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Juillet 2017
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Conseil Municipal
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Subvention (1.350.000 euros) et avenant avec l’association "Institut des cultures d’Islam" (18e). Vœu déposé par le groupe RG-CI relatif à la création d'une billetterie.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2017


 

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DAC 214 et le v?u n° 13 qui sont relatifs à l'association "Institut des cultures d'Islam". La parole est à Jean-Bernard BROS.

M. Jean-Bernard BROS. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, nous n'allons pas le nier, l'Institut des cultures d'Islam n'est pas un équipement municipal comme les autres.

Il se partage en effet entre une partie culturelle et une partie cultuelle. Ces deux parties ont été construites de manière déconnectée, afin de respecter un principe qui nous est cher : la laïcité.

Ainsi, nous avons à plusieurs reprises exprimé la nécessaire vigilance pour que ces deux parties restent bien séparées afin de garantir le respect de la loi et de nos valeurs.

Le lieu de construction de l'I.C.I. est aussi important. Ce lieu culturel a permis d'ouvrir un nouvel espace de culture dans un quartier "politique de la ville", il faut continuer d'y garantir des lieux de culture, d'échanges et de rencontres.

Je crois que de ce côté-là l'Exécutif a pris un engagement fort.

Mais notre vigilance s'est exprimée à plusieurs reprises et nous nous sommes déjà inquiétés du bilan de l'I.C.I. comme lieu culturel, notamment sur le site Stephenson.

4 ans après son ouverture, il est de la responsabilité de notre collectivité d'avoir des données suffisantes pour juger du projet. Il est de notre responsabilité collective de continuer à accompagner ce site, et de continuer sa gestion dans la transparence et la sérénité, c'est l'objectif de notre v?u.

Or, alors que le présent projet de délibération prévoit une subvention de 1,350 millions d'euros à l'I.C.I., celle-ci ne fait pas état de nombreuses données, nous voulions en savoir plus.

Ainsi, nous manquions de retour sur la fréquentation. Aucune donnée précise ni chiffrée, c'est le cas en ce qui concerne les cours de langue, n'est mentionnée.

En tant que groupe politique, nous demandons par notre v?u la communication de données chiffrées, précises, à l'ensemble des conseillers de Paris. Alors que l'I.C.I. travaille actuellement à l'élaboration de son projet d'établissement pour les prochaines années, cette démarche est pourtant nécessaire afin de juger des futures évolutions.

Ce bilan doit porter sur plusieurs aspects : la cohabitation entre l'espace culturel et l'espace cultuel, mais aussi la fréquentation du site culturel. Nous avons besoin de prendre le recul nécessaire sur les résultats d'une cohabitation inédite.

Aussi, nous demandons la mise en place d'une vraie billetterie sur le site de Stephenson notamment, afin d'avoir des chiffres sérieux. L'Exécutif nous a déjà transmis quelques chiffres après le dépôt de notre v?u, mais nous regrettons que ceux-ci soient surtout des extrapolations.

A ceux qui voudraient nous reprocher un mauvais procès d'intention ou de méconnaitre la réalité, nous répondons sereinement que nous resterons vigilants. Je vous remercie.

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Président. La parole est à M. Pascal JULIEN.

M. Pascal JULIEN. - Merci.

L'Institut des cultures d'Islam est un établissement culturel comme les autres, laïc et républicain, mais il a son identité comme chaque établissement culturel.

Son identité d'abord c'est d'être installé, cela a été dit, au c?ur d'un quartier populaire : la Goutte-d'Or. Et puis, il a cette particularité d'être intégré dans un ensemble immobilier, d'être copropriétaire, et l'autre copropriétaire c'est une association cultuelle, un peu comme nous avons chacun, ceux qui ont le bonheur d'être propriétaires, je ne sais pas si c'est un bonheur d'ailleurs, on a un copropriétaire en face de chez nous. Ce qui est bien, c'est que l'on se parle, on parle à son voisin de palier, c'est cela aussi l'identité de l'I.C.I. et cette identité n'est pas assez valorisée.

Je l'ai dit en conseil d'administration, je souhaite que la Ville et que l'I.C.I. lui-même communiquent là-dessus : nous sommes un établissement culturel qui a pour voisin de palier une association cultuelle, et l'on se parle et on échange ! En parfaite harmonie bien sûr et conformité avec la loi de 1905 à laquelle il ne s'agit évidemment pas de déroger.

Voilà pourquoi nous voterons avec joie cette subvention.

