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Janvier 2017
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2017 DJS 108 - DASCO - Convention entre la Ville de Paris, l’Académie de Paris et le Comité National Olympique et Sportif Français pour encourager l’accès à la pratique sportive et soutenir les valeurs de l’Olympisme.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2017


 

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DJS 108 - DASCO relatif à une convention entre la Ville de Paris, l?Académie de Paris et le Comité National Olympique et Sportif Français pour encourager l?accès à la pratique sportive et soutenir les valeurs de l?Olympisme.

Pour commencer, je donne la parole à Mme Marinette BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers collègues, la candidature de Paris à l?organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 reçoit un large soutien au sein de notre Conseil, mais ce projet de délibération, qui relève d?une importance particulière pour notre jeunesse, pourrait être porté avec conviction par plus encore de nos collègues.

Il est commun de dire que l?olympisme véhicule des valeurs comme l?excellence, l?amitié ou le respect. Ces valeurs n?ont pas toujours été à l?honneur dans le sport mondial. Il ne serait pas de bon sens de le nier. Chacun a encore à l?esprit les déboires de la F.I.F.A.

Eh bien, justement, la Ville de Paris, sous l?impulsion de sa Maire et de son adjoint chargé des sports, font le pari d?un retour à l?idéal affiché de l?Olympisme. Pour réussir, quoi de mieux que de parier sur nos jeunes ? Oui, la dimension éducative de notre candidature est primordiale si nous voulons - et nous voulons - laisser aux Parisiens un héritage positif et durable de cette belle aventure. C?est l?esprit de cette convention que je vous appelle à valider.

Le Comité National Olympique et Sportif Français et l?Académie de Paris unissent leurs efforts à ceux de la Ville pour intégrer nos jeunes, et particulièrement nos scolaires, à la démarche olympique, tout en leur permettant de s?épanouir concrètement à travers un plan d?accompagnement de notre candidature dans des filières scolaires et sportives.

Qu?en est-il plus précisément ? D?abord, ce partenariat permettra d?offrir à nos collégiens et lycéens de rejoindre des classes à horaires aménagés sport, de la sixième à la terminale. Dès septembre, une mise en réseau d?établissements du secondaire intelligemment positionnés dans quatre arrondissements parisiens, 14e au sud, 15e à l?ouest, 17e au nord et 19e à l?est, permettront aux lycéens un double parcours scolaire et sportif. Ce dispositif a bien sûr vocation à être pérennisé une fois le bilan établi et les éventuelles adaptations déterminées.

Ensuite, des rencontres seront facilitées avec des athlètes. On sait combien dans le sport l?exemple est contagieux. Ce peut être l?occasion d?une attention particulière au développement d?un sport émancipateur pour les filles et ré-intégrateur pour les publics les plus défavorisés. Des sportifs de haut niveau seront invités à parrainer une école, un collège, un lycée ou même un établissement d?enseignement supérieur.

La Ville engagera les clubs parisiens à faciliter l?accès de leurs structures et compétitions. Un travail est engagé afin de permettre une optimisation des équipements sportifs, ce qui devrait être possible. Les créneaux pour les uns et pour les autres sont complémentaires. L?ensemble des partenaires de cette convention, mais également les unions sportives scolaires et les diverses associations, mettront en place des actions spécifiques en direction non seulement du sport féminin, qui a toujours beaucoup besoin d?être promu, mais également du handisport, du sport adapté et du sport partagé.

Enfin, et nous répondrons plus spécifiquement aux valeurs de l?Olympisme, la Ville se mobilisera pour faire mieux connaître aux enfants les sports olympiques et les valeurs ainsi portées. Des activités seront organisées sur les temps péri et extrascolaires, s?étendant sur d?autres domaines comme la littérature dans le sport ou des ateliers "photos sportives".

Et je terminerai par cela, car cette idée avait eu une belle réussite sur un tout autre thème, celui de la découverte de l?histoire et de la mémoire de la Marseillaise sous l?égide de Catherine VIEU-CHARIER. Eh bien, de la même façon, une mallette pédagogique sur l?histoire et les valeurs de l?Olympisme sera mise à disposition des équipes enseignantes.

Je n?ai pas cité d?autres initiatives du budget participatif aux échanges internationaux tant cette convention tripartite est riche. Elle fait partie de ce qui donne à notre candidature une coloration particulière, citoyenne, engagée vers l?avenir, et je suis heureuse de la voter en cette séance. Je vous remercie.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci beaucoup.

