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Septembre 1997
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20- 1997 DVD 1 G Approbation du programme 1997 des "quartiers tranquilles".

Débat/ Conseil général/ Septembre 1997



M. LE PRÉSIDENT.- Nous abordons maintenant le programme des quartiers tranquilles. Je donne la parole à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Je veux bien intervenir mais je trouve abusif, alors qu'il n'y avait pas de réunion de Commission prévue, que tant d'élus soient partis, et que j'intervienne devant un minimum d'élus. Ce ne sont pas des procédés. Bon...
Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord faire une remarque générale sur les dix secteurs que vous nous proposez...
Ceux qui sont là, au moins, pourraient écouter.
M. LE PRÉSIDENT. - S'il vous plaît, écoutez Mme SCHNEITER !
Mme Laure SCHNEITER. - ...de transformer...
M. LE PRÉSIDENT. - S'il vous plaît, il y a un bruit de fond incroyable !
Mme Laure SCHNEITER. - Cela ne les intéresse pas, mais on est au courant...
Sur les dix secteurs que vous nous proposez de transformer en quartiers tranquilles, 4 sont très petits : Saint-Paul sud, Ulm, Notre-Dame-des-Champs, et la Brèche aux Loups, dans le 5e plus précisément, seul un pâté de maison est concerné mais c'est sans doute mieux que rien.
Les aménagements envisagés appellent quelques observations pour être vraiment réussis. Un aménagement complémentaire en faveur des cyclistes est indispensable. C'est là qu'il faudrait commencer pour créer ce Réseau Vert que les écologistes et que beaucoup d'habitants vous réclament depuis 1989 : des rues réservées aux piétons et aux cyclistes, un stationnement automobile interdit, des accès autorisés aux seuls véhicules de sécurité, de service (à certaines heures), pour les livraisons par exemple et aux véhicules des personnes à mobilité réduite, une circulation réservée aux riverains et aux transports en commun.
A défaut d'une grande ambition, comme celle du Réseau Vert, il faut s'engager dans les voies à sens unique, à créer des couloirs vélos à contre sens. La phrase du rapport page 2, " dans les voies à sens unique des couloirs vélos à contre sens pourront être mis en place pour raccourcir les déplacements cyclistes " reste trop floue. Je vous demande de remplacer le " pourront être " par " seront mis ". Je déposerai un amendement dans ce sens.
Concernant le stationnement, il doit être presque exclusivement réservé aux riverains. Quelques aires seront laissées aux livraisons, et selon la taille de la rue, éventuellement quelques places seront à la disposition des visiteurs.
Vous souhaitez que ces aménagements en quartiers tranquilles contribuent au développement économique. C'est un bien grand mot pour les minuscules secteurs qui sont concernés dans ce projet. Mais au regard des suggestions que je viens de vous présenter sur la limitation, voire l'interdiction de la circulation et du stationnement, j'aimerais avoir des précisions sur le " stationnement d'une courte durée " que vous envisagez.
Toute l'ambition de ce projet est limitée par les contraintes budgétaires que vous ne cessez d'évoquer. Ce n'est pas sérieux lorsque vous parlez de " limiter le coût des aménagements, en ne conservant que ceux strictement nécessaires à la satisfaction des objectifs de tranquillisation du secteur ". C'est du bricolage, cela prouve quel peu de cas vous faites des réels changements qui amélioreraient le cadre de vie et l'espace public.
Nous n'avons de cesse de vous rappeler notre " philosophie de la rue " qui est devenue également celle de nombreux Parisiens : la rue est aménagée pour le bien-être du piéton, de l'enfant, de l'adulte ou de la personne âgée et favorise les déplacements cyclistes qui ne polluent pas, ne font pas de bruit, et sont particulièrement bien adaptés aux parcours en ville, généralement de courte distance.
De la verdure, des espaces de détente et de jeux pour enfants, lorsque c'est possible, y sont implantés.
Calme, sécurité, la rue devient un lieu convivial et d'échanges, la pollution automobile est réduite, la santé de tous en est améliorée.
Ces ambitions devraient prévaloir quelque soit le coût. Les quartiers tranquilles conçus dans cet état d'esprit n'auraient plus qu'à être maillés entre eux pour qu'une première étape vers le Réseau Vert soit enfin franchie et il faudrait que vous franchissiez vous aussi ce pas vers une vision globale de l'aménagement urbain et des modes de déplacements.
Petit à petit , nous ne désespérons pas de vous amener à notre Réseau Vert et à son complément indispensable, la rue semi-piétonne ou " cours urbain ". S'il faut développer la création des rues piétonnes et des rues Réseau Vert, il reste de nombreuses rues où l'on ne peut empêcher les voitures de circuler. Il existe cependant beaucoup d'artères à l'écart des grands courants de circulation qui pourraient être aménagés pour un meilleur confort des piétons et des riverains sans interdire pour autant la circulation automobile. C'est ce que l'on appelle les " cours urbains ".
