 18e, 19e et 20e arrondissements, qui sont les arrondissements les plus jeunes de Paris.

Le rôle de la Mission locale en tant que service public de l'emploi n'est plus à prouver, et je voudrais rappeler que son organisation en antenne territoriale est donc une organisation efficace, qui permet au jeune, dans chaque quartier, de trouver un contact et une approche au plus près de chez lui.

La Mission locale de Paris a toujours eu pour but de s'adapter aux dispositifs et aux différents projets, et ainsi de développer pour chaque jeune une réponse adaptée à son profil et sa situation. Chaque jeune est unique, nous ne pouvons pas les ranger dans des cases, je fais référence au mouvement "Arrêtez de nous mettre dans des cases" que développent les jeunes des missions locales en France, pour essayer de rappeler qu'ils ont une parole, un projet, une envie et qu'il est important de les entendre et de les accompagner. C'est ce que nous faisons.

Comme je l'ai dit, mes chers collègues, notre organisation peut toujours s'améliorer et nous sommes actuellement sous les feux des projecteurs avec 2 rapports, un rapport de la Cour des comptes et un rapport de l'I.G.A.S. Ces deux rapports démontrent à quel point nos structures accompagnent les jeunes.

Certains sont plus positifs que d'autres, mais il est important de noter que les missions locales sont capables d'être au rendez-vous, de s'adapter comme elles l'ont fait à chaque nouveau dispositif, que ce soient les emplois d'avenir ou la garantie Jeunes aujourd'hui.

Ainsi, dans sa réponse, l'Union nationale des missions locales a fait plusieurs remarques et propositions, tant sur les responsabilités, l'organisation et les financements des missions locales pour accompagner toujours mieux les jeunes, car n'oublions pas que la finalité et la priorité de nos missions, ce sont eux. Pour illustrer mes propos, je vais parler de la garantie Jeunes qui a été lancée en 2013, auprès des jeunes de 18 à 25 ans, pour les accompagner de manière plus intensive et leur donner une allocation pour leur permettre de suivre, pendant un an, des ateliers et des sessions en collectif.

Paris est rentré plus tardivement dans le dispositif. En 2016, c'est près de 550 jeunes qui auront pu bénéficier de cette mesure et, en 2017, nous aurons plus de 1.000 jeunes accueillis sur Paris, avec un site dans le 13e arrondissement et un autre dans le 15e arrondissement.

Je voudrais remercier la Ville de Paris et Pauline VÉRON pour leur engagement à nous trouver des lieux qui nous permettent de mettre en ?uvre ce dispositif dans d'excellentes conditions.

Je termine en saluant Maïté ERRECART, la présidente, et l'ensemble des équipes car c'est bien par un soutien sans faille et une adaptation permanente que nous arrivons ainsi à nous adapter à tous les profils.

Je vous invite à voter ce projet de délibération dont les jeunes Parisiens ont grandement besoin.

Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme Pauline VÉRON.

Mme Pauline VÉRON, adjointe. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, chère Sandrine CHARNOZ, merci pour votre soutien à ce projet de délibération important, comme vous l'avez rappelé. Le psychiatre Boris CYRULNIK confiait, dans un article du "Monde" avant-hier, que ce qui peut aider un jeune à prendre sa voie, c'est son pouvoir de rêve. Il faut ensuite se réveiller, bien sûr. Le rêve mène au réveil. Mais si un jeune arrive à rêver et à se mettre au travail, il pourra prendre une direction de vie.

Trouver un emploi, c?est avant tout trouver sa place dans la société. A un âge où l'on cherche qui l'on est et où l'on peut se sentir utile, trouver une formation, un travail ou un stage est une étape fondatrice. Lorsqu'on décroche à cet âge où tout se joue, il faut une main tendue à laquelle se rattraper. Chaque année, 20.000 jeunes Parisiens sortis du système scolaire, éloignés de l'emploi, peuvent compter sur la main tendue de la Mission locale de Paris.

Vous l'avez souligné, chaque jeune est unique. C'est pourquoi la Mission locale leur garantit un diagnostic personnalisé, co-construit avec eux dans un projet d'insertion professionnelle adapté et en accord avec leurs aspirations, leur offre des ateliers pratiques de qualité, leur trouve un parrain ou organise des ateliers découvertes métiers.

Les jeunes bénéficient aussi d'une aide pour trouver un logement et se soigner. La Mission locale est une maison de la réussite pour un nombre important de jeunes Parisiens. L'année dernière, 6.318 jeunes ont accédé à un emploi ; 780 jeunes ont signé un contrat en alternance ; 997 jeunes ont signé un contrat Emploi d'avenir et 3.507 jeunes ont bénéficié d'une formation.

Je veux saluer la mise en ?uvre de la garantie Jeunes à Paris. En effet, nous avions tenu à garantir les meilleures conditions possibles pour accueilli ce dispositif à Paris, notamment grâce à la mise à disposition des locaux du "Point Paris Emploi" du 13e arrondissement et bientôt des locaux dans le 15e arrondissement. Paris se donne les moyens d'être une ville inclusive, accueillante pour tous, capable de donner sa chance à chacun. La jeunesse fait vivre notre ville. En retour, nous devons permettre à nos jeunes de construire leur propre vie.

J'appelle donc le Conseil de Paris à se prononcer en faveur de ce projet de délibération pour permettre à la Mission locale de Paris de continuer à exercer ses activités au service des jeunes Parisiens.

Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAE 29 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DAE 29 G).