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Septembre 2017
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Conseil Municipal
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2017 DASES 297 G - Subventions (5.914.702 euros) et avenants aux 30 centres sociaux associatifs parisiens pour les actions mises en œuvre au titre de l’exercice 2017.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2017


 

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DASES 297 G. Subventions et avenants aux 30 centres sociaux associatifs parisiens.

La parole est à Mme Danièle PREMEL, du groupe Communiste - Front de Gauche.

Mme Danièle PREMEL. - Merci, Madame la Maire.

Chers collègues, ce projet de délibération concernant la subvention aux 30 centres sociaux de notre ville est toujours l'occasion de rappeler le pourquoi de notre soutien et de témoigner vis-à-vis des professionnels mais aussi des bénévoles, administrateurs ou responsables de secteur, notre reconnaissance de leur travail et de la place importante qu'ils tiennent dans la vie sociale de nos quartiers.

Nous le savons tous, la vie d'un centre social n'est pas un long fleuve tranquille. Ces structures qui sont au plus près de la population font face à la montée et à la diversification des demandes d'une population précarisée. Ces dernières années, la Ville a su apporter des réponses à ces difficultés. L'augmentation des participations financières ou le regroupement de plusieurs prestations en une seule dotation globale tout autant que la mise en place de conventions pluriannuelles de financement ont été un progrès. Sachons dépasser et même combattre les idées qui réduisent les centres sociaux à leur fonction sociale, à leurs activités uniquement de loisirs. Ce n'est pas cela. Ces centres et leur fédération sont avant toute chose des outils majeurs de la participation citoyenne à Paris, et de la promotion collective des populations en développant le pouvoir d'agir des habitants. Ce pouvoir d'agir passe bien entendu par une transmission des savoirs pour donner aux populations les outils pour peser dans la sphère sociale, mais aussi par la conviction que même les populations en difficulté ont des savoirs. N'oublions pas que les centres sociaux ont émergé à la fin du XIXe siècle dans le contexte de la question ouvrière, la raison d'être des maisons sociales, comme on disait alors, était de répondre à la misère des ouvriers avec une action originale allant au-delà de la charité. Depuis leur origine, les centres sociaux développent un discours militant fondé sur des valeurs dont celle de la démocratie, reprise dans leur charte fédérale. Les centres sociaux entendent établir et au besoin conquérir avec et pour les habitants d'un quartier, d'une ville, d'une agglomération ou d'un pays, des espaces de discussion et de participation et des prises de décision concernant la vie quotidienne et celle de la collectivité. Opter pour la démocratie, c'est aussi s'engager concrètement dans des actions collectives, même modestes, dont les finalités, les modalités et les résultats peuvent être débattus. La démocratie participative, en proposant, en agissant, et en contestant est nécessaire à la vie politique locale. L'objectif lointain, mais toujours présent, est de transformer l'individu ou le groupe en citoyens actifs, car le principe fondateur du centre social repose sur l'initiative des populations censées définir leurs besoins et prendre en main leur destin. Par cette démarche, par et pour les habitants, la charte fédérale place explicitement les centres sociaux dans le mouvement de l'éducation populaire. A mi-parcours des conventions pluriannuelles 2016-2017, il serait pertinent et enrichissant de revisiter et d'approfondir cette dimension de l'éducation populaire dans l'action des centres sociaux.

A cet effet, je proposerai une commission de travail qui pourrait être créée entre la Ville et la Fédération des centres sociaux sur ce thème. J'espère que notre proposition sera entendue et que nous pourrons avoir en commission les résultats de ce travail. Je précise, mais vous l'avez bien compris, que nous voterons bien entendu ce projet de délibération. Je vous remercie.

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Merci. Pour vous répondre, je donne la parole à Dominique VERSINI.

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Merci, Madame la Maire.

Chère Danièle PREMEL, chers collègues, vous avez, Danièle PREMEL, très bien rappelé le contexte historique et le rôle des centres sociaux. Je réponds pour Colombe BROSSEL, peut-être que je ne répondrai pas dans le détail et dans le détail des questions que vous avez posées, mais ce qu'il me paraît important et qui va dans le sens de ce que vous avez dit, c'est que là, nous sommes devant un projet de délibération qui propose le vote des conventions des 30 centres sociaux associatifs parisiens, qui regroupent les financements pour les activités socles des centres sociaux : accueil, prévention famille et jeunesse, ateliers sociolinguistiques, accès au droit, etc.

En fait, c'est un projet de délibération qui acte le renforcement du soutien de la Ville aux centres sociaux.

En effet, dans ce projet de délibération, la Ville poursuit la mise en ?uvre des recommandations faites par l'Inspection générale en 2015. Vous le savez, depuis 2015, le soutien annuel en fonctionnement a augmenté de 1,3 million d'euros, ce qui a permis l'ouverture de nouveaux centres sociaux, l'augmentation du soutien de la Ville sur l'inclusion numérique, et le financement de beaucoup plus d'ateliers sociolinguistiques et de nombreuses autres actions.

Les subventions d'investissement ont été augmentées, portées jusqu'à 790.000 euros en 2017. La simplification administrative a été mise en place en permettant d'intégrer l'ensemble des actions dans une convention unique permettant le versement de 75 % de la subvention au premier trimestre, ce qui est très important si je me rappelle les difficultés rencontrées par les centres sociaux.

A noter que cette année, trois centres sociaux qui proposent des ateliers sociolinguistiques, mais qui n'étaient pas soutenus par la collectivité sur cette action, ont vu leurs subventions revalorisées, et que le montant global de subvention pour le dispositif "Ville, Vie, Vacances" et l'accompagnement scolaire a également été revalorisé.

Tout ce travail a été rendu possible par une très forte collaboration avec les centres sociaux, la Fédération des centres sociaux et la C.A.F. Le Schéma départemental d'animation de la vie locale qui lie la C.A.F. et la collectivité parisienne doit d'ailleurs être resigné avant la fin de l'année.

Pour conclure, la nouvelle version de ce schéma sera soumise au vote des élus au Conseil de Paris de décembre, document cadre qui permettra de conforter les avancées réalisées depuis le début de la mandature.

Voilà ce que je voulais vous dire de la part de ma collègue Colombe BROSSEL et je pense que la question que vous avez posée entre dans toute cette très forte collaboration avec les centres sociaux, la Fédération des centres sociaux et la C.A.F. Merci.

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Merci beaucoup de ces précisions.

Je vais donc mettre aux voix le projet, Madame PREMEL ?

Mme Danièle PREMEL. - Je considère que la réponse est positive pour la mise en place de cette commission de réflexion sur l'éducation populaire ?

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Je suis désolée, mais je ne suis pas mandatée pour m?engager à la place de Colombe BROSSEL. Je pense que c?est quelque chose que vous verrez avec elle. Vous comprenez bien que ma position ne peut pas aller au-delà de ce que je vous ai dit.

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Merci. On comprend tout à fait.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 297 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2017, DASES 297 G).

Je vous en remercie.

2017 DASES 24