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Decembre 2016
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Conseil Municipal
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2016 SG 43 - Rapport d'observations définitives et ses réponses relatif à l'examen de la gestion de l'opération d'aménagement des Berges de Seine. (Suite).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2016


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous continuons nos débats sur le projet de délibération SG 43.

La parole est à présent à Mme Anne SOUYRIS, pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Anne SOUYRIS. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers collègues, à la fin du mois de novembre, la Région Ile-de-France nous gratifiait d'une énième agitation pour remettre en cause la piétonisation des voies sur berges en rive droite, par le biais d'un rapport orienté dont la méthodologie n'est pas précisée. Il se fonde pour partie sur des données partielles déjà publiées par la Ville de Paris et par la Préfecture de police début mai dernier, et pour l'autre partie son origine reste inconnue, sa véracité n'est pas prouvée vraiment.

Nous demandons à Valérie PÉCRESSE de cesser sa campagne personnelle de désinformation sur les berges de la Seine rive droite.

Ce n'est pas parce que les faits lui donnent tort qu'elle est autorisée à les travestir, et nous le disons, d'autant plus que ce projet de délibération porte non pas sur la piétonisation des berges rive droite, mais sur un rapport de la Chambre des comptes qui s'attache à évaluer l'aménagement des berges à l'issue de la réalisation de la première phase, la rive gauche donc.

Ce rapport est un outil précieux pour améliorer les procédures quant à la poursuite des aménagements à venir.

A la lecture de ce rapport, nous prenons acte de la complexité du régime juridique de la gestion des berges de la Seine, qui impacte non seulement la piétonisation de ces voies, mais aussi leur animation.

Reconquérir nos berges n'est pas une opération d'aménagement classique, sortir de la philosophie du tout-voiture hérité des années 1970 à Paris n'est pas aisé.

Alors certes, les procédures choisies depuis 2010 peuvent et doivent être améliorées, l'accompagnement de ces aménagements notamment via notre offre de transport en commun est primordial, mais nous le martelons, cette reconquête d'un espace auparavant dévolu à la voiture est un pas de géant dans notre objectif de pacifier Paris, de rééquilibrer l'espace public vers des modes de déplacements moins polluants.

Nous continuerons cette reconquête, car c'est aussi un enjeu de santé majeur.

Le rapport indique que les résultats concordants des campagnes de mesure établissent que la fermeture des berges à la circulation automobile a bien eu pour effet de diminuer de 15 % le niveau de dioxyde d'azote par rapport à 2010. Cela doit nous encourager à sortir des logiques politiciennes. Oui, la piétonisation des berges est une bonne mesure pour la santé de tous ceux et de toutes celles qui vivent, travaillent et découvrent Paris.

Nous devons continuer en ce sens pour que les milliers de personnes tuées par la pollution à Paris ne soient bientôt qu'un mauvais souvenir. Merci.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Anne SOUYRIS.