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Mai 2005
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Conseil Général
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2005, DASES 190 G - Programme Ville Vie Vacances 2005 : attribution de participations financières à 90 associations pour un montant global de 310.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Mai 2005


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant à l?examen du projet de délibération DASES 190 G portant attribution d?une participation financière à quatre-vingt-dix associations pour un montant global de 310.000 euros.

Nous avons deux intervenantes : Mme GÉGOUT et Mme CAPELLE. M. CARESCHE ou Mme STIEVENARD apportera les éléments de réponse.

Madame GÉGOUT, vous avez la parole.

Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Monsieur le Président.

Nous approuvons clairement ce programme et je n?entrerai pas dans les détails.

Je voulais simplement profiter de ce projet de délibération pour présenter une demande insistante concernant l?une des associations qui y est mentionnée. Il s?agit de l?association ?Les Petits Pierrots? qui ?uvre dans le 20e arrondissement et qui bénéficie, dans le cadre de cette délibération, d?une subvention de 1.100 euros, destinée à acheter les matériaux nécessaires pour bâtir une cabane en dur dans leur terrain d?aventure.

Cette association, depuis plus de dix-sept ans, accompagne des enfants de milieux très défavorisés dans le quartier Réunion. Elle gère un terrain d?aventure. Elle fait de l?accueil dans son local. Elle organise des vacances pour ces mêmes enfants, toutes ces activités étant tout à fait complémentaires. Ils sont les seuls à faire cela dans ce quartier et ils le font en liaison avec l?école, avec le point écoute, etc.

Cette association a toujours eu des difficultés financières, au point que, la plupart du temps, elle survit en retardant les salaires, notamment celui du directeur, ou en licenciant l?éducateur qu?ils avaient embauché l?année précédente. Ils ont du mal à se faire reconnaître de l?ensemble des financeurs.

Ils sont très atypiques. Ils fonctionnent d?une manière qui est assez vieille école, un peu des éducateurs à l?ancienne. C?est vrai !

Avec aussi les avantages que représente le caractère atypique par rapport aux institutions, aujourd?hui. Et le résultat, c?est qu?à ce jour pour 2005, seule la Ville s?est engagée par cette subvention ; les enfants n?ont pas eu de vacances en février, ils n?ont pas eu de vacances à pâques, ils n?auront pas de vacances cet été. C?est la première fois depuis la création de l?asso-ciation, que ?Les Petits Pierrots? se retrouvent dans cette situation.

La Direction de la Jeunesse et des Sports traîne les pieds pour répondre sur les subventions, et en fait ils sont probablement hostiles à l?existence même d?un terrain d?aventure. Alors qu?il y a des villes en Europe qui en possèdent de nombreux. A Berlin, par exemple, il y en a dans chaque quartier et les enfants de Berlin s?en trouvent très bien !

Si vous voulez, ma demande vis-à-vis de cette association que connaît bien Gisèle STIEVENARD, c?est d?une part que nous leur financions des vacances pour cet été. Vraiment, c?est une demande pressante. Et d?autre part, que la Ville ?uvre comme elle l?a déjà fait par le passé, mais à nouveau et avec plus d?insistance, pour mettre autour d?une table tous les financeurs afin de réussir à déboucher sur une solution. Il serait critique pour ce quartier que cette association disparaisse.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, MadameGÉGOUT.

Madame CAPELLE, je vous donne la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Je vais être embêtée car mon intervention portait sur un problème concernant la Préfecture de police.

M. Christian SAUTTER, président. - Nous sommes effectivement dans le cadre du Département.

Mme Liliane CAPELLE. - Je vais quand même intervenir.

Les élus du groupe M.R.C. sont globalement satisfaits de la manière dont se déroulent localement les opérations ?Ville-Vie-Vacances? pour lesquelles la collectivité parisienne a accompli des efforts budgétaires considérables.

Ma question aujourd?hui porte sur un point technique précis, mais qui est de nature à changer profondément l?organisation de l?opération cet été.

Chacun sait que les sorties organisées avec le concours de la Préfecture de police, généralement, sur des bases de loisirs, en région parisienne sont des moment importants de ?Ville-Vie-Vacances? puisqu?elles permettent aux jeunes de sortir, précisément de leurs quartiers.

Pour faire ces sorties, il faut des autobus que fournissait la

R.A.T.P. et des personnels pour les conduire. Dans un premiertemps, nous avons vu disparaître les conducteurs, fournis ensuite par la Préfecture.

Cette année certaines informations font état d?un manque d?autobus. Pouvez-vous, Monsieur le Président et Monsieur le Préfet de police ensuite, me rassurer sur ce point. Il est en effet impensable de voir disparaître ce pan essentiel du programme ?Ville/Vie/Vacances?.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - C?est Mme STIEVENARD qui va vous répondre.

Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Je remercie les deux collègues qui sont intervenus.

Concernant les ?Petits Pierrots? il est vrai que c?est une association qui gère un terrain d?aventure qui organise des sorties, des week-end, des séjours pour les jeunes de ce quartier.

Elle a déposé, en effet, quatre projets au titre du programme ?Ville-Vie-Vacances?.

Cependant nous n?avons pas pu retenir les trois séjours proposés par les ?Petits Pierrots? pour des questions de qualification de l?encadrement et de sécurité. En effet le directeur n?a pu obtenir, jusqu?ici, la validation du brevet d?aptitude aux fonctions de direction qui lui permettrait d?organiser des séjours, notamment, dans le respect du minimum de réglementation. Il s?oriente donc vers une validation des acquis de l?expérience. Nous sommes désormais seul financeur - le Département de Paris - pour cette association et pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas accepter les propositions qui ont été faites.

Elles seront revues, dès lors qu?il y aura une équipe d?encadrement diplômée qui pourra assurer les accompagnements. Je sais que je ne satisfais pas Mme GÉGOUT par ma réponse, mais je ne peux pas lui en faire d?autre.

Plus globalement, Mme CAPELLE a souligné l?effort du Département, puisque nous avons doublé nos financements depuis 2002 aux opérations ?Ville/Vie/Vacances? sur le volet DASES, sachant que d?autres directions contribuent également fortement à ce dispositif. Ceci permet à plus de quatorze mille jeunes de bénéficier de toutes les actions portées par les associations.

Ces jeunes étaient au nombre de 10.000 bénéficiaires en l?an 2000, c?est donc un progrès significatif. J?ai bien compris que la question de Mme CAPELLE était davantage en direction de la Préfecture de police. Je suis toute disposée à relayer auprès de M. le Préfet de police avec elle, les questions posées. Bien évidemment pour que les jeunes puissent aller sur les bases de loisirs, il faut impérativement qu?ils soient transportés dans de bonnes conditions. Donc je lui propose que nous regardions cela ensemble très rapidement.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 190 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DASES 190 G).