La parole est à Mme Anne-Charlotte BUFFETEAU, pour cinq minutes.

Mme Anne-Charlotte BUFFETEAU. - Merci.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, dans le cadre de la candidature de Paris pour accueillir les J.O. 2024 et de l?héritage que cette candidature doit laisser, vous nous proposez aujourd?hui d?inscrire dans le marbre un certain nombre d?engagements de la Ville de Paris, de l?Académie et du C.N.O.S.F. en faveur du sport. Qu?il s?agisse du développement de parcours scolaires adaptés aux sportifs de haut niveau, de l?organisation de rencontres entre les sportifs olympiques et paralympiques et les élèves parisiens ou du soutien et de l?organisation de manifestations sportives, ou bien encore de la mise en place d?échanges internationaux scolaires autour du sport, tout cela semble effectivement aller dans le bon sens.

En cette année décisive pour notre dossier de candidature, transmettre, partager et faire vivre l?Olympisme prend une dimension particulière, mais au-delà, je suis certaine que ces engagements doivent perdurer et transcender notre seule candidature aux J.O.

S?il est bien un domaine vecteur de mixité sociale, de réussite, de solidarité, de lien social, c?est le sport. S?il est donc bien un domaine où nous pouvons nous retrouver sans trop de concessions, c?est le sport. Je me réjouis donc vraiment que vous nous confirmiez que si, malheureusement, mais je ne peux y croire, Paris n?accueillait pas les Jeux Olympiques en 2024, cette convention entre la Ville, l?Académie et le C.N.O.S.F. continuerait de courir et de s?appliquer.

J?en viens maintenant à quelques interrogations sur ce pour quoi vous vous engagez. D?une part, s?agissant de l?adaptabilité des parcours scolaires aux sportifs de haut et de bon niveau, il est assez peu fait référence à l?université et aux parcours de l?enseignement supérieur. C?est pourtant bien à cet âge que souvent, beaucoup de ces sportifs cessent de pratiquer, alors qu?il ne faut au contraire rien lâcher pour eux à ce moment-là, car il ne faut pas non plus se mentir : tous ne pourront malheureusement pas accéder à une carrière sportive professionnelle. Qu?est-il donc prévu pour les parcours scolaires des sportifs de haut niveau ?

De même, Paris, qui est une ville universitaire de renommée, pourrait s?engager davantage dans la popularisation des championnats universitaires. Notre candidature peut et doit être l?occasion de développer un championnat populaire et prestigieux, comme par exemple ce qui existe au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.

Je m?interroge enfin sur votre engagement d?avancer sur l?utilisation des équipements sportifs scolaires par les clubs parisiens en dehors des créneaux scolaires. Vous vous étiez engagé, Monsieur le Maire, en octobre 2014, à la suite d?un v?u déposé par nos collègues du groupe Communiste - Front de Gauche, à ce que ces créneaux soient proposés dès la rentrée 2016 dans ces équipements sportifs. Vous aviez indiqué qu?une cartographie était en cours de réalisation. Pourriez-vous nous indiquer où en est ce travail ? Même si, bien entendu, je suis consciente que c?est un dossier épineux, notamment pour que les conditions de sécurité soient réunies afin que ce travail aboutisse.

J?en terminerai par le développement des activités physiques et la transmission des valeurs de l?Olympisme dans le cadre des activités péri et extrascolaires proposées par la Ville. Je suis tout particulièrement sensible à ce qu?on ancre le sport comme un axe fort des activités proposées aux jeunes Parisiens sur les temps scolaires via les P.V.P., professeurs de la Ville de Paris, et sur les temps péri et extrascolaires grâce aux animateurs de la DASCO. Je ne peux alors que formuler le souhait que l?ambition ainsi formulée demeure un pilier fort dans l?offre des activités municipales, et bien entendu, nous voterons favorablement à cette convention. Je vous remercie.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci beaucoup. La parole est à M. Sergio TINTI, pour cinq minutes maximum.

M. Sergio TINTI. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, ce projet de délibération porte sur une convention tripartite qui court sur les quatre prochaines années et qui définit un partenariat entre l?Académie de Paris, la Ville est le C.N.O.S.F. Ce projet de délibération s?inscrit dans le plan d?accompagnement de la candidature de notre Ville aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

Nous accueillons très favorablement ce travail commun qui concrétise notre volonté de mettre le sport au service du développement harmonieux de l?homme en vue de promouvoir une société pacifique. En effet, cette convention exprime, à la fois dans son préambule et dans ses différents articles, des sujets importants que nous avions déjà soulevés dans nos interventions précédentes.

