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Mai 2017
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2017 SG 26 - Communication de la Maire : "Soutenir et renforcer la vitalité commerciale de Paris" (suite).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2017


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - La parole est à vous, Monsieur LE RESTE.

M. Didier LE RESTE. - Merci, Madame la Maire.

Au regard des temps impartis, je vais concentrer mon propos sur les enjeux autour des commerces de bouche, d'abord pour revenir sur la multiplication des magasins de grandes enseignes de la distribution alimentaire. Ces multinationales imposent une concurrence outrancière à des commerçants indépendants de proximité qui ne peuvent pas rivaliser avec elles.

Cette concurrence n'est pas plus favorable aux consommateurs car les prix pratiqués dans ces magasins sont relativement élevés pour des produits qui sont souvent de qualité médiocre. De plus en plus les Parisiennes et Parisiens aspirent plutôt à consommer des produits locaux de qualité, qui ne sont pas forcément plus chers. Ils peuvent même être moins chers dès lors que l'on privilégie les circuits courts.

C'est la vision que portent plusieurs collectifs d'habitants et plusieurs acteurs de l'économie sociale et solidaire. Comme dans le 20e arrondissement, une mobilisation est en cours contre l'arrivée d'un Carrefour et, comme dans le 10e arrondissement, le collectif "Stopmonop" a réussi à empêcher l'installation d'une grande surface au profit d'un projet de halle alimentaire. Ce même collectif a d'ailleurs proposé ce projet de halle alimentaire dans le cadre du budget participatif.

C'est dans cette perspective que le groupe Communiste - Front de Gauche a fait adopter une délibération à l'unanimité du Conseil de Paris. Cette délibération a créé un dispositif "Les 4 saisons solidaires" pour promouvoir le droit à une alimentation saine et accessible à toutes et à tous, dans les quartiers "politique de la ville". Cette délibération visait notamment à soutenir deux expérimentations, l'une dans le 14e arrondissement, l'autre dans le 10e arrondissement. En novembre, nous avons d'ailleurs voté une subvention d'équipement à "Paris Habitat" pour l'aménagement de ce local. Parallèlement à cette démarche, le projet déposé par le collectif "Stopmonop" a connu un succès important et a été voté deuxième projet, lauréat du budget participatif du 10e arrondissement pour le budget 2017. Mais depuis, le porteur de projet n'a eu aucune information de la part de la Ville, malgré ses nombreuses interpellations. Si redondance il y avait entre les deux démarches, il aurait fallu ne pas soumettre au vote du budget participatif le projet du collectif "Stopmonop", et estimer que cela était déjà traité par la Ville. Le vote positif au budget participatif doit impliquer une réaction de la Ville et permettre à minima de venir accélérer ou renforcer l'ampleur de projets si ceux-ci sont déjà en cours. L'inverse revient à dire que la Ville de Paris mène la même action, quel que soit le résultat du vote au budget participatif. Il serait dommageable que l'on ne tienne aucun compte du vote des habitants. On dit qu'il y aurait aussi des blocages techniques, cela même qui avait été pointé par le rapport de l'I.G.V.P. La Ville n'a pas cherché à les anticiper en travaillant avec le porteur de projet. Ce blocage est d'autant plus incompréhensible que le projet similaire du 14e arrondissement doit être soutenu à hauteur au bas mot de 800.000 euros sans aucune réserve. C'est incompréhensible et s'il y a des raisons cachées, il faut qu'on le sache. Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur LE RESTE.

La parole est à M. BOURNAZEL. Il vous reste 3 minutes 45.

M. Pierre-Yves BOURNAZEL. - Merci.

Madame la Maire, mes chers collègues, la vitalité du commerce à Paris, c'est d'abord une densité et une âme à préserver. Le coût des loyers étant souvent un frein à l'installation, je salue d'abord la mise en place des contrats de revitalisation artisanale et commerciale avec la SEMAEST, et les pratiques développées avec les bailleurs sociaux pour rendre accessibles leurs commerces en pied d'immeuble. Ces deux dispositifs complémentaires au plan "Vital'Quartier" vont dans le bon sens.

Mais, il y a urgence à agir. Et notamment je pense à deux quartiers du 18e, Château-Rouge et Amiraux-Simplon, qui attendent depuis longtemps une action soutenue et durable pour du commerce diversifié et de qualité, notamment du commerce de bouche et à vocation culturelle, afin de lutter soit contre la mono activité, soit contre les rideaux fermés.