Pour ce faire, les trottoirs sont supprimés ; le dallage de la rue est " différencié " afin que les divers utilisateurs puissent cohabiter et circuler simultanément sans se gêner : piétons, voitures, bicyclettes et dans les rues commerçantes les véhicules de livraison.
Les différents dallages de la rue sont de forme et de couleur différentes, mais harmonisées. Comme pour les panneaux routiers, le même dallage correspond toujours au même usage. Comme pour les rues du Réseau Vert, un mobilier urbain de qualité est installé pour " aménager " l'espace sans le modifier en profondeur : bancs, bacs à sable, bornes et murets pour délimiter les aires de stationnement, arbres, bacs fleuris...
A l'entrée de ces rues, de discrets " dos d'âne " obligent les automobilistes à ralentir et leur rappellent qu'ils entrent dans une zone résidentielle. La vitesse est limitée à 20 kilomètres heure. La bande réservée à la voiture a en moyenne une largeur de 3 mètres avec un élargissement tous les 60 mètres permettant le croisement.
Afin de circuler en sécurité pour empêcher l'automobiliste de rouler à plus de 20 kilomètres heure, un décrochement de la chaussée l'empêche d'avoir une perspective de plus de 60 mètres devant les yeux.
Le mobilier urbain joue, par conséquent, un grand rôle ; un arbre placé à tel ou tel endroit peut former un obstacle à la circulation automobile à grande vitesse, tout en étant un agrément pour les riverains, un muret peut servir à délimiter une aire de stationnement et servir de banc aux enfants etc...
Ces rues semi-piétonnes existent depuis longtemps dans de multiples villes, en Hollande, avec Delft pour commencer, en Grande Bretagne, en Suisse, en Allemagne où elles sont d'ailleurs baptisées " rues de l'avenir ".
Il n'y en a pas une à Paris ! Elle serait l'une des clés des quartiers tranquilles.
Pour conclure, les restrictions budgétaires pour masquer le manque d'ambition sont regrettables, d'autant plus qu'elles ne tiennent pas la route, si j'ose dire, en vue de certaines dépenses faites par la Ville de Paris.
Je citerai à titre d'exemple 2,5 millions de francs prévus pour le Parc des expositions de Versailles " parce qu'il est nécessaire, dites-vous, de privilégier la circulation automobile autour du parc ", des centaines de millions pour des parkings souterrains, 1 milliard pour les 800 mètres du Pont Charles de Gaulle, etc.
Mais, pour amorcer les quartiers tranquilles, seulement 30 millions de francs. C'est scandaleusement insuffisant ! On voit bien où sont vos véritables priorités, malheureusement pour les Parisiens. Je ne pourrai que m'abstenir sur ce projet qui ne traduit pas une réelle volonté politique de changement et d'amélioration du cadre de vie des Parisiens.
M. LE PRÉSIDENT.- Merci, Madame.
La parole est à M. HUBERT.
M. Alain HUBERT. - Monsieur le Président, mes chers collègues, c'est au détour d'une demande de subvention à la Région et par le biais des seuls problèmes de voirie que nous allons lancer l'aménagement de 10 quartiers tranquilles. On peut regretter que ce qui devait être, avec le développement des pistes cyclables et la mise en site propre des couloirs d'autobus l'un des moyens essentiels de la reconquête de l'espace public parisien, soit débattu ainsi aujourd'hui quasi subrepticement.
Cette discrétion a sa raison d'être. On a promis en 1996 de faire 10 quartiers tranquilles en 1997. Alors, en urgence on bâcle le dossier. Qui peut croire qu'ils seront réalisés en trois mois d'ailleurs ?
Ce que vous nous proposez n'a plus rien à voir avec les ambitions énoncées par vous à propos du nouvel urbanisme parisien : quand le Maire de Paris avait opéré un glissement sémantique des zones " 30 kilomètres/heure " aux " quartiers tranquilles ", cela nous avait paru de bon augure dans la mesure où cela impliquait une perception plus globale de l'aménagement des quartiers que celle résultant d'une simple limitation de vitesse. Vous nous proposez aujourd'hui de faire le chemin inverse.
De la même manière que nous approuvions tout ce qui, dans vos communications sur le nouvel urbanisme et sur une nouvelle politique des déplacements allait dans les directions suivantes, et je vous cite mot pour mot : "Mieux connaître et conforter les centres de quartier, engager une véritable reconquête de l'espace urbain, offrir à la vie locale de meilleurs espaces de sociabilité, limiter la place de l'automobile, diminuer la pollution."
Sans être totalement hors sujet, vos propositions de " quartiers tranquilles " sont quasi insignifiantes par rapport à ces objectifs annoncés. Elles semblent surtout destinées à tranquilliser des quartiers déjà tranquilles en les convertissant en zone 30 km/heure.