Nous restons fermement convaincus que l?engagement du mouvement sportif scolaire en soutien de la candidature de Paris sera l?élément moteur d?une candidature populaire aux Jeux olympiques et paralympiques 2024.

C?est ainsi qu?à la lecture de cette convention, nous aimerions bien souligner tout d?abord la reconnaissance qui a été faite du rôle de l?éducation physique et sportive qui est enseignée dans les établissements scolaires et qui contribue à l?émancipation de notre jeunesse.

Deuxièmement, nous aimerions souligner la reconnaissance faite de l?engagement des structures qui organisent et développent les pratiques sportives de l?école primaire à l?université. Leur objectif le plus important est la démocratisation des pratiques dans notre pays. Je vous ferai notamment remarquer que l?U.N.S.S. nationale pourrait être prise comme exemple par nombre de nos fédérations sportives pour le nombre de filles licenciées.

La Ville de Paris avait déjà pris position en faveur d?un franc soutien envers le sport scolaire lors des deux derniers Conseil de Paris en 2016. C?est d?une part en s?engageant pour une augmentation de la subvention de fonctionnement de l?U.N.S.S. régionale. D?autre part, c?est grâce à deux amendements que nous avons fait voter lors du dernier budget de la Ville. Le premier de ces deux amendements était centré sur la création d?un fonds J.O.P. 2024 destiné à soutenir des projets d?associations sportives et scolaires. Cet appel à projets pourrait peut-être, Jean-François, trouver sa place dans le cadre de cette convention. Le second amendement maintient la somme de 50.000 euros au titre de rattrapage de subvention de fonctionnement pour les A.S. parisiennes.

Cette convention met aussi l?accent sur un autre sujet que nous portons depuis le début de cette mandature et sur lequel nous avions d?ailleurs formulé une question écrite : l?opportunité proposée aux associations sportives et aux clubs d?accéder aux installations sportives intra-muros.

Ce projet de délibération avec sa convention rappelle aussi les programmes et projets déjà lancés au niveau national, tels que l?Année de l?olympisme de l?école à l?université ou encore tout le dispositif et les ressources pédagogiques mis à disposition par la Canopée, le C.I.O., le Comité national olympique et le programme Défis Paris 2024.

Permettez-moi, Monsieur le Maire, de souligner enfin l?engagement de nos adjoints.

Ma camarade Catherine VIEU-CHARIER qui, avec le Comité national olympique, la Ligue de l?enseignement et l?U.S.E.P., fournira une mallette pédagogique à tous les élèves de CM2 de Paris, afin d?aborder l?histoire de l?Olympisme et de sensibiliser les élèves à ces valeurs.

Jean-François MARTINS principalement, mais aussi Alexandra CORDEBARD pour le projet "Planète Ovale" mis en place dans l?Académie de Paris. C?est un projet important qui s?organise autour de la mixité et de l?inclusion d?élèves des classes U.L.I.S. par le biais du rugby.

J?en profite pour remercier plus particulièrement M. Bruno TRÉHET, I.P.R. de l?Education physique et sportive de l?Académie de Paris qui pilote le projet, et Pierre RABADAN, conseiller aux sports auprès de Madame la Maire, sans lequel bien évidemment le projet "Planète Ovale" n?aurait pas pu voir le jour. Merci, Pierre. Normalement, tu es dans la salle.

Bien évidemment les parcours sportifs scolaires adaptés pour les élèves sont d?une grande importance, c?est l?article 2 de la convention. Les engagements d?Alexandra CORDEBARD mais aussi de Jean-François MARTINS et de l?Académie de Paris marquent une forte volonté de la Ville de permettre et d?accompagner les différents parcours sportifs scolaires des possibles futurs athlètes français.

Parler de l?accompagnement des différents parcours sportifs scolaires, Monsieur le Maire, me permet de conclure mon intervention sur un point, qui est absent de cette partie de la convention mais qui reste pourtant une condition sine qua non de l?aboutissement et du succès de la mise en place de ce dispositif, notamment dans les 14e, 15e, 17e et 19e arrondissements de Paris.

Si nous avons bien des ambitions d?excellence sportive scolaire pour notre jeunesse, il faudra qu?elles puissent se construire dans le cadre plus général d?une amélioration et d?une optimisation des conditions de travail pour les pratiques sportives scolaires. Et ce, notamment au niveau des besoins en nouvelles installations sportives et dans le renouvellement des installations déjà existantes.

