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Juillet 2010
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Conseil Municipal
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2010, DU 101 - Révision simplifiée du Plan Local d'Urbanisme de Paris sur le site de la Samaritaine (1er) : Bilan de la concertation préalable. Approbation après enquête publique du projet de Plan local d'urbanisme de Paris. Vœu relatif à l'ouverture de la "Maison du Projet" présentant la maquette architecturale de la nouvelle Samaritaine, déposé par M. LEGARET, Mmes BERTHOUT et DAGOMA. Vœu relatif au maintien du nom de Samaritaine (CI). Vœu relatif à des mesures préventives à la maîtrise d'ouvrage du projet Samaritaine (UMPPA).

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2010


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous allons examiner le projet de délibération DU 101 sur lequel les v?ux nos 66, 67 et 68 ont été déposés.

Le premier l?a été par M. LEGARET, Mme BERTHOUT et Mme DAGOMA, le 67 par le groupe Centre et Indépendants, le 68 par le groupe U.M.P.P.A.

Je donne la parole à Jacques BOUTAULT qui dispose d'un temps de parole maximum de cinq minutes.

M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. - Il nous est demandé par cette délibération d'approuver la révision du P.L.U. sur le site de la Samaritaine.

L'enquête publique a tenté sans y parvenir de démontrer l'intérêt général de cette révision. Effectivement, en quoi la création de bureaux supplémentaires relève-t-elle de l'intérêt général ?

En quoi la révision des hauteurs relève-t-elle de l'intérêt général ?

Ce sont chaque jour plus d'un million de Franciliens qui viennent travailler à Paris. Alors même qu'il devient de plus en plus difficile de s?y loger, l'urgence sur notre microterritoire de Paris "intra muros" n'est pas de concentrer une part toujours plus importante des bureaux de l'agglomération.

Non, l'urgence, ce sont de nouveaux logements et pas de nouveaux bureaux, d'autant que le marché de l?immobilier de bureaux est en chute libre. Depuis le début de la crise, ce sont

750.000 mètres carrés de bureaux vides qui ne trouvent pas preneurs dans la Capitale, l'équivalent de huit Tours Montparnasse.

Nous pensons qu'il ne faut pas en rajouter.

Bien sûr, le projet de restructuration de la Samaritaine comporte une part de logements, ce dont nous nous réjouissons, et c?est sans doute au nom de ces 10 % de logements que vous voudrez justifier l'opération.

Mais alors qu'ils représentent moins du 10ème du total des surfaces, nous ne pouvons, comme une espèce de contrepartie, accepter l'accroissement des hauteurs des bâtiments.

En effet, l'îlot 2 qui se situe dans l'étroite rue Baillet doit être surélevé, privant ainsi de lumière les riverains. L'îlot de la rue de Rivoli sera entièrement démoli et reconstruit, surélevé de trois étages, soit de plus de 10 mètres ou un tiers de la surface actuelle.

Si cette révision était votée, il y a fort à redouter un effet jurisprudence qui conduirait à l'alignement progressif des immeubles de la rue de Rivoli à 31 mètres contre les 25 mètres maximum actuellement autorisés par le P.L.U.

Cette logique de bourrage de parcelles, de rentabilisation maximale du territoire est à l?opposé de l?urbanisme de dentelle respectueux du tissu existant défendu par les écologistes.

Pour toutes ces raisons, vous l'avez compris, le groupe Vert ne votera pas cette délibération.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je donne la parole à Seybah DAGOMA pour le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés.

Mme Seybah DAGOMA, adjointe. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, dès l'annonce survenue en 2005 de la fermeture au public du site de la Samaritaine, la Ville de Paris s'est engagée à ce que la revitalisation de ce lieu exceptionnel situé en plein c?ur de la Capitale puisse être mise en ?uvre.

Comme en témoigne le contenu du programme de renouvellement urbain de ce site historique, nous pouvons dire sans réserve que ce projet est un grand projet pour l'ensemble des Parisiens et des Franciliens.

La révision du P.L.U. permettra de le réaliser.

Au nom du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, je me réjouis de la concrétisation de ce projet. Je salue la concertation exemplaire menée avec le syndicat de salariés, le groupe L.V.M.H., la Ville, la mairie du 1er arrondissement ainsi que la Préfecture de police.

