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Fevrier 1998
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Conseil Municipal
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15- 1998, DLH 92 - DAUC 39 - Autorisation à M. le Maire de Paris de consentir le dépôt par la S.E.M.-Centre d'une demande de permis de construire en vue de la réhabilitation partielle de l'immeuble situé 42, rue du Louvre (1er).

Débat/ Conseil municipal/ Février 1998



M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous évoquons maintenant le projet de délibération référencé DLH 92, la S.E.M.-Centre.
La parole est à M. LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - Monsieur le Maire, vous nous demandez d'autoriser la S.E.M.-Centre à déposer un permis de construire pour réhabiliter une dizaine de logements de type P.L.I. au dernier étage du 42 rue du Louvre, le Conseil du patrimoine ayant émis un avis favorable pour que le 6e étage soit transféré à un bailleur social, le 16 octobre 1996.
En conseil d'arrondissement, j'ai demandé que ces logements soient réhabilités en P.L.A. et non en P.L.I.
J'émets aussi des doutes quant au qualificatif de " bailleur social " qui est accolé à la S.E.M.-Centre.
Je remarque que le président de la S.E.M.-Centre est le maire du 1er arrondissement et que la principale raison invoquée est que le maire du 1er arrondissement pourra attribuer la plupart de ces logements en utilisant ses deux casquettes, le tout comme d'habitude dans l'opacité la plus totale.
Cette proposition et ce doute ne seraient que l'expression de mon dogmatisme et plus généralement celui de l'opposition.
Monsieur le Maire, est-ce que le dogmatisme ne serait pas plutôt de réserver des P.L.A. à certains arrondissements et des P.L.I. à d'autres ?
Contrairement à ce que l'on voudrait croire ou faire croire dans le 1er arrondissement, P.L.I. n'est pas le pluriel de P.L.A.
Le maire du 1er arrondissement va encore plus loin car, à l'entendre, ce bâtiment serait de trop belle facture pour accueillir des P.L.A., surtout au dernier étage. Mais qui sont donc les demandeurs de logements P.L.A. à qui l'on interdit le 1er arrondissement et les immeubles de belle facture ? D'autant que ce sixième étage est, paraît-il, dans un état de telle vétusté qu'on se demande pourquoi la Ville, propriétaire de cet immeuble, ne s'en est jamais préoccupée avant aujourd'hui.
Que deviendront les locataires actuels ? Combien sont-ils ? Seront-ils relogés par la S.E.M. Centre, bailleur social je le rappelle ? Ou vont-ils être priés d'aller dans des arrondissements plus aptes à les accueillir ? Ou bien vont-ils s'adresser in fine à la Fondation Claude Pompidou, qui occupe une partie de cet immeuble ?
Le 1er arrondissement compte 600 demandeurs de logements sociaux. Ce n'est pas en s'y prenant comme cela qu'on réduira ce chiffre.
Nous voterons contre ce projet de délibération.
M. LE MAIRE DE PARIS.- La parole est à M. CALDAGUES.
M. Michel CALDAGUES, maire du 1er arrondissement. - Dans un arrondissement comme le premier où les possibilités de construire sont extrêmement réduites compte tenu de l'absence à peu près totale d'espaces libres, il suffit qu'on en découvre une, si modeste soit-elle, pour qu'aussitôt elle suscite des critiques. C'est malheureux mais c'est comme cela.
M. LE GARREC ne résiste pas à ce travers. Il préférerait de beaucoup ne pas voir faire cette opération, qui apportera des logements aux habitants du 1er arrondissement, que de la voir faire sur mon instigation.
Tout ce qu'il trouve à dire c'est qu'il est regrettable qu'on ne fasse pas de P.L.A. Il faut être sérieux !
Dans une opération qui consiste à rendre à l'habitation des locaux qui, pour partie au moins, avaient été occupés par des bureaux et qui se situent au dernier étage d'un immeuble de la Ville de très belle qualité en effet, je le souligne, il est tout à fait évident qu'on ne peut intervenir qu'à des coûts qui excèdent ceux des normes P.L.A.
Alors, est-ce que pour cette raison il faut se résigner à ne rien faire ? Je ne suis pas de ceux qui se résignent à ne rien faire.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur CALDAGUES. La parole est à M. BULTÉ.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Merci Monsieur le Maire. Je remercie également M. CALDAGUES de son intervention, et je voudrais lui rendre un hommage tout particulier puisque Michel CALDAGUES est très attentif à ce qui se passe dans son arrondissement, et notamment en ce qui concerne le logement. La preuve en est qu'aujourd'hui, même au niveau du détail, au niveau d'un étage, il souhaite qu'on mette en place les moyens nécessaires pour réaliser du logement social.
M. LE GARREC, je suis désolé, là on passe d'un discours de mauvaise foi à un discours réaliste. Pour une fois, au niveau même d'un étage, on réalise dans le centre de Paris des logements sociaux, on ne peut que s'en féliciter, et je remercie Michel CALDAGUES à chaque fois de nous informer des opportunités dans son arrondissement, dans le domaine du logement ou dans le domaine de transformation de bureaux en logements.
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur LE GARREC pour une explication de vote.
M. Alain LE GARREC. - Je voterai contre.
J'aurais voulu qu'on m'explique pourquoi dans le 1er arrondissement les logements sociaux sont des P.L.I. et pourquoi dans les autres ce sont des P.L.A. !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 92-DAUC 39.
Qui est pour ?
contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, Mmes SCHERER, SILHOUETTE et M. BLET ayant voté contre, Mme SCHNEITER s'étant abstenue. (1998, DLH 92-DAUC 39).