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Juillet 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A relatif au parc Sainte-Perine. Vœu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2008


M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous passons à l?examen des v?ux référencés n° 40 et n° 40 bis dans le fascicule, déposés respectivement par le groupe U.M.P.P.A. et l?Exécutif, relatifs au parc Sainte-Périne.

La parole est à M. GOASGUEN.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - En l?occurrence, franchement, je sais bien qu?il n?y avait pas que M. MANO qui était concerné mais cette affaire du parc de Sainte-Périne est presque cocasse. Voilà un jardin qui est un des rares du 16e arrondissement sud, qui perd des espaces verts quasiment chaque année. Voilà un jardin qui est fréquenté par des mères de famille et des personnes âgées. Voilà un jardin qui comporte des essences naturelles depuis plusieurs décennies.

Et l?A.P.-H.P., parce qu?elle a des problèmes, se dit: après tout, qu?il y ait des essences naturelles et des arbres, ce n?est pas son problème, elle va construire. Qui trouve-t-elle comme interlocuteur ? La Ville de Paris. On aurait pu s?attendre à ce que la Ville de Paris, encore une fois, essaye de défendre les espaces verts de la Ville de Paris. Non, pas du tout ! La Ville de Paris ne défend pas l?espace vert et accepte à n?importe quelle condition de supprimer l?un des plus jolis parc du sud de Paris.

Dans ces conditions, vous comprendrez que la réaction des habitants et de la mairie du 16e arrondissement ne se soit pas faite attendre. Je dois vous dire d?ailleurs qu?elle ne fait que commencer.

Nous avons trouvé heureusement parmi la majorité municipale des gens un peu plus attentifs à la défense des espaces verts que d?autres.

Nous nous défendrons absolument et j?espère que nous trouverons des soutiens non seulement sur les bancs de la Droite mais aussi du Centre et de la Gauche. Nous défendons un espace vert.

Quand on me dit en plus que les immeubles sociaux en question sont destinés à des infirmières, il suffit simplement de demander à l?A.P.-H.P. quelle est la destination exacte des logements envisagés, à peine un tiers pour les personnels de l?A.P.-H.P.

Il y a eu une opération qui a avorté sous la dernière mandature. Ne vous faites pas de souci, elle avortera encore une fois car vous vous obstinez. Contre le bon sens, contre ce qui est évident, même une majorité soudée n?arrive pas à faire céder et nous n?avons absolument pas l?intention de céder un parc que nous défendrons bec et ongles dans le sud de l?arrondissement.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Monsieur MANO, obstinez-vous.

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - C?est avec obstination que je souhaite rétablir la vérité.

Il n?a jamais été question de supprimer le parc ni même de toucher le moindre mètre carré de la partie du parc destinée au public.

Dès lors, dire cela relève de la manipulation. On va utiliser les enfants, cela marche à tous les coups, pour faire de la désinformation pure et simple.

Un v?u a effectivement été déposé par la mairie du 16e arrondissement sur la protection pérenne rendant inconstructible toute parcelle de cet espace.

Nous proposons, au nom de l?Exécutif, un voeu différent qui répond à deux éléments particuliers : les riverains demandent éventuellement une extension de la partie qui serait rendue au public. Nous y répondons favorablement, l?A.P.-H.P. peut très bien étudier, dans le respect des conditions de sécurité du personnel et des malades, la possibilité de rendre publics des espaces privatifs sans pour autant mettre en cause les projets éventuels de restructuration de l?ensemble de cette parcelle, permettant de développer les logements initialement prévus.

De plus, notre voeu propose l?étude de la possibilité d?installer un jardin partagé sur la partie rendue publique.

Je vous propose de voter le v?u n° 40 bis de l?Exécutif.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Mme FOURNIER, Présidente du groupe ?Les Verts? a demandé la parole.

Mme Danielle FOURNIER. - Effectivement, pour une explication de vote que René DUTREY va faire.

M. René DUTREY. - Pour le groupe ?Les Verts?, nous restons au stade du bon sens. Il y a un espace vert, son seul malheur étant de se trouver dans le 16e arrondissement.

Cet espace vert est classé de façon, nette, claire et précise. On pourra tortiller le droit dans tous les sens ainsi que le P.L.U., c?est un espace vert classé.

Le groupe ?Les Verts? ne fait pas de différence entre un espace vert dans le 16e, dans le 15e, dans le 19e ou dans le 8e arrondissement. C?est un espace vert.

Cela rappelle énormément l?affaire du jardin Villemin, dans les années 1990 avec la volonté de l?A.P.-H.P. de construire sur le seul espace vert d?un arrondissement qui n?en comptait pas à l?époque, et les mobilisations associatives de l?époque qui avaient bloqué le chantier pendant plus de six mois pour gagner cet espace vert.

Il est insupportable de voir qu?à chaque fois qu?on cherche des terrains pour réaliser du logement social, cela atterrit dans les espaces verts alors qu?à quelques mètres de là, une opération de la Ville menée par l?O.P.A.C. vient de confier plus de 50 % des terrains à la Cogedim, je veux parler de l?opération de la gare d?Auteuil.

Des terrains dans le 16e arrondissement il n?en manque pas pour construire du logement social. C?est leur utilisation qui n?est peut-être pas tout à fait adaptée. Pour le groupe ?Les Verts?, j?imagine que cela vous apparaît cohérent, que ce soit dans le 16e arrondissement ou ailleurs, nous ne laisserons pas construire dans les espaces verts.

Je vous remercie.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Pour le groupe communiste, la parole est à M. Alain LHOSTIS.