Je souligne également qu'il a recueilli un avis favorable à l'unanimité du Conseil du 1er arrondissement et d'ailleurs nous poursuivons dans cette logique constructive, puisque nous proposerons un v?u aujourd'hui.

Comme il a été rappelé, l'opération porte sur la création d'un pôle commercial de 67.000 mètres carrés avec une surface alimentaire de proximité, une crèche de 60 berceaux accessibles aux habitants du 1er arrondissement, un pôle d'activité comprenant un hôtel et 7.000 mètres carrés de logements sociaux.

À cet égard, je remercie vivement l'ensemble des élus ayant participé aux comités de site et en particulier Anne HIDALGO et Lyne COHEN-SOLAL pour leur ténacité.

En effet, la proportion de logements a été multipliée par trois par rapport aux propositions initiales de L.V.M.H. en octobre 2008.

Le Maire du 1er arrondissement ne me contredira pas, nous sommes extrêmement impatients au regard du déficit de logements sociaux dans notre arrondissement.

Au total, 2.200 emplois seront créés. Je me réjouis qu'il ait déjà été acté qu?une place importante serait réservée à l?insertion des publics les plus en difficulté.

Je me tiens à la disposition de la direction de la Samaritaine pour la mise en relation avec les structures d'insertion par l'activité économique.

Enfin, comme vous le savez, les travaux préparatoires intérieurs ont débuté alors que ceux de l'extérieur commenceront en 2011 pour une ouverture en 2013.

Le public saura, j?en suis certaine, mesurer la portée économique, sociale et patrimoniale de cette réhabilitation pour le profit de tous.

Je vous remercie de votre attention.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Monsieur Ian BROSSAT, vous avez la parole.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers collègues, le devenir du site de la Samaritaine qui a fermé ses portes le 15 juin 2005 fait l?objet d?une attention toute particulière de la part de notre Municipalité.

Le combat mené avec la plus grande détermination par les salariés du groupe à l'annonce de la fermeture a marqué les mémoires.

La Samaritaine tient une place importante dans l'histoire de Paris, lieu d?activité commerciale auquel sont fortement attachés les Parisiennes et les Parisiens, ces bâtiments Art nouveau et Art déco présentent une valeur artistique d'exception.

La Samaritaine est également un lieu de l'identité populaire, ce qui est assez atypique pour un grand magasin.

Ce patrimoine doit à présent se transformer et il nous semble important que notre Conseil continue de délibérer sur les modalités de cette transformation, sur le partage en différentes activités de ces 67.000 mètres carrés en plein c?ur de Paris.

J'exprimerais tout d?abord ma satisfaction devant la procédure de concertation et l?enquête publique qui a permis de prendre en compte l?avis des Parisiens et s?est conclue le 30 avril dernier par un avis favorable.

En ce qui concerne le contenu de l?opération, nous approuvons la destination de 24.000 mètres carrés à des activités commerciales, notamment alimentaires. Celles-ci contribueront à diversifier l'offre de services commerciaux du quartier ; cet équipement contribuera à préserver le caractère de mixité sociale du site de La Samaritaine, ce qui n'est pas toujours le cas des autres grands magasins.

Nous sommes également satisfaits du volet logement et équipements publics du projet, qui réserve 7.000 mètres carrés à la production de logements sociaux et 1.000 mètres carrés pour la mise à disposition de 60 berceaux.

Le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche est bien entendu très attaché à ce que les arrondissements les plus déficitaires en logements sociaux et très sociaux comblent au plus vite leur retard. C'était d?ailleurs le sens d'un amendement que nous avions fait adopter lors de la séance de juillet 2009, visant à ce qu?il y ait des logements très sociaux sur ce site. En l'occurrence, le 1er arrondissement ne compte que 513 logements sociaux, soit 5 % de ses résidences principales. Ce projet permettra d'augmenter son parc social de 20 %. C'est un progrès qui doit nécessairement se poursuivre dans le 1er mais aussi et bien sûr dans tous les arrondissements déficitaires en logement social que je ne citerai pas parce que nous les connaissons tous trop bien.

Enfin, il semble que la direction de La Samaritaine ait pris des engagements concernant l'accès et l'ouverture au public de la terrasse panoramique du site, ce à quoi nous sommes également favorables.

