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Decembre 2016
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2016 DAE 396 - Seine attractive, Seine responsable. - Conventions d’occupation du domaine public avec six structures de l’économie solidaire et circulaire et une association sportive.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2016


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DAE 396 : Seine attractive, Seine responsable. Je vais donner la parole successivement à Christophe GIRARD, Eric AZIÈRE, Maud GATEL, David BELLIARD et Danielle SIMONNET. Christophe GIRARD, vous avez la parole.

M. Christophe GIRARD, maire du 4e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

J?ai d?ailleurs pu remettre hier à mon collègue Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement, les documents qui était en ma possession, ainsi qu?à Yves POZZO di BORGO.

L?examen de ce projet de délibération est l?occasion de saluer les choix effectués en matière de programmation économique des berges de Seine rive droite pour leur diversité, leur équilibre et leur inclinaison en faveur des acteurs de l?économie sociale et solidaire, du réemploi ou de l?insertion. Ils permettront en outre, et c?est aussi à saluer, me semble-t-il, la création de 9 emplois en insertion et plus de 30 emplois à temps plein.

Mais l?examen de ce projet de délibération est bien sûr l?occasion, alors qu?un pic de pollution en particules fines d?une dimension inédite frappe notre ville, de rappeler ici tout notre soutien à la politique des déplacements engagée, qui poursuit et renforce les initiatives portées sous la mandature de Bertrand DELANOË. Cet épisode, par son ampleur et sa gravité, vient nous rappeler à toutes et tous notre responsabilité à l?égard des générations actuelles et futures, car il n?est plus contestable que le trafic automobile est en grande partie responsable de la pollution de l?air parisien. Il n?est également plus contestable que cette pollution de l?air entraîne l?apparition et l?aggravation des maladies pulmonaires et des milliers de décès chaque année dans notre ville et dans notre région. L?urgence nous commande d?agir. Nous en avons collectivement le pouvoir.

Nous avons fermé à la circulation les berges de Seine rive droite et réparé un outrage qu?André Malraux, alors Ministre des Affaires culturelles, n?avait malheureusement pu éviter malgré les premières pétitions. Nous généralisons les zones où la vitesse est limitée à 30 à l?heure, voire 20 kilomètres heure.

Nous créons une zone à circulation restreinte pour interdire progressivement les véhicules les plus polluants. Nous développons les infrastructures cyclables au travers du Plan Vélo. Et surtout, nous investissons massivement en faveur des mobilités alternatives en finançant directement ou indirectement de grands projets structurants comme la prolongation du tramway, la prolongation de la ligne 14 ou celle de la ligne 11. Et contrairement aux accusations d?égoïsme proférées à notre encontre, nous prenons toute notre part au développement et à la modernisation des transports en commun franciliens via la contribution de près de 400 millions d?euros - oui, je dis bien 400 millions d?euros par an - de Paris au Syndicat des transports d?Ile-de-France.

Malheureusement, les incidents de la semaine dernière l?ont montré, le travail à mener sur les infrastructures ferroviaires reste très important au niveau de la Région. Nous invitons donc les élus de l?Exécutif régional à se concentrer davantage sur leurs missions en la matière plutôt que de contester systématiquement la politique que mène en responsabilité, dans le sens du mandat qui nous a été confié par les Parisiens, la Maire de Paris et nous-mêmes, élus de la majorité. Nous lui demandons de nous accompagner en revanche dans la mise en place d?alternatives à la voiture, notamment la mise en place d?une ligne à haut niveau de service sur les quais hauts. Asséner constamment que la fermeture des berges de Seine est responsable de tous les embouteillages de la Région Ile-de-France n?est ni sérieux, ni à la hauteur des enjeux, voire comique. Il s?agit bien de 3,3 kilomètres qui ont été retirés aux automobiles, face à un réseau de 1.700 kilomètres de voies et de rues.

Une étude, qui devrait être citée plus souvent, a été réalisée dans le Centre de Paris en novembre 2015 par un cabinet pour identifier les raisons des déplacements dans ou à travers l?hyper-centre, et ces résultats sont édifiants. Sur 1.127 conducteurs interrogés, 79 % étaient des particuliers, contre seulement 21 % qui étaient des chauffeurs-livreurs.

79 % étaient seuls dans leur véhicule. 84 % étaient des hommes. Sans parler de la taille des voitures. D'autres chiffres donnent la mesure de l'enjeu. Plus de 50 % des déplacements étaient des déplacements intra-Paris alors que nous savons tous que les alternatives existent en nombre important pour ces types de trajets.

Enfin, à la question : "Pourquoi n'utilisez-vous pas les transports en commun ?", 25 % ont répondu en mettant en avant le confort du véhicule et 9 %, leur simple habitude de déplacement. Il est urgent de modifier nos comportements dans les périodes de pointe, entre 8 heures et 9 heures et entre 17 heures et 18 heures. Trois catégories d'usagers de la route cohabitent : ceux qui utilisent la voiture comme outil de travail - les livreurs, les artisans, les professions de santé -, ceux qui ont besoin de leur voiture pour se rendre à leur travail car les autres options multiplient par deux le temps de trajet, et ceux qui prennent la voiture par confort.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Monsieur LEGARET, vous n?êtes pas?

Je suspends la séance pour deux minutes. Ça suffit !

Monsieur LEGARET, votre comportement est inadmissible.