Même les deux idées positives contenues dans vos propositions que sont la réservation du stationnement aux résidents et l'interconnexion entre quartiers tranquilles par des circulations douces, méritent un examen critique :
- la première, la réservation du stationnement aux résidents, parce que, sauf dans les quartiers centraux, le problème se pose peu quand il s'agit de quartiers exclusivement résidentiels et c'est ceux là que vous avez choisis pour l'essentiel ;
- la deuxième, l'interconnexion parce qu'elle reste une simple citation dans vos propositions, propositions extrêmement floues et d'autant plus difficiles à mettre en oeuvre que vous vous en tenez à un découpage en tranches annuelles de quartiers tranquilles, donc à l'absence d'un plan d'ensemble, faute sans doute d'avoir véritablement étudié la question dans toutes ses dimensions.
Ce ne sont pas quelques panneaux de signalisation et quelques ralentisseurs apposés pour sur-protéger des quartiers déjà parmi les plus protégés - on ne prête qu'aux riches - qui vont suffire à redistribuer efficacement l'espace public. Le risque existe même qu'on détranquillise davantage la périphérie immédiate de ces quartiers.
Cela pour dire qu'outre l'appauvrissement du concept, la principale critique que je porte à ces propositions c'est le contre-sens, en tout cas le malentendu, qui a présidé pour l'essentiel au choix des quartiers considérés qui sont, pour l'essentiel, à vocation résidentielle exclusive ou prédominante.
En effet, où est-il urgent à Paris de tranquilliser ? Eh bien, là où ce n'est pas tranquille ! Là où s'effectuent les déplacements courts et quotidiens des Parisiens, c'est à dire les centres de quartiers, les centres de vie locale, là où se concentrent commerces, équipements, écoles, loisirs, bistrots, etc. Ailleurs donc, que dans la plupart des secteurs que vous proposez.
Tranquilliser des quartiers tranquilles, ce n'est pas vraiment, Monsieur le Président, une performance.
Je plaide donc pour une tout autre conception des quartiers tranquilles. Elle viserait prioritairement ces centres de quartiers. Elle exclurait les quartiers très centraux de Paris, les quartiers d'affaires et les quartiers exclusivement résidentiels que vous semblez viser pour l'instant.
Elle supposerait un repérage, une étude sérieuse des quartiers à forts déplacements de proximité et quotidiens. Elle impliquerait, certes, une limitation de vitesse, une priorité aux piétons et cyclistes mais aussi des aménagements du mobilier urbain organisant une forme de convivialité urbaine et même le passage de bus en site propre.
Ce ne serait donc ni des zones 30 seulement, ni des zones piétonnes exclusivement. Mais cette conception forte, Monsieur le Président, des quartiers tranquilles supposerait une forte adhésion citoyenne qui ne saurait naître d'un urbanisme furtif, bâclé et si peu concerté avec les Parisiens eux-mêmes en dépit de vos promesses de l'an dernier où il n'était question que de consulter les C.I.C.A., les associations en amont, et de rechercher le meilleur accord possible avec les habitants et j'en passe.
La concertation a existé peut-être avec quelques maires d'arrondissement mais quant à descendre au niveau des citoyens, rien.
La caricature en est d'ailleurs peut-être ce qui se passe dans le 15e. Déjà absent des programmes de pistes cyclables, il l'est aussi des programmes de quartiers tranquilles. Mais il paraît que le Maire du 15e a signalé à votre attention deux quartiers, sans consulter personne, sans même informer les élus du 15e, au point que je suis aujourd'hui incapable de vous dire de quels quartiers du 15e il s'agit, et ce sont pourtant des quartiers dont je suis l'élu...
On est donc bien dans l'épure prévue par nous lors de votre déclaration tonitruante sur l'urbanisme. Annonce forte et moyens faibles, volonté politique peu claire face au lobby automobile.
Ce n'est pas pour nous réjouir car à Paris les voitures occupent toujours 90 % de l'espace pour 33 % des déplacements et la pollution s'aggrave continûment. Quelques Parisiens seront peut-être un peu plus tranquilles et c'est pour cela que nous ne voterons pas contre ces mesures faibles.
Pour ce qui est de concevoir le Paris du 3e Millénaire, Monsieur le Président, il va nous falloir encore attendre le train suivant.
Merci, mes chers collègues.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, du Mouvement des citoyens et communiste).
M. LE PRÉSIDENT. - Madame BOUVELOT, vous avez la parole.
Mme Danièle BOUVELOT. - Monsieur le Président, mes chers collègues, vous nous avez présenté, Monsieur le Président, il y a presque un an, votre politique de déplacements. Cette politique comporte une panoplie de mesures pour atteindre trois objectifs principaux. Je les récite pour mémoire :
- limiter la place de l'automobile et donc offrir les conditions pour choisir de se déplacer autrement ;
- améliorer la qualité de vie dans les quartiers notamment grâce à la reconquête de l'espace public et à la diminution de la pollution ;
- préserver l'activité économique.
Les exemples déjà réalisés donnent satisfaction contrairement à ce que je viens d'entendre de mes collègues de l'opposition et notamment dans le quartier "national" dans le 13e où l'on constate la circulation de transit détournée, la vitesse ralentie, la sécurité accrue et un tissu urbain plus humain.