J'en profite d'ailleurs pour demander, devant M. le Représentant du Préfet de police, la fermeture administrative de ces commerces, souvent ces faux commerces, qui nuisent à ces quartiers qui abritent du proxénétisme ou du trafic de drogue.

La vitalité, c'est aussi l'accessibilité des commerces. Accessibilité horaire d'abord pour laquelle l'ouverture des commerces 12 dimanches par an constitue une avancée. Les faits sont là, l'ouverture dominicale est un succès commercial tiré notamment par les touristes pour qui c'est une activité.

L'attractivité touristique autour du shopping de luxe, des cosmétiques, de la mode ne doit pas être négligée quand on réalise que le shopping représente 30 % des dépenses des touristes chinois. Elle profite aux Parisiennes et Parisiens, à notre économie, et cela crée de l'emploi. Il faut aller plus loin maintenant, en classant l'ensemble du territoire parisiens en zone touristique internationale.

L'accessibilité commerciale, c'est aussi son organisation dans l'espace, car elle structure la vie de nos quartiers. Nos rues commerçantes sont autant d'espaces de vie, d'espaces de rencontre du voisinage, le lien social s'y développe et se nourrit dans nos quartiers, dans nos villages autour des marchés, des enseignes des rues commerçantes. Ainsi, on peut attendre de la revitalisation commerciale aussi une revitalisation du lien social. Nous serons attentifs à cet effet.

Ensuite, la vitalité commerciale, c'est aussi le soin apporté à la qualité des commerces. A ce titre, je salue là aussi la création des marchés "bio" qui vont dans le bon sens.

En revanche, pour les marchés temporaires, je pense que Paris gagnerait à collaborer plus étroitement avec les associations et chambres consulaires pour faire bénéficier à des commerçants et artisans de la qualité de l'écrin unique que constituent nos rues parisiennes.

J'espère voir aussi, dès la fin de la convention d'occupation avec "Loisirs Associés", des artisans d'art, des créateurs de la mode et du "design", des inventeurs d'objets connectés prendre la place des vendeurs de coques de smartphones. La Ville, avec courage, doit faire le choix du "Made in Paris" plutôt que du "Made in China". C'est cela qui participera concrètement à notre vitalité commerciale et bénéficiera aux Parisiennes et Parisiens, à tous les touristes, aux commerçants et aux artisans et producteurs.

Mais la vitalité doit rimer aussi avec la réactivité. Je voudrais parler là quelques instants de la situation économique de nos kiosquiers. Elle est très difficile et ce, malgré les subventions de la Mairie. Ils ne demandent pas à vivre sous perfusion, mais de leur travail, de leur commerce. Mais, à l'heure du "selfie", du téléphone portable et de la presse numérique, ils ne vivent plus de la vente des cartes de téléphone ni des cartes postales ni de la presse.

Face à cette évolution sociétale, la Ville doit faire preuve d'une plus grande réactivité et libérer l'économie de nos kiosquiers en augmentant la liste et les volumes des produits hors presse qu'ils peuvent vendre, notamment la billetterie culturelle, la billetterie touristique, les titres de transport ou conciergerie de quartier. Nous aimons nos commerçants, nous aimons nos artisans, il faut que nous les soutenions.

(Mme la Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur BOURNAZEL.

La parole est à M. Philippe DUCLOUX, dernier orateur, pour le groupe Socialiste et Apparentés.

M. Philippe DUCLOUX. - Merci, Madame la Maire, je suis le dernier à intervenir. Plusieurs intervenants ont vanté, à juste titre, le dispositif "Paris'Commerces", qui tend à lutter contre la vacance des locaux du parc privé comme ceux du parc des bailleurs.

Ces nouveaux outils permettront, je l'espère, de protéger le commerce de proximité, la vitalité commerciale de nos quartiers et l'artisanat. Je me joins à tous ceux qui ont reconnu là une véritable innovation qui vise également à améliorer la gestion des locaux en pied d'immeuble, et par extension la situation des commerçants et des artisans Parisiens.

Je vais également féliciter pour le prix de la baguette, le boulanger du 11e arrondissement qui a obtenu le troisième prix, il est sur le podium, peut-être que l'an prochain il sera en première position. En tant que vice-président de la SEMAEST et ancien président, j'en profite pour saluer une nouvelle fois le travail exceptionnel qui est fait dans le domaine de la revitalisation commerciale et de la préservation du commerce de proximité.