M. Alain LHOSTIS. - Je suis complice et même coauteur dans cette affaire du logement social. Je suis un récidiviste. Effectivement, on peut mentir. Par exemple, un mensonge absolu : ?il n?y avait pas d?espace vert dans le 10e arrondissement au moment de l?opération évoquée?.

Vous n?étiez peut-être pas né, mais depuis 1975 nous nous étions battus pour obtenir un espace vert. Il s?agissait de l?agrandir, non pas sur un espace vert à Villemin, mais sur un terrain industriel : les étuves municipales.

Premier mensonge mais vous êtes coutumier du fait sur cette opération.

Depuis 40 ans qu?il existe à Sainte-Périne un terrain constructible, jamais la Droite n?a proposé d?en changer la destination, jamais, à aucun moment.

Comme par hasard, c?est la ?ligne de Neuilly?, à savoir pas de logement social chez moi, qui vient d?être pourtant stigmatisée par Mme BOUTIN, que vous défendez.

Vous avez proféré un autre mensonge : c?était effectivement des logements pour les infirmières, parce qu?à l?époque j?avais fait voter au conseil d?administration de l?A.P.-H.P. un programme qui prévoyait le financement de 600 logements sociaux par an pour les personnels de l?A.P.-H.P., notamment les infirmières.

Malheureusement, le produit de la vente des terrains qui n?étaient pas destinés à l?activité hospitalière a été détourné. Aujourd?hui, nous ne pouvons plus utiliser cet argent pour financer du logement social. Votre amour pour le logement social est extrêmement limité.

Dans cette affaire, il s?agit d?une opération politicienne, d?une manipulation, d?une magouille menée en séance pour rendre inconstructible un terrain qui était constructible.

Dernière chose. Pour ouvrir le jardin existant plus largement au public, que ne l?avez vous fait comme moi dans le 10e arrondissement avec Yves CONTASSOT où dans l?hôpital Saint-Louis, les gens souhaitaient pouvoir accéder au ?Carré historique?, il y a depuis plusieurs années une convention d?utilisation de cet espace vert qui engage la Ville de Paris et l?A.P.-H.P. !

Il n?y a pas besoin de faire venir faire du cinéma ici. On fait son travail sur le terrain, on négocie, on obtient à la fois un jardin et on peut obtenir du logement social.

Vous avez dit que nous n?étions pas au bout des choses, je vous promets quelques initiatives à la rentrée dont vous vous souviendrez. Il y aura du logement social pour les infirmières et pour les personnes défavorisées dans le 16e arrondissement et à Sainte-Périne, à côté du jardin.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - M. LHOSTIS n?a pas perdu de sa verve de la précédente mandature et de son engagement.

Vous vouliez, je crois, René DUTREY, dire un mot à la suite des mots utilisés ?

M. René DUTREY. - Je vais rester sur la forme.

Nous ne sommes pas obligés de nous envoyer des accusations de mensonge à la figure.

Je pourrais vous renvoyer le même compliment. Je comprends que Sainte-Périne soit un sujet qui vous agite beaucoup.

Vous avez dirigé l?A.P.-H.P., Monsieur LHOSTIS, sa politique en matière immobilière à Paris a été absolument lamentable. Elle est en grande partie la cause de nombreuses ventes à la découpe.

Balayez donc un peu devant votre porte.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Ecoutons M. GOASGUEN et M. LHOSTIS, puis nous passerons au vote.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Je n?entrerai pas dans la polémique, cette affaire a été votée. Le P.L.U. est formel.

Si on voulait faire du juridisme, ce v?u de l?Exécutif n?est pas recevable puisqu?en toute hypothèse le P.L.U. nécessite qu?il n?y ait aucune construction. Par conséquent, on est en train de parler dans le vide.

Au lieu de se lancer dans des rodomontades et des procès d?intentions avec des accusations qui sont vraiment en dehors du sujet, logements sociaux ou non, toujours cette espèce de caricature qui est développée, je vous conseille de rester véritablement pour le moment dans les compétences du P.L.U. et de retirer votre v?u. Il n?est pas recevable en toute hypothèse.

Si nous sommes obligés de voter contre, nous voterons contre mais, M. LHOSTIS, ne vous inquiétez pas j?en ai autant à votre service pour la réaction au mois de septembre.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. -.Un dernier mot d?Alain LHOSTIS et nous passerons au vote.

M. Alain LHOSTIS. - Je suis désolé de vous le rappeler, une nouvelle fois, M. DUTREY utilise le mensonge.

(Protestations sur les bancs du groupe ?Les Verts?).

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Monsieur LHOSTIS, n?en ajoutez peut-être pas, ne mettez pas d?huile sur le feu, qu?on puisse passer au vote !

M. Alain LHOSTIS. - Je mettrai de l?huile sur le feu, si je le souhaite !

Je vais continuer? parce qu?une nouvelle fois, je rappelle que la directrice générale de l?Assistance publique qui a présidé à la politique menée par cet établissement est nommée par le Président de la République. Et c?est elle qui dirige l?Assistance publique.

Je demande donc à M. DUTREY de réfléchir avant de mentir. M. LHOSTIS n?était pas en charge de la direction de l?A.P., point à la ligne ! Dont acte !

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Comme il n?y a que des menteurs, aujourd?hui, la parole est à Mme FOURNIER et nous passons au vote.

Mme Danielle FOURNIER. - Je souhaiterais que M. LHOSTIS retire ses propos, tout simplement.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - On va arrêter là, on va passer au vote. Comme chacun ne reculera pas, connaissant vos caractères !

Le v?u n° 40 étant maintenu, nous passons au vote.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2008, V. 103).