Il n'y a pas de quartiers tranquilles types. Il y a des outils adaptés et l'on peut faire confiance au savoir-faire des Directions sous votre impulsion, Monsieur le Président.
A chacun de ces quartiers, il sera préservé sa personnalité. En annonçant 10 quartiers par an, on crée un effet de nombre et, à terme, un vrai réseau susceptible de changer le caractère de la Ville.
Je m'attarderai sur l'un de ces objectifs qui me paraît fondamental pour que les Parisiens retrouvent un réel plaisir d'habiter la plus belle Capitale du monde : améliorer le cadre et la qualité de vie des quartiers.
Il y a encore peu de temps, au tout début de notre 20e siècle, Paris était un tissu de petits villages dans lesquels différents modes de vie et d'artisanat s'épanouissaient : le quartier de la Bastille, par exemple, où fleurissait un nombre important d'artisans du bois, menuisiers, ébénistes ; le 15e dont je suis élue était encore le " Val Girard ", où les cultures et l'artisanat occupaient la majeure partie jusqu'en 1860, époque où le Préfet Haussmann rattacha les villages de la périphérie à la Capitale.
Nous sommes bien loin du " Val Girard ", mais heureusement le 15e a su se préserver en créant de superbes jardins comme Citroën, Brassens et l'Atlantique.
Nos quartiers sont devenus, en moins sinistres, des cités-dortoirs où l'on se dépêche d'en partir dès qu'un week-end ou quelques vacances se profilent.
Cette tranquillité du quartier, moins de bruit, moins de pollution, un esprit de voisinage, de solidarité entre les générations, devrait rapidement faire qu'il fera bon de vivre dans son quartier.
Je souhaite et espère que les petits commerçants chez lesquels ont s'attarde pour discuter, retrouvent leur place, que les enfants jouent sur les trottoirs, que les concerts sous les kiosques refleurissent.
Pour 1997, vous avez prévu, Monsieur le Président, dix quartiers tranquilles. En tant qu'élue du 15e, je regrette que nous n'ayons pas pu être dans les premiers pour cette innovation, nous qui fûmes un des derniers à être rattachés à la Capitale, mais je suis certaine que nous saurons en 1998, mettre en place cette politique qui ne demande qu'à exister : il faut se promener le dimanche matin vers le marché Convention pour trouver les enfants qui font un tour de manège pendant que les parents et les amis écoutent des musiciens qui font l'aubade. Je peux vous dire que les petits cafés affichent complet.
Je suis confiante et heureuse, Monsieur le Président, de faire partie de votre équipe municipale qui saura, comme vous le disiez, rendre à Paris un visage humain.
Votre politique est réaliste, réfléchie, sans démagogie. Vous savez que Paris est le phare du monde par son patrimoine culturel, ses commerces de luxe, ses théâtres, mais vous savez aussi, Monsieur le Président, que Paris est une ville où l'on doit vivre et travailler. C'est pour cela que votre initiative est remarquable car bientôt, les Parisiens pourront dire que grâce à vous, il fait bon vivre à Paris.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblements pour Paris " et " Paris-Libertés ")
M. LE PRÉSIDENT. - Je vous remercie, Madame. La parole est à M. TRÉMÈGE.
M. Patrick TRÉMÈGE.- Monsieur le Président, mes chers collègues, les dix quartiers tranquilles dont vous nous proposez la création aujourd'hui, constitue une des initiatives de la nouvelle politique des déplacements que vous avez présentée fin 1996 et que le Conseil de Paris a approuvé.
Le principe directeur en était de mieux répartir l'espace public pour mieux vivre.
Mieux répartir l'espace, c'est donner moins d'importance à la voiture, c'est faire des espaces nouveaux aux deux roues, ce que nous avons fait grâce au programme de piste cyclable, c'est privilégier les véhicules non polluants.
Notre action en matière de véhicule électrique est exemplaire. C'est offrir aux transports en commun des conditions privilégiées et nos programmes de sites protégés vont permettre d'améliorer la circulation des lignes d'autobus, notamment la ligne PC.
A la lecture de cette énumération, chacun se rendra compte, même nos détracteurs, que vous avez, Monsieur le Président, avec votre adjoint, M. PLASAIT, accompli beaucoup et puisque l'espace public est désormais mieux partagé, il est possible de créer les conditions d'un mieux vivre pour les riverains et les usagers, d'offrir davantage de sécurité, d'offrir un meilleur environnement et surtout d'autoriser, de favoriser moins de pollution. C'est la raison d'être des quartiers tranquilles, leur principe est de réduire les circulations de transit, d'en limiter la vitesse, grâce à des aménagements aux entrées, voire en cours de voies, et de profiter de cette pacification du transit pour repenser, réaménager l'intérieur des quartiers.
D'aucuns prétendront qu'il s'agit là de gadgets inopérants, qu'ils le disent !
Dans le 13e, nous savons déjà que cela fonctionne parfaitement car nous avons, en effet, été les précurseurs des quartiers tranquilles, que nous avons expérimentés notamment le quartier National. Ce dispositif a fait ses preuves, transformant un secteur très perturbé et dangereux du fait d'une circulation trop rapide, en un quartier où il fait bon vivre, où les usagers de la rue coexistent sans doute mieux qu'ailleurs.
