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Mai 1998
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103- QOC 98-150 Question de M. Claude GOASGUEN à M. le Maire de Paris sur les nuisances sonores provoquées lors de concerts au Parc-des-Princes (16e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1998



Libellé de la question :
" En juin dernier, l'organisation dans l'enceinte du Parc-des-Princes de nombreux concerts avait posé de graves problèmes de nuisances sonores, d'ailleurs sanctionnées par les expertises.
Par de nombreuses pétitions, les riverains, légitimement excédés, demandaient ainsi l'interdiction formelle d'organiser des concerts et autres manifestations non sportives dans ce stade implanté en zone résidentielle.
A l'approche du renouvellement de la concession du Parc-des-Princes, M. Claude GOASGUEN demande à M. le Maire de Paris s'il compte contractualiser cette interdiction et permettre ainsi aux riverains du Parc-des-Princes de retrouver une légitime quiétude. "
Réponse (M. Dominique CANE, adjoint) :
" Dans le cadre de la procédure qui, en application de la " loi SAPIN " doit conduire à choisir un exploitant pour le Parc-des-Princes, la Ville a élaboré un projet qui fixerait les clauses applicables. Ce projet ne comporte pas l'interdiction de tout concert mais pose des clauses très précises en matière d'organisation de manifestations extra-sportives, notamment des concerts, à savoir :
- chaque concert doit faire l'objet d'un accord de la part de la Ville ;
- les concerts doivent impérativement respecter les lois et règlements en vigueur, en particulier, quant aux nuisances qu'ils sont susceptibles d'entraîner.
Par le passé, le nombre de concerts a été très limité puisque depuis 1992, il y a eu seulement 9 représentations :
- 3 en 1993 : Johnny HALLIDAY les 18, 19 et 20 juin ;
- 6 en 1997 : Rock à Paris les 14 et 15 juin, Fête de la Musique le 21 juin, Michaël JACKSON les 27 et 28 juin et U2 le 6 septembre.
Pour l'avenir, ce nombre, à l'évidence, restera limité à quelques concerts par an.
Cette possibilité d'organiser des manifestations exceptionnelles extra sportives est un élément économique majeur pour tout candidat à l'exploitation du Parc-des-Princes d'autant que le départ des deux fédérations de football et de rugby a provoqué une très forte baisse des recettes de ce stade.
A titre d'exemple, pour la saison 95-96, les recettes, essentiellement publicitaires, procurées par ces deux utilisateurs représentaient 15,3 millions de francs pour la F.F.F. et 14,4 millions de francs pour la F.F.R., pour un total de chiffre d'affaires de la S.E.S.E., Société gestionnaire du Parc-des-Princes, de 49 millions de francs.
Il y a donc un besoin pour le gestionnaire de développer des recettes supplémentaires, en particulier par l'organisation de grands concerts qui procurent des recettes non négligeables en location du stade et recettes annexes. A titre d'exemple pour 1997, les concerts ont représenté un total de 7,3 millions de francs de recettes supplémentaires.
Si l'interdiction pure et simple des concerts figurait dans le cadre des obligations fixées au concessionnaire, elle entraînerait pour lui une privation importante de recettes, celui-ci intègrerait tout à fait normalement cette contrainte dans sa proposition et la répercuterait sur la Ville.
Il doit donc être clair que c'est le contribuable parisien qui devrait payer le prix de la suppression des concerts.
Il faut en outre observer que ces manifestations sont une source d'autres recettes : taxe professionnelle, recettes commerciales pour le quartier, etc.
Enfin, ces manifestations contribuent au renom international de Paris dans le domaine des spectacles et suscitent un intérêt considérable, voire un véritable engouement auprès des Parisiens, notamment les jeunes, qui y assistent, nombreux. "