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Septembre 2017
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Conseil Municipal
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2017 DASES 301 G - Subventions (91.000 euros) et conventions avec 17 associations pour leurs actions socio-linguistiques en direction d'adultes d'origine étrangère.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2017


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DASES 301 G. Il s?agit de subventions et de conventions avec 17 associations pour leurs actions socio-linguistiques en direction des adultes d?origine étrangère.

M. Jacques BOUTAULT a la parole.

M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

Le groupe Ecologiste votera bien sûr ce projet de délibération car il correspond à notre vision de Paris qui est celle d?une ville accueillante et résiliente.

L?outil socio-linguistique contribue à la vie de la cité et à ses objectifs d?une ville accueillante et résiliente. L?enseignement et l?apprentissage du français sont une force émancipatrice importante pour les personnes et pour leur insertion sociale.

Ces ateliers, qui sont ouverts aux personnes issues de tous les horizons et de toutes les formes d?immigration, sont un très bon outil pour permettre aux réfugiés qui fuient la guerre, la misère ou la persécution, comme d?ailleurs aux personnes installées de notre ville depuis de longues années mais toujours victimes de la barrière de la langue, de pouvoir progresser et commencer ou poursuivre leur parcours d?insertion.

Cette situation concerne notamment énormément de femmes et contribue à rompre leur isolement car, pour ces femmes, souvent l?absence de maîtrise de la langue française est une source d?isolement.

Diverses associations sont concernées par ces activités socio-linguistiques et leur diversité témoigne aussi de la diversité des parcours humains auxquels elles font face et auxquels elles répondent. C?est notre devoir d?aider ces associations car elles aident à créer des conditions meilleures pour notre vie commune.

Aussi, il me paraît essentiel de maintenir le montant des subventions allouées à ces associations, comme je l?avais d?ailleurs déjà demandé dans une question écrite en début d?année, afin de leur permettre de poursuivre leurs missions.

Je profite de cette occasion pour saluer les bénévoles qui travaillent dans ces associations, puisque vous savez que la plupart d'entre elles ne disposent que d?un seul salarié chargé de coordonner leur activité mais qu?elles vivent grâce aux formateurs et formatrices bénévoles qui s?y impliquent. Je tenais ici à les saluer.

Je vous en remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Mme Dominique VERSINI pour vous répondre.

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire du 2e arrondissement, Jacques BOUTAULT, mes chers collègues, je vous réponds au nom de Colombe BROSSEL, une fois de plus, sur un projet de délibération extrêmement important et qui finalement rejoint toutes les différentes réponses que j?ai pu faire, que ce soit sur des projets de délibération que je présentais moi ou d?autres que présentait Colombe BROSSEL, sur le soutien socio-linguistique en direction d?adultes d?origine étrangère.

Là, il s?agit de subventions et de conventions avec 17 associations qui sont dans ce champ d?intervention qui est absolument fondamental. Vous l?avez dit : c?est une priorité, c?est un vecteur fort d?intégration, d?insertion socio-professionnelle et d?émancipation.

Ces ateliers socio-linguistiques permettent aux apprenants à être plus à l?aise dans leurs démarches quotidiennes, pour accompagner la scolarité des enfants, faire les démarches administratives, améliorer l?accès à la santé.

La Ville de Paris est d?autant plus convaincue de leur efficacité qu?elle finance ces ateliers à hauteur de 440.000 euros en 2017, sachant que, comme je l?ai déjà dit, pour l?ensemble des actions linguistiques, c?est 7 millions d'euros qui sont engagés chaque année par la Ville de Paris.

On le sait, il y a une inquiétude concernant la politique de l?Etat en direction des ateliers socio-linguistiques. L?Etat souhaiterait que ces ateliers soient réservés aux primo-arrivants qui ont signé le contrat d?intégration républicaine, mais nous sommes convaincus que c?est dès le moment où les gens arrivent en France et bien avant qu?il y ait un éclairage sur leur situation administrative qu'il faut démarrer l'apprentissage de la langue.

Comme je l'ai dit, j'étais à New York au Sommet mondial des maires sur les réfugiés, et partout, la première chose que l'on fait avec les gens avant de s'occuper de connaître leur situation administrative, c'est l'apprentissage de la langue, parce que c'est ce qui permet de communiquer au moins même sur la situation administrative. C'est donc essentiel.

Nous poursuivrons donc. En 2015- 2016, nous avons réussi avec l'A.F.I.F. et les associations à conserver une bonne part du financement étatique des ateliers socio-linguistiques. Nous poursuivrons notre engagement en 2018. Nous continuerons à soutenir des ateliers socio-linguistiques ouverts à un public large, quelle que soit la date d'arrivée en France des personnes qui expriment le besoin de formation linguistique. Voilà à ce stade ce que je souhaitais vous communiquer de la part de Colombe BROSSEL.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 301 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2017, DASES 301 G).