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Mai 1998
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30- 1998, DLH 165 - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer une demande de permis de démolir visant un bâtiment à usage d'habitation et de commerce situé 45, rue Myrha (18e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



1998, DLH 166 - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer une demande de permis de démolir visant 2 bâtiments à usage d'habitation et de commerce situés 16, rue Myrha (18e).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DLH 165 : permis de démolir visant un bâtiment à usage d'habitation et de commerce situé 45, rue Myrha, dans le 18e.
La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, lors des séances précédentes, de septembre et décembre 1997, consacrées à l'opération municipale qui affecte le secteur " Château rouge ", j'avais mis en cause le contenu des analyses techniques des divers bâtiments condamnés par la Ville, notamment celle concernant l'immeuble du 58, rue Myrha. Voué à la destruction, sur la foi d'analyses mensongères alors qu'il a été réhabilité par ses propriétaires.
Les projets de délibération présentés aujourd'hui concernant la démolition des immeubles des 16 et 45 rue Myrha dans ce même secteur affichent tout autant de superficialité, de jugements lapidaires et de propos mensongers.
Ainsi, pour le 16 rue Myrha, vous affirmez que les deux bâtiments sont " en très mauvais état, notamment par une forte dégradation du gros oeuvre, de la toiture, de l'escalier, des parties communes ainsi que par l'effondrement partiel du plancher ".
Qu'en est-il en réalité, l'ensemble comporte deux bâtiments, l'un de 4 étages sur rue et un autre de 2 étages sur cour.
L'immeuble sur rue est en état satisfaisant apparent. Sa façade avec ses volets est en bon état, il n'y a pas de dégradation manifeste du gros oeuvre, les parties communes sont correctes et l'escalier en état tout à fait satisfaisant : aucune marche manquante ou brisée, aucun barreau manquant ou descellé, aucune dégradation de la rampe, aucun affaissement, aucun signe de faiblesse, bref on est bien loin de vos propos catastrophiques ! Seul un effondrement partiel de plancher existe effectivement au 2e étage.
Tous les autres propos sont fallacieux !
Ils sont, il est vrai, peut-être antérieurs aux travaux de réfection réalisés par la Ville, conformément aux injonctions de la Préfecture de police remédiant ainsi aux désordres signalés et démontrant par là même que l'immeuble est parfaitement réhabilitable.
Le bâtiment sur cour, quant à lui, présente un bon état général pour ne pas dire un très bon état général, en totale contradiction avec vos propos.
Pour l'immeuble du 45 rue Myrha, vous affirmez qu'il est en " très mauvais état, avec des désordres très importants en ce qui concerne la façade et les planchers ".
Sa façade sur la rue Myrha est en bon état et présente des détails d'architecture soignés, modénatures, encadrement de fenêtre ainsi que des pilastres soulignant les deux derniers étages, le rez-de-chaussée se distinguant nettement avec un parement de briques rouges.
Seule la façade sur la rue des Gardes présente quelques signes d'affaissement et quelques fissures mais on est loin des désordres très importants énoncés dans le projet de délibération.
Par ailleurs, l'immeuble ne comporte que 5 étages et non 6 tel que vous l'indiquez.
Enfin, quel était l'état des immeubles des 16 et 45 rue Myrha lorsque la Ville en a pris possession respectivement les 31 mars et 19 juin 1992 soit il y a six ans ?
Vous vous gardez bien de dresser le bilan de votre action sur ce quartier.
Les 3 commerces fermés au rez-de-chaussée : chaussures, mercerie/librairie et laverie, annoncent ainsi la progression de la peste municipale. L'enseigne " France Soir " apposée aux côtés de l'inscription " Nettoyage à sec " résume et stigmatise toute l'opération.
Un peu plus loin, à l'angle des rue des Gardes et Richomme, deux friches attendent désespérément la venue de constructions. Patience, patience, la technique de pourrissement n'a pas encore porté ses fruits.
Votre urbanisme à visage humain, n'est que vandalisme spéculatif.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. BULTÉ pour répondre sur ces deux projets de délibération.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
L'acquisition par la Ville de Paris de ces deux immeubles 16 et 45 rue Myrha faisant l'objet de notre projet de délibération a été motivée par la mise en oeuvre à ces adresses d'une politique locale de l'habitat ayant pour objectif la réalisation, il ne faut pas l'oublier, Monsieur BLET, de logements sociaux.
A cet égard, il est rappelé que notre Assemblée a approuvé dans sa séance du 29 septembre 1997 le projet de délibération portant sur le projet d'aménagement du secteur " Château rouge ".
Ce projet prévoit pour les immeubles faisant l'objet des deux présents projets de délibération et non inclus dans le périmètre de la future déclaration d'utilité publique mais dont le devenir a fait l'objet des réunions de concertation, de réaliser deux opérations ponctuelles de démolition-reconstruction de logements sociaux neufs.
Il apparaît en effet que le mauvais état des deux immeubles communaux visés ne permet pas d'envisager une réhabilitation à un coût acceptable, alors que leur maintien pose, à brève échéance, le problème de la sécurité pour ses habitants.
En ce qui concerne l'immeuble situé au 45 rue Myrha, les services municipaux ont constaté de très nombreux et importants désordres.
Les immeubles visés par les deux projets de délibération sont faiblement occupés. Celui du 45 rue Myrha est libre de toute occupation et au 16 rue Myrha 4 locataires sont en cours de relogement. Un commerçant est en cours d'indemnisation et enfin les procédures d'expulsion sont en cours pour deux occupants sans titre.
Il ressort des études préliminaires en cours menées par les services municipaux que la démolition de ces deux immeubles permettrait après votre accord, mes chers collègues, et après leur libération, la reconstruction à ces adresses de deux petits programmes portant au total sur une vingtaine de logements sociaux. Là encore, je rappelle la position du Conseil d'arrondissement du 18e, il y a eu un vote à l'unanimité sur ce projet de délibération.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 165.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mmes SCHNEITER, BILLARD, SCHERER, SILHOUETTE et M. BLET ayant voté contre. (1998, DLH 165).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 166.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mmes SCHNEITER, BILLARD, SCHERER, SILHOUETTE et M. BLET ayant voté contre. (1998, DLH 166).