Elle a su s'imposer comme un acteur clef du développement économique à Paris.

Son savoir-faire est indéniable, et j'espère qu'elle sera partie prenante du G.I.E. aussi bien pour partager ses compétences que pour assurer une action coordonnée et cohérente sur le territoire.

Je souhaite pour ma part revenir sur un autre aspect important de la politique menée à Paris en faveur du commerce et de l'artisanat, avec le renforcement de l'attractivité de nos marchés et la création de halles alimentaires.

Les délégations de service public des 80 marchés alimentaires ont été renouvelées pour y intégrer nos exigences en matière de développement durable et d'alimentation de qualité.

Nous avons ainsi incité les nouveaux délégataires à mettre en place, par exemple la collecte des biodéchets, à réserver les emplacements pour les producteurs, ou encore lutter contre le gaspillage alimentaire en lien avec des associations locales.

Aussi, nous poursuivons notre action en créant un service de livraisons propres en cohérence avec la politique des déplacements que nous menons.

Vous l'aurez compris, mes chers collègues, nos marchés alimentaires sont la vitrine de l'exemplarité que nous souhaitons et que vous souhaitez, Madame la Maire, pour votre ville. Exemplarité dans l'application de notre politique environnement. Exemplarité dans sa politique d'innovation et du service rendu aux Parisiens.

Nous voulons aussi que nos marchés, et notamment les marchés couverts, conservent leur vocation de lieux de vie. C'est pourquoi ces derniers évoluent progressivement avec l'installation d'espaces de restauration de qualité, et de lieux de convivialité.

Loin de nous contenter des marchés existants, nous déployons des lieux de vie et cela a été rappelé par certains de mes collègues, et de consommation là où la demande se fait le plus sentir comme dans mon arrondissement, le 11e, avec la création, je l'espère, d'un marché biologique place du Père Chaillet, qui est véritablement une nouveauté qui correspondrait aux besoins et à l'attente des habitants du 11e arrondissement, ou encore avec la création d'un marché en soirée.

En effet, les Parisiennes et Parisiens sont toujours plus friands d'endroits conviviaux où l'on peut acheter des produits de qualité. Des produits biologiques ou issus de circuits courts, ou d'un espace de vie atypique.

En outre, par la création de nouveaux marchés, nous valorisons toujours plus les producteurs et l'agriculture responsable, tout en répondant à la demande des habitants.

Nous avons fait de même en développant la restauration de rue. Cette dernière fait partie intégrante du paysage gastronomique parisien et là encore, cela a été rappelé par certaines et certains, les Parisiens répondent avec enthousiasme à chacune des initiatives que nous accompagnons.

Avec une expérimentation des camions restaurants, un nouvel appel à projets va être lancé très prochainement pour une trentaine d?emplacements. Les lauréats devront répondre à nos exigences en ce qui concerne la part des produits frais, l'accessibilité des menus et le respect de l'environnement.

Depuis l'automne 2016, il existe l'événement "La rue passe à table" que vous connaissez tous. Deux jeudis soir par mois sur l'esplanade entre les 11 et 20e arrondissements, des dizaines de stands proposent des plats fraîchement cuisinés de qualité aux Parisiens et aux visiteurs, touristes français ou étrangers sur notre marché très connu, le marché de Belleville. Cette nouvelle façon de consommer faisant partie de la richesse gastronomique de Paris et de la vie de ces quartiers. Nous choisissons donc de les soutenir et de les promouvoir le plus possible.

Je terminerai mon propos en vous parlant des halles alimentaires répondant aux choix là aussi des Parisiennes et Parisiens, tel qu'ils se sont exprimés lors de l'édition 2016 du budget participatif. Deux halles seront expérimentées dans les 10e et 14e arrondissements. Elles proposeront des produits de l'agriculture écoresponsable, avec pour objectif de rompre avec l'inégalité sociale dans l'accès à l'alimentation de qualité : circuit court, rémunération juste des producteurs, transport à faible empreinte carbone, aménagement exemplaire des lieux et volet éducatif avec animation visant à faciliter l'accès à une alimentation saine pour les quartiers de la population jusque-là exclue du bio par manque d'habitude autant que par manque de moyens.

Les halles alimentaires s'intégreront à la transition écologique et seront des lieux de convivialité autant que des surfaces de vente. Leur gestion sera assurée par des porteurs de projet dont "Kelbongoo" dans le 10e arrondissement, qui est par ailleurs lauréat 2015 des trophées parisiens de l'E.S.S.

