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Mai 1998
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93- QOC 98-168 Question de Mme Martine DURLACH, M. Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Préfet de police relative aux graves problèmes de sécurité rencontrés par les habitants du groupe " Lauzin-Atlas-Rébeval " (19e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



Libellé de la question :
" Depuis plusieurs années, les habitants du groupe " Lauzin-Atlas-Rébeval " ont attiré l'attention sur les graves problèmes de sécurité qu'ils rencontrent dans leurs immeubles et dans le quartier du Bas-Belleville.
Cette situation, particulièrement difficile à vivre pour les habitants des 17, 17 bis rue Rébeval, concerne également ceux des 27, rue Rébeval, 5, 6, 7, 8, 12, allée Louise-Labé, 3, 7, rue Lauzin, 12, 14, 16, allée Pernette-du-Guillet.
Des faits alarmants ne cessent de se produire. Ils vont du trafic de drogue aux menaces verbales de groupes d'individus contre les gardiens d'immeubles, aux déprédations et dégradations des murs, plafonds et boîtes aux lettres dans les halls et parties communes, aux voitures détériorées avec vols dans le parking, aux pressions exercées à l'égard des habitants avec des répercussions intolérables pour les enfants.
Cette situation qui, malgré les démarches des habitants, ne se modifie pas, ne cesse de les inquiéter et empoisonne leur vie quotidienne. Ils sont en droit d'attendre des mesures de la part des pouvoirs publics.
Aussi, Mme Martine DURLACH, M. Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Préfet de police les dispositions qu'il compte prendre afin d'assurer la sécurité et la tranquillité des habitants des immeubles et du quartier concernés. "
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
" Deux incidents survenus depuis le début de l'année ont alimenté un sentiment d'insécurité parmi les résidants de cet ensemble immobilier. Il s'agit tout d'abord d'un combat de chiens organisé dans la nuit du 25 au 26 janvier dans la cour du 5-7, allée Louise-Labé et 17-17 bis, rue Rébeval, par des individus étrangers aux lieux et qui s'y étaient introduits avec l'aide de l'un des locataires.
Le second fait délictueux concerne le 3, rue Lauzin et s'est produit le 23 mars dans le parking souterrain, où un véhicule a été entièrement détruit par un incendie dont l'origine reste indéterminée.
Ces bâtiments bénéficient pourtant de dispositifs de sécurité importants mis en place par les gestionnaires : grilles munies de codes, portes blindées, amélioration de l'éclairage des parties communes, personnel de gardiennage. C'est d'ailleurs un agent de sécurité qui a constaté le sinistre, du 23 mars, et a fait immédiatement appel aux services de secours.
L'enquête concernant cette affaire a été confiée à la 3e division de Police judiciaire.
Mais plus que ces incidents internes qui restent heureusement rares, c'est la proximité de sites sensibles qui engendre ce sentiment d'insécurité dont m'a déjà fait part l'Amicale des résidants du groupe Lauzin-Atlas-Rébeval.
Cet aspect de la situation est tout particulièrement pris en compte par mes services.
La récente opération d'évacuation des occupants sans titre de l'ancien lycée Diderot, qui étaient à l'origine de graves nuisances pour le voisinage, devrait ainsi avoir des répercussions favorables sur la physionomie de ce quartier du Bas-Belleville.
Au cours de cette intervention, sur les 58 personnes contrôlées, 30 ont été conduites à la 12e Section des Renseignements généraux pour examen de leur situation au regard du séjour en France, et 3 ont été déférées après avoir été placées en garde à vue, pour recel de documents administratifs et cartes bancaires.
Une action soutenue est également menée dans la cité des Chaufourniers, dont certains jeunes occupants migrent régulièrement vers les secteurs voisins. L'un de ces jeunes, mineur, a été interpellé le 6 avril et mis à disposition de la Police judiciaire pour voies de fait par arme à feu.
A ces interventions ponctuelles s'ajoutent les opérations de sécurisation effectuées régulièrement dans ce secteur du Bas-Belleville.
Du 1er janvier au 27 avril, 19 opérations de ce type ont été menées ; elles se sont traduites par près de 600 interpellations qui ont conduit à 56 mises à disposition, dont 48 pour infraction à la législation sur le séjour des étrangers en France.
J'évoquerai enfin les contacts fréquents que prennent les fonctionnaires chargés de l'îlotage pédestre à l'intérieur du périmètre Atlas, Simon-Bolivar, Lauzin et Rébeval, avec les gardiens des immeubles et les riverains.
La conjugaison de cette action de police de proximité avec des interventions plus lourdes mobilisant conjointement les effectifs de la Sécurité publique et de la Police judiciaire, vise à répondre aux légitimes préoccupations dont vous avez bien voulu me faire part. "