Ce succès, Monsieur le Maire du 13e et moi-même en sommes particulièrement fiers. Nous avons la certitude que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les quartiers tranquilles prévus au programme 1997 et aux programmes ultérieurs, seront, Monsieur le Président, un succès.
N'en doutons pas. J'invite d'ailleurs ceux de nos collègues qui s'interrogent à venir dans le 13e se rendre compte de visu du concept, de sa réalisation et de son efficacité.
Enfin, je voudrais souligner que si ce projet nous est présenté en formation de Conseil général, c'est parce qu'il est susceptible d'être subventionné par la Région d'Ile-de-France. En effet, l'amélioration de la vie quotidienne des Parisiens et des usagers, qui sont tous des Franciliens, est une ambition partagée par la Région d'Ile-de-France. Cette dernière mène une politique de contrats régionaux afin de participer au financement des opérations d'aménagement des collectivités locales, qui répondent aux objectifs de l'amélioration de l'environnement.
Ainsi, en 1994 et 1995, le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général a subventionné la mise en oeuvre des premiers quartiers tranquilles, quatre dans notre secteur National et dans le Marais.
Nul doute que la participation de la Région, que nous sollicitons aujourd'hui, en faveur des quartiers tranquilles, fera l'objet d'un examen favorable de nos collègues du Conseil régional car cette synergie des ambitions de Paris et du Conseil trouve au mieux sa concrétisation dans la conception de quartiers tranquilles.
En conclusion, Monsieur le Président, je voudrais dire que ce programme de création de nouveaux quartiers s'avère tout à fait exemplaire au regard du bénéfice pour les Parisiens et qu'il mériterait un vote positif unanime de la part de l'ensemble de nos collègues. Merci.
M. LE PRÉSIDENT. - Merci. La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Président, l'impérieuse nécessité de restreindre la circulation automobile n'est plus à démontrer. L'été nous l'a rappelé avec véhémence en nous imposant de sérieux épisodes continus de pollution atmosphérique.
Dissuader les Parisiens d'utiliser leur automobile, c'est diminuer l'efficacité et la commodité de cette pratique tout en améliorant l'efficacité et la commodité des modes de transports alternatifs. Voilà les véritables enjeux.
Malheureusement, les projets que vous nous soumettez aujourd'hui n'ont pas cette ambition.
D'abord parce que le concept de quartier tranquille est une réponse timorée, ensuite parce que les moyens dérisoires accordés à ces projets ne permettront même pas de réaliser ces demi-mesures, enfin parce que les quartiers auxquels vous vous intéressez sont de fait déjà tranquilles.
Ainsi, deux des objectifs affichés par ces projets sont " de diminuer la circulation de transit sans pénaliser les déplacements des riverains " et " d'améliorer la qualité de vie tout en respectant l'activité économique ".
L'expérience du quartier Montorgueil répond parfaitement à ces objectifs. Mais d'emblée, vous excluez ce type de réponse en entretenant délibérément la confusion.
En effet, vous placez abusivement sur le même plan ce secteur et celui du plateau des Halles-Beaubourg, c'est-à-dire un secteur purement piétonnier. Piètre amalgame !
Or, dans le cas de Montorgueil, la circulation de desserte reste autorisée, tant pour les riverains que temporairement pour les véhicules extérieurs au quartier.
Pourquoi rejeter alors aveuglément le concept du quartier Montorgueil qui a largement fait ses preuves et qui, sans offrir la radicalité piétonnière de certains secteurs du quartier Halles-Beaubourg, présente une détermination bien plus forte que vos quartiers tranquilles dans le domaine de la reconquête de l'espace public et de la dissuasion en matière automobile, ceci tout en offrant une grande souplesse d'utilisation.
La Chambre de Commerce de Paris pourtant peu suspecte de vouloir restreindre la circulation automobile a rendu un hommage sans équivoque à l'expérience Montorgueil, dans le récent rapport de M. Francis LEMOR sur les déplacements à Paris.
En novembre 1996, l'association VIVRE, et la C.L.A.Q vous ont d'ailleurs fait des propositions pour le 10e arrondissement en ce sens sous le nom de " Quartiers libérés ".
Le concept de quartier tranquille que vous avez choisi est une réponse frileuse et inefficace qui refuse de s'attaquer à la sacro-sainte libre circulation des automobiles.
Vous ne parviendrez ainsi ni à initier un mouvement de modification des pratiques de déplacement des Parisiens, ni à vous attaquer à la pollution atmosphérique automobile.
L'engagement financier est d'ailleurs significatif de votre absence de volonté : à peine 30 millions pour dix quartiers, soit 3 millions de francs par quartier en moyenne, l'équivalent de la pose de quatre feux tricolores !
