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Decembre 2017
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2017 DAC 176 - Subventions (15.295.752 euros) et convention avec l'établissement public Cité de la musique - Philharmonie de Paris (19e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2017


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Je vous propose que nous examinions le projet de délibération DAC 176. Subventions et convention avec l'établissement public Cité de la musique - Philharmonie de Paris. La parole est à Mme KUSTER, puis à Mme KONÉ si elle nous rejoint. Bruno JULLIARD vous répondra.

Mme Brigitte KUSTER. - Merci, Madame la Maire.

Ce projet de délibération, qui a trait aux subventions de fonctionnement et d'équipement de la Philharmonie de Paris, est l'occasion de rappeler le succès que connaît la Cité de la musique depuis son ouverture en 2016, avec plus de 1,1 million de personnes accueillies, 523.000 spectateurs aux concerts tout public, et 144.000 spectateurs aux différentes activités prévues pour les enfants et les familles, particulièrement dans le souci d'un meilleur éveil à la musique.

Le soutien de la Mairie de Paris est donc indispensable au moment où l'Etat n'investit pas suffisamment dans ce type d'initiative que constitue l'éveil à la musique, alors qu?il en a fait une priorité par la voix de son Ministre à l'Education nationale.

Je veux ici saluer l'engagement de la Ville de Paris, et je forme le v?u qu'il soit prolongé, et tout aussi actif pour la future cité du théâtre qui verra le jour en 2022, dont j'ai parlé hier dans le cadre du budget de la culture, il vaut mieux répéter les choses, et qui réunira nos plus grandes institutions théâtrales, la Comédie-Française, l'Odéon, et le Conservatoire national d'art dramatique.

La Cité de la musique avec la Philharmonie de Paris est un succès reconnu, et vous y avez contribué au niveau de la Mairie de Paris. Nous comptons désormais à nouveau sur vous pour qu?avec l'Etat, vous soyez au prochain grand rendez-vous culturel qui donnera à la Capitale un nouvel établissement phare, à l'image de ce qui a été réalisé avec la Philharmonie.

Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci, Madame KUSTER.

Pour vous répondre et vous remercier de vos encouragements, j'imagine, la parole est à Bruno JULLIARD? Mme KONÉ est arrivée, donc la parole est à elle.

Mme Fatoumata KONÉ. - Monsieur le Maire, chers collègues, on peut l'affirmer, la présence de la Philharmonie dans le 19e arrondissement est une réussite. Depuis son ouverture en janvier 2015, 1,2 million de visiteurs profitent chaque année d'un équipement artistique de qualité représentant un taux de remplissage de 95 %. C'est une réussite à plusieurs points de vue : la diversité de son offre musicale, concerts symphoniques, musiques actuelles, musiques du monde, mais aussi créations et concerts éducatifs. Il y en a pour tous les goûts.

La diversité de son public au niveau géographique, qui permet d'avoir une nouvelle offre musicale de qualité dans l'Est parisien, et ainsi de rééquilibrer l'offre sur le territoire parisien.

Quelques chiffres, qui parlent d'eux-mêmes : 31 % du public de la Philharmonie vient de la banlieue, dont 19 % de la Seine-Saint-Denis.

L'éducation artistique et culturelle, axe majeur du projet de l'établissement, qui à travers des projets dans et hors les murs, profite aux publics jeunes éloignés des possibilités artistiques. Ceux-ci représentent un tiers du budget de fonctionnement de la Philharmonie, pour le bénéfice de 300.000 personnes. Une réussite qui s'explique aussi par l'attraction pour de nouveaux publics en particulier les jeunes, une programmation diversifiée et une tarification pour toutes les bourses.

Une autre preuve qu'un équipement de grande qualité peut s'insérer parfaitement dans un quartier populaire.

Nous nous sommes battus et nous maintiendrons notre vigilance pour que la Philharmonie reste accessible, accueillante et active, bien au-delà de ses murs en faveur de l'égalité dans l'accès à la culture.

Je terminerai mon intervention en rappelant, puisque ce Conseil de décembre est un conseil budgétaire, que grâce aux v?ux et nombreuses interventions du groupe Ecologiste devant cette Assemblée, le taux de l'emprunt a été renégocié de 5,1 % à 4,7, faisant réaliser à la Ville une économie substantielle de 4,3 millions d'euros.