Vous l'aurez compris, le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche se félicite des avancées du projet de révision simplifiée du P.L.U. concernant La Samaritaine : nous voterons donc cette délibération.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Nous poursuivons avec Jean-François LEGARET.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Les élus U.M.P.P.A. voteront bien entendu cette délibération, et je ne dirai qu'un mot : enfin !

Enfin, ce projet prend tournure, et il va mettre un terme à des années d'inactivité. C'est une étape de procédure ; il a fallu faire cette révision simplifiée du P.L.U. pour un certain nombre de raisons techniques, d'abord parce qu'il convenait de rectifier une erreur matérielle : l'étoile noire qui avait été disposée par erreur sur le magasin 4, qui n'a jamais bénéficié d'aucune protection d'aucune nature est incontestablement une erreur qui sera rectifiée.

Par ailleurs, il y a une question qui concerne les visibilités sur les lignes supérieures du magasin de La Samaritaine et je regrette, je le dis vraiment très simplement à Jacques BOUTAULT, je regrette que l'on fasse des erreurs d'interprétation. Il ne s'agit en aucun cas de densifier ces deux parcelles ; il s'agit au contraire de les "dédensifier", puisque je rappelle que sur les 80.000 mètres carrés d'origine constitués par les magasins 2 et 4, 14.000 mètres carrés seront démolis et vont être dédensifiés puisqu'il restera in fine environ 67.000 mètres carrés de plancher S.H.O.N.

Je pense donc qu'on ne peut pas dire que cette révision partielle du P.L.U. a pour objet d'autoriser une densification de ces deux parcelles. Non, ce n'est pas exact. Vous avez 38 mètres de point culminant, c'est l'état de fait du côté de la Seine, c'est le magasin Jourdain ; vous avez 34 mètres au maximum sur des aspérités du côté de la rue de Rivoli.

Il s'agit en réalité de lisser les lignes supérieures du magasin de La Samaritaine, notamment du magasin 2, qui sont des lignes très chahutées, et de leur donner plus de cohérence. Voilà pour l'essentiel.

Je ne peux que me déclarer très satisfait que dans ce projet, on intègre le maintien d'une forte identité commerciale du site avec près de 24.000 mètres carrés de commerces incluant notamment la promesse de réouverture de commerces alimentaires pour les riverains, que l'on intègre la création dans le programme présenté de 7.000 mètres carrés de logements sociaux. À l'échelle du 1er arrondissement, c'est considérable : cela représente environ 100 logements sociaux qui s'ajouteront aux 515 existants, vous voyez que c?est une augmentation très sensible.

Une crèche de 60 berceaux, c'est important pour le 1er arrondissement.

La réalisation de cet hôtel.

Et puis, la réaffectation des étages de la partie des bâtiments classés au titre des Monuments historiques, qui sont en réalité totalement inadaptables aux normes obligatoires pour des activités commerciales, ces mètres carrés seront reconvertis en bureau.

Je pense qu'après des années d'immobilité de la part du groupe LVMH, et d'impatience de la part des riverains et des élus, il est fort heureux que l'on aboutisse à ce projet.

Lors de la commission d'enquête, le commissaire-enquêteur a fait six recommandations qui me paraissent être de bons sens et auxquelles on ne peut également que souscrire.

Voilà : j'en viens aux deux v?ux, à moins que vous me redonniez la parole tout à l'heure pour les présenter.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Oui, présentez les v?ux.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je les présenterai très succinctement puisqu?ils se suffisent à eux-mêmes.

Le v?u n° 66, que nous avons effectivement cosigné avec Florence BERTHOUT et Seybah DAGOMA - cela se passe comme cela dans le 1er arrondissement - vise à renforcer la recommandation n° 4 de la commission d'enquête et à demander au groupe LVMH l'ouverture sans délai de la maison du projet, en présentant la maquette architecturale de la nouvelle Samaritaine.

Quant au v?u 68, il s'agit de prendre des mesures préventives pour protéger les riverains de la rue Baillet, l'école élémentaire de la rue de l?Arbre-Sec et la crèche municipale.

Je sais que quelques modifications de détail nous ont été proposées par le cabinet d?Anne HIDALGO. Bien entendu, je suis absolument d'accord sur ces modifications, de façon à ce que le v?u amendé puisse être, comme nous le souhaitons, adopté à l'unanimité, je l'espère.

Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire. Florence BERTHOUT ?

Mme Florence BERTHOUT. - Mes collègues viennent de le rappeler : La Samaritaine est une vaste opération qui porte sur une S.H.O.N. de quelques 67.000 mètres carrés, et qui doit permettre de revitaliser un site exceptionnel situé en plein coeur de Paris en apportant de nouveaux services.

Ces nouveaux services, on l?a dit, c'est un pôle commercial avec une surface de commerces alimentaires qui sera la première activité, des logements sociaux ; on ne pouvait pas jusqu'à présent faire plus de logements sociaux dans le 1er arrondissement parce que la majorité du patrimoine est classée, je le rappelle.

Un hôtel, une crèche de 60 berceaux, et j'espère, comme première adjointe chargée notamment de la petite enfance, qu'une grande partie de ces berceaux pourra être affectée aux enfants des parents du 1er arrondissement.

Cette restructuration ne peut pas s'exonérer d'enjeux patrimoniaux, Jean-François LEGARET y a fait allusion, que ce soit le bâti qui est en partie inscrit au titre des Monuments historiques ou que ce soit les règlements de sécurité incendie.

Au regard de ce délicat équilibre, même si le projet de révision du P.L.U. a des imperfections, Monsieur BOUTAULT, moi, je considère, comme d'ailleurs le commissaire-enquêteur, qu'il répond globalement à la notion d'intérêt général et aux enjeux socio-économiques.

J'aurais quelques réserves, c'est vrai, mais ce n'est pas le moment d'en débattre, sur les enjeux environnementaux.

La révision simplifiée du P.L.U. - on l'oublie souvent - définit seulement les limites dans lesquelles une construction doit s'inscrire. Elle ne fixe pas l'architecture du projet de restructuration du site. Et les réponses quant à la volumétrie des constructions, les incidences sur les bâtiments de logements, en particulier rue Baillet, puisque les copropriétaires et les propriétaires des 8, 8 bis et 10, rue Baillet sont extrêmement inquiets, ces réponses devront être apportées au moment de l'instruction des permis de démolir et de construire.

Vous rappelez d'ailleurs dans la délibération, Madame le Maire, que le permis de construire en particulier devra faire l'objet d'une enquête Bouchardeau, conformément au Code de l'environnement.

La logique de cette procédure nous conduit, les élus, comme les riverains, et c'est ce qui explique pour partie le fait qu'on ait déposé des v?ux cosignés, à être particulièrement vigilants sur les conditions de réalisation du projet.

Je rappelle d'ailleurs, Mme DAGOMA en parlait à l'instant, que c'est un des points forts qui avait été mis en avant par les riverains lors de la réunion de concertation de décembre 2009.

Pour poursuivre ces échéances et ce dialogue qui ont été engagés au moment du lancement de la procédure de révision du P.L.U., il y a deux choses qui sont importantes.

C'est effectivement la maison du site, qui est proposée par le commissaire-enquêteur pour informer les riverains et les Parisiens du projet. J'ai compris que La Samaritaine était d'accord.

C'est aussi un complément à ce dispositif, en autorisant ou en faisant en sorte que le Maire de Paris puisse imposer des mesures préventives à la maîtrise d'ouvrage. C'est absolument essentiel pour garantir la sécurité et les biens des riverains. Le maire du 1er arrondissement le rappelait à l'instant. Il y a en périphérie une école élémentaire de 400 élèves, une crèche de 46 berceaux, et une vingtaine de propriétaires et copropriétaires rue Baillet.

Ces mesures préventives pourront viser par exemple à limiter la pollution atmosphérique. Je renvoie d'ailleurs l'Exécutif à l'exemple du chantier Hammerson rue Cambon qui avait permis de prendre d'importantes mesures préventives en matière de lutte contre la pollution atmosphérique et les nuisances sonores. Cela pourra également concerner les mesures visant à améliorer les questions d?éclairement du logement. Je rappelle que ce n?est pas pour rien que le commissaire-enquêteur a proposé de réduire l'épannelage du projet sur les constructions environnantes, donc c'est un vrai sujet.

Ces mesures préventives pourront également viser la circulation.

Je comprends que l'Exécutif parisien, en amendant les v?ux est d'accord sur le fond et je m'en réjouis.

