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Fevrier 1998
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Conseil Municipal
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29- Examen des questions d'actualité.

Débat/ Conseil municipal/ Février 1998



I - Question de M. BLET au sujet du Centre " Notre Maison ".
M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous commencer nos travaux par l'examen des questions d'actualité, et tout d'abord cette de M. BLET, sur le centre " Notre Maison ".
Monsieur BLET a la parole.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, depuis 1975, le centre " Notre Maison ", situé au 32, rue Olivier Noyer, géré par l'Eglise protestante, est un élément essentiel de la vie du 14e arrondissement.
Plus d'une cinquantaine d'associations aux activités variées : musique, danse, soutien scolaire, alphabétisation, sport, animations culturelles, économie familiale, troisième âge, trouvent dans ces locaux, les espaces de réunions qui leur sont indispensables, notamment le journal " La Page ", la chorale berbère, le groupe de réflexion " La gamberge ", l'association libre de la rue des Thermopiles, l'Association de lutte contre les sectes " Daguerrosecte ", et bien d'autres.
Compte tenu de ses difficultés financières, l'Eglise protestante avait manifesté le souhait de fermer le centre. Elle vient récemment de signer une promesse de vente au profit de l'Institut de recherche sur la sécurité qui dépend de la C.N.A.M. La vente des locaux interviendra avant le 30 juin.
L'association " Urbanisme et démocratie " demande depuis plusieurs années que de petits équipements de quartier de proximité, des L.A.S.C.A.R.T. (Local associatif, sportif, culturel et artistique) soient inclus dans les projets d'aménagement du 14e arrondissement, à Bauer Thermopyles et dans la Z.A.C. " Didot ".
Le sous-équipement de ce secteur est manifeste et, dans ce contexte, la disparition du Centre " Notre Maison " serait catastrophique pour les équilibres du quartier. Les riverains, jeunes et moins jeunes, seront irrémédiablement repoussés dans la solitude d'un appartement, ou dans les cages d'escalier...
En refusant de créer des équipements socio-culturels de quartier dans les nouveaux projets d'aménagement, en laissant fermer les pôles de vie et d'animation, la Ville de Paris encouragerait la désertification de ce quartier, principal facteur de l'insécurité.
Monsieur le Maire, pour que Plaisance-Pernety ne devienne pas une cité dortoir, nous vous demandons d'intervenir afin que la Ville de Paris exerce son droit de préemption sur le 32, rue Olivier Noyer et qu'elle assure dans le 14e arrondissement les moyens nécessaires à la vie de " Notre Maison ".
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci. Monsieur REINA, vous avez la parole.
M. Vincent REINA, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur BLET, à ce jour, aucune déclaration d'intention d'aliéner n'a été enregistrée sur les locaux utilisés par le centre " Notre Maison " que l'Eglise protestante doit vendre à la C.N.A.M. au profit de l'Institut de recherche sur la sécurité.
La Ville n'ayant donc pas vocation à accueillir ces locaux, ne s'opposera pas à cette transaction.
La Ville de Paris est toutefois particulièrement attachée à la vie culturelle et sociale de ce secteur. Les subventions versées au centre social " Notre Maison " depuis plusieurs années en témoignent.
La Ville avertie tout récemment de la décision de l'Eglise protestante de vendre le local à la C.N.A.M. organisme d'intérêt général, recherchera des locaux à loyer modéré permettant la continuité des activités sociales et culturelles utiles localement.
Le Maire du 14e arrondissement, mon ami Lionel ASSOUAD, a bien entendu, dès qu'il a eu connaissance du problème, saisi le Maire de Paris sur l'urgence de recherche de locaux, à laquelle il s'attache personnellement de son côté.
Monsieur BLET, vous évoquez par ailleurs deux opérations d'aménagement d'initiative municipale situées dans le quartier proche de la rue Olivier Noyer : la Z.A.C. " Didot " et le secteur Bauer Thermopyles.
Monsieur BLET, ces opérations ont donné lieu à une concertation approfondie avec les élus du 14e arrondissement et les associations locales. A la suite de cette concertation, il a été décidé que des immeubles seraient réhabilités dans la Z.A.C. " Didot " plutôt que démolis et reconstruits. Il s'agit en particulier du " Château ouvrier ".
La Z.A.C. " Didot " inclut plusieurs équipements publics de quartier : une crèche, un parc de stationnement résidentiel, un jardin public et un terrain d'éducation physique seraient réalisés.
Le projet de modification de la Z.A.C. " Didot " prenant en compte ce parc et ces évolutions, fera l'objet d'une enquête publique au cours de laquelle la population pourra faire connaître son point de vue.
Voilà, Monsieur le Maire, les éléments que je voulais communiquer à M. BLET.