Cette subvention qui est maintenue n'est pas excessive, elle est augmentée de 50.000 euros parce qu'il y avait des exigences de sécurité liées aux événements que l'on sait. Il faut maintenir cette subvention à un niveau important parce que l'I.C.I. est un enfant avorté, en tout cas qui a des difficultés, parce qu'il aurait dû être complété par Stephenson qui était le prolongement du modèle, mais on nous a imposé un changement de modèle, je ne reviens pas sur ce point, on ne va pas refaire le débat.

Néanmoins, puisqu'on tient à tout prix à ce qu'il n'y ait plus de nouveaux voisins de palier en face de l'I.C.I., l'I.C.I. doit être tout seul désormais, nous veillerons que cet I.C.I. ne soit pas un I.C.I. au rabais.

Alors bien sûr, il y a un projet d'établissement qui commence à peine à être discuté au sein du conseil d'administration, nous serons vigilants à ce que, pour des raisons budgétaires, on ne baisse pas l'ambition. Nous devons avoir les moyens de notre politique, on ne nous fera pas le coup d'avoir la politique de nos petits moyens parce que l'I.C.I. est un projet ancien qui a été longuement discuté, qui est attendu, désiré d'ailleurs. Même l'actuel I.C.I. éprouve encore des difficultés de fonctionnement qu'il faut améliorer, notamment je pense au hammam dont on ne sait pas s'il restera hammam ou deviendra autre chose.

Un mot sur le v?u qui est proposé.

Que le Conseil de Paris ait accès aux comptes de l'I.C.I., c'est tout à fait normal. Il n'y a pas de problème. En revanche l?idée de la billetterie me laisse quand même un peu dubitatif, parce que les expositions sont gratuites. Alors, ouvrir une billetterie pour les expositions gratuites, est-ce que cela veut dire qu?on veut faire payer les expositions à terme, ou est-ce simplement pour du comptage ? A ce moment-là, cela va coûter très cher, parce qu?une billetterie a son coût de gestion. Bref, je suis très, très dubitatif à l?égard de ce v?u, à moins qu?il ne soit très amendé, mais là-dessus, le premier adjoint, peut-être, fera des propositions.

En tout cas, voilà le message. L?I.C.I. doit continuer son projet, comme il était voulu, même s?il se prive d?un futur voisin de palier. C?est le premier message. Deuxième message : l?actuel, ici, l?existant, devrait davantage valoriser le dialogue qu?il y a avec l?association cultuelle. Je vous remercie.

M. Bernard JOMIER, adjoint, président. - Merci, Pascal JULIEN.

La parole est à Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Eh bien non, ce n?est pas un établissement laïque, ce n'est pas un établissement républicain que l?Institut des cultures d?Islam, et pour plusieurs raisons. Et inlassablement, à chaque fois que ce projet de délibération nous sera présenté chaque année, je recommencerai le débat, et je pense qu?il est bon et sain que nous assumions que ce débat se poursuive tant qu?il ne sera pas définitivement tranché dans le sens laïque et républicain.

D?abord, premièrement, c?est une confusion complète entre le culturel et le cultuel qui a prévalu à la création de l?Institut des cultures d?Islam, puisque le lieu cultuel n?est pas simplement un voisin de palier, cher collègue, mais le lieu cultuel a pu voir le jour parce que justement, il y avait un montage d?un établissement jouant de cette confusion entre culturel et cultuel, et que même si à un moment donné, des statuts propres sont donnés à ceux qui gèrent le cultuel, ce cultuel n?a pu voir le jour que par ce montage-là, qui s?inspire totalement du rapport Machelon qui, sous Nicolas SARKOZY, avait encouragé cette confusion entre cultuel et culturel, et pour ce faire, avait de fait contourné les dispositions de la loi de 1905.

Eh oui, je me réjouis que tous les débats que nous avons eus entre nous aient amené la Ville à abandonner le deuxième projet, y compris parce que la Ville souhaitait, à l?issue de tous les débats que nous avions eus, réaffirmer finalement son attachement à la loi de 1905 et la volonté de la Ville de ne pas continuer à poursuivre une confusion entre cultuel et culturel autour d'un deuxième site.

Deuxièmement, sur le projet purement culturel de l?Institut des cultures d?Islam, il y a à en dire. Non pas forcément uniquement d?un point de vue de la programmation, parce que je trouve qu?au regard de la programmation culturelle qui est faite, je n?y vois pas une programmation qui dérogerait aux principes de laïcité et aux principes républicains qui nous animent. J?ai même plutôt le sentiment qu?il y a une équipe qui ne ménage pas sa peine et cherche vraiment culturellement à permettre des échanges, et c?est cela, la culture, et des échanges quelque part transculturels.