J'invite, bien sûr, nos collègues sur tous les bancs à voter ces v?ux.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Madame.

Madame SACHS, allez-y, vous avez 3 minutes pour présenter le v?u n° 67, puisqu?il s?agit d?un v?u rattaché.

Mme Valérie SACHS. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, en juillet dernier, nous nous étions félicités qu'un accord ait été trouvé pour redonner un avenir à la Samaritaine et avions exprimé un avis favorable à la procédure de révision simplifiée du P.L.U. exigée par le projet de restructuration.

Le projet porté par le groupe L.V.M.H. nous semblait proche du quotidien des Parisiens, respectueux des enjeux patrimoniaux, une vraie respiration pour le 1er arrondissement et l'occasion peut-être de repenser plus globalement la rue de Rivoli.

Aujourd'hui, il s'agit de prendre acte des adaptations réglementaires obligatoires après enquête publique. Le commissaire-enquêteur y apporte un avis favorable, assorti d'une seule réserve levée, correspondant à des erreurs matérielles, mais sans en bouleverser les grandes lignes, ou préconisant plus de concertation ou une meilleure lisibilité dans la présentation du dossier.

Rien qui ne nous oblige donc à revoir notre position.

Ce qui retient néanmoins notre attention et motive notre v?u est une information parue dans Les Échos du 17 juin, selon laquelle L.V.M.H. envisagerait la possibilité de débaptiser le complexe immobilier une fois rénové.

Or, cette hypothèse d'un éventuel changement de nom est en contradiction avec les assurances données par le Directeur général de la Samaritaine en réunion publique qui affirmait que le nom "la Samaritaine" caractériserait toujours le site à sa réouverture.

Y renoncer serait pour nous une erreur.

C'est pourquoi, Monsieur le Maire, nous vous demandons de peser de tout votre poids politique pour convaincre L.V.M.H. de pérenniser le nom "la Samaritaine", une référence dans l'histoire des grands magasins parisiens, symbole d'un bazar moderne depuis le XIXe siècle, qui affirmait sa vocation à attirer et retenir les passants, un parfum de Bonheur des Dames auquel nous restons attachés.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci bien.

Pour répondre à l'ensemble des intervenants et confirmer la position de l'Exécutif sur les trois v?ux présentés, je donne la parole à Anne HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, au nom de la 8e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

D'abord, merci à mes collègues, notamment à ceux qui ont soutenu ce projet. Ils sont nombreux sur les différents bancs de cette Assemblée.

Oui, je me souviens, comme vous, des réunions que nous avons eues ensemble au moment de la fermeture du site, du traumatisme des salariés, du traumatisme des riverains, de la difficulté pour ce quartier à voir partir un pan entier de son activité et des risques que cela faisait prendre à ce c?ur de Paris que de se voir ainsi vidé d'une grande partie de son activité.

Nous avons beaucoup travaillé, Lyne COHEN-SOLAL notamment et le maire du 1er arrondissement et Seybah DAGOMA également ont été très impliqués dans les comités de site qui se sont réunis. Je crois que, ensemble, nous avons porté l'intérêt général.

Je voudrais aussi remercier le président du groupe Communiste qui a pris part à différentes discussions.

Oui, nous avons porté un projet d'intérêt général et c'est un projet d'intérêt général qui a justifié la modification du P.L.U. que nous avons proposé et qui a conduit le commissaire-enquêteur à émettre un avis favorable, avec un certain nombre de recommandations, mais favorable parce que justement nous étions dans cette recherche d'intérêt général.

C'est vrai que ce n'était pas simple, ce n'était absolument pas facile dans ce secteur de déboucher sur un tel projet d'intérêt général. Je crois que nous l'avons fait. La création de 24.000 mètres carrés de commerces est un élément important qui va générer de l'emploi. Je pense que, par les temps qui courent, avoir des entreprises qui créent de l'emploi dans Paris, c'est quelque chose d'important pour nous tous et surtout pour ceux qui sont à la recherche d'emploi.

La création de 7.000 mètres carrés de logements sociaux - cela a été rappelé par les uns et les autres -, ce n'était pas du tout le dimensionnement initial proposé. Je crois que nous arrivons à un nombre de logements sociaux tout à fait significatif dans le c?ur de Paris et le 1er arrondissement sans oublier la crèche également qui est un sujet important.

