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Janvier 2017
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2017 LR 1 - Transformer le périphérique et les coupures urbaines de Paris. (Suite).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2017


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - On continue.

C?était la dernière oratrice de ce tour de parole et je donne la parole maintenant à Jean-Louis MISSIKA, mon adjoint en charge de l?urbanisme, de l?architecture, de l?innovation pour répondre, avant de donner la parole à Mme KOSCIUSKO-MORIZET pour conclure. Et à Christophe NAJDOVSKI.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Madame KOSCIUSKO-MORIZET, ce qui apparaît à la lecture de cette proposition de délibération, c?est que vous ne travaillez pas assez vos dossiers parisiens. C?est vrai que vous vaquez à d?innombrables occupations et que vous n?avez pas beaucoup de temps à consacrer à cela. Qu?est-ce que vous avez fait ? Vous avez recyclé - en même temps, c?est vertueux parce que c?est de l?économie circulaire - votre proposition de campagne de couverture intégrale du périphérique, mais vous n?avez pas tenu compte de toutes les connaissances accumulées depuis 2014, que ce soit sur la révolution de la mobilité urbaine ou sur l'aménagement du Grand Paris. Votre proposition n'est pas seulement obsolète, elle est aussi dangereuse par rapport aussi bien à la mobilité du futur qu'au projet urbain du Grand Paris.

Je vais commencer par la révolution du véhicule autonome. Chacun sait bien que c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup. Nous avons inauguré, la semaine dernière, la première liaison R.A.T.P. automatique entre la gare d'Austerlitz et la gare de Lyon. Ces nouvelles technologies créent une disruption dans les déplacements urbains et vont conduire à l'abandon progressif du véhicule individuel.

Des chercheurs de l?O.C.D.E. ont ainsi modélisé les trafics dans une ville en imaginant ce qu'il adviendrait si ces trajets étaient effectués non plus par des véhicules avec chauffeur, mais par des véhicules autonomes. Cette étude montre une disparition de 90 % des véhicules individuels pour assurer le même nombre de déplacements. Par ailleurs, le covoiturage de courte distance va transformer les trajets domicile travail. Comment penser le devenir du périphérique en occultant ces éléments ?

Enfin, en proposant de couvrir le périphérique, vous cherchez à le dissimuler, mais vous ne le transformez pas. Vous accentuez, de fait, la fracture entre Paris et les territoires limitrophes au lieu de réaliser un travail de couture urbaine et de penser le périphérique comme un élément du paysage urbain. C'est d'ailleurs l'un des seuls grands vides continus que nous avons à Paris, avec la Seine et avec la petite ceinture. C'est tout le sens de la démarche de transformation des portes de Paris en places du Grand Paris que nous avons engagée depuis 2014. La meilleure couture s'appelle "la Métropole du Grand Paris".

Nous avons mis en ?uvre des solutions de franchissement ponctuel, comme "la passerelle du millénaire", installée cet été, à laquelle Catherine BARATTI-ELBAZ a fait allusion, ou des projets de couverture ponctuelle, comme les deux opérations "Réinventer Paris" sur la porte Maillot et la porte des Ternes. Mais, en tout état de cause, chaque projet doit être pensé selon son contexte urbain et ne peut faire l'objet d'une réponse unique. Il faut analyser chaque tronçon du périphérique, chaque porte de Paris, chaque contexte urbain et la relation avec chaque commune limitrophe. Il faut anticiper un périphérique qui doit devenir un boulevard urbain, une coulée verte, ouvert aux circulations douces et bordé de bâtiments, sans cette distance actuelle justifiée par son statut d'autoroute urbaine.

Sur la base de ce travail engagé depuis plusieurs années et des connaissances que nous avons accumulées, nous vous soumettons des nouvelles propositions sous la forme d'un v?u de l'Exécutif. Nous proposons de poser les problèmes dans l'ordre, dans un contexte résolument métropolitain, et d'avancer en deux temps. D'abord, penser l'évolution des mobilités sous la forme d'un grand forum métropolitain, afin de partager avec tous les acteurs publics associatifs et privés les projets et les enjeux de la mobilité au sein de l'agglomération à l'horizon 2030. Ce travail, initié par Stéphane BEAUDET, vice-président à la Région, et moi-même, dans le cadre du forum métropolitain du Grand Paris, donnera lieu à la production d'un livre blanc d'ici la fin de l'année 2017.

