Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mai 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

96- III - Questions du groupe du Mouvement des citoyens.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



QOC 98-144 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris sur l'opération " Paris-Rive gauche " (13e).
Libellé de la question :
" M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur les modalités de mise en oeuvre de l'opération " Paris-Rive gauche ", lancée dans l'euphorie de l'immobilier de bureau et dont l'équilibre financier repose majoritairement (à plus de 70 %) selon le dernier E.P.R.D. de cette Z.A.C., sur la commercialisation espérée de 900.000 mètres carrés de bureaux.
Si le marché de l'immobilier connaît en effet quelques frémissements actuellement, rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit là des indices d'une reprise durable et importante, d'autant que le stock de bureaux vacants dans l'agglomération parisienne est considérable (près de 2 millions de mètres carrés dans Paris et près de 4 millions de mètres carrés en Ile-de-France). Par ailleurs, si une reprise de l'immobilier de bureau se confirmait, celle-ci ne bénéficierait pas nécessairement à l'opération " Paris-Rive gauche ", compte tenu du fait que l'agglomération parisienne se caractérise par la pluralité des marchés immobiliers (les entreprises étant à la recherche d'adresses prestigieuses par exemple, ou de facilités d'accès comme à Roissy ou, pour d'autres encore, de surfaces à moindre coût).
Il faut donc tenir compte du risque de voir les espoirs de la Municipalité parisienne être déçus et en tirer les conséquences avant que la situation ne s'aggrave.
C'est pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris d'augmenter les provisions pour risque de cette opération - actuellement de 48 millions de francs seulement - à un niveau raisonnable (à hauteur de 1 milliard de francs par exemple) et de scinder la réalisation de la Z.A.C. en 2 opérations nettement distinctes dans le temps.
M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens avaient préalablement proposé une approche consistant à reporter en amont les faisceaux ferrés afin d'éviter de devoir construire une dalle de couverture coûteuse, mais celle-ci, à tort, n'a pas été suivie. La situation actuelle et une démarche prudentielle responsable obligent désormais à scinder l'opération en 2 parties distinctes. Cette coupure pourrait être effectuée au niveau de la rue de Tolbiac, située au droit de la BdF. L'aménagement des secteurs Austerlitz et Tolbiac pourrait alors être privilégié, en révisant à la baisse les surfaces de bureaux. La deuxième partie - autrement dit le secteur Masséna - située au-delà de la rue de Tolbiac, devrait alors être aménagée plus tard. Le coût de la dalle étant estimé au total à 2,7 milliards de francs, l'aménagement différé du secteur Masséna aurait, à l'évidence, des conséquences importantes sur l'E.P.R.D. et conduirait probablement à un report du coût, et donc des besoins de financement, de l'ordre de plusieurs centaines de millions de francs (si l'on tient compte notamment des V.R.D.).
M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent donc à M. le Maire de Paris de faire étudier cette solution dans les meilleurs délais et d'en communiquer les résultats au Conseil de Paris avant le vote des prochaines orientations budgétaires de la Ville de Paris pour 1999.
Ils souhaitent enfin connaître le coût estimé des dalles de couverture des voies S.N.C.F. situées de part et d'autre de la rue de Tolbiac ainsi que les surfaces correspondantes. "
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
" J'ai pris bonne note des nouvelles observations et suggestions de M. Georges SARRE sur le projet " Paris-Rive gauche ". Je vous rappelle que le Conseil a eu l'occasion de débattre sur l'opération " Paris-Rive gauche " à plusieurs reprises ces derniers mois, par exemple à l'occasion de l'approbation de la modification du P.A.Z. en juillet 1997, ou lors de la présentation de l'état prévisionnel des recettes et dépenses (E.P.R.D.) et du plan de trésorerie de la Z.A.C. en novembre dernier. Des réponses aux questions financières posées aujourd'hui par M. SARRE ont été apportées lors de ces débats.
En ce qui concerne les suggestions faites sur les principes d'aménagement de cette zone, il me parait prématuré d'y répondre aujourd'hui. J'ai nommé tout récemment un nouvel adjoint à l'Urbanisme qui prend actuellement en mains ce dossier. Je lui ai demandé de rencontrer rapidement les associations du quartier pour poursuivre le processus de concertation entamé par son prédécesseur.
Sur le fond, " Paris-Rive gauche " est l'opération d'urbanisme la plus importante que Paris ait connue depuis longtemps. Elle est déjà bien engagée, puisque la partie située entre la Seine et les voies ferrées prolongeant la gare d'Austerlitz est soit déjà construite, soit en cours de commercialisation, soit programmée sur des terrains dont l'aménageur a acquis la propriété.
Pour le reste, il est clair qu'une opération de cette ampleur ne saurait se faire dans la précipitation. Sa réalisation sera échelonnée sur plusieurs années, ce qui laisse le temps à la réflexion et au débat. Je compte m'y employer. "