L'an dernier, vous consacriez 10 millions de francs pour le petit quartier tranquille Hallé, et ce uniquement pour la première phase des opérations. Aujourd'hui pour 10 quartiers tranquilles vous auriez dû sur cette base consacrer 100 millions de francs pour une première phase... Quelle régression en un an !
A titre de comparaison, dans cette même séance, vous nous soumettez le projet de réaménagement de la place Dauphine pour un montant de 3 millions et demi de francs et celui de la place du marché Saint-Honoré pour un montant de 17 millions de francs.
Soit pratiquement l'équivalent des sommes consacrées à 7 de vos quartiers tranquilles. Ces deux délibérations soulignent cruellement l'indigence de vos propositions en matière de quartiers tranquilles.
Quelques "dos d'ânes" et quelques panneaux de limitation de vitesse, voilà votre ambitieux plan de lutte contre la pollution !
En fait, les 10 projets de quartiers tranquilles concernent des quartiers résidentiels affirmés , des quartiers sans circulation de transit, des quartiers déjà réglementés. Bref, des quartiers déjà tranquilles de fait.
Ainsi, dans le 6e arrondissement le secteur Notre Dame des Champs, possède déjà des panneaux indiquant l'existence d'une "zone trente" aux entrées et sorties du quartier.
Dans le 5e arrondissement, le secteur Croulebarbe possède déjà de nombreux dos d'âne, sauf d'ailleurs devant les écoles.
Dans le 14e, le secteur de la rue des Artistes présente trois impasses sur les six voies qui traversent le quartier et trois escaliers sur ces 6 accès... la circulation automobile est donc déjà plus que limitée !
Le périmètre de ces quartiers déjà tranquilles de fait est toujours délimité par des axes de grande circulation qui en sont exclus.
Ainsi des rues Saint-Antoine, Saint-Jacques, Gay-Lussac, Claude-Bernard, Assas, Vaugirard, Charenton, Alésia, Ordener, Pyrénées, Faubourg du Temple, des avenues Daumesnil, Général Bizot, Clichy, Saint-Ouen, ou des boulevards Henri IV, Raspail, Montparnasse, Arago, Gobelins, Blanqui, Ornano. Je ne vous en imposerai pas la litanie.
Bref, le paradis d'un côté et l'enfer de l'autre.
De plus, les quelques voies comportant un léger flux de transit situées à proximité de vos périmètres sont systématiquement exclues.
Ainsi des rues : Fourcy, Nonnains d'Hyères, François-Miron, Taine, Glacière, Tombe-Issoire, Guy Moquet, Poissonniers, Couronnes... qui elles mériteraient d'être tranquillisées.
Vos périmètres comportent peu d'activités économiques, peu de bureaux, et seulement quelques commerces de proximité.
Ils recèlent de larges espaces verts, dans le 13e, le square Le Gall, et dans le 14e le réservoir de Montsouris qui représente la moitié du secteur et de vastes emprises publiques dans le 5e, secteur Ulm et le 13e, secteur Croulebarbe.
Nous sommes loin des objectifs revendiqués par votre prédécesseur Jacques CHIRAC lors du lancement du quartier Montorgueil : 1, reconquête de la fonction résidentielle sur les bureaux ; 2, mise en valeur du patrimoine bâti ; 3, réduction des nuisances causées par le trafic automobile.
Rien de tel pour ces dix quartiers tranquilles qui ne sont nullement problématiques.
Vous mesurez ainsi l'étendue de la régression aujourd'hui proposée.
Jacques CHIRAC proposait même lors de sa conférence de presse du 8 février 1991 : "une densification des constructions sera recherchée pour permettre la création d'espaces libres". Puissiez-vous sur ce point respecter la volonté de votre illustre prédécesseur.
Il est clair que la majorité municipale n'a toujours pas pris la mesure de la gravité des problèmes de santé publique induits par la circulation automobile, et se refuse toujours à contrer les lobbies de l'automobile.
M. LE PRÉSIDENT.- Merci Monsieur BLET.
Monsieur FERRAND, vous avez la parole.
M. Eric FERRAND. - Merci Monsieur le Président.
Lors d'une précédente séance vous nous aviez présenté les grandes orientations de la politique des déplacements que vous mettiez en oeuvre ; politique qui, je rappelle vos propos, devait reposer sur une panoplie de mesures pour atteindre trois objectifs :
- limiter la place de l'automobile ;
- améliorer la qualité de vie dans les quartiers, grâce à la reconquête de l'espace public et à la diminution de la pollution ;
- enfin, préserver l'activité économique.
Avant d'aborder la question des quartiers tranquilles, je souhaiterais revenir sur ces grands objectifs et les actions concrètes auxquelles ils ont donné lieu.
Concernant la place de l'automobile, force est de constater que vous n'êtes pas parvenu, même de façon ponctuelle à limiter la place de l'automobile, y compris lors des périodes de pics du mois d'août dernier.