Ce qui me pose problème, c?est l?intitulé de l?enveloppe de tout cela. Pour moi, ce n?est pas les cultures d?Islam. Le raï n?est pas une culture de l?Islam. C?est comme si vous nous disiez par exemple que "N.T.M." faisait partie des cultures catholiques de la France. Enfin, non, c?est tout aussi absurde et aberrant. Pour moi, il n?y a pas de monde musulman. Considérer qu?il y a un monde musulman, c?est une vision totalement "Choc des civilisations" selon la théorie de M. Huntington, parce qu?il n?y a pas un monde musulman d?un côté et un monde chrétien de l?autre. Mes parents sont sculpteurs et ne font pas partie de la culture catholique, et pourtant, ils peuvent avoir leur propre orientation religieuse, spirituelle ou autre, mais je serais choquée de les voir exposer de l?autre côté de la Méditerranée dans un institut des cultures catholiques ! Non, enfermer des continents ou des pays entiers dans cette confessionnalisation du monde est une grave erreur idéologique ou un choix idéologique que je conteste, et je pense que la Ville ne s?honore pas à le suivre.

Nous devons être contre cette conception du "Choc des civilisations" sur la représentation que nous nous faisons des cultures de l?autre côté de la Méditerranée. Je suis désolée, le couscous n?a rien de musulman, et vous le savez très bien. Et il y a plus d?un homme et d?une femme qui seraient choqués de voir réduire le couscous à une religion. Excusez-moi, au moins, mes exemples vous font rire, mais il me semble qu?il y a d?autres hommes et femmes de confession religieuse autre, ou bien athée, agnostique, qui peuvent partager cela.

Et de la même manière que la Goutte-d?Or, oui, c?est un quartier populaire ; oui, il y a à la Goutte-d?Or beaucoup d?hommes et de femmes issus de l?immigration ; et oui, il peut y avoir un certain nombre d?hommes et de femmes qui peuvent avoir une pratique religieuse ; mais de là à assigner à résidence communautaire ou religieuse l?ensemble d?un quartier, eh bien, ce n?est pas du tout la même chose, et ce n?est plus du tout républicain.

Par contre, que l?on fasse transformer l?Institut des cultures d?Islam en un centre social transculturel, ce serait intéressant. Et d?ailleurs, la programmation ne s?en verrait peut-être pas forcément changée. Par contre, la conception de sa programmation serait peut-être adossée à une démarche beaucoup plus interactive, avec à la fois le quartier et l?ensemble de ses acteurs, pour qu?il y ait une appropriation sociale de la culture par toutes et tous.

Et vraiment, je vous invite à réfléchir à nouveau à nos fondements laïcs et républicains : en quoi est-ce qu?ils sont émancipateurs ? En quoi ce n?est pas à nous d?assigner à résidence communautaire qui que ce soit, que ce soit dans notre politique internationale, que ce soit dans notre politique urbaine au service des émancipations ?

Donc, comme chaque année, je voterai contre ce projet de délibération, et je nous invite vraiment à continuer à poursuivre ce débat.

(Mme la Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il faut conclure, Madame. Merci beaucoup, Madame SIMONNET.

Je donne la parole à Bruno JULLIARD pour conclure ce débat.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci beaucoup, Madame la Maire.

Nous poursuivons en effet ce débat. Tous les points de vue sont ô combien respectables, et notamment le vôtre, Madame SIMONNET, et en effet, dans les mois et années qui viennent, nous poursuivrons ce débat. Vous avez d?ailleurs remarqué qu?au fil des mois, et même au fil des années, nous sommes amenés à évoluer et à faire évoluer le projet global de l?Institut des cultures d?Islam, puisque comme vous l?avez cité, nous n?avons pas souhaité aller au bout du second site de la rue Polonceau - et non pas de la rue Stephenson, le site de la rue Stephenson étant celui qui reste ouvert -, dans un projet d?établissement qui en effet doit évoluer.

Aujourd?hui, nous vous proposons de voter la subvention de fonctionnement qui est soumise à votre vote, qui est une subvention importante d?un peu plus de 1,3 million d?euros. L?Institut porte, depuis 2006 maintenant, la mission de faire connaître la diversité et la richesse des cultures d?Islam à travers le monde. C?est une mission importante et nécessaire, en ces temps de repli sur soi et de fantasmes nombreux encore véhiculés vis-à-vis de la communauté musulmane.