Sur cette base, c'est-à-dire sur la base de l'ensemble des points de vue des parties prenantes de la question du périphérique, nous pourrons alors lancer dans un second temps un grand concours international qu'il ne faut en aucun cas limiter à un concours d'architecture. Il ne s'agit pas d?architecture, en l'occurrence, mais d'aménagement. Il s?agit, au contraire, de solliciter des équipes pluridisciplinaires : architectes, paysagistes, prospectivistes, spécialistes des sciences humaines, spécialistes des mobilités, pour réfléchir au devenir du périphérique pris dans son ensemble, avec ses radiales jusqu'à l?A86. Ce concours sera, bien entendu, organisé en lien avec tous les partenaires métropolitains et même la région Ile-de-France, si cela l'intéresse, de manière concertée.

Enfin, sans attendre et pour lutter contre le phénomène de pollution sonore qui concerne un trop grand nombre de nos concitoyens, nous proposons de poursuivre le programme engagé dès 2014 avec l?objectif, d?ici 2020, de doter d?enrobés phoniques 100 % des zones habitées et exposées au-delà des valeurs limites. C'est un travail extrêmement important et passionnant qui nous attend, qui sera déterminant pour l'avenir de Paris et du Grand Paris. Oui, nous réussirons cette couture. Oui, nous réussirons ce franchissement, mais certainement pas avec les propositions que vous faites.

C'est pourquoi j'appellerai à voter contre cette proposition de délibération. Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. La parole est à M. Christophe NAJDOVSKI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Rappelons tout d'abord que le périphérique est un héritage des années Pompidou et de la politique du "tout voiture" qui, décidément, a la vie dure, comme en atteste la proposition de délibération qui nous est soumise par les élus du groupe les Républicains.

Nous sommes d'accord : le boulevard périphérique est une coupure anachronique. Il est une source de très importantes nuisances environnementales et il constitue une barrière physique et symbolique entre Paris et les communes limitrophes. Plus de 100.000 habitants sont directement exposés à des niveaux de pollution élevés et des équipements sportifs, des établissements scolaires ou encore des hôpitaux bordent cette autoroute qui contribue au tiers des émissions polluantes du centre de l'agglomération francilienne.

Derrière le mot "anachronique", nous ne voyons pas la même chose. La proposition de délibération des élus les Républicains réussit l'exploit de parler de l'avenir du périphérique sans s'intéresser, ni même nommer, la cause de ces nuisances. Si je résume, votre principale proposition est, en effet, de couvrir le périphérique mais sans jamais évoquer, et pour cause, les flux automobiles et leur devenir. "Cachez ces voitures que je ne saurais voir". Votre proposition novatrice, votre utopie consiste à mettre la poussière sous le tapis. Quel horizon visionnaire !

Je rappelle une réalité, puisque vous n'en parlez pas dans votre proposition de délibération. Sur cette autoroute urbaine défilent plus d?un million de véhicules par jour, à 5 kilomètres du centre d?une agglomération de 12 millions d'habitants. Un tel débit en c?ur de métropole est unique en Europe.

Les dégâts d'une telle aberration pour la santé publique des Parisiens et des Franciliens sont de mieux en mieux connus. Et voilà comment les élus du groupe les Républicains traitent le problème. Je cite, écoutez bien : "La couverture du périphérique permettrait de mieux canaliser les émissions de polluants avant de trouver une solution technique pour les retraiter". "Mieux canaliser les émissions polluantes" : les automobilistes circulant dans ces canalisations apprécieront, les riverains aux entrées et sorties des tunnels également, car les polluants ne disparaissent pas comme par enchantement et se concentreraient aux entrées et aux sorties, c'est-à-dire sur plus de la moitié du périphérique qui ne peut être couvert.

Quant à la "solution technique à trouver", aussi hypothétique que magique, pour "retraiter" les polluants, elle vous permet surtout de retraiter avec beaucoup de légèreté par des mots un encombrant problème de santé publique que vous ne voulez pas affronter sérieusement.

La couverture comme principal horizon n'est ni crédible, ni sobre, ni durable. D?une part, elle coûte cher en investissement et en entretien. Nous le savons des expériences menées par le passé. Par ailleurs, je rappelle que, sur le financement des couvertures du périphérique, la Région Ile-de-France, aujourd'hui dirigée par Mme PÉCRESSE, n'a pas demandé de crédits lors de la révision du contrat de plan Etat-Région pour réaliser de nouvelles couvertures du périphérique. D'autre part, outre le report de la pollution sur les parties non couvertes, la couverture réduit et gèle la réflexion, au lieu de l?ouvrir, sur le devenir du périphérique dans toutes ses dimensions, c'est-à-dire, bien sûr, aussi et avant tout, sur sa fonction circulatoire et automobile, si prégnante pour les riverains et les Franciliens en imaginant de nouvelles mobilités.

