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Mai 1998
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2- Condoléances.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, le Conseil de Paris a appris avec tristesse le décès survenu le 6 avril 1998 de M. Louis TURPIN, ancien Conseiller général de la Seine, ancien Conseiller municipal de Paris.
(Les Conseillers se lèvent).
Ouvrier cimentier, M. TURPIN adhère au Parti communiste en 1935. Prisonnier de guerre, il est responsable de l'organisation clandestine du stalag 369. Maire-adjoint du 9e, de 1947 à 1950, il est élu Conseiller municipal de Paris en 1953 puis réélu en 1959 dans le 7e secteur.
Vice-Président du Conseil municipal en 1956, il siège à la 2e Commission, à la Commission mixte de l'industrie et du commerce, ainsi qu'à la Commission des anciens combattants et victimes de guerre.
Il préside pendant de nombreuses années l'Office municipal des sports du 9e et siège à la Direction départementale de la Fédération nationale des déportés internés, résistants et patriotes.
M. TURPIN était titulaire de la Croix du combattant volontaire 39-45 et de la Croix du combattant volontaire de la Résistance.
En mon nom et au nom du Conseil de Paris, j'exprime à sa fille, ses petits-enfants, sa famille et ses amis les condoléances attristées de notre Assemblée.
Le Conseil de Paris a appris avec beaucoup d'émotion le décès survenu le 12 avril 1998 de M. Maurice WEIL, ancien Conseiller général de la Seine, ainsi Conseiller municipal de Paris, ancien Conseiller de Paris.
Représentant de commerce devenu Ingénieur-conseil et Directeur commercial, il participe à la résistance notamment au sein de Libération-Nord, groupement pour lequel il sert de courrier clandestin entre Paris et Grenoble.
La paix revenue, il sera élu au Conseil municipal dans le 5e secteur en 1953 et réélu en 1959, 1965, 1971 et 1977.
Au Conseil municipal de Paris, il siège à la 2e Commission dont il est secrétaire, puis Vice-Président. Il exerce également les responsabilités de rapporteur du domaine de la Ville, de 1953 à 1965.
Il est membre de la Commission mixte de la famille et de la population, ainsi que de la Commission des transports, en 1965 et 1977. Il devait siéger enfin à la Commission des anciens combattants dont il sera Vice-Président de 1965 à 1968.
Nous avons pu apprécier son intelligence, sa sensibilité et le remarquable sens de l'écoute de notre collègue. Il est Croix de guerre 39-45.
En mon nom et au nom du Conseil de Paris, j'exprime à son fils, à sa famille et à ses amis les condoléances attristées de notre Assemblée.
Mes chers collègues, je voudrais rendre hommage et rendre l'hommage du Conseil de Paris à notre ami Yves MOUROUSI, emporté prématurément le 7 avril.
Avec vous, je tiens à renouveler toute ma sympathie et celle des Parisiens à sa famille et particulièrement à sa fille, la jeune Sophie.
Chacun connaît la carrière exceptionnelle d'Yves MOUROUSI. Elle fut à la fois longue et flamboyante. Il y avait chez cet homme apparemment décontracté, parfois jusqu'à la désinvolture, une résolution tranquille et farouche à bousculer les habitudes, les conformismes et les conventions pour faire sortir la vérité.
Avec son élocution rapide et sonore, son impertinence souriante, ses répliques à brûle pourpoint, il déstabilisait l'interlocuteur et l'invitait peu à peu à dépasser la langue de bois. Jamais cependant, et c'est la marque du grand journalisme, Yves MOUROUSI n'a confondu insolence et agressivité.
Jamais effacé, jamais écrasant, il avait su, à travers une présence indéniable, composer et imposer à la télévision un nouveau style de journaliste et d'animateur.
Ce bateleur génial s'intéressait à tout, à la politique, à la musique, à l'art ou même à la moto parce que tout simplement il aimait la vie et s'intéressait aux autres.
Parmi ses passions, il y avait Paris à qui il s'était totalement identifié. Sa voix rauque à laquelle il donnait volontiers les accents de la gouaille parisienne nous manquera.
A ma demande, il avait accepté de faire entrer Paris dans le IIIe Millénaire, et conçu comme toujours cette mission comme un défi. Il voulait étonner et séduire les Parisiens et, avec eux, le monde entier. Nous préserverons et mettrons en oeuvre le foisonnement d'idées et de projets qu'il avait suscité.
Aujourd'hui, le Conseil de Paris se recueille fidèle à la mémoire et à l'action de Yves MOUROUSI. Demain, c'est pareillement fidèle à sa mémoire et à son action que Paris et les Parisiens célébreront l'an 2000.
(L'Assemblée, debout, observe une minute de silence).
Merci.