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Mai 1998
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Conseil Municipal
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64- 1998, JS 53 - Subventions à des associations gestionnaires de centres d'animation mettant en place des activités spécifiques à destination des jeunes durant les vacances d'hiver 1998. - Montant total : 219.400 F.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération JS 53 portant attribution de subventions à des associations gestionnaires de centres d'animation mettant en place des activités spécifiques à destination des jeunes durant les vacances d'hiver 1998.
La parole est à Mme Soizik MOREAU.
Mme Soizik MOREAU. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous nous proposez aujourd'hui de délibérer sur l'attribution de subventions aux associations gestionnaires de centres d'animation municipaux.
La présentation de ce projet de délibération ne nous permet pas d'avoir une vision claire des actions de la Ville de Paris en matière d'activité périscolaire.
Par exemple, on notera une disparité importante dans le versement des subventions et cela sans que nous soyons informés des raisons de cet écart. Ainsi, il nous paraît difficilement explicable qu'il y ait une différence de près de 48.000 F entre les montants de ces subventions.
De plus, comment se fait-il que sur les 18 centres d'animation subventionnés, 11 doivent se contenter d'une aide inférieure à 12.000 F ? L'exemple du centre d'animation de Villiot est caractéristique de la situation. En effet, ce dernier avait demandé à la Ville de Paris une aide de 16.000 F pour financer un séjour aux sports d'hiver ainsi que diverses sorties culturelles proposées à des jeunes pendant les vacances de Pâques. En définitive, le centre ne recevra que 2.000 F ; c'est fort peu.
Il faut craindre que ces aides symboliques pénalisent les familles aux revenus les plus faibles.
En fait, avec les modiques subventions qui leur sont octroyées, certaines associations sont contraintes d'augmenter les montants des contributions à la charge des familles et de ce fait, l'égalité des chances d'accès pour le plus grand nombre de jeunes Parisiens à ces activités est remise en cause.
En appliquant cette politique pénalisante, il ne faut pas s'étonner de voir les jeunes dans la rue livrés à eux-mêmes avec, bien entendu, toutes les conséquences qui en découlent.
Selon nous, le domaine des activités et d'animation périscolaires mériterait, Monsieur le Maire, une véritable réorganisation.
Cette année encore, par manque de financement pour le transport des enfants, certaines associations, faute de places nécessaires, seront contraintes de refuser à des jeunes la possibilité de partir une journée ou plus hors de Paris.
Nous vous demandons donc, Monsieur le Maire, de mettre fin à cette politique de restriction budgétaire et de définir un véritable programme d'aide et de développement en faveur des associations gestionnaires de centres d'animation.
Le principe en matière de subvention devrait être d'encourager les associations participant de manière réelle à la vie locale par des actions de terrain permettant à l'ensemble des jeunes Parisiens, notamment ceux des catégories défavorisées, d'accéder à des activités et des animations de loisirs ou d'éveil.
Nous nous devons d'offrir aux jeunes Parisiens la possibilité de bénéficier de centres d'accueil plus nombreux, possédant chacun des moyens financiers appropriés et un nombre d'animateurs suffisant.
Monsieur le Maire, nous voterons pour ce projet de délibération ; cependant, nous attendons de la Municipalité qu'elle prenne les dispositions qui s'imposent pour répondre aux attentes des jeunes, plus que légitimes en matière d'activités périscolaires et comme nous vous l'avons déjà demandé, une évolution du financement des actions dans ce domaine apparaît absolument nécessaire. Je vous remercie.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. BURRIEZ pour vous répondre.
M. Jean-Pierre BURRIEZ, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je vais rassurer l'orateur, les dispositions qui s'imposent, la Ville de Paris les a prises depuis de nombreuses années et là, on peut aussi s'étonner qu'un projet de délibération qui ne soulevait pas de problèmes permette des mouvements divers d'un côté de l'Assemblée. Car lors de chacune des périodes de vacances scolaires, depuis de nombreuses années, un certain nombre de centres, pas tous, organisent des activités spécifiques à destination des jeunes Parisiens.
Ces activités de proximité permettent à de jeunes Parisiens de pratiquer des loisirs sportifs, culturels, artistiques à des prix abordables : jusqu'à 100 F pour une semaine d'activité à raison d'une séance par jour.
Pour aider les petites structures d'accueil comme les frères Voisin, Goutte d'Or, Charles Emile ou Villiot, et également aider l'organisation des séjours permettant à de jeunes défavorisés de sortir du milieu urbain et de découvrir des lieux nouveaux et des activités nouvelles pour eux, donc pour organiser cette action, les associations gestionnaires de centres d'animation sollicitent le concours financier de la Mairie afin que les tarifs d'inscription restent abordables pour toutes les familles. En effet, pour mettre en place ces activités, les centres d'animation font face à des charges constituées essentiellement de frais d'encadrement et de frais matériels.
Les subventions qui sont proposées aujourd'hui au Conseil de Paris sont attribuées au regard des budgets prévisionnels présentés par les associations. Certaines d'entre elles n'organisent pas de stages lors de chaque période de vacances. Par ailleurs, en fonction des centres, le nombre d'activités n'est pas le même et au sein de chaque activité le nombre de jeunes concernés est variable.
Enfin, les centres d'animation peuvent mobiliser d'autres ressources pour financer ces activités.
En conséquence, Madame, je tenais à vous rassurer, l'aide financière de la Ville ne peut être que variable et adaptée aux caractéristiques de chaque demande. Cette aide différenciée a bien pour but de ramener l'accès des activités à un niveau similaire pour toutes les familles, quelles que soient leurs ressources. Elle a pour but de permettre aux activités de vacances de toucher le plus grand nombre possible de jeunes Parisiens , à en diminuer le coût restant à la charge des familles.
Je vous demande donc d'adopter ce projet de délibération.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 53.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu, MM. AURELLI, CANE, LEGARET, GOUJON et BARDON n'ayant pas pris part au vote. (1998, JS 53).