La ville soutenable, Madame KOSCIUSKO-MORIZET, ce n'est pas du béton, du béton et encore du béton. D'autres approches plus globales que la couverture du problème sont possibles, celles portées par le groupe Ecologiste de Paris dans leur amendement de transformation en boulevard urbain en est une. Cette perspective est soutenable à moyen terme et il faut en débattre, alors que vous évoquez dans votre proposition une couverture qui se produirait seulement dans plusieurs décennies.

Mais l'urgence écologique nous impose de ne pas attendre le déluge. C'est pourquoi la Ville agit par la baisse de la vitesse de 80 à 70 kilomètres/heure, que vous avez pourtant combattue. Elle a permis de fluidifier la circulation, de diminuer le bruit, de diminuer l'accidentologie. Par ailleurs, la mise en ?uvre d'enrobés phoniques a permis de diviser par deux le bruit en façade des immeubles des riverains. Ce programme va se poursuivre en mobilisant les financements nécessaires pour traiter l'ensemble des zones habitées. Dès cette année, en 2017, nous réaliserons un programme important de franchissement des portes de Paris pour les déplacements cyclistes et piétons.

J'espère que vous y apporterez votre soutien.

Pour transformer le périphérique, il faut aussi agir en profondeur sur la politique générale des déplacements. Depuis 2001, notre politique a permis de faire baisser d?un tiers la circulation intra-muros et de 10 % sur le périphérique. Le tramway des Maréchaux a ainsi eu un impact certain sur la circulation du boulevard périphérique. Avec la concrétisation du Grand Paris Express, la création de nouvelles lignes de bus et de tramway en site propre, la métropolisation de Vélib?, le développement des réseaux cyclables, le développement de l'auto-partage mais aussi le plan de lutte contre la pollution et la conversion du parc automobile induite, la motorisation des ménages métropolitains et les flux automobiles évoluent et vont évoluer à la baisse.

La solution passe également par un meilleur usage de l'infrastructure, comme l'a dit notre collègue Jean-Louis MISSIKA, avec des voies réservées pour les modes les plus capacitaires, comme les bus ou les taxis, comme c'est le cas sur les autoroutes A1 et A6, mais aussi en soutenant le développement du co-voiturage et de l?auto-partage, car, ce qui importe, c?est de pouvoir transporter davantage de personnes et non davantage de véhicules.

C?est donc dans cette perspective globale, sans raccourci simplificateur ou utopie médiatique que l?avenir du périphérique doit être envisagé, que la Ville agit et continue à réfléchir...

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Attendez, je demande aux collaborateurs du groupe d'aller s'asseoir, immédiatement. Vous n'avez rien à faire là, vous perturbez la séance. Et on écoute la réponse de l'Exécutif.

Que cela vous plaise ou non !

Monsieur NAJDOVSKI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - C'est donc dans cette perspective globale, sans raccourci simplificateur?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Et il y en a pour tout le monde. Pour moi, c'est la justice. Je suis quelqu'un d'honnête.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - ? sans raccourci simplificateur ou utopie médiatique que l?avenir du périphérique doit être envisagé, que la Ville agit et continue à réfléchir. J'en veux pour preuve l'abondante production et les nombreuses initiatives que nous prenons et proposons autour de ce sujet.

A la différence de la couverture, qui fige, réduit et enferme le débat, nous souhaitons continuer à discuter avec tous les acteurs et citoyens concernés, parisiens et métropolitains. Plusieurs initiatives sont développées dans le v?u de l'Exécutif et ont été détaillées par notre collègue Jean-Louis MISSIKA.

Un mot concernant l'initiative proposée par le groupe Ecologiste d'un événement festif et sportif sur une partie du périphérique le temps d'une journée. Cela rejoint une proposition que vous aviez faite, Madame la Maire, pendant la campagne des municipales. Nous y travaillons d?ores et déjà car elle peut contribuer à l'appropriation citoyenne, à libérer les imaginaires pour dépasser les frontières réelles et symboliques pour pouvoir réinventer le périphérique, mais aussi les mobilités métropolitaines de demain. Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Absolument. Merci, pour ces deux excellentes interventions. Madame KOSCIUSKO-MORIZET, vous avez la parole.

Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET. - J'ai donc entendu quatre arguments, si on peut les appeler comme cela.

