Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mai 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

23- II - Question d'actualité de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris sur les conséquences du transfert de la gestion des marchés parisiens et sur le devenir de la Foire du Trône.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question suivante. C'est vous qui répliquez à la question et je vous demande de bien vouloir démocratiquement écouter l'orateur suivant qui est M. SARRE, qui nous pose une question au nom du groupe du Mouvement des citoyens sur les conséquences du transfert de la gestion des marchés parisiens et le devenir de la Foire du Trône.
Monsieur SARRE, vous avez la parole.
M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement des citoyens, maire du 11e arrondissement. - Merci.
Je voudrais attirer votre attention sur la situation de deux concessions octroyées par la Ville de Paris et qui sont actuellement sources de difficultés.
Tour d'abord, la Foire du Trône qu'il est question de transférer ailleurs, vraisemblablement à Villepinte, en Seine-Saint-Denis ; je rappelle que cette foire est implantée depuis longtemps aux portes de la Capitale et l'accès en est bien desservi tant par l'autobus de la Petite Ceinture que par le métro, attirant un nombre important de Parisiens, notamment des familles et des jeunes, elle est un des derniers lieux de fête dans une capitale qui tend à se transformer en ville-musée et son transfert hors les murs ne manquerait pas d'entraîner une importante baisse d'activité car Villepinte est éloigné du centre de Paris.
Certes, la foire peut générer un certain nombre de nuisances sonores, des problèmes de stationnement voire des questions de sécurité mais il est possible, en concertation avec les forains et les services de police d'y remédier sans pour autant déplacer cette attraction très loin de Paris.
C'est pourquoi les élus du Mouvement des citoyens, favorables à son maintien dans Paris, vous demandent, Monsieur le Maire, quelle est la position de la Municipalité sur ce dossier.
Mon second motif d'inquiétude concerne la concession des marchés parisiens à la société DADOUN décidée en septembre 1997 par la majorité du Conseil municipal. En effet, un certain nombre de monteurs de marchés qui protestaient contre leurs conditions de travail vont être mis à pied et sont menacés de licenciement par leur employeur. Les personnels de cette société se plaignent, Monsieur le Maire, de la vétusté des véhicules de transport et du manque de résistance, notamment au vent, des structures tubulaires qui supportent les stands des commerçants.
Ceci indiquerait-il, Monsieur le Maire, que conformément à nos craintes, la société concessionnaire fonctionne à l'économie et doive pour réussir à reverser à la Ville la redevance promise, rogner sur tous les postes, aux dépens de la qualité des prestations et des conditions de travail des personnels ?
Je souhaiterais avoir des réponses précises à ces deux interrogations. Merci.
(M. Jean TIBERI reprend place au fauteuil de la présidence).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur LEGARET, vous avez la parole.
M. Jean-François LEGARET, adjoint. - La décision de transférer la gestion des marchés parisiens à de nouveaux concessionnaires nous a été soumise lors de notre séance du 8 décembre, après qu'ait été réalisée une mise en concurrence conformément à la loi " SAPIN ".
Les nouvelles conventions sont entrées en application le 1er janvier 1998. Comme le prévoyaient les conventions conclues avec les concessionnaires, ceux-ci ont repris dans leur intégralité les contrats de travail des personnels des entreprises non reconduites.
A l'issue de quelques semaines de travail dans l'une des nouvelles entreprises, une partie des personnels monteurs de marchés a lancé sans préavis un mouvement de grève afin d'obtenir une revalorisation de salaire qui leur avait été refusée par leur ancien employeur.
L'absence de préavis aurait pu se traduire par le licenciement des intéressés mais à l'issue d'une négociation entre les personnels de statut de droit privé et leur employeur, le conflit a cessé sans que la Ville ait eu à intervenir, la société concessionnaire ayant donné les assurances aux monteurs pour la prise en compte ultérieure de la revendication.
C'est pour le premier point.
En ce qui concerne la Foire du Trône, comme vous le savez, M. le Maire a souhaité qu'une réflexion soit engagée sur l'avenir des fêtes foraines dans la capitale. Il a missionné à cette fin, en février dernier, une personnalité indépendante, M. Jacques BON, Président honoraire du Tribunal de Commerce de Paris. M. BON est chargé de rencontrer l'ensemble des professionnels élus et associations de riverains concernés et de remettre le 30 juin prochain un rapport sur la base duquel une décision pourra être prise en toute connaissance de cause.
L'adjoint chargé de ces problèmes a rencontré ce matin une partie des syndicats forains. Il leur a fait part de sa détermination à examiner tous les aspects de ce dossier, en concertation étroite avec toutes les parties prenantes et notamment M. le Préfet de police.
Je peux donc vous assurer que le Maire a la volonté de maintenir les valeurs festives que véhicule la Foire du Trône et de trouver le bon équilibre entre l'animation indispensable de la capitale et les aspirations des Parisiens en matière de quiétude et de sécurité.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur LEGARET.