Donnons-nous cette ambition et une partie importante de l?héritage de notre candidature sera atteinte.

Merci, Monsieur le Maire.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci beaucoup. Pour conclure, Madame Danielle SIMONNET, vous avez la parole, pour cinq minutes.

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, est-ce qu?il y a la nécessité que Paris candidate aux Jeux olympiques pour engager beaucoup plus d?actions avec l?Education nationale, avec tout le mouvement sportif, pour encourager la pratique d?un sport, pour contribuer à une éducation citoyenne par le sport ? Je ne pense pas.

Vous savez, les valeurs de l?Olympisme, vu la façon dont sont organisés ces Jeux olympiques, les valeurs de l?Olympisme, j?aimerais bien qu?elles fassent l?objet d?un débat contradictoire parce qu?elles sont quand même assez ambiguës.

De quoi s?agit-il ? Est-ce qu?il s?agit de la valeur cotée en bourse de Coca Cola, ATOS, ACER, Bridgestone, GE, McDonald?s, Omega, Panasonic, PNG, Visa, Samsung, Mastercard, Adidas, BMW, BP, British Airways, BT, EDF, ADECO, ArcelorMittal, Cadbury, CISCO, Thomas Cook, UPS, IBM ? Et je suis sûre que j?en passe.

Les valeurs de l?olympisme, est-ce que c?est cela ? Est-ce que l?organisation de ces Jeux olympiques est là pour encourager justement à une fraternité internationaliste, une amitié entre les peuples, pour valoriser justement la capacité au dépassement de soi et un esprit du dépassement de soi dans un cadre collectif et d?équipe par le sport ? Ou est-ce qu?il s?agit simplement de faire en sorte qu?il y ait du temps de cerveau disponible pour encourager la valorisation de Coca Cola, ATOS, ACER, Bridgestone, GE, McDonald?s, Omega, Panasonic, PNG, Visa, Samsung, Mastercard, Adidas, BMW, BP, British Airways, BT, EDF, ADECO, ArcelorMittal, Cadbury, CISCO, Thomas Cook, UPS, IBM ? Et j?en passe.

On pourrait répéter cela assez longtemps, jusqu?à la fin de mon temps auquel j?ai droit mais je vais vous l?épargner. Mais vous comprenez qu?il y a quand même une sacrée hypocrisie : on est sur une organisation des Jeux olympiques qui est une organisation totalement au service des multinationales. Eh oui, cela pose un problème. Et cela pose un problème que rien n?ait été fait pour empêcher cela, et que rien ne sera fait pour empêcher cela.

Je vous remercie.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci. Pour vous répondre, la parole est à M. Jean-François MARTINS.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Je vais commencer par répondre à Mme SIMONNET sur la question initiale. C?est une bonne question qu?elle se pose : a-t-on besoin des Jeux olympiques pour faire tout cela, pour s?engager avec le Rectorat, etc. ? Probablement pas, mais sans aucun doute la tension et l?impératif que crée cette candidature font avancer les choses plus vite, font que des questions qui étaient complexes, que l?on avait du mal à traiter, qui avaient du mal à avancer, sous l?impératif olympique arrivent à avancer.

C?est d?ailleurs le sens de cette convention mais aussi de l?ensemble du plan d?accompagnement, comme la question de la "baignabilité" de la Seine, de l?investissement public en Seine-Saint-Denis. Finalement, on aurait pu le faire, mais l?impératif olympique crée un calendrier, une accélération qui ne peut être que profitable.

Évidemment, un grand nombre d?entre vous l?ont dit, les valeurs de l?Olympisme sont des valeurs qui résonnent particulièrement à Paris : l?amitié, le respect, l?excellence qui sont la base de la charte Olympique. Mais au-delà de cela, l?Olympisme est un idéal, un idéal de paix, d?universalisme qui sont sans aucun doute des idéaux qui sont également ceux de Paris. Ces idéaux ne sont vivants que parce que, au quotidien, nous nous faisons forts de les transmettre aux générations futures.

Dans un monde qui devient peut-être plus incertain, partager à nouveau l'idéal de paix, à nouveau l'idéal d'universalisme, à nouveau le souhait de faire par le sport, mais le sport étant presque un prétexte en la matière, un lien de dialogue, de compréhension mutuelle peut être évidemment un objectif éducatif que nous pouvons nous imposer collectivement.

