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Juillet 2008
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Conseil Municipal
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2008, Voeu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l’organisation de stages de remise à niveau pour les élèves de CM1 et CM2 pendant les vacances scolaires.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2008


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 20 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif à l?organisation de stages de remise à niveau pour les élèves de CM1 et CM2 pendant les vacances scolaires.

Monsieur Jean-Baptiste MENGUY, vous avez la parole.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Madame la Maire.

Le v?u n° 20 concerne la décision du Maire de Paris de suspendre la convention relative aux stages que le Gouvernement a, à juste titre, prévu d?organiser. Ces stages pendant les vacances fonctionnent : 85.000 élèves en bénéficient sur le territoire national, près de 10 % des élèves sur le territoire parisien. En ce qui concerne la politique de rationnement, Monsieur CHERKI, je pense que la suspension de la Convention par M. le Maire de Paris est un très mauvais signe envoyé aux élèves et aux parents.

Vous avez, dans vos différents communiqués, précisé que vous attendiez de pouvoir rentrer dans une phase de concertation à propos des stages pour avoir plus de détails. Je suis tout à fait d?accord avec vous. On aurait d?ailleurs pu en parler lors du dernier Conseil de l?Education nationale, s?il avait pu se tenir, ce que nous ne pouvons que regretter puisque les syndicats ont décidé de ne pas y siéger.

En tout état de cause, je crois que ces stages sont une très bonne chose et que le fait que M. le Maire de Paris décide de suspendre à partir de l?été, pourrait poser des problèmes. Nous verrons à terme, mais en tout cas le v?u demande que M. le Maire de Paris revienne sur sa décision.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - La parole est à M. CHERKI.

M. Pascal CHERKI, adjoint. - Très brièvement, mais très précisément. Le Gouvernement a entendu organiser des stages, qui se déroulent sur cinq jours, pendant trois semaines, une à Pâques et deux pendant l?été, visant à faire du soutien scolaire pendant les vacances, de la part d?élèves ?volontaires? avec des enseignants ?volontaires?.

Des communes, par exemple, Toulouse, Rennes ou d?autres, ont refusé, pour des motivations que je partage, d?accorder les locaux pour la tenue de ces stages, indiquant d?une part qu?elles souhaitaient avoir des précisions quant au contenu de ces stages, et d?autre part qu?elles faisaient un lien entre la création de ces stages et le maintien des moyens accordés à la lutte contre l?échec scolaire pendant le temps scolaire.

A Paris, nous avons une démarche différente puisque la situation dans l?Académie était plus complexe. Nous avons dit à l?académie que nous partagions les réserves de nos collègues mais que nous nous donnions un an d?expérimentation. Nous avons conclu une convention qui prévoit un mécanisme de tacite reconduction. Bien évidemment, elle prévoit aussi un mécanisme juridique de dénonciation par anticipation.

J?ai indiqué au Rectorat dès le début que je souhaitais une évaluation de ces stages et que je conditionnais leur poursuite aux garanties quant au maintien des moyens affectés à la lutte contre l?échec scolaire pendant le temps scolaire. Le Rectorat n?est donc pas surpris, et nous avons décidé de dénoncer par anticipation la Convention pour qu?en septembre, nous puissions avoir cette discussion. Car si je ne dénonce pas la Convention, elle est reconduite et je n?ai donc pas de garantie d?amener le Rectorat à une discussion fructueuse.

Je souhaite donc deux choses : premièrement, qu?on explique ce que l?on fait durant ces cinq jours ; ce n?est pas la même chose quand un enseignant a ses élèves et quand il ne les a pas. Il faut un contenu pédagogique. Les activités périscolaires, cela se construit et ne se décrète pas. Quand des activités de soutien scolaire sont menées à la Ville de Paris en lien avec le Rectorat, il y a une charte pédagogique, un contenu et il faut donc l?élaborer.

C?est une activité nouvelle, cela permettra de lever un certain nombre de fantasmes sur ces stages qui peuvent avoir une utilité, je n?en disconviens pas. Mais à condition que ce ne soit pas l?arbre qui cache la forêt ! Si ces stages servent de prétexte pour détruire le dispositif de lutte contre l?échec scolaire pendant le temps scolaire - et c?est la question des postes de maîtres E et de maîtres G, il y a 250 postes d?enseignants affectés à la lutte contre l?échec scolaire - nous ne serons pas d?accord et nous ne serons pas complices de cette man?uvre. Les stages ont un objectif curatif, c?est important mais il faut maintenir le dispositif préventif. Si on ne fait pas un travail préventif de lutte contre l?échec scolaire, à ce moment-là cela posera un problème d?une toute autre ampleur. Le Rectorat le sait.

Je pense que c?est la position qu?attend la communauté scolaire dans sa diversité. Je sais qu?il y a des réticences par rapport à ces stages, ce n?est pas notre position mais voilà le cadre que nous voulons baliser, car notre rôle n?est pas d?être les propagandistes de la politique du Gouvernement, quel qu?il soit, c?est de défendre la qualité pédagogique et l?intérêt des élèves parisiens. C?est la mission qui nous a été confiée. Voilà.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur CHERKI.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.