Je vais conclure, Madame la Maire, en répondant à mes collègues qui se sont tout à l'heure exprimés en disant que le projet qui nous est présenté, c'est du creux. Toutes les interventions ont montré, et la vôtre en particulier, que c'est un projet qui vise à développer l'activité économique à Paris et à favoriser les petits commerçants et artisans de la Capitale.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Philippe DUCLOUX, nous avons - on peut l'applaudir bien sûr - terminé avec ce débat organisé. Je donne maintenant la parole à Olivia POLSKI pour répondre.

Mme Olivia POLSKI, adjointe. - Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, Paris a la chance, et nous le mesurons pleinement, d?être une ville extrêmement dynamique en matière de commerce.

Nous avons gagné des commerces depuis plusieurs années et nous voyons effectivement aujourd?hui, bien qu?il y ait des fragilités dans notre tissu commercial, combien nous sommes enviés partout, non seulement en France, mais à l?international. Mais Paris, parce que le commerce n?est pas seulement du développement économique et de l?emploi, parce que c?est du quotidien, parce que c?est du service, parce que c?est du paysage de la rue, Paris veut s?engager encore plus loin, et la Maire de Paris, depuis le début de son mandat, porte avec vigueur, on va dire, cette exigence que nous avons à développer, à préserver ce commerce de proximité.

Cette économie de proximité a une importance vitale et aujourd?hui, nous vous avons montré l?ensemble des outils qu?effectivement, nous avons choisi de développer dans Paris. Bien évidemment, de nombreux outils ont déjà été abordés dans d?autres Conseils, et notamment par exemple, le Contrat "Paris'Commerces" au dernier Conseil de Paris, mais il s?agit aujourd?hui de vous montrer la cohérence de notre action et de montrer qu?il ne s?agit justement pas de petites "mesurettes", mais que nous avons une vision et que la Maire de Paris vous propose cette vision qui est la préservation de la diversité commerciale.

Aujourd?hui, le risque d?uniformisation des grandes métropoles et la question de la désertification commerciale des centres-villes nécessitent une attention très forte des élus, avec un renforcement des dispositifs de protection du commerce de proximité. La droite, on a pu le voir dans tous les débats que nous avons eus, est extrêmement mal à l?aise et elle est prise dans ses contradictions, parce qu?elle hésite en permanence entre cette idée d?un libéralisme sur les questions de commerce et en même temps, la nécessité, le pragmatisme des élus locaux qui voient bien qu?il y a besoin de régulation de la part des collectivités. Je les engage donc à un peu plus de cohérence et à balayer devant leur porte.

En ce qui concerne la vitalité de ce commerce, nous avons mis en place un nouveau dispositif qui s?appelle "Paris?Commerces", qui va nous permettre - et cela a été beaucoup développé - d?avoir une stratégie à la fois dans le parc privé et dans le parc public, avec la mise en place de ce G.I.E. L?idée, évidemment, ce n?est pas de rajouter de la lenteur, mais au contraire d?être plus efficace, à la fois en matière d?attribution, mais aussi évidemment en matière d?attention portée à la fois aux gens, aux commerces installés, mais aux loyers, bien évidemment.

Les maires d?arrondissement seront pleinement associés à ce dispositif, cela a été évoqué, mais nous envisageons aussi évidemment un collège d?experts, dont la C.C.I.P. et la C.M.A. seront parties prenantes. Et évidemment, ce travail ne pourra se faire pertinemment qu?avec les professionnels concernés.

Je veux aussi dire qu?à travers ce Contrat Paris Commerces et ce dispositif de "Paris?Commerces", c?est un engagement très fort de la Maire de Paris dans les quartiers populaires, puisque, vous l?avez vu, les 12 périmètres concernés sont essentiellement en périphérie, même s?il y en a d?autres ailleurs, et que c?est pour nous un engagement très fort en direction des habitants de ces quartiers et que nous voulons leur envoyer un message important sur le fait que nous sommes extrêmement vigilants pour leur vie quotidienne et leur environnement.

Le G.I.E. va donc intégrer dans les missions l?ensemble des priorités municipales, et notamment en termes d?artisanat, de développement de l?économie sociale et solidaire, d?installation de médecins en secteur 1. Et donc, pour répondre au premier v?u du groupe GEP sur les objectifs du G.I.E., j?émets un avis favorable à ce v?u.

