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Novembre 2017
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Conseil Municipal
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2017 DDCT 147 - Subventions (290.107 euros) à 57 associations porteuses de 67 postes d’adultes relais.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2017


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération DDCT 147 porte subvention à 57 associations porteuses de 67 postes d'adultes relais.

La parole est à Mme Carine PETIT.

Mme Carine PETIT, maire du 14e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

Comment ne pas intervenir en effet à l'occasion du vote de notre Conseil sur ce projet de délibération qui pose en actes le soutien de la Ville de Paris, à l'emploi associatif de proximité à l'échelle de notre territoire.

Ce projet de délibération permet ainsi d'apporter concrètement un financement complémentaire à celui de l'Etat, pour 67 postes d'adultes relais qui agissent chaque jour dans 57 associations, auprès des Parisiens pour des missions de prévention, de médiation ou d'accueil.

Et je voudrais ici profiter de cette intervention pour saluer le travail de toutes ces personnes qui agissent au quotidien dans leur mission et dans tous les quartiers parisiens.

Conformément aux objectifs du contrat de ville signé notamment, je dois le rappeler, avec l'Etat, partenaire de ce contrat de ville, pour la période 2015-2020, la Ville de Paris tient et maintient son soutien aux associations, au moment où l'Etat se désengage des emplois aidés. Rappelons la décision brutale prise au cours de cet été, très violente pour les personnes concernées dans leur emploi, et très violente et très brutale pour les associations concernées.

Il y a 15 jours, le Premier Ministre, M. le Ministre Jean-Marie BLANQUER, M. le Ministre Nicolas HULOT venaient dans le 14e arrondissement sur le site des Grands Voisins pour annoncer des mesures de soutien à la vie associative.

Situation pour le moins "croquignolesque" ou burlesque au regard de l'indifférence des réponses apportées par les Ministres ou le Premier Ministre aux interventions des associations qui étaient dans le désarroi face aux violences et à la brutalité des premières décisions prises par le Gouvernement, face à l'excuse, ou au prétexte emprunté par le Gouvernement pour diminuer drastiquement ces mesures sur l'emploi aidé et les contrats aidés, qui serait un défaut, un échec sur l'insertion ou la formation durable pour les salariés concernés.

Cela cache pour le coup, je le pense, un argument uniquement d'économie budgétaire.

Donc, je profite de cette intervention et du vote de ce projet de délibération pour appeler la mobilisation des élus, des maires de toute tendance politique, notamment représentés dans cet hémicycle, qui soutiennent, à travers de nombreux v?ux de Conseils d'arrondissement, les associations qui en font la demande.

Je voulais aussi en profiter pour vraiment rappeler que la Ville de Paris, malgré les baisses des crédits de soutien à la vie associative dans le cadre de la politique de la ville, mais pas seulement, de l'Etat, de la Région, tient et maintient son soutien plein et entier aux acteurs associatifs.

Je salue le travail de Colombe BROSSEL pour les quartiers populaires, le travail de Pauline VÉRON pour les associations de manière générale, et je rappelle que nous soutenons aussi devant le flou de la politique gouvernementale depuis ces annonces brutales de l'été, ce que les associations demandent, c'est-à-dire une suspension de cette décision sur les contrats aidés, et l'ouverture d'une concertation sur l'emploi associatif et le soutien au monde associatif. Je vous remercie de votre écoute, et j'espère un vote unanime aussi sur le projet de délibération présenté par Colombe BROSSEL.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Colombe BROSSEL ?

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci beaucoup.

Madame la Maire, merci d?avoir mis la lumière sur ce projet de délibération qui, en effet, arrive à point nommé dans un contexte compliqué pour les associations, pour les salariés de ces associations, car un contrat aidé, qu?elle qu?en soit la forme, c?est une forme d?accompagnement d?un contrat de travail, ce qui n?enlève rien au fait que les personnes en emploi sont des personnes en emploi.

Ce projet de délibération est classique pour un dispositif qui ne l?est pas puisque, vous le savez, la Ville de Paris a fait le choix d?accompagner financièrement des adultes relais et d'y consacrer tous les ans une enveloppe importante. Les adultes relais sont très largement financés par l?Etat pour des emplois de médiation importants dans les associations, avec un certain nombre de critères, notamment de résidence pour les personnes qui sont accompagnées dans ce cadre. C?est aujourd?hui pour la Ville quasiment 600.000 euros qui sont consacrés au cofinancement pour 131 postes, c?est dire si ces accompagnements sont importants pour les associations.

C?est la raison pour laquelle nous avions âprement négocié et obtenu, lors de l?élaboration du contrat de ville, que les quartiers dits de veille active, bref ces quartiers qui sont sortis à l?époque de la géographie prioritaire, puissent continuer à en bénéficier. Cela avait donc été inscrit dans notre contrat de ville.

Ces quartiers, qui ont été sortis de la géographie prioritaire, force est de constater quelques années plus tard que nous avons eu raison de déclarer, d?affirmer que nous devions continuer à leur apporter tout notre soutien car la situation dans notre ville est évolutive.

La situation en matière de soutien et d?accompagnement de l?Etat est plus qu?évolutive. Nous avons, je le crois, a posteriori fait le bon choix que de ne pas abandonner complètement ces quartiers qui, dans le jargon de la "politique de la ville", sont devenus des quartiers de veille active.

C?est la raison pour laquelle je regrette qu?un engagement, qui avait été pris par l?Etat lors de la signature de notre contrat de ville, soit aujourd?hui un renoncement, puisque l?Etat a fait le choix à partir de 2018 de ne plus financer de postes d?emplois aidés dans les quartiers de veille active ou en dehors des quartiers prioritaires.

Nous l?avions déjà évoqué lors de notre Conseil en septembre, cette décision impactera 11 salariés, puisqu?il manquera l?accompagnement financier pour 11 postes, dont 8 sont cofinancés par la Ville de Paris. Cela aura évidemment des conséquences graves pour les structures pour lesquelles les souhaits d?embaucher des CUI-CAE ont été gelés, et surtout qui ont subi de plein fouet le non-renouvellement des contrats abrupt de cette année, voire de cet été. "Florimont", vous en avez parlé, est une des associations structurantes des 13e et 14e arrondissements. C?est devenu un cas presque emblématique de l?impact des décisions brutales de l?Etat. Merci évidemment de votre soutien et de votre engagement en faveur des adultes relais. Le soutien de la Ville, même s?il est beaucoup moins important, est un co-financement, mais c?est évidemment aussi, et encore plus en ce moment, une marque de confiance pour les associations et pour l?ensemble des salariés qui occupent des postes importants dans ces associations.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DDCT 147.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2017, DDCT 147).