Avec plusieurs éléments dans cette convention avec le Rectorat, la première de cette nature qui lie une collectivité locale, un rectorat et le mouvement olympique français, c?est-à-dire les trois grands acteurs qui agissent pour la pratique sportive des enfants.

Il y a plusieurs points sur lesquels je veux insister plus particulièrement. Le premier, c'est évidemment les classes à horaires aménagés sport, qui ont été mises en place dès cette année dans le district du Sud-Ouest de Paris, 15e et 16e arrondissement, qui depuis cette rentrée, grâce à un travail en commun avec la Ministre de l'Education nationale et la Maire de Paris, nous permettent à Camille Claudel, au lycée La Fontaine, d'offrir un vrai continuum éducatif de la sixième au bac général ou technologique qui permet aux enfants de réussir leurs études tout en réussissant leur parcours de haut niveau.

Le lancement de ces dispositifs de C.H.A.S.E. dès la rentrée prochaine sur les trois autres districts de l?Education nationale permettra à chaque enfant parisien qui a un parcours d'excellence sportive d'avoir aussi un parcours d'excellence académique avec un agenda aménagé en la matière.

Madame BUFFETEAU, pourquoi nous ne le faisons pas sur le supérieur en la matière ? Parce que précisément cela ne relève pas de la compétence municipale, beaucoup moins que sur l'élémentaire et sur le collège, mais surtout parce que le statut de sportif de haut niveau existe déjà et est régi par l'Etat et que les étudiants étant par nature des jeunes adultes qui apprennent, ils ont un aménagement de leur temps de travail beaucoup plus classique, beaucoup plus facile et déjà conçu par les universités en général, là où le collège et l?élémentaire ne permettent pas qu?on sèche un cours en "amphi" pour aller faire du sport. A la fac, ils le peuvent, c'est déjà prévu, c'est pourquoi nous n'avons pas eu besoin d'aller plus loin.

Deuxième élément, la transmission avec cette mallette pédagogique sous la houlette de Catherine VIEU-CHARIER, qui va permettre comme pour la Marseillaise d?explorer cette histoire olympique, ses valeurs et de remettre les enfants dans une perspective pas seulement sportive mais dans une vraie perspective universelle et je crois que c'est important.

Enfin, le développement des activités périscolaires autour du sport, c'est déjà un tiers de nos ateliers éducatifs de l'A.R.E. qui sont dédiés au sport et c'est évidemment une offre qui doit se trouver renforcée.

Je termine sur peut-être les deux questions qui ne trouveront pas de réponse précisément aujourd'hui, sur les établissements scolaires et la pratique du sport dans les équipements sportifs scolaires en dehors des horaires de l'école. Nous avons aujourd'hui avancé, nous sommes à plus de 22 conventions avec des établissements scolaires. Cette reconvention avec l'appui du Rectorat va nous permettre d'autant plus d'aller voir les chefs d'établissement avec, j?ai envie de dire, la caution du Rectorat. C?est 1,2 million d'euros de location de créneaux dans ces établissements scolaires et nous poussons les portes les unes après les autres.

Je vous invite aussi par ailleurs, Madame BUFFETEAU, à nous aider auprès de la majorité de l?Exécutif régional, que j?ai déjà saisi deux fois par courrier sur le sujet à propos des lycées et qui ne nous a toujours pas répondu. Trois nouveaux établissements sont entrés cette année dans ce programme et donc c?est trois nouveaux établissements où nous allons pouvoir intégrer des clubs après les horaires de l'école, mais c?est également désormais une logique que nous intégrons dans les constructions et dans les programmes d?écoles et de nouveaux collèges. Je pense par exemple à Paul Valéry dans le 12e arrondissement, où nous avons réfléchi à l?équipement sportif du collège de sorte qu'il soit d'un point de vue "bâtimentaire" pensé pour être accessible en dehors de l'école.

Monsieur TINTI, enfin, je partage votre remarque sur le renouvellement des installations, notamment pour les enseignants d'éducation physique et sportive et, évidemment, je crois que nous gagnerons la bataille culturelle de la noblesse de la pratique sportive à l'école, en affirmant que ce n'est pas une sous-discipline, qu'il n'y a pas les arts, la culture, la musique qui seraient nobles et le sport qui le serait moins. Si nous menons cette bataille, alors les décisions budgétaires seront plus faciles à défendre, y compris auprès de l'Education nationale.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 108 - DASCO.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2017, DJS 108 - DASCO). Je vous remercie.