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2008, I - Question d’actualité posée par le groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris relative aux évènements qui ont eu lieu au Champs de Mars.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2008


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Chers collègues, nous commençons par la question d?actualité du groupe M.R.C.

Madame Karen TAÏEB, vous avez la parole.

Mme Karen TAÏEB. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, je voudrais, avant de poser notre question d?actualité relative à ce qui s?est produit le 21 juin sur le Champs de Mars, féliciter les nouveaux bacheliers parisiens et vous dire que je suggérerai prochainement, lors d?un prochain Conseil de Paris, un v?u pour l?organisation d?un événement festif pour fêter le Bac de nos étudiants parisiens, et pourquoi pas, devant le parvis de l?Hôtel de Ville.

C?est la maman du bachelier qui parle !

(Rires).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous vous adressons nos chaleureuses félicitations.

(Applaudissements).

Mme Karen TAÏEB. - Je trouvais que cela manquait quand même à Paris et je parle donc au nom de tous les bacheliers parisiens !

M. LE MAIRE DE PARIS. - L?année prochaine, quand il réussira sa première année de fac, vous demanderez une autre fête !

(Rires).

Mme Karen TAÏEB. - Monsieur le Maire, je me rappelle très bien d?une de vos phrases, que j?ai faite mienne...

M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous décomptez tout cela de son temps parce que je suis en train de lui piquer du temps !

Mme Karen TAÏEB. - ? lorsque vous aviez inauguré ?Paris Plage?, une des premières inaugurations, vous aviez parlé du ?service public du plaisir?.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Absolument. Enfin ! Attention ! Il ne faut pas que ce soit mal interprété?

(Rires).

A condition que cela reste convenable !

Mme Karen TAÏEB. - Tout à fait ! Vous l?aviez déjà dit?

M. LE MAIRE DE PARIS. - Et gratuit, ajoute M. Patrick KLUGMAN !

Mme Karen TAÏEB. - Et le service public de la fête, pourquoi pas.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Alors, votre question ?

Mme Karen TAÏEB. - Après cette parenthèse, j?en reviens à la question qui nous préoccupe aujourd?hui. Comme chacun le sait, de graves événements se sont déroulés le 21 juin dernier au Champs de Mars où 250 à 300 jeunes sont venus perturber le rassemblement de plus de 5.000 lycéens qui étaient venus fêter la fin des épreuves du baccalauréat. De nombreux vols et agressions ont été commis, des vitrines fracturées, notamment rue du commerce dans le 15e arrondissement.

La Préfecture de police a eu l?occasion de faire connaître les opérations d?ordre public et la vingtaine d?interpellations qu?elle a menées. Vous vous êtes, vous-même, Monsieur le Maire, exprimé pour dire que vous condamniez avec la plus grande fermeté les violences commises. Nous ne doutons pas que la Ville de Paris a elle-même agi dans le cadre de ses prérogatives. Mais cela a pu être remis en cause. Pourriez-vous nous apporter des précisions, Monsieur le Maire, sur les différentes actions menées par notre Ville ce soir-là ? Et, plus largement, pourriez-vous nous informer des différents moyens mis en ?uvre par la Ville afin de maintenir la tranquillité publique sur le Champ de Mars et permettre ainsi aux rassemblements populaires de continuer à s?y dérouler dans une ambiance festive et conviviale ?

Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

Je donne la parole à M. Georges SARRE pour vous répondre.

M. Georges SARRE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Je remercierai également la collègue qui m?interpelle pour la féliciter du travail pédagogique auquel elle vient de se livrer en rappelant ce que sont les compétences de la Préfecture de police et le travail qu?effectue la Mairie de Paris.

Je dirais que la Ville de Paris n?a pas attendu les événements récents et encore moins les coups de menton de certains pour faire son travail sur le Champ de Mars. La Direction des espaces verts y apporte une attention soutenue et notamment y organise des opérations exceptionnelles de nettoiement en cas de fréquentation importante.

La Direction de la Prévention et de la Protection y patrouille régulièrement. Depuis le début de l?année, 320 patrouilles ont été organisées par la D.P.P. sur le Champ de Mars.

La mission de la DPP, je le précise, n?est pas de maintenir l?ordre ni de réprimer la délinquance mais de lutter contre les incivilités, vente d?alcool par exemple, nuisances sonores, etc. Dans ce cadre, 60 P.V. ont été dressés par la D.P.P. sur le Champ de Mars ces six derniers mois. Bien sûr, la D.P.P. renforce sa présence les soirs d?affluence, à la fin des épreuves écrites du Bac - c?était le cas le 21 juin dernier - ou le soir des résultats - c?était le cas le 4 juillet dernier.

Une présence renforcée a donc été organisée, outre les 20 et 21 juin derniers, les 26 et 27 juin, 3, 4 et 5 juillet 2008 de 17 heures 30 à minuit. Cette présence renforcée s?est traduite par la mobilisation de 20 inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris, accompagnés d?agents d?accueil et de surveillance, ainsi que de 4 agents du C.R.P.P.

S?en sont suivis pour les 26, 27 juin, 3 et 4 juillet, 10 procès-verbaux et 30 mises en garde à l?encontre des consommateurs d?alcool.

Vous le voyez, Mesdames et Messieurs les conseillers de Paris, la Ville fait son travail. La D.P.P. assume son rôle, qui n?est pas celui de la police nationale ni de la Justice.

Au reste, la lutte contre les violences groupales demande une réaction forte de l?ensemble des acteurs concernés, police, Justice, mais j?y reviendrai lorsque nous examinerons le v?u de l?Exécutif que j?ai déposé à ce sujet en prévision du prochain Contrat parisien de sécurité.

Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci. Je veux saluer particulièrement les deux élus qui viennent de s?exprimer parce qu?ils sont restés dans le temps imparti. J?invite tout le monde à les prendre comme exemple.