Nous réitérons notre souhait que cette somme dégagée puisse profiter à ceux qui en ont le plus besoin, aux quartiers populaires et aux Parisiens éloignés de la culture.

À ce titre, je citerai notre amendement budgétaire de 140.000 euros, qui visait à revenir sur la décision de la Ville de se retirer du Fonds régional d'art contemporain, le F.R.A.C. Ile-de-France. Cette décision mettant en péril l'avenir du plateau ancré localement dans les quartiers autour de Belleville avec ses ateliers scolaires, de la maternelle à l'université, et le programme éducatif. Amendement qui s'est réduit à 95.000 euros.

Il s'agit d'une satisfaction, bien que nous restions convaincus que les 140.000 euros demandés auraient pu être attribués en totalité à la structure. En effet, vous concevrez que cette somme paraît dérisoire en comparaison avec cette fameuse économie de 4,3 millions d'euros.

Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Et donc, la parole est maintenant à Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci aux deux oratrices précédentes, qui me donnent l'occasion, que je goûte à chaque fois, de pouvoir saluer l'excellent travail réalisé par les équipes de la Philharmonie, Laurent BAYLE, son directeur, mais également tous ceux qui l'accompagnent.

Vous l'avez dit toutes les deux, et je partage en tout point, c'est un immense succès qui n'était pas écrit d'avance. Il a fallu l'engagement de tous, et la vigilance et le soutien aussi de l'ensemble des groupes politiques du Conseil de Paris, et le soutien majeur de l'Etat et des précédents gouvernements.

Le succès est au rendez-vous. Les difficultés ont été présentes et nombreuses ces dernières années, mais aujourd'hui, le succès est incontestable. C'est un succès d'estime, esthétique, d'exigence artistique et culturelle. C'est un succès de politique des publics, notamment en termes d'éducation artistique et culturelle.

La Philharmonie est probablement aujourd'hui, et cela d'ailleurs se conjugue avec la réforme des conservatoires, puisque la Philharmonie nous a beaucoup inspirés dans l'esprit et la philosophie de notre propre réforme, la Philharmonie de Paris est un exemple en matière d'éducation musicale.

L'ensemble des groupes du Conseil de Paris adresse de chaleureuses félicitations à Laurent BAYLE et à l'ensemble de ses équipes. Merci au groupe Ecologiste d'avoir rappelé une renégociation de l'emprunt qui a été longue, pas facile, cher Julien BARGETON, nous y avons ?uvré ensemble, une renégociation de l'emprunt qui a permis des économies substantielles à la Ville.

Concernant les deux petites digressions d'abord de Mme Brigitte KUSTER sur la Cité du théâtre, la petite différence entre la Philharmonie de Paris et la Cité du théâtre, c'est que la Philharmonie de Paris, dès l'origine, a été une décision commune, conjuguée, volontaire, de la Ville de Paris, du Maire de Paris de l'époque, Bertrand DELANOË, ainsi que des gouvernements successifs et de l'Etat.

Cela n'est pas tout à fait la même chose concernant la Cité du théâtre. Vous en avez d'ailleurs été témoin, je vous remercie d'avoir défendu les intérêts de la Ville quant à la présence même et l'information de la Ville. La Ville n'a pas été particulièrement associée aux principales décisions jusqu'à aujourd'hui.

Il n'en demeure pas moins qu'avec la Maire de Paris, nous avons réaffirmé, pas plus tard qu'il y a à peu près une semaine, 10 jours peut-être, notre volonté d'être associés et partenaires auprès de la Ministre de la Culture, et nous serons effectivement au rendez-vous pour que le développement de ce projet de Cité du théâtre dans le 17e arrondissement soit également un succès, même si le contenu du projet est très largement différent des objectifs de la Philharmonie, mais cela n'est pas l'objet de ce débat.

Un dernier élément concernant le Fonds régional d'art contemporain. Je me permets de souligner que s'il y a bien un parallèle qui ne peut pas être fait avec la Philharmonie, c'est l'ampleur et la qualité des actions éducatives. Si la Philharmonie est absolument exemplaire dans le domaine, c'est loin d'être le cas du F.R.A.C., puisque le F.R.A.C. réalise deux actions éducatives sur le territoire parisien. Cela n'est pas tout à fait un exemple pour nous.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 176.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2017, DAC 176).