La mission et le fonctionnement de l?I.C.I. sont inédits. C?est encore une sorte de laboratoire, y compris dans ses contours, je l?admets. L?I.C.I. est un établissement culturel jeune, et comme tous les établissements culturels jeunes, il y a besoin de plusieurs mois, et même de plusieurs années d?existence pour affiner l?identité de cet établissement culturel. Cela a été vrai pour la totalité des établissements culturels que nous avons ouverts ces dernières années à Paris. Il y a toujours eu des ajustements nécessaires pour en préciser l?identité et son apport à la culture, à la création et au public.

L?I.C.I. mène un travail de fond, ce travail de fond pour la rédaction d?un nouveau projet d?établissement basé sur l?expérience des premières années d?activité et en lien avec ses différents partenaires, qui sont par ailleurs très nombreux dans le quartier concerné du 18e arrondissement, mais à l?échelle de Paris également.

L?intérêt suscité par la programmation culturelle de l?I.C.I., organisée en grande saison, est aujourd?hui incontestable. J?y ajoute le succès des cours de langue, qui connaissent un véritable engouement, ainsi que des conférences, des tables rondes, des cours de cuisine ou autres, qui se traduisent par un succès de fréquentation.

Je le disais : le budget d?établissement sera discuté prochainement au sein du Conseil d?administration, qui doit constituer la première pierre du projet de pérennisation du bâtiment rue Léon, puisque l?I.C.I. sera organisé, comme nous l?avions proposé, sur deux sites, et la rue Léon a vocation à devenir le deuxième site pérenne de l?I.C.I.

Concernant le v?u déposé par le groupe RG-CI et son président Jean-Bernard BROS, les expositions sont accessibles aujourd?hui gratuitement, mais un certain nombre d?activités sont payantes, tout en restant à des tarifs très accessibles. Nous vous avons fourni, en amont de cette séance du Conseil de Paris, l?ensemble des recettes liées à ces activités, qui sont évidemment détaillées dans le budget de l?établissement.

Vous évoquez la question de la fréquentation, pour laquelle vous notez l?absence de données, que vous reliez à l?absence de billetterie. Alors, si les données concernant la fréquentation ne sont pas détaillées dans le projet de délibération qui vous est soumis, elles sont évidemment disponibles dans les rapports d?actualité annuels de l?association que nous vous avons transmis, ainsi qu?à votre groupe, suite à la 2e Commission.

Par exemple, l?année dernière, l?I.C.I. recevait près de 20.000 visiteurs ; quant aux cours, près de 180 élèves par exemple participent chaque année aux cours. Bien évidemment, et pour éviter toute ambiguïté, nous parlons bien ici des chiffres relatifs aux visiteurs de l?I.C.I., de l?institution culturelle, et en aucun cas aux usagers de la salle de prière, qui n?est pas gérée par l?Institut des cultures d?Islam.

L?absence de billetterie n?a rien d?exceptionnel. C?est le cas dans la totalité des musées de la Ville pour les collections permanentes, qui sont gratuites, et il n?y a pas de billetterie. Pour autant, nous sommes en capacité de définir la fréquentation pour l'ensemble de ces expositions.

Cela dit, et j'en conviens, la mise en place d'une billetterie pourrait permettre sans doute de mieux comptabiliser et de manière encore plus fine le public. Cependant, il est probable que nous souhaitions maintenir la gratuité des expositions. Or une billetterie nécessiterait des moyens techniques, financiers et humains pas du tout négligeables et, de façon sous-jacente, la billetterie pourrait également être associée à l'idée d'une entrée payante, ce qui n'est pas notre ambition, notamment pour les expositions.

Comme il y a un travail de rédaction d'un nouveau projet d'établissement, je vous propose que cette question de la mise en place d'une billetterie soit posée au Conseil d'administration, instance qui me semble la plus appropriée quitte à ce que nous revenions ensuite devant le Conseil de Paris. Je vous propose ainsi de modifier votre v?u en amendant, par exemple, le troisième considérant et en supprimant la mention d'absence de données précises et chiffrées, puisque c'est présent dans le bilan soumis au Conseil d'administration, de supprimer le quatrième considérant et enfin, de supprimer les deux attendus au profit d'une nouvelle rédaction, qui serait la suivante qu'"à l'occasion de la présentation du nouveau projet d'établissement, la question de l'opportunité de la mise en place d'une billetterie puisse être abordée".

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Bruno JULLIARD.

Je vais donc maintenant mettre aux voix, à main levée, le v?u n° 13 du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, ainsi amendé par Bruno JULLIARD et l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u amendé est adopté. (2017, V. 183).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 214.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2017, DAC 214).

2017 DAC 274