Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2017
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

relatif à la lutte contre les punaises de lit.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2017


 

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen des v?ux non-rattachés : le v?u référencé n° 59 est relatif à la lutte contre les punaises de lit.

La parole est à M. Jérôme COUMET, pour 2 minutes maximum. Non, c'est Mme Annick OLIVIER qui prend le relais.

Mme Annick OLIVIER. - Ce v?u prend en compte l'augmentation de l'infestation des punaises de lit et les difficultés pour le D.F.A.S. de faire face à la demande d'interventions, ce qui a pour effet mécanique d'augmenter le délai de traitement, ce qui facilite la propagation de cette infestation.

Par ailleurs, "Paris Habitat" teste un dispositif dans le 13e arrondissement qui paraît efficace par caissons de congélation, mais un dispositif qui a un certain coût.

Ce v?u, qui a été adopté à l'unanimité par notre Conseil d'arrondissement, propose que la Ville incite tous les bailleurs sociaux présents dans la Capitale à se regrouper pour organiser une veille sur ce sujet, échanger leurs expériences et mutualiser des ressources, notamment pour l'acquisition des matériels les plus coûteux, comme les caissons de réfrigération, que la Ville soutienne le développement des expérimentations par les bailleurs sociaux et aide à leur mobilisation en accompagnant cette démarche, et qu'elle engage une campagne d'information et de prévention à propos de la propagation des punaises de lit.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à M. Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT, adjoint. - Monsieur le Maire, chers collègues, chère Annick OLIVIER, le v?u que vous nous proposez porte sur un sujet préoccupant qui mobilise la Ville de Paris et les bailleurs sociaux, la lutte contre les punaises de lit. Les signalements de logements infestés ne cessent d'augmenter à Paris comme ailleurs, dans le parc social comme dans le parc privé. Plusieurs décisions, vous l?avez rappelé, ont été prises ces derniers mois. Tout d?abord, la prévention a été renforcée avec la diffusion de visuels et de plaquettes informatives dans les résidences du parc social, afin de sensibiliser les locataires.

Vous nous proposez d?aller plus loin et vous avez raison. Vous le savez aussi, les traitements en tant que tels ont également fait l?objet d?une réflexion afin d?en renforcer l?efficacité. Les méthodes employées jusqu?à présent étaient loin de faire l?unanimité. Nous avons entre temps étudié des solutions qui sont apportées par d?autres pays - je pense au Canada, aux Etats-Unis ou à l?Espagne - et tout cela nous a conduit à renouveler les traitements utilisés par les bailleurs sociaux opérant sur le territoire parisien. Sans rentrer dans le détail, ce sont désormais des traitements mécaniques et thermiques qui sont utilisés. Les expérimentations, d?ailleurs, menées au printemps par plusieurs bailleurs sociaux ont donné des résultats très satisfaisants. Ces méthodes, plus efficaces sur le long terme, sont aussi moins contraignantes pour le locataire en termes de durée d?intervention.

Malgré ces avancées, il nous reste encore beaucoup à faire. Nous sommes confrontés à un phénomène qui dépasse largement la seule problématique du logement social et le territoire parisien. La prévention et la lutte contre les punaises doivent être assumées par les acteurs régionaux et les acteurs étatiques. A ce niveau-là, nous connaissons des avancées. Je vous annonce qu?un groupe de travail entre l?Etat et la Ville, sous le pilotage de l?Agence régionale de santé d?Ile-de-France, a été décidé et sera opérationnel d?ici la fin de l?année 2017.

Il convient néanmoins de continuer et d?allouer des moyens spécifiques à l?A.R.S. Je viens d?ailleurs d?écrire en ce sens à la ministre de la Santé. Il n?est pas acceptable que les services de l?Etat demeurent spectateurs dans la lutte contre ces insectes qui génèrent tant de nuisances au quotidien, avec d?ailleurs des conséquences sur la santé des habitants. Nous sommes donc tout à fait prêts à renforcer la coopération entre les bailleurs sociaux, accompagner du mieux possible les locataires concernés et alerter l?Etat sur cette urgence sanitaire.

Pour toutes ces raisons, j?émets un avis très favorable à ce v?u.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Socialiste et Apparentés, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2017, V. 203).