De ce côté là, je ne perçois aucune avancée réelle, sinon toujours et encore des déclarations d'intention. Pourtant, réduire la masse des véhicules en circulation devrait être une priorité. Vous connaissez nos propositions en ce sens. Je n'y reviendrai pas, si ce n'est pour rappeler qu'il faut instaurer la circulation alternée en cas de pics de pollution. Il est clair que l'accroissement de la circulation automobile, le "tout automobile" que vous avez favorisé pendant vingt, ans s'oppose à ce libre choix dans les déplacements que vous mettez aujourd'hui en avant aujourd'hui.
La reconquête de l'espace public à laquelle vous faites référence revêt un caractère dérisoire lorsque l'on se penche sur les chiffres. Alors que Paris compte près de 1.600 kilomètres de voies publiques, vous parvenez péniblement à la réalisation de 53 km de pistes cyclables en 1996, ou encore à l'équipement de 140 km de voies réservées aux bus en vingt ans, soit moins de 10 km par an. A ce rythme, d'ici cinquante à cent ans nous ressentirons peut-être les effets bénéfiques de votre politique. Malheureusement, je crains que cette politique d'interventions homéopathiques ne résiste pas à la nécessité qui se fait chaque jours plus forte de réduire la pression automobile qui s'exerce sur Paris et de favoriser réellement les modes de déplacements les moins polluants : tramway que nous attendons toujours, couloirs de bus supplémentaires sur près de 150 km, véritable réseau maillé de pistes cyclables destinées à relier l'ensemble des quartiers tranquilles. Je ne vois pas aujourd'hui en quoi consiste dans les faits le rééquilibrage des modes de déplacement auquel vous faites si souvent référence, encore moins comment se traduit dans la réalité votre souci de diminuer la place de l'automobile dans la ville.
Le dernier bilan de l'Observatoire des déplacements à Paris pour 1996 fait d'ailleurs apparaître une stabilisation du volume de la circulation dans Paris intra-muros. Vous n'êtes pas sans le savoir. Comment dans un tel contexte considérer votre politique en faveur des quartiers tranquilles ?
A la lecture du document qui nous a été adressé, tout d'abord présenté comme une avancée puisque vous projetez la réalisation semble-t-il d'un véritable réseau de nouveaux quartiers tranquilles, interconnectés au moyen de "circulation douce" permettant aux usagers de se déplacer d'un quartier à l'autre, en évitant les axes rouges que vous n'avez toujours pas supprimés. Nous sommes favorables aux principes de l'aménagement de ces quartiers ou des zones 30 puisque nous en préconisons la réalisation dans Paris depuis plusieurs années ; ils permettent de réduire la circulation et la vitesse des véhicules, d'améliorer la qualité de vie des riverains. Toutefois nous ressentons à travers ces projets de quartiers tranquilles une nécessité première : réduire à une grande échelle la pression automobile qui s'exerce dans tous les secteurs de la Capitale.
Concernant les secteurs retenus et le petit guide qui a été adressé aux élus, quelques observations s'imposent. La première concerne les vélos et deux roues. Il nous semble indispensable de favoriser leur utilisation en aménageant régulièrement des abris et un plus grand nombre de parcs de stationnement adaptés. Il apparaît que l'aménagement des quartiers tranquilles est peu coûteux pour la Ville, 30 millions de francs pour ces dix projets. On ne peut donc qu'encourager leur développement à une plus grande échelle. Sur ce point, nous souhaiterions plus de précisions.
Quelle surface représente l'ensemble de ces quartiers tranquilles ? Ce n'est pas tant en effet le nombre de quartiers qui compte, mais la surface concernée, le kilométrage de la voirie. Pourriez-vous nous apporter des éléments sur cet aspect important. Nous ne trouvons aucune mention de surfaces dans les documents qui nous ont été adressés.
Nous voterons le principe d'aménagement de l'ensemble de ces quartiers tranquilles, tout en nous réservant la possibilité de critiquer ultérieurement les modalités de leur réalisation, en particulier celles des circulations douces inter-quartiers que vous évoquez. Nous avons l'habitude des effets d'annonce. Enfin, une dernière question se pose, ou plutôt nous est posée : l'aménagement des quartiers tranquilles requalifie l'espace, ce qui est une bonne chose, mais il peut aussi conduire à revaloriser le foncier, donc les prix au mètre carré, et par conséquent provoquer une augmentation des loyers dans les secteurs concernés. Afin de prévenir d'éventuelles dérives, il conviendrait de mettre en place au sein des services de la Ville une cellule d'observation pour évaluer et suivre les conséquences de ces aménagements sur les loyers des logements. Il ne s'agit pas avec ces quartiers tranquilles de soutenir à nouveau la spéculation comme vous l'avez fait avec les Z.A.C. Nous attendons sur ce point un engagement clair et précis de votre part.
Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT.- Merci. La parole est à Monsieur PLASAIT.
M. Bernard PLASAIT, au nom de la 3e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Sauf à refaire un amphi complet sur la politique des quartiers tranquilles, je crois qu'il faut se borner à quelques considérations d'ordre général.
Mme SCHNEITER, comme presque à chaque fois d'ailleurs, saisit l'occasion d'un projet de délibération pour nous exposer sa philosophie sur les circulations douces à Paris.
