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Mai 1998
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24- III - Question d'actualité du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur la situation du Crédit Lyonnais et de ses agences parisiennes.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question du groupe communiste sur la situation du Crédit Lyonnais et de ses agences parisiennes.
Mme Gisèle MOREAU. - Je veux profiter de la tenue du Conseil de Paris pour poser devant notre Assemblée un problème grave qui concerne la Ville. Il s'agit de la situation du Crédit Lyonnais.
Vous le savez, des menaces pèsent sur cet établissement, la Commission de Bruxelles envisageant d'obliger l'Etat au remboursement des aides publiques. Cette décision signifierait la mise en faillite de cet établissement bancaire et sa reprise à vil prix par une banque sans doute étrangère.
Les Français ne comprendraient pas que la puissance publique ait consacré 120 à 140 milliards de francs au renflouement de cet établissement pour le céder à l'encan pour quelques millions à un concurrent étranger.
Les salariés ont raison d'exiger qu'un coup d'arrêt soit porté à cette course suicidaire pour leur banque, raison d'opposer leur volonté de sauvegarder les potentialités de leur outil de travail et de l'emploi aux prétentions liquidatrices de la Commission.
Si l'on peut se féliciter de la fermeté du Gouvernement, il est nécessaire de favoriser une solution qui préserve l'ancrage public et national du Crédit Lyonnais, son avenir devant se définir dans une stratégie publique concertée visant à financer les activités utiles, l'emploi et une politique nationale de développement.
Paris, ses salariés, ses habitants, sa municipalité, sont donc concernés par le développement du Crédit Lyonnais car la Ville a tout à gagner au développement de l'emploi et par contre beaucoup à perdre dans une multiplication des licenciements. Elle a aussi à gagner dans un financement plus avantageux de ses programmes d'investissement.
Donc, je tiens à attirer l'attention de tous les groupes sur cette question importante pour notre Capitale et vous demande, Monsieur le Maire, quelle position vous entendez prendre et quelle intervention vous entendez décider à ce propos. Même si la Ville n'est pas puissance décisionnaire elle a néanmoins un rôle à jouer dans cette affaire. Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci. Monsieur LEGARET, vous avez la parole.
M. Jean-François LEGARET, adjoint. - Je dirai à Mme MOREAU que la réponse est dans sa question. La Ville n'a effectivement aucun rôle de décision en la matière et je dirai que les élus communistes membres d'un groupe politique qui appartient à la majorité plurielle sont mieux placés que nous pour obtenir du Gouvernement et particulièrement du Ministre de l'Economie et des Finances toutes assurances sur la pérennité du Crédit Lyonnais qui est effectivement, Madame MOREAU, un problème national qui intéresse tous les Français et pas seulement les Parisiens.
Le Maire de Paris et les élus de la majorité municipale seront en tout état de cause vigilants sur le devenir des agences parisiennes.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur LEGARET.