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Decembre 2016
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Conseil Municipal
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G - Subvention de fonctionnement (186.789 euros) et d’investissement (55.877 euros) à l’association "Notre Dame de Bon Secours".

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2016


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DASES 453 G et la parole est à Mme SIMONNET, subvention de fonctionnement et d'investissement à l'association "Notre Dame de Bon Secours".

Mme Danielle SIMONNET. - Très rapidement, évidemment je soutiendrai ce projet de délibération, mais la situation est vraiment préoccupante, parce qu?on se rend compte à travers ce projet de délibération qu?on est obligé de financer des projets qui gèrent l?urgence de l?urgence. C?est-à-dire qu?on est dans une situation de telle insuffisance de places d?hébergement d?urgence que là, on est en train de mettre en place un dispositif pour les personnes qui n?auraient vraiment pas eu de place ni au 115, ni après les prospections auprès des centres d?hébergement d?urgence, des centres d?hébergement et de réinsertion sociale, des droits de priorité, et on fait une durée d?hébergement extrêmement limitée, pour les personnes qui n?ont pas été? Non, je me trompe dans la lecture du projet de délibération, mais pourtant, c?est ce qui est écrit.

On est sur un accès conditionné, sur une durée limitée et on est sur les personnes qui n?ont pas pu accéder aux autres dispositifs, dans ce que j?ai compris. Et donc, ce n?est pas du tout pour contester ce projet-là, mais on est bien dans une situation où on est face aux personnes qui n?ont pas pu bénéficier de l?obligation du Département de prendre en charge l?hébergement d?urgence. Je trouve donc que ce type de projet révèle l?ensemble des difficultés auxquelles on est confronté dans la prise en charge des situations d?urgence, qu?il s?agisse notamment des familles sans domicile fixe et, bien sûr, la particularité aussi des mineurs isolés.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame SIMONNET. Pour nous éclairer, Madame VERSINI.

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, chère Danielle SIMONNET, en fait, je ne suis pas totalement d?accord avec votre analyse, parce que comme vous le savez, nous avons comme principe d?utiliser au maximum notre domaine intercalaire et d?ouvrir le maximum de centres, notamment pour les familles et les femmes, les familles avec enfants, les femmes enceintes, les femmes isolées, afin de pouvoir faire face quand même à une situation qui n?est pas une situation à l'instant T avec un nombre de personnes stable.

En fait, il y a des gens qui arrivent chaque jour, et en réalité, ce centre, qui est une sorte de halte pour la nuit, a été dans un premier temps ouvert pour faire face aux familles qui arrivaient en fin de journée à la Bulle, dans le centre d?accueil humanitaire, et pour lesquelles il n?y avait pas de place dans l?immédiat dans un des centres d?hébergement pour familles avec enfants. Ils sont donc mis à l?abri dans cette halte pour une nuit, et le lendemain matin, effectivement, on les conduit dans un centre d?hébergement pour familles.

Figurez-vous que si on était dans le meilleur des mondes, tout serait simple, mais on est dans un système où on doit en permanence s?adapter, et mon principe d?action, c?est de m?adapter en permanence, sans doute parce que j?ai une culture de l?urgence sociale et que mon principe, c?est de m?adapter au fur et à mesure.

Et quand même, je voulais juste vous redire, pour vous rassurer, que sur les 10.000 places d?hébergement d?urgence et d?insertion à Paris, 27 % concernent les familles, mais qu?il y a 6.478 personnes en famille qui sont prises en charge dans des chambres d?hôtel à Paris et que l?on amène, dans le cadre d?un dispositif qu?on a mis en place avec nos services, à accéder aux "Louez solidaire", puis à l?hébergement, qu?on a ouvert des centres, au fameux centre des Fortifications dans le 16e, 100 personnes en famille, à Félix Éboué dans le 12e, que nous avons inauguré avec Catherine BARATTI-ELBAZ, 38 personnes en famille et 22 femmes isolées, etc., etc.

On est dans une situation de crise. On s?adapte. Et franchement, j?ai juste envie de vous dire : "Soyez convaincue que ce dispositif est utile, car s?il n?existait pas, ces femmes et ces familles seraient à la rue."

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci pour ces éclaircissements.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 453 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2016, DASES 453 G).