Quand je l'écoute, avec beaucoup d'attention, j'y retrouve très exactement tout ce que nous mettons dans notre politique des quartiers tranquilles.
J'y trouve aussi un certain nombre de considérations très intéressantes, des voeux formidables. Elle nous peint un avenir tout en rose qui est évidemment souvent très utopique. Ce n'est pas grave ! Cela permet de faire rêver et puis cela nous montre que la direction que nous avons empruntée est la bonne direction.
Et puis les uns et les autres utilisent le micro pour exposer aussi leur vue complète sur ce qu'il conviendrait de faire. J'observe d'ailleurs que personne n'est d'accord.
Pour Mme SCHNEITER, il faudrait des réseaux verts. Pour M. BLET, il faudrait des quartiers piétonniers.
M. FERRAND nous demande de faire ce qui n'est pas de notre compétence. Il y a donc, pour reprendre une expression de Mme SCHNEITER, une sorte de bricolage dans les propositions qui nous sont faites qui en réalité manquent fondamentalement de sérieux.
J'observe en revanche que Mme BOUVELOT a bien compris ce qu'était votre politique, Monsieur le Président, en matière de quartiers tranquilles et vous a rendu un hommage appuyé.
Et puis j'ai entendu M. TRÉMÈGE nous dire avec beaucoup de pertinence en quoi consistait réellement un quartier tranquille. C'est d'ailleurs bien naturel puisque Patrick TRÉMÈGE est en quelque sorte un des inventeurs des quartiers tranquilles. Il est vrai que beaucoup qui sont ici, dans cette Assemblée, seraient bien inspirés de répondre à son invitation d'aller voir sur place dans le 13e arrondissement comment fonctionnent les quartiers tranquilles.
Je ne voudrais cependant pas terminer mon propos sans remercier M. HUBERT de la leçon de mauvaise foi tout à fait extraordinaire, qu'il a bien voulu nous donner.
Il paraît, d'après M. HUBERT, que nous débattons subrepticement. Ah bon ? Voici un débat qui se passe en catimini devant un hémicycle vide.
Monsieur HUBERT, vous ne pouvez pas, à la fois, dans les arrondissements dont les maires sont des maires de gauche, vous déclarer satisfaits de la façon dont la concertation est organisée, de la façon dont les propositions que vous faites sont prises en considération, et mécontent, insatisfait, et prendre un air ironique lorsque vous êtes au Conseil de Paris.
Monsieur HUBERT, j'ai beaucoup apprécié votre numéro que je considère comme une très belle leçon mais franchement, je ne vous crois pas très qualifié après cette façon d'exposer les choses, pour donner des leçons et pour apporter quelque chose de constructif au débat.
M. LE PRÉSIDENT.- Monsieur PLASAIT, quelle est votre position sur l'amendement de Mme SCHNEITER ?
M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Monsieur le Président, l'amendement de Mme SCHNEITER propose un remplacement. Je vous en rappelle l'intitulé :
Mme SCHNEITER demande au Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général de remplacer dans la phrase suivante, inscrite en page 2 du projet de délibération " Dans les voies à sens unique, des couloirs vélo à contresens pourront être mis en place pour raccourcir les déplacements des cyclistes. ", " pourront être mis " par " seront mis ".
C'est une affaire sémantique apparemment sans grande conséquence. Il faudrait remplacer " pourront être mis " par " seront mis " dans une phrase qui concerne des couloirs vélos à contre-sens dans des voies à sens unique. Ceci est très grave.
Dans la rédaction que nous avons, nous nous réservons la possibilité de le faire à chaque fois que c'est possible et que c'est souhaitable.
En revanche, remplacer " pourront " par " seront " cela voudrait dire que nous nous obligeons à le faire à chaque fois.
Comme on sait que dans un certain nombre de cas cela présente des inconvénients, voire même des dangers, ce serait bien entendu une faute. Je conclus donc au rejet.
M. LE PRÉSIDENT.- Je suis tout à fait de cet avis.
M. PLASAIT conclut au rejet de cette proposition d'amendement.
Que ceux qui sont pour l'amendement de Mme SCHNEITER veuillent bien le manifester en levant la main ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition d'amendement est rejetée à la majorité, les groupes " Rassemblement pour Paris ", " Paris-Libertés ", M. DUMAIT et Mme TAFFIN ayant voté contre, le groupe socialiste et apparentés, Mmes SILHOUETTE, SCHERER, BILLARD et M. BLET s'étant abstenus, le groupe du Mouvement des citoyens n'ayant pas participé au vote.
M. LE PRÉSIDENT.- Nous votons maintenant sur le projet de délibération DVD 1 G, toujours à main levée.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Il est adopté à la majorité, Mmes SCHNEITER, SILHOUETTE, SCHERER, BILLARD, TAFFIN et M. DUMAIT s'étant abstenus, M. BLET ayant voté contre. (1997 DVD 1 G).
M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - M. HUBERT a voté pour. Je suis heureux de l'avoir convaincu.