Concernant le premier, celui de M. MISSIKA, on ne l'a pas bien compris. Il faut dire que cela commençait par : "Chacun sait bien que moi, Jean-Louis MISSIKA, je pense que..." On retiendra de ce propos d?une grande vanité que vous n?êtes pas sorti des dîners en ville, dont vous êtes le héros, et que vous y trouveriez avantage.

Le deuxième argument que j'ai entendu, c?est que cela coûtait trop cher. C'est un sujet important. Il y a eu des couvertures partielles d'envergure très modeste qui ont été chères, et elles ont été chères justement parce qu'elles étaient d'envergure très modeste. A la porte des Lilas, 680 mètres couverts, près de 6.000 euros le mètre carré. A la porte de Vanves, 200 mètres couverts, là aussi près de 6.000 euros le mètre carré. Surtout, la Ville a choisi d'y implanter quasi-exclusivement des équipements publics. Il n?y a donc pas eu de valorisation foncière.

Si on prend l?exemple du projet "Mille arbres", dans le 17e, ce projet montre que la couverture peut être intégrée dans une opération d?envergure qui est viable financièrement et qui est même rémunératrice pour les finances parisiennes.

C'est le sens de la proposition que nous faisons. Dépassons les petits projets comme, Madame la Maire, je vous invitais hier à dépasser les petits coups médiatiques pour en faire des projets d'ampleur et des projets qui pourront donc être bouclés financièrement. Madame BROSSEL, je vous invite à ne pas tomber dans le travers que l'on reprochait tout à l'heure Jean-Louis MISSIKA. Troisième argument, celui développé à l'instant par notre collègue?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je ne comprends pas tout, mais ce n?est pas grave. Ce n?est pas grave.

Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET. - ? Christophe NAJDOSKI. Vous relirez, je suis sûre que vous y arriverez.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Pas sûr, pas sûr?

Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET. - Allez, mais si. Ne réduisez pas vos mérites.

Vous nous dites, Monsieur NAJDOVSKI, que si on couvre, cela fera finalement plus ou en tout cas pas moins de pollution. Cela fera moins de bruit et cela peut faire moins de pollution, parce qu?en effet la concentration des polluants permet d?apurer l?air. Il existe un certain nombre de dispositifs qui ont été mis en ?uvre dans d'autres villes ; nous vous invitons à les considérer.

Enfin, nous avons un v?u de l'Exécutif. Le v?u de l?Exécutif renvoie à un forum métropolitain. Cette méthode aurait gagné à être utilisée pour la fermeture des voies sur berge. On regrette que vous la découvriez aujourd?hui pour le périphérique ; on vous invite à y penser la prochaine fois.

Cela dit, sur le périphérique on n'est pas dupe. Faute de calendrier, il s'agit de renvoyer une nouvelle fois le sujet aux calendes grecques. Nous vous proposons au contraire d'agir tout de suite.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Bien.

Je mets maintenant aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 92 déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 92 est adoptée.

Je mets aux voix le v?u... Non, avant de le mettre aux voix, il y a une demande d?explication de vote de M. Didier LE RESTE pour le groupe Communiste et Front de Gauche sur le v?u n° 97 de l?Exécutif. Monsieur LE RESTE, vous avez la parole.

M. Didier LE RESTE. - Puisqu?on en est au stade des propositions d'imagination, considérant que nous connaissons de plus en plus de problèmes de saturation de nos axes routiers comme de notre offre de transport en commun et qu'il nous faut construire des alternatives propres au regard des enjeux posés, et vu la situation qui est réservée à la Petite ceinture ferroviaire, nous osons proposer une synthèse au débat qui vient d'avoir lieu : que l'on réfléchisse à transformer le périphérique en corridor ferroviaire qui pourrait ainsi répondre concrètement aux besoins de transport de la collectivité parisienne et au-delà, et à la nécessaire amélioration de la qualité de l'air. C?est pourquoi nous voterons contre cet amendement.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Didier. Je n'en attendais pas moins de toi. Merci, Didier.

Nous allons passer au vote du v?u n° 97 de l'Exécutif avec cette belle explication de vote du groupe Communiste et Front de Gauche. Mais c'est bien, place à l'imagination, c'est ce que l'on souhaite aussi. Bien sûr, quand même avec un avis favorable de l'Exécutif.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2017, V. 16).

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de délibération LR 1 déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de délibération est repoussée.

C'est d?ailleurs la première fois qu'une proposition de délibération est rejetée. D'habitude, elles sont consensuelles, celles qui sont présentées par l'ensemble des groupes. Mais c'est ainsi, il faut toujours des premières fois.