En ce qui concerne le deuxième v?u du groupe GEP, nous proposons un v?u de l?Exécutif qui précise que le pilotage se traduira par la présence d?élus du Conseil de Paris dans ce C.A. du G.I.E., et notamment des présidents de groupe, ce qui permet de répondre aussi au v?u déposé par le groupe des Républicains. Et puis, nous mettrons en place un comité de pilotage pour articuler les actions de ce G.I.E. avec celles des maires d?arrondissement, et évidemment celles de la SEMAEST, et j?en profite pour saluer la présidente, très engagée sur ces questions, Joëlle MOREL ; donc de bien réussir à tout articuler ensemble. La création de ce G.I.E., tout comme le Contrat "Paris'Commerces", sont des outils uniques en France, que nous sommes les premiers à tester et à mettre en ?uvre, avec toujours cet objectif de maintenir un tissu commercial de proximité qui fait la richesse de Paris.

En complément de ces dispositifs, nous soutiendrons notre économie de proximité par la promotion de nos savoir-faire, en mettant en ?uvre - cela a été dit, effectivement - le label "Fabriqué à Paris", et je tiens à remercier Nicolas BONNET pour son implication très forte dans ce dossier.

Pour répondre au v?u du groupe PC - Front de Gauche relatif à l?installation de la halle de "Kelbongoo" dans le 10e, je voulais vous informer que cette entreprise a fait l?objet déjà d?une aide indirecte de la Ville à l?immobilier d?entreprise de 196.000 euros afin de permettre des travaux d?investissement dans les locaux. "Kelbongoo", en tant qu?entreprise, est soumise à la règle européenne des minima, qui plafonne à 200.000 euros les aides qu?elle peut recevoir sur trois exercices fiscaux. Je ne peux donc, pour ces raisons, répondre favorablement à cette partie de votre v?u.

En ce qui concerne la demande d?organisation d?une réunion avec "Kelbongoo" et le collectif "Stopmonop" d?une part, et la mise en place d?un autre comité de pilotage à l?alimentaire, je vous confirme mon engagement d?organiser ces rendez-vous avant l?été, et je crois que nous avons déjà commencé à monter ces réunions. En conséquence, je vous demande de bien vouloir retirer votre v?u.

Je terminerai mon propos en rappelant que l?ensemble de la politique qui est mise en place va s?appuyer sur un budget très important de plus de 53 millions d?euros pour l?ensemble de la mandature, qui permettra d?agir partout où les Parisiens et les Parisiennes ont besoin, et particulièrement - on l?a dit - dans les quartiers populaires. Il est de notre responsabilité d?accompagner la politique de revitalisation de ces quartiers, mais aussi évidemment de simplifier - cela a été évoqué - la vie des commerçants partout dans Paris. Une démarche en matière d?innovation et de simplification administrative est en ?uvre et nous la poursuivrons.

Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup pour cette réponse efficace et très contenue dans le temps. Merci, Olivia, merci à chacune et chacun des orateurs.

Je vais mettre aux voix à présent les v?ux et les amendements.

D?abord, je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 1 déposé par le groupe Ecologiste de Paris, avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2017, V. 98).

Je mets aux voix, à main levée, l?amendement n° 86 au v?u n° 2 déposé par le groupe les Républicains avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

L'amendement n° 86 est rejeté.

En réponse au v?u n° 2, l?Exécutif a déposé un v?u n° 2 bis. Le v?u n° 2 du groupe Ecologiste de Paris est-il maintenu ? Je ne crois pas. Voilà, il est retiré.

Et donc, je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 2 bis de l?Exécutif, bien sûr avec un avis favorable.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté à l'unanimité. (2017, V. 99).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 3 déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche, avec une demande de retrait.

Monsieur Didier LE RESTE ?

M. Didier LE RESTE. - Merci, Madame la Maire, même si je ne suis pas globalement satisfait de la réponse d?Olivia POLSKI, comme une date a été fixée pour le comité de pilotage des Halles alimentaires et une autre pour la réunion du groupe de travail avec "Kelbongoo", on retire notre v?u.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Didier LE RESTE, et au groupe Communiste - Front de Gauche. Le v?u n° 3 est donc retiré.

Comme il s?agit d?une communication, il n?y a pas de vote sur la communication, mais je vous remercie pour avoir porté ce sujet essentiel pour la vitalité économique et sociale de notre Capitale, et pour son âme, puisqu?une grande partie de l?âme de Paris est bien sûr liée à la qualité de ses commerces de proximité et à son artisanat.