J'ai entendu mon collègue Jacques BOUTAULT dire que nous allions en profiter pour faire une élévation des hauteurs. Là-dessus, je remercie vraiment Jean-François LEGARET d'avoir dit que c?est une erreur totale d'interprétation. On n'est pas dans une densification et une élévation des hauteurs, vous le savez très bien. Nous sommes sur un site extrêmement protégé, et tant mieux ! L'architecte des Bâtiments de France est présent à chaque étape de ce dossier et c'est très bien puisque nous avons là un patrimoine prestigieux. Mais il s'agit, au contraire, plutôt de régulariser et de permettre un lissage des hauteurs parce qu'il y a beaucoup d'éléments, notamment je pense aux alignements? enfin, au bâtiment Sauvage qui est quai du Louvre et la rue de Rivoli, qui sont au-delà des 25 mètres que vous évoquez.

Il ne s'agit donc absolument pas de construire pour élever. J'ai entendu cela dans la bouche d'un certain nombre d'associations pendant notamment l'enquête publique. Il n'en est rien. D'ailleurs, si cela avait été le cas, je pense que nous n'aurions pas été suivis et nous n'aurions pas eu un avis favorable du commissaire-enquêteur.

Pour ce qui est du commissaire-enquêteur, il nous a fait six recommandations. Effectivement, l'objet de cette délibération, c'est d'apporter des réponses à ces recommandations qui sont faites.

Je voudrais vraiment remercier celles et ceux qui, dans ce dossier difficile et vraiment compliqué et qui auraient pu, c?est vrai, dériver vers une exploitation politicienne des uns et des autres, je remercie vraiment l'ensemble des élus de tous bords qui ont su ensemble porter l'intérêt général et donner une chance nouvelle et une très, très belle chance à cette Samaritaine.

Sur les v?ux qui sont proposés, je vais rapidement vous dire notre avis.

D'ailleurs, avis favorable.

Bien sûr, favorable au v?u commun de Seybah DAGOMA et du maire du 1er arrondissement concernant la Maison du projet. Je crois que c'est une très bonne idée. Elle avait été reprise par le commissaire-enquêteur et c'est un avis favorable que je donnerai à cela.

Le v?u de M. DUBUS et de Mme TACHÈNE, qu?elle vient d?évoquer, nous n'avons pas eu d'inquiétude quant au fait que le nom Samaritaine serait oublié. Vous avez peut-être lu cela, effectivement, dans un article des Échos, mais vraiment, les engagements que nous avons reçus témoignent bien que le nom Samaritaine est une marque importante, mais je donne un avis favorable, pour qu'on soit tous d'accord sur ce point-là, au v?u que vous avez présenté.

Sur les mesures préventives liées à la mise en ?uvre du projet de la Samaritaine, je vous propose la reformulation suivante, je la lis pour que cela se fasse dans la transparence : "La Ville de Paris s'assure que la maîtrise d'ouvrage, en lien avec la Préfecture de police, prenne bien les mesures préventives pour la conduite du chantier. Et plus particulièrement que la sécurité et les biens des riverains fassent l'objet de mesures précises qui seront présentées aux élus du 1er arrondissement, voire plus largement, si besoin est."

Si vous êtes d'accord avec cet amendement oral, je suis, bien sûr, favorable également à votre v?u.

Je crois que j'ai fait le tour des v?ux.

Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci infiniment.

Je crois qu'il y a un aval de M. LEGARET et de Mme BERTHOUT sur la modification sur le v?u n° 68.

Nous passons aux opérations de vote.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 66, avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Pas d'opposition ?

Pas d'abstention ?

Le v?u est adopté. (2010, V. 187).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 67, avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Pas d'opposition ?

Pas d'abstention ?

Le v?u est adopté. (2010, V. 188).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 68 dans une version légèrement modifiée.

Qui est pour ?

Pas d'opposition ?

Pas d'abstention ?

Le v?u amendé est adopté. (2010, V. 189).

Je mets à présent aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 101.

Qui est pour ?

Pas d'avis contraires ?

Pas d'abstentions ?

Le projet de délibération est donc adopté. (2010, DU 101). Je vous remercie.

Il y avait une abstention, pardon, du groupe "Les Verts" sur le projet de délibération.

Merci.